‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 264 sur 354 · RHO · texte numérisé non relu

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meiits, la vio ne peut (^tro enirelemie clioz les (iiiimmix ; ils m tanloiit pas h soiilVrir, à dimfnuoi- do poids, et lorsque la mort survient, leur masse a éprouvé une oerte do plus d'un tiers, ou 38 pour 100.

« 2" Pendant toute la durée de cette période de souH'rances, les t'onctions res[)iratoires ne s'aceouiplisseut jtlus counue dans l'état normal : il y a moins d'oxygène absorbé, et moins de gaz acide carbonique dans l'air expiré.

« 3" Cette dilîérence que l'on observe dans les phénomènes chimiques de la respiration, étant en rapport avec la diminution de température qui arrive dans toute la surface cutanée de l'animal mis en expérience, vient établir de nouveau les relations qui existent entre les fonctions respiratoires et la production de la chaleur animale.

« h" Enfin, la proportion d'azote contenue dans l'air ne peut jamais suppléer à celle qui manque dans les substances aliuientaires : ce qui conlirme ce qui a été déjà avancé jiar plusieurs physiologistes distingués, et surtout par MM. Macaire et Marcel, il y a quelques années, que tout l'azote qu'on trouve Clans les tissus des animaux ou leurs liquides provient de celui qui fait partie constituante de leurs aliments. »

Quels que .soient les effets de l'air sur le sang pendant la respiration, il n'en est pas moins constant que ce gaz respirable agit do la même manière dans les ditrérentes classes d'animaux. Chez les poissons, MM. de Humboldt et Provençal ont reconnu que l'air contenu dans l'eau était indispensable à leur respiration ; r|ue lorsqu'on venait à l'en priver par l'ébullition, ou en la plaçant sous le récipient de la machine pneum.itique, ces animaux ne tardaient pas h mourir. Les expériences qu'ils ont laites sur des tanches {Mémoire d'Arcueil, tome II) leur ont démontré non-seulement qu'il y avait protluction d'acide carbonique, mais qu'une portion d'oxygène et d'azote était absorbée.

V'auquelin a également prouvé (Annales de Chimie, tome XII, page 291) que les insectes et les vers respirent comme les animaux à sang chaud, et que l'air qu'ils expirent contient de l'acide carbonique en grande quantité. Il a observé, de plus, que la force res- ))iratoire est si considérable chez ces animaux , qu'ils peuvent absorber tout l'oxygène mêlé à l'azote dans l'air, et qu'ils ne jiérissent qu'au moment où il n'y a plus du tout d'oxygène libre.

RHODIUM (de f'oSov rose, par allusion à la couleur de la plu|)art des composés de ce corps). — La découverte de ce métal est i)ostérieure à celle du palladium. Elle fut également faite par Wojlaston en 180i. On le retire de la dissolution du platine brut par des moyens compliqués.

Ce métal, à l'état de pureté, est blanc , cassant, aussi dur que le fer, infusible aux plus hautes températures que l'on juiisso produire dans les fourneaux, inaltérable à l'air. Sa densité est de lO.OW. Il a cour ca-

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'raclèred'(Mro insoiubU; dans tous lës acides, et même dans l'eau r(''gale.

Ses com|iosés sont sans importance.

HUIJM. Voy. Aixooi..

UICIN. Yoy. Hi MIS et Coups CRAS

UOCOU. — Le rocou n'est guère employé que dans la teinture du colon et celle de la si)i(>. Dans la première, il sert h faire les fonils orangés ou des dessins de cette couleur ipie l'on imprime h la planche. Le rocou est d'abord dissous dans uno eau légère (le potasse, et, une fois qu'il a été appliqué sur l'étotîe, celle-ci est passée dans une eau légèrement acidulée.

11 est employé de la môme manière dans la teinture des soies ; mais c'est presque toujours comme pied de couleur, qui sera recouvert ensuite soit de gaude, soit de rose de cochenille.

11 est plusieurs cas ofl l'on peut appliquer le rocou en le dissolvant d'abiird dans l'alcool et mêlant sa solution au bas de teinture. La couleur du rocou est peu solide.

UOSACIQUE (acide).— Cet acide a été découvert, en 1798, par Proust. Il n'a encore été trouvé que dans l'urine humaine, surtout après l'accès de certaines fièvres intermittentes ou nerveuses, ou après certaines attaques de goutte ; il s'en précipite, avec l'acide urique, sous la forme d'un dépôt rouge.Ure qui s'attache aux parois des vases qui contiennent ce liquide.

On rassemble ce dépôt et on le lave bien avec de l'eau pour enlever les différents sels de l'urine qui peuvent s'y trouver; -puis, après l'avoir desséché, on le fait bouillir avec de l'alcool à iO% qui se colore en rouge en laissant insoluble l'acide urique. La solution alcoolique, évaporée à siccité, fournit une poudre rose rougeàtre qui est l'acide rosacique.

L'acide rosacique, ainsi nommé à cause de sa couleur particulière, est sous forme pulvérulente, sans odeur, d'une faible saveur acide.

ROSÉE. Voy. Eau.

ROUELLE. — Pour trouver les premières vues saines sur la nature des sels, il faut remonter jusmi'à Rouelle, le premier chimiste qui ait eu des idées justes à leur égard. A cette époque on coiifoi.dait sous le nom de sel h peu près tout ce qui pouvait cristalliser et se dissoudre tians l'eau. D'après cela, l'acide benzoique ligurait nalurelieiuent parmi les sels et faisait partie do ce que l'on ap pelait sels simples. Rouelle s'est appliqué à étudier ceux que l'on nommait sels composés. Embrassant dans l'idée générale de sel tout ce que l'on y comprenait de son temps, et voulant préciser ceux qu'il avait eu vue d'une manière spéciale, il désigne ceux-ci sous la dénomination de sels neutres, puis il les divise en trois classes : les sels neutres avec excès d'acide, les sels neutres avec excès de base , et les sols neutres parfaits. Pour lui, un sel neutre est un acide combiné avec une substance quelconque qui lui donne une forme concrète ou solide. Voilà comment il est conduit à adopter les

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