‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 247 sur 354 · QUI · texte numérisé non relu

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un ol)jot (lo Itixo; on on faisnit dos conpos, dont les pl\is ^raiidiis (ju'on ait citr'os ont un pied (le diaiuMi-o sur .\ iieii pri'-s autant do profondeur, des petits vases, des j^'olielets, des boites, des lustres, etc., qui étaient d'un prix tr(''s-('levé, ^ enuso de la dureté de la pierre, qu'on avait di>s lors une i^rande dilliculté à creuser et h tailler; il y a eu des fal)riqucs de ces objets h Milan, h IJiiançon, etc., et on en a|iportait de l'Inde et de \i\ Chine. Ce genre de liixo est toMd)é depuis qu'on a inventé res|)é('e de verre appelé cristal, parce qu'il remplaça le cristal (1(^ roche, qu'il est à la fois plus limpide, [dus éi'latant et plus facile à travailler, et on ne taille plus le quartz que rarement pour ces divers objets.

On emploie aujourd'hui le quartz limpide pour des verres de lunettes qui ont le grand avantage de ne pas se rayer ; mais il faut alors que les lames soient prises perpendiculairement il l'axe de cristallisation, à cause de la double réfraction de la substance qui détermine une seconde image plus ou moins distincte de l'objet, et qui gène beaucoup la vision ; d'un autre côté cette double réfraction a fait employer le quartz pour faire des micromètres à double image, qui servent dans différents instruments d'optique.

L'améthyste a aussi été employée pour former des coupes et des vases divers, ou en petites colonnes, en placages, surtout lorsque, mélangée avec du quartz blanc, elle produit des dessins en zigzags ; on la travaille encore, quoique rarement, pour de semblables objets, aussi bien que le quartz rose. En gi'néral les quartz colorés sont travaillés en cachets, en anneaux, en pierre à facettes, que l'on monte en collier, en diadème, en bague, etc. ; on emploie particulièrement alors l'améthyste, qui est une variété précieuse, d'un prix assez élevé lorsque la teinte est belle; on se sert aussi des quartz de couleur jaune plus ou moins enfumée, du quartz aventuriné, qui est encore recherché lorsqu'il est d'un bel etfet, enfin des variétés opalisante et chatoyante ; cette dernière est môme fort chère lorsque la pierre est grande et belle.

Les différentes variétés de calcédoine sont aussi employées pour faire des coupes, des tabatières, des socles, des cachets. La sardoine, la cornaline, les agates herborisées, sont employées en pierres montées de diverses sortes, et il y a des variétés qui sont fort recherchées. La calcédoine chrysoprase fait très-bien en parures, avec des entourages de perles ou de petits diamants. Les calcédoines onix ont été fort empliyées par les anciens pour les camées, et sont encore fort recherchées pour cet usage.

Un emploi très-important de la calcédoine silex est pour la fabrication des pierres à fusil. Ce sont particulièrement les silex de la craie qu'on emploie pour cet objet, et il faut les tailler au sortir de la carrière. <

Enlin nous rappellerons les meules de moulin, que l'on confectionne autour de Paris avec la calcédoine carriée ou pierre meu-

lière, et qui sont de moillenre qualité que toutes celles ([ue l'on peut faire avec d'autres matières.

QUKUCrrUON. Voy. Couleurs vÉofcTALES,

(JUININE. — C'est aux travaux de MM. Pelletier et (^.av(>ntou (pie l'on (!st redevable do la découv(M-te de ce uouvcd alcali végétal, qui existe surtout dans h' (pùn(|uina jaune. On obtient cette ba<e salifial)le iiartieidièiMi par le mémo jiroeédé que celui qui fournit la cinchonino ; toutefois, connue cette opération a reçu une grande extension, on distilli; dans un alambic les solutions alcooliques rpii contiennent la quinine, afin do recueillir l'alcool qui peut servir à de nouvelles expériences.

l'ropnVtés. — Laquinino peut être obtenue cristallisée en aiguilles déliées et soyeuses par l'évaporation lente de sa solution alcoolique étendue d'eau, mais elle se présente ordinairement en masse poreuse, d'un blanc sale et d'une saveur très-amère. Exposée à une douce chaleur, elle se fond comme une résine et devient cassante en refroidissant ; elle est à peine soluble dans l'eau, mais très-soluble dans l'alcool. Les acides s.'y unissent facilement et produisent avec elle des sels qui sont généralement solubles et qui ont une saveur amère très-développée. Sa composition est de : carbone 74,39 ; hydrogène,7,23; azote, 8,6-2; oxygène, 9,7fi.. Sa formule est C" H'* Az' O'.'En comparant cette formule à celle de la cinchonine, on voit que la quinine contient 1 atome d'oxygène en plus, ce qui permet de supposer que ces deux alcalis organiques sont deux oxydes d'un radical composé de C'° H'* Az*, et qu'en conséquence la cinchonine en est le protoxyde et la quinine le deutoxyde..

Action sur Vécanomie. — La quinine jouit des mêmes propriétés que la cinchonine; elle exerce une action fébrifuge plus prononcée que cette dernière, et est plus particulièrement employée dans le traitement des fièvres intermitentes. Quoique insoluble, elle agit comme les sels de quinine solubles, comme l'ont prouvé des expériences directes; elle se transforme alors dans l'estomac en un composé soluble.

Sels de quinine. — Tous les sels de qui nine s'obtiennent directement en dissolvant la quinine pure 'dans les acides étendus d'eau. Ceux formés par les acides minéraux et l'acide acétique sont solubles et cristallisables ; les autres sont insolubles, tels que l'oxalate, le tartrate et le gallate.

Le sulfate de quinine bi-basique est de tous les sels de cette espèce le [dus employé- On le jirépare en dissolvant à chaud la (piinine dans l'acide sulfurique étendu de 12 h i'6 parties d'eau, filtrant la liqueur dès que la saturation est faite, et l'abandonnant à ellemême ; le sulfate de quinine cristallise par le refroidissement en petites aiguilles blanches soyeuses, qui, après avoir été égouttées, sont séchées à l'étuve entre plusieurs doubles de papier-joscph. Le stdfate de cnichonine , oui accompagne le sulfate de

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