‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 26 sur 354 · A HO · texte numérisé non relu

A HO

snc). I.'nrgonl so dilalo do -^m longumir, (lo 0" h I(i0". Il fond h In tciiipôratnrc rousc tiiMiit sur lo lilanr cerise, ou vers 5.'iO"; il ost, (■oiiiinc lti'îiiicoii|) d'aiilros iiiétaiix, siisro[)tllili' de crislallisor, u.ir lo rplriiidiss(!iiioiit, cti oct.irdros ou on cnhos. Il ost ]ieu volatil h la t«'ni|)(''ralnr(' oïdinairo do nos lounioanx. CliaiillV' dans un fonr î( pnrcolaino, au miliou d'une liras(|uo de oliarhon , il jiord environ 0.005 (le son poids : mais, c-xpost'i au t'ovor d'iuie lentille ou ?\ la teinporature du (^lialuiiioau , il se volatili.'-'o proniplonieiit , et S(;s va|).'urs hrûli'iit avoi' une tlaïuuK? voi'dàtrt! siintilliinle. L'argent est inaltérable à l'air et dans l'eau, ee (|ui lui a valu, ilo la part dos anciens, l'épithèto de nohli^ S'il se ternit .\ l'air, ce n'est pas (pi'il s'y oxyde : il se suli'ure aloi's au contact do l'acidi^ sulfliydriipio, qui peut se trouver accidentellement nit^lù à l'air. L'argent présente , pendant sa fusion, lui sinj^nlier pliénomi^ne : il absorbe luie (piantitt'' prodigieuse d'o\ygf''ne ( au moins jusqu'à 22 fois son volumef; cette absorption est comparable h une véiitable dissokdion de ce gaz dans l'argent liquide. Dès qu'on vient à refroidir l'argent en le plongeant dans l'eau, l'oxygène se dégage aussitôt avec une etfervescence tumultueuse ^Gay-Lussac). Les anciens chimisles paraissent avoir eu connaissance de ce phénomène. Sam. Lucas dit expressément que , au moment où l'argent fondu se lige sous l'eau , il se produit un mouvement d'elfervescence remarquable ; mais il ne donne aucune explication positive ;i cet égard. La présence d'une petite (juantité d'or suint pour faire perdre h l'argent la propriété d'alisorber ainsi l'oxygène à une leuq^érature élevée. CliautTé avec du phosphnie , l'argent présente le mémo phénomène qu'avec l'oxygène : par un refroidissement brus(pie,il abandonne le phosphore en répandant une très-belle gerbe de feu. Un alliage d'argent et de cuivre soumis au grillage éprouve une perte noiable; car le cuivre entraîne , en s'oxydant , une certaine quantité d'argent. Le seul acide qui attaque et dissolve bien l'argent, môme à froid, c'est l'acide azotique. L'acide suU'iirique ne l'attaque qu'autant qu'il est concentré et bouillant : il y a alors dégagement d'acide sulfureux et formation de sulfate d'argent. L'acide chlorhydri(|ue l'attaque très-peu, même à chaud. L'eau régale attaque très-bien l'argent , eu le transformant en chlorure insoluble. L'urgent se dissout, à chaud, dans une dissolution de sulfate do fer au viiminum : il s',\ oxyde à la faveur de l'oxygène de l'anqu'absorbe le sel de fer ; mais l'argent se jiréeijiite & mesure que la liqueur se refroidit.

Les principales mines d'argent natif se trouvent en Norwége, en Sibérie , en Espagne, au Hartz, etc. Les autres se rencontrent surtout au Pérou et au Mcxiiiue (1). On en a trouvé , mais en Irès-petile quantité , en France , h Allemont , près Grenoble , et k Sainte-Marie-aux-Mines , dans les Vosges.

(1)1.0 tableau suivant donnera une idée do la rc-

Aur. j.'io

Plusieurs mines de pioinb sulfuré renferment assez d'argent pour (pi'on [)uisse extraire ee métal avec, avantage.

Les procédi's d'extraction de l'argent varient SLUvant la naturi! de la mine et le Heu où ils sont exécutés.

Celui qu'on prati([ue eu Norwége sur l'argent natif consiste , après avoir brocanlé; et lavé la mine , h la fondi-c; avec sou poids d(! plomb. L'argent s'unit aisémiïnt au ploud) et foiiiio un alliage qui se séjiare de la gangue.

Pour séparer le plomb do cet alliage , ou place ce dernier au milieu d'un fourneau ;i réverbère , dans une cavité oblongue , l'aile en briipies et recouverte d'une couche ti(! cendres lessivées ou d'os calcinés, pulvérisés o! bien battus. Cette cavité , ijui porte lo nom decoupelle, est de niveau jiarses b(jrds avec l'aire dn fourneau. A l'une de ses extrémités est placé le tuyau d'un fort soufflet

partition et de la produclion des mines d'argent exploitées actuellemcnl :

ËUBOPE'ET ASIE.

marcs.

Confédération-Germanique tO.'),OflO

Autriche 83,000

Russie et Pologne 77,000

Suède et Norwége 20,700

Prusse 20,000

Iles Britanniques 12.000

France G,()27

Piénionl, Suisse, Savoie 2,500

Belgique et Pays-Bas 700

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