CLASSIFICATION EN TROIS GROUPES
On peut ranger en trois grandes classes les principes immédiats en se fondant sur leur composition. Ils peuvent, en etfet, être composés : 1° de carbone et d'oxygène, ou de carbone, d'hydrogène et d'oxygène ; ce dernier étant en plus forte proportion qu'il ne serait nécessaire pour produire de l'eau avec l'hydrogène du corps ; 2° de ces trois corps simples, les deux derniers étant exactement entre eux dans le rapport de la composition de l'eau ; 3" de telle sorte enfin qu'ils admettent dans leur constitution un excès d'hydrogène (et parfois de l'azote). Voici un tableau des principes immédiats rangés suivant cet ordre :
Principes contenant l'oxy g. en excès.
Principes dans lesquels riiydrogène et l'oxygène se rencontrent à équivalents égaux.
Matières coutenanl l'hydrogène en excès.
Pectine, pectose.
Acides : peciiqne, oxalique, tartrique, paratartrique, citrique, mnliquc, tanitique, guUique, méconique.
Substances neutres : cellulose, amidon, dextri'ie, inuline, gomme, sucre, glucose.
Acides : lactique, acétique, quinique.
Substance azotées neutres (albumine, caséine, glutine, fibrine, légumine), matières grasses.
Matières ligneuses (=: cellulose -\- lignose, lignone, lignin, lignircose -f- azote).
Résines, baumes, vernisnaturels, huiles essentielles, camphre, cire, mannite, saponine, salicine, picrotoxine, olivile, cotumbine, amygdaline, caféine, glycyrrhizine, tnénispermine, asparamine, diastase.
Bases : fi/ic/ioiiim', quinine, aricine, sabadilline, delphinc, strychnine, codéine, brucine, morphine, vératrine, narcéine, naicoline, atropine, solanine, éméline.
Matières colorantes.
Touteslesplantes renferment, en outre, des matières inorganiques : soufre, oxyde de fer, sels de chaux, de magnésie, de potasse, de soude, chlorures, sulfates, phosphates, etc.
PRINCIPES IMMÉDIATS des animaux.
Yoij. Chimie animale.
Dictions, de Chimie.
PRODUCTION ARTIFICIELLE DES MI- NÉRAUX. SIMPLES. —Ce fut une inspiration bien féconde pour la théorie de la formation do l'écorce terrestre, et pour celle du métamorphisme, que l'henrouse idée de comparer les minéraux naturels aux scories
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de nos hauts-fourneaux, et de chercher îi les reproduire de toutes pièces. Toutes ces opérations nous oiïrent , en etîet , le jeu des mômes aflinités qui déterminent les combinaisons chimiques , dans nos laboratoires comme dans le sein de la terre. On a retrouvé, parmi les minéraux formés artificiellement, les minéraux simples les plus importants dont les roches d'éruption plutoniques et volcaniques et les roches métamorphiques se composent, non pas grossièrement imités, mais reproduits à l'état cristallin, avec la })!us complète identité. Toutefois , il convient de distinguer les minéraux qui se sont accidentellement formés dans les scories, de ceux dont le chimiste s'est proposé la reproduction. Parmi les premiers, on compte le feldspath, le mica , l'augite , Folivine , la blende, l'oxyde de fer cristallisé (fer spéculaire), l'oxyde de fer magnétique octaédrique et le titane métallique ; parmi les seconds, le grenat, l'idiocrase, le rubis (aussi dur que le rubis oriental), Folivine ei l'augite. Ces minéraux forment les parties constituantes du granit , du gneiss et du micaschiste, du basalte, de la dolérite et d'un grand nombre de porphyres. La reproduction artificielle du feldspath et du mica est particulièrement importante, en géologie , pour la théorie de la conversion du schiste argileux en gneiss. Le premier contient les éléments du granit, sans môme en excepter la potasse. Il n'y aurait donc pas lieu de s'étonner, comme rà dit un ingénieux géologue, M. de Dechen, s'il arrivait qu'un fragment de gneiss se formât un jour sur les parois d'un haut fourneau bâti avec du schiste argileux et de la grauwacke.