SUI
Le mémo gaz se produit incessamment sous nos yeux dans une foule de (^irconsfauccs. En'clfit, c'>:st nu des pr.duits cfuistahts de la putiélaction des m.itières or,.;aiii<pi('s (pli rcnfcrmenl du soufre au nombriï de leurs éléments. De là son dégagement permanent dans les fosses d'aisances , dans les cliarnicrs inf cts où l'on r isseiubh? les inniiondi('es des villes, dans la vase des marais et des fossés , dans l(^s canaux où séjourne l'eau de mer. C'est lui (|u'exi abnt les leufs |)ruirris. 11 se foiine encore dans les inleslius de l'homme et des animaux, par suite lie la digestion; aussi fait-il constamment |)a. tie des gaz qui rcni] lissent ces viscères à toutes les éjiocpies d(> la v.e. — Il prend aussinaissancedansles eaux soustraites au contact de l'air, et qui contiennent tout à la fois des matèrcs organiques et du sulfate de chaux ou plûtre , dont la réaction mutuelle détermine la formation de sulfure de calcium, et par suite d'l)ydroj,ène sul uré. C'est p.our cette raison que les eaux naturelles se pu rétient (.ans les citernes mal construites, dans 1 .s toimeaux fermés, eic. Le même phénomène se p oJuit dai s les enviroiis des eaux stagnantes et^ salées où se trouvent des matières organiques et des sulfates ; il s'en dégage incessamment de l'acide sulfhydrique. C'est ce (jui airive constamment uans les maremmis de l'Italie , aux embouchures de [ilusieurs rivières sur la côte occidentale de l'Afrique , et il est assez i'ationnel de supposer que l'hydrogène sulfuré joue un gran.i rôle dans le dévelopjienient dd la mal aria ou mauvais air, fléau qui rend ces localités si dangereuses pour lliomme.
D'après tout ce qui précède , on ne peut révoquer en doute la pr. sence constante de l'hydrogène sulfuré dans l'atmosphère. Sans contredit , la plus grande partie de ce gaz , qui aftlue dans l'air , se trouve peu à peu décomposée par l'oxygène ; mais il en reste toujours assez pour produire certains eUets qui (lémonlreiit incontestablement sa présence. Ainsi , la teinte grise , puis noire , que prennent à l'air toutes les [teintures à l'huile ; l'altération qu'éprouvent, au contact de ce même agent , les métaux , tels que l'or, l'argent, le cuivre, le plomb, soit dans leur couleur, soit dans leur texture, etc., soiit(les phénomènes dus à l'hydrogène sulfuré conlenu dans l'air. C'est surumt le cuivre dont l'altéialion est la plus prompte et la plus prononcée. On cite un exemple remar(iuablc d'une altération de ce genre. La pointe entièrement faite de cuivre de la llèclie d'un paratonnerre surmontant un des éddices do Paris s'est trouvée complètement transformée en sulfure de cuivre.
C'est certainement à cet hydrogène sulfuré atmosphérique qu'il faut rapporter l'origine du soufre qu'on rencontre dans une foule de végétaux , alors môme qu'ils croissent dans des milieux dépourvus de soufre et de sulfates. L'nydiogène sulfuré, de môme que l'acide carbonique, est absorbé par les plantes, puis, sous l'influence, des forces vitales,
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