PUT
Jouées, nue, s'arrôlant h la notion de laîlîxito clos combinaisons, il a toujours ignor(jou uu'"ronnu la loi do Wonzci, oonuuo collos do Ritolior ot do Dalton. Son noiu ccpondant sora toujours uuMô à la di'-oouvorlo dos proportions (•liiini(|ues ; car celles-ci sont, en délinilivc, une (r;uiu<'lion [ilus nette de ses idées, mais une traduction sin^u ioreuiont agrandie.
l'UUNllS ou PRUNIKU. Voij. Hlii.iîs.
PRUSSIATE DE POTASSE FERRUGI- NEUX. Voy. Cyanure de fer et de potassium.
PRUSSIQUE (acide). Voy. Hydrocyanique.
PSILOMÉLANE {manganèse oxydé barytifêre, etc.). —Mélangée en quantité (juelquefois assez considérable avec la pyrolusite , qui forme la masse princif)ale du dépôt. On emploie beaucoup les minerais de la Romanéclie et plus encore ceux de Périgueux.
PUDDLAGE. Voy. Fer.
PULSIMÈTRE. Voy. Calorique.
PUNAISES. — Pour les détruire on peut se servjr du chloride de mercure. Pour cela, on lave, à deux reprises ditférentes, les murs, les boiseries, le carreau des appartements infectés, avec une dissolution aqueuse de ce composé, faite dans les proportions de 16 gram. de sel pour 16 litres d'eau; on bouche les trous, jointures et lissures avec une pâte ou mastic fait avec de la colle de farine et de la craie, auxquels ou associe 16 gram. de chloride de mercure par kilogram. de mélange; enfin, on fixe les papiers de tenture avec de la colle de pâte contenant la môme quantité do sublimé. Ces moyens réussissent complètement. A Clermont-Ferrand, en Auvergne, on applique à cet usage le sel alembrotli, qui n'est autre chose qu'uu mélange à parties égales de chloride de mercure et de sel ammoniac, composé bien plus soluble, que le chloride isolé.
PUTOIS. — Le putois (viverra putorius) a, entre l'anus et la queue, une bourse de la grosseur d'une noix, qui cmitient une huile extrêmement fétide , dont l'animal lance une partie lorsqu'il est poursuivi ou irrité, et dont l'odeur désagréable écarte de lui ses ennemis.
PUTRÉFACTION. — Les éléments des matières animales sont en général plus nombreux que ceux des substances végétales.
Parmi ces éléments, il s'en trouve, comme le soufre et le phosphore, qui ont une grande tendance à rentrer dans la condition des combinaisons inorganiques. La putréfaction s'annonce alors par des produits d'une odeur fétide. Ces produits diU'èrent des combinaisons fétides inorganiques que contractent ces mêmes éléments ; mais ils produisent des réactions analogues, par exemple, avec les sels argentiques et plombiques ; ces réactions sont à peu près les mêmes que celles qu'ils provoquent lors(iue , dans ta natuie inorganique, ils stml combinés avec de l'hydrogène, ils donnent naissance à la puanteur dégoûtante qui infecte l'atmosphère entière au voisinage d'un corps animal en putréfaction ; mais nous ignorons complètement ce que sont ces combinaisons fétides, quelle est
PYR 1266
leur composition, etc. Nous savons qu'un corps qui se pulrétie absorbe l'oxygène do l'air, qu'il se forme de l'acide carlioniquo, que parfois aussi , ijuaiid la décomposition a lieu avec le contact illimité de l'air, il se produit do l'acide nitrique, de l'ammoniaque et des cl'lluves fétides, dont l'odeur chango aux diverses périodes do la putréfaction ; que le corps perd sa cohérence, qu'il devient h demi li(pii le, que sa fétidité aiigmontedans la même iirojiortion, et qu'il finit par se dessécher en une masse brune, mélange île terreau avec du gras de cadavre et des substances animales qui ont séclié trop vite pour pouvoir être détrui os com|)létement, et dont la décomposition totale n'a lieu que d'une manière lenie, aux dépens de l'humidité atmosphérique, accélérée périodiquement par la lumière et par la chaleur.
Hildebrand a fait des expériences sur les changements que la viande a éprouvés dans diverses sortes de gaz. Mais les résultats auxquels il est arrivé manquent de précision, sous ce rapport qu'il n'a [louit fuit connaître les moyens dont il s'était servi pour acquérir la certitude que les gaz qu'il employait ne contenaient point d'air atmosphérique. Il remplissait une cloche de gaz sur du mercure, et y introduisait un raorcrau de viande, qu'il y laissait un mois et domi à deux mois. Dans le gaz oxygène, la couleur rouge de la viande fut détruite pendant le cours des quatre premiers jours, de manière que cette viande semblait avoir été épuisée par le lavage avec de l'eau ; la putréfaction marcha, avec formation de gouttes d'un liquide à la surface ; dans la huitième semaine, la viande était noire, et quand on la retirait de la cloche, elle répandait une fétidité insupportable. Les mômes phénomènes eurent lieu dans Vair atmosphérique, mais à un degré moins prononcé. Dans du gaz hydrogène obtenu on décomposant des vapours aqueuses [Mr du fer rouge, la viande devint d'une couleur un peu j)lus foncée, et elle était encore sans odeur au bout de cinquante et un jours. Au contraire, dans le gaz hydrogène (iréparé avec du zinc et de l'acide sulturKiue étendu, elle devint extrêmement fétide, mais d'une tout autre odeur que dans le gnz oxygène, et le gaz hydrogène contenail alors plus d'un tiers de gaz acide carbonique. Dans le gaz acide carbonique, sa couleur pâlit, mais elle était encore inodore au bout de 51 jours. Dans le gaz oxyde nitrique, elle devint plus rouge qu'auparavant, mais ne pourrit point daiis l'espace de trois mois. Dans le gaz ammoniaque, elle absorba beaucoup de ce gaz, mais au bout de doux mois elle n'a-
vait encore subi aucun changement.
Dans
les gaz acide sulfureux et flaoride silicique, elle n'éprouva aucune altération, de rnême qu'après avoir été traitée par d'autres acides
PYRALE, chenille qui attaque la vigne.
Voy. Vin.
PYRITE {fer sulfuré , pyrite martiale , marcassite). — Substance d'un jaune d'or, ne se décomposant pas à l'air.
La pyrite est une des substances les plus
PYR
PYR
it'pamluos à la surface du globe; il n'est point do terrains dans lesquels on n'en trouve, quoique nulle part elle ne soit en grandes masses. On en cite quelques amas ou filons dans les terrains anciens ; mais en général elle est disséminée en cristaux, en veinules, etc., dans tous les dépôts, depuis les plus anciens jusqu'aux plus modernes, et se rencontre dans tous les gîtes métallifères, o\i\ elle offre souvent alors de belles cristallisations : on cite surtout k cet égard les mines de Brosso en Piémont, qui ont offert des cristaux de la plus grande beauté. C'est à la pyrite, si commune dans la nature, que se rapportent toutes les préli^ndues découvertes d"or dont le peuple s'entretient dans un giand nombre de localités, et dont on berce souvent la crédulité des voyageurs.
Dans les lieux où la pyrite est abondante, on en rassemJjle les [lai'ties pour la fabrication du sulfate de fer, en aidant sa décomposition par un grillage. Les variétés aurifères sont exploitées pour en tirer l'or (Macugnaga en Piémont, environs de Freyberg, Bérézof en Sibérie), soit par lavage, s'oit par l'amalgamation. On a travaillé autrefois cette substance sous le nom de marcassite, et on l'a taillée en rose comme le diamant, pour la monter ensuite en boutons de diverses manières, oîi elle produit un assez bel effet à cause de l'éclat de son poli. On en a trouvé des plaques (aillées et polies dans les tombeaux des anciens Péruviens, et on a supposé qu'elle leur servait de miroir; de là le nom de miroir des Incas.
Dans les premiers temps de l'invention des armes à feu, on s'est servi de la pyrite au lieu de la pierre à fusil, par laquelle on l'a ensuite remplacée ; aussi la trouve-t-on désignée quelquefois sous le nom de pierre d'arquebuse.
PYROLUSITE (de ttO^, fer, et XOtrt? , décomposition ; syn. : peroxyde de manganèse, etc.). — Lapyrolusite est le minerai de manganèse le plus commun, celui qui forme les plus grandes masses k la surface de la terre. 11 se trouve dans les terrains de cristallisation ou dans les matières sédiinentcuses qui s'y rattachent immédiatement, oi^i il forme des dépots [ilus ou moins considérables. 11 est cependant difiicile aujourd'hui de citer les localités par suite du partage de ces miner-lis eu plusieurs espèces, sans risquer de tout confondre. Nous nepouvons citer positivement, en attendant qjo l'on ail •essayé tous les minerais des dépôts connus, que ceux de Crettnick j»rès Saarbruck, province prussienne rhénane ; de Calveron, département de l'Aude ; de Timor, rapportés par Biudin.
Cette espèce est celle qui peut être la plus importante pour les arts, puisque, renfermant une plus grande quantité d'oxygène , elle en dégage le plus par l'action de la chaleur, et peut donner plus de chlore avec l'acide hydro>;i dorique. C'est celle qui devrait être le plus recherchée dans le commerce, si dans chaque localité on était toujours mai- Ire de choisir.
PYROPHORE DE HOMBERG (irïp, feu, yÉ-
P',>, porter, |iroduire). — Lorsqu'après avoir calciné l'alun à base de potasse avec une matière végétale riche en carbone, on expose à l'air le produit qui en provient ; il se présente un |ihénomène digne de remarque : la matière s'échauffe peu k peu, et ensuitcprend feu d'elle-même, ce qui a fait donner k ce jiroduit le nom de pyrophore de Uomberg, du nom du chimiste qui a observé le premier ce fait singulier.
Pour jiréparer ce produit, on prend trois parties d'alun et une partie de farine ; on les dessèche bien ensemble dans une cuiller de fer, jusqu'à ce que le mélange prenne une teinte roussfltre. Après avoir pulvérisé la masse qui en provient, on l'introduit dans une fiole ou un matras luté, et on la chaufl'e peu à peu au rouge obscur jusqu'k ce que les produits gazeux de la décomposition ne soient plus inllammables k l'ajjproche d'un corps enflammé. On trouve, après avoir retiré lo vase du feu et l'avoir bouché de suite pour fermer tout accès à l'air, une matière noirâtre poreuse, susceptible, si l'opération a été bien conduite , de s'enflammer spontanément à l'air en moins de quelques minutes, ou en dirigeant dessus l'air humide qu'on expire des poumons.
L'explication de ce curieux phénomène a été longtemps inconnue ; on sait aujourd'hui que ce pyrophore est formé de carbone trèsdivisé, d'alumine et de sulfure de potassium ; par conséquent, il est facile de se rendre compte et de l'action de la matière végétale dans cette préparation, et de la grande combustibilité du produit formé. La matière végétale, décomposée et carbonisée par le feu, convertit le sulfate de potasse en sulfure de potassium, qui est rendu plus combustible encore par la grande division où il se trouve, par son mélange avec le grand excès de carbone qu'a fourni la matière végétale, et l'alumine provenant du sulfate d'alumine décomposé par la chaleur seule. Dans l'inflammation à l'air du pyrophore, l'air et la vapeur d'eau agissent tous les deux ; ils sont absorbés rapiiiement et décomposés ; d'où résulte un dégagement de calorique qui est capable de faire prendre le feu k toute la masse. Les produits de cette combustion sont de l'acide carbonique, du gaz acide sulfureux et du sulfate de potasse. Ce qui prouve que la combustibilité du pyrophore est due au sulfure de potassium qu'il contient, c'est qu'il est impossible d'obtenir un produit sembla- . ble avec l'alun k base d'ammoniique, et que, d'un autre côté, d'après Desçotds, et tout récemment d'après Gay-Luss'ac, on forme un pyrophore très-combustilde, en calcinant du sulfate de potasse avec un grand excès de noir de fumée.
PYROPHY^ALITE. Voy. Topaze.
PYROXAM. Voy. Coton poudre.
PYROXÈNE. {augite, diopside, tnalacolite, chlors volcanique). — Ce nom collectif de pyroxène embrasse une foule d'espèces. La principale est l'augite. Quoiqu'on la trouve parmi les roches volcaniques, on croit qu'elle