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ou en masse cristallisée; mais ii contient environ un tiers de sels éliangers. On le rencontre aussi mêlé au sulfate de chaux dans un minéral qui a été découvert dans la NouveJle-Castille, et ([ui constitue une espèce particulière.
Le sulfate de soude s'extrait des eaux salées, en même leuips qu'on en retire le chlorure de sodium pour l'usage ordinaire. C'est ainsi qu'on peut l'extraire des eaux salées de Dieuze et de Château-Salins. Après lus avoir concentrées, le sulfate de soude se précipite en flocons blancs combinés îi du sulfate de chaux. On recueille ce dépôt, et après l'avoir lavé avec une petite quantité d'eau froide, on le traite par l'eau bouillan.te qui dissout le sulfate de soude qu'on obtient ensuite cristallisé par évaporation. Tel est le procédé que Ton suivait autrefois; on se procure aujourd'hui la plus grande partie de ce sel de la décomposition du chlorure de sodium (sel marin) par l'acide SLdfuriquo.
Les sulfates de soude s'appliquent, outre la fajjrication de la gobeletcrie, des verres à vitres ou à bouteilles, à la pré[iaration des sels de Glauber et d'Epsom. 5 à 8 kilogr. de sulfate brut dans 101} litres d'eau forment une solution oi\ l'on immerge les grains de semence a'ant de les mélanger avec 2 kil 'g. de chaux hydratée pulvérulente : c'est un des meilleurs procédés de chaulage pour prévenir les maladies du blé (carie, charbon) engendrées par des végétations cryptogamiques. On se sert du sulfate de soutle soit pour décomposer le chlorure de calcium dans les eaux salées et dans les eaux-mères dos salpétreiies, soit pour décomposer l'acétate de chaux et obtenir de l'acétate de soude dans les fabriqu s où l'on épure l'acide acétique tiré du bois. Le sulfate biMit décomposé jiar le cliarbon donne h- monosulfure de sodium, firopre h la préparation des bains sulfureux sans odeur ; le i)rincii)al emploi du
d407 SUL
sulfate de soude consiste dans la fabrication
dr lu soude artificielle.
liafftnaije du sulfate de soude, fabrication des sels de Glaubcr et d'Epsom. — Le sel do Glaiiberest un produit commercial que l'on obtient eu faisant dissoudre, jusqu'à saturation, le sulfate de soude brut dans l'eau bouillante; on sature par quelipies centièmes de craie (carbonate de chaux), si le sulfate est acide. La chaudière est alors couverte, et, après avoir laissé déposer pendant deu\ ou trois heures, on décante au moyen d'un siphon; si le liquide n'était pas parfaitement limpide, on le filtrerait sur une toile pelu(;heuse de coton.
La solution donnera du sel de Glauber si on la fait couler dans des vases plats de bois, doublés de i>lomb (ayant 2 mètres de long, i mètre de large, 5 centimètres de profnndeur, par exemple). La cristallisation commence lorsque la température s'aba!sse au-dessous de 33" ; cIIê lioit s'achever Ir.tnquillement. Le produit cristallisé se présente alors sous la forme de prismes diaphuics loigs et gros, dont on sépare l'eau mère en ouvrant une bonde derfond, et en inclinant lecrislallisoir. Dès que les cristaux, sont éj,outiés, on les enlève à la pelle, on les étend sur une table en bois blanc, puis on les embarille avant que l'air ait pu commencer à enlever leur eau do cristallisation, ce qui les ferait etlleurir.
La môme solution, éclaircie par le repos ou la fillrdtion, pourra donner du sel êtEpsom si on la verse dans des vases profonds (caisses en bois doublées de plomb, ayant, par exemple, 75 centimètres de large, autant de prof.indeur, et 1 è 2 mètres de longueur); dès que la température sera abaissée à 33", ou agitera lentement avec une spatule de bois afin de faire précipiter les menus prismes au fur et à mesure de leur cristallisation : alors tous les cristaux resteront menus, aiguillés. On terminera l'opération par l'égouttage, la dessiccation ménagée et l'embarillage. Cette forme du sulfate de soûle cristallisé ressemble aux cristallisations ordinaires du sulfate de magnésie qu'on tirait de la locahté d'Angleterre qui lui fit donner le nom de sel d'Epsom.
Ce fut, en effet, ce dernier sel qu'on voulut imiter par le sulfate de soude, produit à meilleur marché et dont les qualités légèrement purgatives dilfèrent peu d'ailleurs. On com|)reiiil donc facilement que dans la médecine humaine et vétérinaire on obtienne des effets semblables à l'emploi du sel de Glauber et du sel d'Epsom, puisque communément ces deux sels sont identiques dans leur composition. Si l'on voulait s'assurer de la nature véritable du sulfate qu'on aurait acheté, il sullirait de le dissoudre et d'y ajouter une solution de carbonate (le soude; cette solutiun, si le sel essayé était l'ancien sel d'Epsom, troublerait aussitôt le liquide en précipitant l'é |Uivaleiit de carbonate de magnésie, tandis que si c'était du sulfate de soude, le même réactif (carboualo de soude) n'y produirait aucun trouble.
SUL
Le sulfate de soude cristallisé se coinpose de sulfate . 72 1
Ou 1 équivalent, plus 10 équivalents [l62
d'eau de cristallisulion 90 J
Un courant d'air, môme h froid, peut enlever aux cristaux de sulfate de soude toute l'eau qu'ils contiennent, et les réduire à l'état de sulfate anhydre pulvérulent.
SULFATE d'AM.MONL\QUE. Voy. Ammo-
îilAQUE.
SULFATE DE BARYTE. Voy. Barium.
SULFATE DE CUIVUE. Voy. Cl ivre, sels.
SULFATE DE .MAGNÉSIE. Voy. Magnésie. SULFATE DE MOUPHINE. Voy. Morphine.
SULFATE DE PLOMB. Voy. Plomb.
SULFATE DE POTASSE. Voy. Potasse.
SULFATE DE OUINlNE.Fo,v.OuiMNE,5e/s SULFATE DE STRONTIANE. Voy. Stron
TIUM.
SULFATE DE ZINC. Voy. Zinc
SULFHYDRIQUE (acide) ; syn. : hydrogène sulfuré, acide hydrosulfurique, acide hydrotfiioiiique, gaz hydrosulfurique. — Le gaz hydrosulfurique est incolore comme l'air, d'une odeur forte et désagréable qui rap pelle celle des œufs po u'r s. Sa densité est de 1,1912. Il est impropre à la combustion et cause la mort, même à petites d ises, aux animaux qui le respirent. 11 est si délétère qu'il n'e'i faut que ,,'j-ô dans l'air pour tuer un oiseau, -5^ pour fane périr un chien de moyenne taille, et y^ pour donner la mort à un cheval. Ses effets peuvent se produire indépendamment du contact de ce gaz avec la surface des vaisseaux aériens et du poumon ; car, d'après les observations de Chaussier et Nysten, il sullit qu'il soit en contact avec la surface cutanée pour faire périr les animaux en moins de 15 à 20 minutes, si surtout leur corps est plongé dans une atmosphère de gaz pur. Soumis à une haute température, il est en partie décomposé et donne du soufre et do l'Iiydrogène libre. Exposé à un fr<)id considérable et à une pression forte il peut se liquéfier. (Faraday.)
La solution d'acide hydrosulfurique est fréquemment usitée comme réactif pour découvrir la présence de quelques oxydes métalli(iues on dissolution et les séparer les uns des autres.
Les vertus médicinales des eaux sulfureuses sont dues à cet acide qui s'y trouve naturellement à l'état de liberté ou à l'état de combinaison avec des bases.
Le chlore, l'iode, le brome, décomposent instantanément le gaz hydrosulfurique en lui enlevant tout son liydrogène et mettant le soufre à nu, ou en s'y combinant en partie. Ces corps réagissent de la môme manière sur sa solulion aqueuse. C'est principalement d'après ces actions qu'on a proposé avec raison le chlore gazeux pour désinfecter l'air chargé de gaz hydrosulfurique. Il sullit, jiour j)arvenir à ce but, de faire dégager du ch'ore dans l'air qui en contient, ou de répandre sur le sol une certaine quantité d.^ solution aqueuse de chlore, pour que l'effet se produise sur-le champ.
im suL
Le gnz liydrosulfuriqno' os' compos(^ en poids <lo :
Soufre '. 94,17 I atome.
on Hyilrogène. . . .'. . 5,85 '2 aloines.
La solution de ce gaz est non-seulement eniploytHi ilans les laboratoires coinnic r(^aclit', mais encore en nK^tlcriiie ; elle forme la iiase des eaux minérales sulfureuses d'iMiiîliien et de Baréi^cs pour hoisson, (pie l'on |ieut iiiiitrr art licielleinenl, et ipii sont partieulièrement admui sirées d.ins les maladies eut uiées. 11 fait aussi partie des eaux do Harégespourbains; maisil est alors eu combinaison ou àl'élatd'liydrosMlfate.Cifseauxsont du noiubre des médicaments antipsoi'iques.
Le gaz hydrosulfnri(iue se trouve nonseulement tout formé uans certaines eaux minérales, ma s il se produit par la putréfaction de beaucoup de matières animales qui contiennent du soufi'e au nombre de leurs éléments. C'est h la présence de ce gaz dans les fosses d'aisances qu'on doit attribuer les etf.'ts funestes qu' épiouvent malheureusement les ouvriers qui y descendent pour les nettoyer (1). Ou doit alors, avant de les y laisser pénétrer, décom[)oser ce gaz SI délétère, soit par des fumigations de chlore, soit par des aspersions, dans dilférents sens, avec une solution de chlorure de chaux, ou môme renouveler l'au' reni'eriué dans la fosse par un courant d'air établi à l'aide d'un tuyau qui descend au fond de la fosse et qui, "à sa partie supérieure, porte un fourneau rerapli de charbon allumé.
Le gaz hydrosulfurique a été découvert par Sclicele, et désigné d'abord sous le nom de !;az hépatique, liydrogène sulfuré.
Cet acide est toujours libre dans la nature ; mais il ne s'y trouve jamais en grande quantité. 11 se dégage d'une manière permanente des entrailles de la terre, dans les localités volcaniques, notamment aux environs du lac d'Agnano , et sur toute la surface de la solfatare de Pozzuolo , où il constitue ce qu'on appelle \es fumerolles ; ce sont des fumées plus ou moins visibles, |iroduites par de l'eau et du soufre divisé qui résultent de la décomposition , par l'oxygène atruosphériciue , du gaz acide sulfhydrique , s'écliappanl de petites fentes ou de trous souvent imperceptibles du terrain. ■ — Toutes les fois qu'on perce des puits artésiens dans les bancs de marne ou d'argile , il se dégage en abondance du gaz hydrogène sulfuré. C'est ce qu'on a observé dans tous les environs de l'aris. En 1833 , à Gajarino , près Conégliano , gouvernement de Tneste, il sortit d'un puits que l'on forait , et qui avait alors une profondeur de 28 mètres, une si grande masse d'hydrogène sulfuré , qu'il en résulta de violentes éruptions de boue sableuse, et une colonne de tlammes de plus de 2 mètres de large et de 10 mètres de hauteur.
(1) C'est lui qu'ils appellent le plomb.