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quinine dans cette préparation, reste'dans reau-m^ru avec une portion de ce dernier.

Le sulfate de quinine bi-basique se présente en aiguilles blanches très-légères , flexibles, entrelacées, et dont la masse ressemble à de l'amiante; il est Irès-efilorescent, peu soluble dans l'eau froide , plus soluble dans l'eau chaude, et très-soluble dans l'alcool, même à froid. Exposé à l'action de la chaleur, il devient phosphorescent et lumineux à une température au-dessous de -f 100° ; k une chaleur plus élevée, il se fond avant de se décomposer.

Ce sulfate bi-basique cristallisé contient 2 atomes de quinine, 1 atome d'acide sulfurique et 10 atomes d'eau ; à l'air sec, il perd 6 atomes d'eau et en retient k, qui se dégagent à une douce chaleur.

Ce sel est la préparation de quinine dont on fait le plus d'usage. On le donne, soit en solution dans l'eau, soit en pilules, à la dose de six à vingt grains dans les moments qui précèdent les accès de fièvres intermittentes, [lour lesquelles on employait autiefois avec avantage soit l'extrait de "quinquina, soit le quinquina en nature.

Sulfate de quinine. — Ce sel cristallise en firismes aiguillés plus volumineux que le précédent ; il est aussi plus soluble dans l'eau, et se forme lorsque la quantité d'acide sulfurique employée pour dissoudre la quinine est en excès par rapport à cehe-ci. H contient, d'après l'analyse de M.llobiquet, doux fois environ plus d'acide sulfurique que le sulfate neutre.

L'iiydrochlorate de quinine, préparé directement, cristallise en aiguilles blanches soyeuses ; il est moins soluble que l'hydrochlorate de cinchonine.

L'acétate de quinine est en aiguilles soyeuses et nacrées ; il est très-facile à obtenir cristallisé, peu soluble dans l'eau bouillante, d'où il se précipite par le refroidissement en masse formée d'une multitude d'aiguilles soyeuses très-légères.

Dans ces derniers temps, la cinchonine, mais surtout la quinine , ont acquis une grande renommée, en raison de leur emploi en médecine. L'expérience }iaraît avoir démontré que l'écorce dt; quinquina doit son eflicacité à ces bases saliliables, attendu que quelques grains de sel d'une de ces bases produisent le même effet que plusieurs gros de l'écorce. On croit avoir reconnu que la quinine est plus efQcace que la cinchonine, et en général on emploie de préférence du bisulfate quinique eftleuri. Les sels de ces

bases sont aujourd'hui considérés comme des médicaments si importants, que la plus grande partie de l'écorce de quinquina livrée dans le commerce sert à les préparer. Sept ans ne s'étaient pas encore écoulés depuis la découverte de ces bases, qu'on préparait à Paris seulement 100,000 onces de sulfates par an. Pelletier et Caventou, qui les ont découvertes, reçurent, en 1827, par l'Académie des sciences de Paris, le jirix'Montyon, destiné aux perfectionnements dans l'art de guérir.

Le grand débit de ce médicament et sa cherté ont été la cause de beaucoup de tentatives de falsification. On l'a trouvé mêlé avec de l'acide borique, de l'acide margarique, dii sucre, du sucre de manne, du gypse. En incinérant une portion du sel sur une feuille de platine, on parvient facilement à découvrir l'acide borique et le gypse. La présence du sucre et l'acide margarique se décèlent également par la coml)UStion du sel, cjui répand l'odeur propre à ces corps. L'acide margarique ])eut aussi être séparé par de l'alcali caustique, qui le dissout, et l'abandonne par l'addition d'iui acide. Le sucre et le sucre de manne sont dissous par une petite quantité d'eau, et restent quand on évapore une goutte de cette eau. Le sel quinique étant plus cher que celui de cinchonine, il peut arriver qu'on ajoute de ce dernier [au premier. Pour découvrir cette fraude, on décompose le sel par l'ammoniaque caustique, et ou dissout la base restante dans l'éther , qui laisse la cinchonine.

La fabrication du sulfate de quinine, qui était devenue une industrie chimique fort importante, a été arrêtée dans sa prospérité par une mesure irréfléchie. Dans le désir cupide de percevoir quelques francs sur un peu d'alcool, facile pourtant à dénaturer, l'administration des droits indirects , sans s'en douter, a fait passer aux Anglais la préparation du sulfate de quinine, non-seulement pour l'Angleterre, mais pour tous les jieuples du globe (1). Un fabricant de Paris, Baudimin, a pris, le 26 mars 1834, un brevet d'importation pour un procédé de fabrication sans alcool, il traite le précipité calcaire de quinine par l'essence de térébenthine ou l'huile emiiyreumatiquo de cliarbon de terre, et il enlève ensuite la quinine qui est en dissolution dans l'essence, en traitant celle-ci avec de l'eau acidulée par l'acide sulfurique. Ce procédé est encore suivi dans une fabri-que de Paris.

QUINQUET, son origine. Yoy. Flamme.

RACÉ.MIQUE. Yoy. Par4tartriqoe.

RADICAL. — Les chimistes les plus distingués do notre époque, ceux auxquels la science doit des progrès réels , semblent avoir pris pour base de la chimie organique .e système des formules rationnelles ; et les

formules rationnelles ont conduit à la doctrine des radicaux composés.

(1) Ch. Dupin. — Inlrod. historique au rapport du iiirtf sur les produits de l'industrie française pour m.i, l. I, p. 8.

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