SID
loiupttreau nombre ilos corps idiot^lortri(iiios.
« Lo siM(^iiiuui n'est poiiit dur. Il est niyé par le couteau, cassant connue du verre, et iacil(> .^ |)ulvi^riser.
« J'ai trouvé sa pesanteur spéc'ilHjuo variant entre k,:\ et 4, .'{2. Au reste, il (^st dillicilo de la diMenniner, parce que c(! corps est sujet à contenir tlos bulles dans son inti'rieur. Un refroidissoiuent lent et une cassure grenue n'inllucnt uoint sur sa deu-
SÉLÉNIURE DE POTASSIUM. Voi/. Potasse.
SERPENTINE ( nphite', néphrite, etc.). — On emploie certaines ser[)entines (ou plutôt des matières qu'on nomme ainsi sans trop savoir ce qu'elles sont) en tables, en plaques, en colonn(>s , qui sont d'un assez joli ell'et lorsqu'on les choisit convenablement , surtout lorsqu'on prend les variétés diallagiques. Ces matières sont d'autant plus avantageuses qu'elles ont quelquefois les tons de couleurs des roches dures, et qu'elles sont beaucoup plus faciles à travailler.
La pierre ollaire, qu'on nomme aussi communément serpentine, est une matière trèsprécieuse sous un autre rapport; elle possède naturellement toutes les qualités qu'on cherche à obtenii- dans les poteries, et il suffit de la tailler, de la creuser, pour en faire toute espèce d'ustensiles d'un très-jjon usage. On en fait des marmites, des poêlons, etc., qui sont à très-bon compte, et qui ont un très-grand débit dans certaines localités. C'est ainsi qu'on emploie cette pierre dans le val Leza , au pied du mont Rose ; dans le val Chiavenna, en Corse; à Zœblilz, en Saxe; au Groenland, à la baie d'HuJson , en Chine. Les variétés les plus fines sont employées en cafetières, en théières.
SÉRUM DU SANG. Votj. Sang.
SÉSAME. Voy. Corps gras.
SESQUICARBONATE D'AMMONIAQUE.
Voy. Ammoniaque.
SESQUICARBONATE DE SOUDE. Yoy.
Soude et Urao.
SÈVE, son ascension dans les végétaux.
Voy. Endosmose.
SIDERIDES (m»î(^r.).— Substances attaquables par l'acide nitrique , soit avant , soit après avoir été calcinées avec la poussière de charbon. Solution précipitant abondamment en bleu par l'hydrocyanate ferruginé de potasse, et ne donnant du reste l'indice d'aucun autre corps électro-négatif.
Les espèces de cotte famille sont : le fer plus ou moins pur ; le peroxyde de ce métal et son hydrate, et quelques ferrâtes : les unes sont toujours douées de l'éclat métallique ; d'autres ne le prennent que dans (|uelques cas, et il en est qui ne le possèdent jamais. Elles sont toutes susceptibles d'agir sur l'aimant, soit immédiatement, soit après avoir été calcinées avec la poussière de charbon , ou traitées simplement au chalumeau au feu de réduction.
Celle famille est une des plus importantes sous le ra[)port des arts , parce ciu'elle renferme les matières dont on tire la plus grande
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partie du fer nécessaire ;tux arts et aux usages do la vie, et ce métal , connue nous l'avons déj?i dit, est 'e plus im|iortanl, le plus indispensable de tons. Aussi les minerais de fer, en y comiirenant la sidérose (fer spathique), sont-ils h^s matières les plus productives de tout le réginu^ minéral; ils constituent, avec les combustibles minéraux, la véritable richesse minérale, et les valeurs des produits de ces deux matières l'emportent considérablement sur cehe de l'or et do l'argent, dont on a, en général , une si haute idée dans le monde. La valeur des produits annuels en fer brut est évaluée, en Ein-ope seulement, à environ 't50 millons de francs. En Franco , où ce genre d'industrie n'a })as pris encore toute l'extension dont il est susceiitiblo , on compte plus de quatre cents hauts-fourneaux, plus de cent forges catalanes ; plus de douze mille ouvriers y sont employés constamment, et plus de cent mille trouvent leur existence dans l'extraction et le transport des minerais et des coinbustibles. Le revenu total annuel est de plus de 70 millions. Le tableau suivant, dressé en 1831, par Boudant, indique les quantités relatives des produits dos usines à fer dans les différents Etats de l'Europe , en réunissant ensemble la fonte, le fer et l'acier :
En France 2800000 quint.
Angleterre 5000000
Suéde 1500000
Russie 2000000
Anlriclie. 1100000
Prusse 800000
Norwége 150000
Saxe 80000
Bavière 130000
Harz, Hesse et rive droite du
Rhin . , 600000
Pays-Bas . • 480000
Savoie ' (24000
Piémont 200000
lie d'Elbe et côtes d'Italie . . 280000
Espagne . . . ... . . . 180000
15324000 quint.
SIDÉROSE ( carbonate de fer , fer carbo naté , fer spatliique, etc.). — Le carbonate de fer est un minerai important pour la prépa ration du fer. On a employé de temps immémorial les variétés spathiques, mais on s'est ensuite servi avec le môme succès des variétés lithoides qui avaient été d'abord méconnues, et qui sont les seules qu'on emploie en Angleterre. Cette espèce de minerai de fer est particulièrement propre au traitement dit à la catalane, qui n'exige que des fourneaux de petite dimension, peu dispendieux, et par le moyen desquels on obtient immédiatement du fer sans passer par l'état préalable do fonte.
SILEX. Voy. Quartz.
SII.EX PYROMAQUE. Voy. Sii.icique (acide).
SILICATES D'ALUMINE. Voy. Aluminium-
SILICATE DE PLOMB. Voy. Plomb.
SILICATE DE POTASSE. Voy. Potasse, chlorite.
SILICATE DE SOUDE. Voy. Soude.
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SIL
gILICIDES. — Corps composés d'oxyde de silicium, soit seul, soit combiné avec divers
iïutres oxydes. . . . , , , •„
Les substances qui entrent dans la famille des silicides ont un assez grand nombre de caractères physiques communs. Leur dureté est presque tiaujours considérable; un grand nombre d'entre elles rayent le quartz qui en fait partie ; presque toutes les autres rayent ou usent le verre ; quelques-unes seulement sont susceptibles d'être rayées par une pointe d'acier; un très-petit nombre se laissent rayer par l'ongle, ce qui même n'a le plus souvent lieu que pour les variétés désagrégées à l'état terreux.
Les espèces de cette famille appartiennent presque uniquement aux terrains de cristallisation, c'est-à-dire aux dépôts qu'on nomme terrains primitifs et intermédiaires, aux divers dépôts d'amygdaloides , et aux terrains d'origine évidemment ignée. Il en est quelques-unes qui constituent à elles seules des roches simples , en couches ou en masses plus ou moins considérables ; d'autres entrent comme parties essentielles des roches composées ; mais la plupart sont disséminées dans les roches cristallines , ou en noyaux dans les amygdaloïdes et les basaltes. En général , il n'y a que la silice pure que l'on rencontre assez fréquemment hors des dépôts de cristallisation , encore y est-elle plutôt à l'état de silex qu'à l'état cristallin.
C'est à la famille des silicides qu'appartiennent la plupart des pierres qu'on emploie dans la bijouterie, à l'exception du diamant, du corindon (rubis et saphir), du spinelle et de la topaze. 11 en est qui sont d"un prix très-élevé , telle que l'émeraude du Pérou , quelques variétés de ëft^na'' almanJin, la cymopljape , etc. , et d^'utres qui sont de peu de valgiif ,et employées seulement pour des parures tle moyen ordre.
SlLlClOUE (acide). Voy. Silicium.
SILICIUM. — Le nom de silicium vient de silex, d'où l'on retire le silicium. C'est, après l'oxygène , le plus abondant de tous les principes constituants de la croûte du globe. On le rencontre aussi, mais seulement eu petite quantité, dans le règne organique.
C'est un corps que l'on avait d'abord rangé parmi les métaux, mais que de nouvelles expériences ont fait classer parmi les corps non métalliques ou les métalloïdes. Ce corps, combiné à l'oxygène, est abondamment répandu dans le globe, il forme une combinaison qui a été regardée, avant qu'on en connût la composition, comme une terre, et désignée par les anciens chimistes sous le nom de terre siliceuse, silice, terre vitrifiable. Le premier nom lui a été donné, parce qu'elle entre dans la com|)Osition des silex ou cailloux, dont elle forme la base principale : quant à la dernière dénomination, elle a été empruntée de la propi'iété dont elle jouit de produire le verre ordinaire par sa fusion avec les alcalis.
En 1807, Davy, après la découverte de la composition de la potasse et de la soude, démontra que la silice était un composé
d'oxygène et d'un radical qu'il désigna sous le nom de silicium, etc. D.ès lors la silice fut regardée comme uq oxyde de silicium. Les propriétés électro-négatives de ce composé l'ont fait ranger par les chimistes modernes dans la classe des oxacides, et le nom d'acide silicique est celui sous lequel on le distingue aujourd'hui.
Cet acide existe à l'état de pqreté dans le cristal de roche, le quartz ; il constitue la presque totalité de certaines pierres, telles que les agates, les porphyres, les grès, les cailloux, le sable, etc., entre dans la composition de beaucoup de pierres gemmes employées dans la joaillerie, telles que Vamétliyste, le rubis spinelle, Vémerauue cfw Pe'rou, etc. Dans la plupart de ces composés, l'acide silicique est associé à des oxydes métalliques, dont quelques-uns le colorent diversement, et sont la cause des nu^pces que présentent ces pierres.
Berzélius est le premier chimiste qui ait pu se procurer une quantité suffisante de silicium i)Our l'étudier, en décomposant le fluorure double de potassium et de sjliciuqi par un excès de potassium. On parvient à cette décomposition en plaçant successivement dans un tube de verre, fermé par un bout, une couche de potassium et iine de fluorure de potassium et de silicium parfaitement desséché et alternant jusqu'à ce que le tube soit rempli aux deux tiers. En chauffant avec la flamme d'une lampe à esprit de vin, la réaction a lieu, le potassium s'empare du fluor uni au silicium, et ce dernier s'unit à une portion de potassium. Le résultat est donc un tluorure de potassium et un composé de silicium et de potassium. Lorsqu'on traite la masse par l'eau, le fluorure de potassium est dissous, et le composé de silicium et de potassium se transforme aux dépens d'une partie de l'eau en protoxyde de potassium qui se dissout également, en hydrogène qui se dégage pour la plus grande partie, et en hydrure de silicium qui se précipite sous forme de poudre brunâtre. On recueille ce dernier sur un filtre, on le lave, et, après l'avoir séché, on le chauffe au rouge obscur dans un creuset de platine découvert; l'hydrogène de l'hydrure de silicium est brûlé par l'oxygène de l'air, et le silicium, qui est moins combustible, reste au fond du creuset, mêlé avec un peu d'acide silicique produit pendant cette calcination. Ce dernier peut être enlevé en faisant digérer le silicium avec de l'acide hydrochlorique faible et le lavant ensuite ; une solution faible de potasse agirait sans doute de la même manière.
Acide silicique [silice, oxyde de silicium). — On qe connaît qu'un seul composé de silicium d'oxygène, c'est celui qu'on trouve si abondamment dans la nature, soit à l'état do |)ureté, soit combiné à d'autres oxydes.
On peut l'extraire des composés naturels qui le contiennent en les traitant par l'oxyde de potassium, qui forme avccraciilosilieique une combinaison fusible et soluble dans l'eau, d'où les acides le séparent aisément à l'état d'hydrate.
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C'est sur co pruicipu qu'est fondée l'cxtractiuii de l'acide siliiii[ue. On luoi dans un creuset do terre une partie de sable uu do grùs réduit en (loudre inii>ai(pal)l<', et 3 à 1 parties de potasse caustiijui' (li^(irale ûo pi)tasso), qu'on ihaulle jusipi'aurotige : l'oxyde de potassium se (•(mibiiie peu ii peu avec l'aeide siliiii|U(\ et l'uruie un eoiuposé fusiljlo qu'on |)eul eouler.
En traitant | ar cinq ou six fois son |)oids d'eau boinllanle cetti' niasse fondue, le soussilicate de potasse S(! dissout ; si l'on verse ensuite dans la dissolution de J'aci le hydrocldorique jusqu'il ce qu'il y en ail un lé^er excès, l'aciile silicii[ue est précipité en llocons blancs ij;élatineux, qu on recueille et qu'on lave à plusieurs reprises. Par leur calciuatiou l'ofiu est déi^a^^i'ie, et l'acide silicique reste sous la forme d'une poudre blanclie.
Propriétés. — L'acide siliciquo est toujours sous lafk»rnie d'une poudre blaiiclie très tine, sans odeur, sans saveur, n'ayant aucune action sur la teinture de tournesol. Sa densité est lie 2,650. Exposé à la plus forte chaleur des fourneaux ordinaiies, il est infusible et tout à fait lixe; on ne peut le fondre qu'aune température très-élevée par des ruoyensplus puissants; alors il devient liquide et prend l'aspect de verre.
L'eau n'a aucune action sur cet acide. Les acides mi^me les plus concentrés ne peuvent Je dissoudre, à l'exception cependant de l'acide hydrofluorique , qui le décompose et le fait passer à l'état de fluorure de silicium.
Les solutions d'oxyde de potassium et de sodium le dissolvent mémo à froid et perdent peu à peu leur causticité et la plupait de leurs propriétés, ce qui ne permet pqs de douter que l'acide siliciquc se comporte
comme un véritable acide à l'égard des oxydes.
Certains métaux, à une haute température, peuvent décomposer l'acide silicique ; le fef en présence du carbone peut lu décomposer, comme Berzelius et Stiomeyer l'ont pvouvé; le silicium entre alors en combinaison avec le fer pour for.ner un composé (jui se produit nalurullement dans les hauts fourneaux, pCi l'on réduit les mines de fer siliceuses, et qui fait partie constituante de presque toutes les fontes du commerce.
L'acide silicique, d'après la moyenne de plusieurs analyses , est composé , d'après Berzelius, de :
Silicium 48,08 ou 1 atome
Oxygène 51, M ou 3 atomes.
100,00 Usages. — Cet acide à l'état de pureté n'est employé que dans les laboratoires. Dans les aris, celui que fournil la nature a de nombreux emplois : à l'état de sable pur, il entre dans la composition des glaces et du verre blanc, des émaux sur la faïence ; ii l'état de sable coloré ou impur, il sert fiour la fabrication de la grosse veirerie. Mêlé avec la chaux, il constitue cette préparation connue
SOUS le nom de iim-lier, dont on fait un usage fréquent dans les conslriictions. Dans ipichpies travaux métallurgiques, il sert aussi comme fondant.
Les dilférenles vaciétés naturelles de cet acide et ses combinaisons ont des usages multipliés ; les pierres à feu, les pierres à fusil, sont faites avec une pierre [)r(!sque entièreipent formée d'acide silicique, vX que les inuiéralogistes désignent sdus le nom de silex pyruinaqae. La variété si nombreuse couime sous le no(n li'agate sert à la fabrication de vases, d'ornements et de bijoux, etc. L'améthyste, l'opale, la cornaline, sont aussi des variétés très-einployées pour la confectiiin d'objets de luxe.
Fluorure de silicium (gaz fluosilicique). — Le iluorure de silicium a été découvert par Sclieele, eu 1771. C'est ce composé qu'il obtint en traitant le spatti tluor dans une cornue de verre par l'acide sulfurique, et auquel il donna alors le nom d'ucide /luorifjue; il avait remarqué qu'il contenait de la silice (acide silicique).
SILLLMANITË (dédiée par M. Bowen à M. Sdlimane). — Ce minéral n'a été trouvé que dans une seule localité, dans une veme de quartz traversant le g-neiss, dans le Connecticut.
SMALTINE (servant à la préparation du smalt. ; syn. : cobalt arsenical, etc.) — Cette matière est employée, comme la cobaltine, pour en fiibiiquer l'oxyde de cobalt, qui sert à colorer les émaux et les verres en bleu, ou pour en préparer immédiatement l'espèce de verre bleu désignée sous le nom de smalt. La quantité de ce minéral exploitée en Europe peut s'élever à 20,000 quintaux, dont la valeur est à peu près de 1 million, et qui, convertis en oyyde, en smalt, en verre bleu de toute espèce, donnent un produit (ie 3 millions. Il en existe peu en France, mais il n'en serait pas moins intéressant d'en tirer parti , au lieu d'envoyer annuellement 300,000 francs à l'étranger pour cet objet.
SMITHSONITE (zinc carbonate, calamine).
— Le carbonate de zinc a été pendant longtemps confondu avec le silicate sous le nom de calamine, et c'est à M. Smithson que nous devons la distinction. Cette substance est exploitée avec 1 1 calamine, soit pour la préparation du laiton, soit pour la préparation même du zinc.
SODIUM (de soda, nom d'une plante d'oil on l'extrait]. — Ce métal, qui forme la base de la soude, a été découvert peu de temps après le potassium par Davy, en soumettant cette substance aux mêmes expériences que celles qui l'ont conduit à la (lécom|iosition de la potasse. Il reconnut qu'elle était , comme la potasse, composée d'oxygène et d'un ■ base raéiallique, à laquelle il donna le nom de sodium.
On peut obtenir ce métal, qui a beaucoup d'analogie avec le putassium, en décomposant la soude par l'élociricité, ou par le fer à une haute température : mais les décompositions présentent plus de difficulté, la