‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 281 sur 354 · PLOMB · texte numérisé non relu

PLOMB

SUIE. Voy. Fumée et Suie.

SUIF DE BOUC. Voy. Corps gras.

SUIF VÉIjÉTAL. Voy. Corps gras.

SUINT. — L'épidcrme, les poils et les plumes sont continurllement enduits d'une graisse qui fait que, jusqu'à un certain ()0int, l'eau ne peut pas les mouiller. On en atlribue la sécrétion à de petites glandes siiuées dans la peau, qu'on appelle sébacées et dont les conduits excréteurs aboutissent à l'épidcrme, à peu près comme ceux des glandes mucipores à la surface des membranes muqueuses.

La nature do cette matière grasse, chez riiomme, n'a point encore été examinée, et réellement il est dillicilc d'en ol)teuir assez |)our pouvoir l'étu lier.

SULFATE DE CHAUX. — Ce sel se présente sous diiré.entes formes. On le rave avec l'ongle et on le désigne en minéralogie sous le nom de spath calcaire. Il contient alors 20.78 pour cent d'eau.

Sous l'inlluence de la chaleur (à 130°) il perd son eau en même temps que sa tianspaience. Dans cet état, on l'appelle pldtre cuit ou calciné, et il se trouve toujours mêlé avec du carbonate de chaux.

Ainsi calciné, il attire l'humidité de l'air. Uni à une certaine (juantité d'e^u, il constitue le pldtre ydché, employé dans les arts pour fabriquer des moules, des statues, etc. Si le plâtre est tro() calciné, il n'attire l'humidité que lentement. Le marbie art ticiel [stuc] est du plâtre calciné, qu'on recouvre d'ichthyotolle el de diverses coiil(;urs. Le sulfate de chaux, n'est pas très-soluble dans

l'eau; il faut 132 parties d'eau pour en dissoudre 1 |)artie. Il est complètement insoluble dans l'eau alcoolisée. Exposé à !a températurc blanche, il fond en une sorte d'émail blanc, sans se décomposer; chauffé avec du charbon, il se transforme en sulfure de calcium. Form lie : Ca O, S0'=1 éq. de sulfate de chaux anhydre.

Composition en centièmes : U ,53 de chaux

58,47 d'acide suif.

Le sulfate de chaux est abondamment répandu lans la nature. Il existe dans les eaux des puils de Paris. Les eaux sont, dans certaines localités, de véritables dissolutions saturées de sulfate de chaux. Lorsqu'on y verse de l'eau de savon, il se forme aussitôt un précipité blanc caiUeboté de stéarate et d'oléate de chaux, qui, par leur insolubilité, s'opposent k l'action du savon. Les mômes eaux donnent également d'abondants précipités avec le nitrate de baryte ou ci/lorure de baryum, et avec l'alcool. Du reste, toutes les eaux traversant des terrains gypseux contiennent une grande quantité de sulfate de chaux en dissolution. On a donné à ces eaux le nom de séléniteuses ; elles produisent chez certains individus une action jiurgative. Les pierres à plâtre {sulfate de chaux hydraté) sont très-communes, l.akarsténite (sulfate de chaux anhydre) se rencontre dans la nature, cristallisée en prismes droits, dont la base est un p:irallélogramme rectangle. Ce derniei' corps est remarqualde par sa dureté. Il raye le marbre, qui cependant raye la pierre à plâtre ordinaire. Sa densité est aussi plus grande; elle est de 2,98, celle du sulfate hydraté élant 2,2G'i.. L'albdtre est une variété de sulfate de chaux très-tendre ; on le travaille facilement pour en faire dos vases, des statues, etc. Cet albâtre est dilférent de l'albâtre des anciens , lequel est du carbonate de chaux. La glaubérite, qu'on trouve à Villa- Rubia en Espagne, et dans beaucoup d'autres pays, est un composé anhydre de parties égales de sulfate de chaux et de sulfate de soude. Elle absorbe l'humidité et devient opaque à l'air. Le sulfite de chaux est trèsutile aux statuai: es. On l'emiiloic dans la fabrication du marbre artiliciel [stuc], qu'on distingue du marbre naturel par le simple toucher. Une colonne de marbre artiliciel qu'on touche fait éprouver une sensation de froid moindre que celle que ferait éprouver une colonne de marbre naturel ; ce qui tient à ce que le dernier est beaucoup meilleur conducteur du calorique que le premier. On se sert du plâtre comme engrais , surtout en Angleterre et dans les Etats-Unis. Voy. Al-

liATRIÎ GYPSEUX Ct PlATRE.

SULFATE DOUBLE d'alumine et de potasse. Voy. Alux.

SULFATL DE FFR. — Le sulfate de protoxyde de fer obtenu par les cristallisations des solutions aluiuineuses relient toujours un peu d'alun ; il dilfère, en cela, surtout, de la couperose préuurée directement par

SUL

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liOG

l'.K'ido snlftiriqno ot 1;\ fornill<'. I.fs qiialitc^s (les CDiiiirnisi'S (l(^|H'nilriit d'ailleurs di; leurs u,s«gi's. On ooiii|iri'iul i|iu> pour les leinliircs on noir, on [iréfèco celles qn-i condonnent du suHnlo de ses([ui(i\;vde de fer; elles ont ovdinniroinent une couleur verte loncéo, tandis que les couperoses fabriquées di! toutes |ii6res ont une faihle nuance vert bleujiti'e ; elles doivent contenir les plus fortes |iro|)ortions do sulfate de [irotov^dc, et convenir couiuie ageut de désoxydàtion (cuve d'in-

digo, etc.). L'excf)s d'arido dans f|uelipN\s couperoses est un motif de défaveur; enliu, I -s menus cristaux so vendent ?i ])lus lias prix que les cristaux volniaineux; toutefois il y a dans les pi'ix dijs couperoses certaines diifi'ronces iiioxplicahles, qui tiennent probatiloment oncoi'o h d'anciens i)réjutj;és.

Voici le tableau do la i;omposition et des prix comparés des couperoses commerciales:

LIEUX DE FAIllUCATlON

Paris. Honneur. Noyon. Forges.

'Eau

Acide en excès.

Protoxyde de for.

Sesqu,oxyde| j,,^^^,^,,,

ùô f Cuivre.

Manijanèse.

Alun'.

Voici les applications 'principales du sidfdtc de protoxyde de fer (couperose verte) : teintures en noir, brun ou gris, des fils, tissus, cuirs, etc., par la réaction spéciale du tannin contenu dans la noix de galle, l'écorce de chêne, et diverses substances tinctoriales; fabrication de l'encre, par des réactions semblables ; dissolution de l'indigo de cuve ])ar une désoxydàtion du principe colorant ; précipitation des solutions d'or; fabrication du bleu de Prusse, en faisant réagir le sulfate de for sur le prussiate de polasse (cyanoferrure de potassium) ave.c le contact de l'air; la teinture en bleu de Prusse de la laine et de la soie (dite bleu de France) ; la préparation de l'acétate de fer, par double décomposition (acétate de cliaux ou de plomb par le sulfate de fer); la décomposition du sel marin; préparation du colcothar ou sesqnioxyde de fer rouge obtenu par la décomposition au feu, du sulfate, au contact de l'air ; confection de poteries rouges; essai de l'acide sulfurique contenant des composés azotiques ; fabrication de l'acide sulfurique fumant et de ['acide anhydre ; arrosages des plantes clilorosées (par litre d'eau k grammes sur le sol et 1 gramme pour asperger les feuilles); désinfection des matières fécales el fumiers, contenant dn sulfliydrate d'ammoniaque, (composé infect que le sulfate de fer change en sulfate d'ammoniaque, sulfure de fer et eau, tous trois inodores); conservations des fumiers dans lesquels le carbonate d'ammoniaque très-volatil est transformé en sulfate , sel qui est lixe à toutes les températures atmos[)hériques.

SULFATE DE SOUDE (sel de Glanber , sel admirable , soude vitriolée, alcali minéral vitriolé). — Il existe dans la nature à l'état solide et à l'état de solution dans |)lusieurs eaux salées. On le trouve, sous le [iremier état, dans le voisinage des sources d'eaux minérales ; il est sous forme pulvérulente,

o;!iy

Id.

Id.

Id

Prix : les 100 kilogr. se sont vendus, à la même date, suivant les provenances el li!s marques : fr.

Couperose de Paris. 12 à 15 delloutleur. 13 à 16

de Noyon. ^- ^"^ Marques.

Id. de Forges.

deMuiiancourt.

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