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Silice Eau.
L'urine des individus malades présente diverses modifications. Dans plusieurs maladies, l'urine contient do ralbuuiine ou m^me du sucre de fiiiits (diabète. Foy. Sucre) ; mais le genre d'altération le plus fréquent consiste dans un sédiment rouge Ijriqueté que tout le monde a eu occasion d'observer sur soi-mèuie. C'est de l'acide uriqae mélangé de légères traces de carbonate et de |ihosphate de chaux. Cette précqiitation d'acide urique a été interiirétée de dilïérentes manières. L'opinion la plus plausible , c'est celle de M. Scherer, qui pense que le .déiiôt d'acide urique est déterminé par suite de la formation de l'acide lactique, aux dépens de la matière exiractive de l'urine.
L'acide urique combiné avec la soude ou l'ammoniaque constitue en grande partie les dépôts tophacés qu'on remarque dans les articulations des individus atteints dégoutte ou de maladies rhumatismales ; il entre aussi dans la composition d'un grand nombre de calculs urinaires, dans la tiente de presque tous les oiseaux.
Les calculs urinaires (gravelle) se développent généralement dans la vessie sous l'inlluence de certaines causes encore inconnues. Il y en a aussi qui se forment dans les reins, dont ils obstruent les canaux. Les calculs urinaires les plus fréquents sont composés d'acide urique, A'urate d'ammoniaque, de phosphate de chaux, de phosphate de magnésie et d'ammoniaque, d'oxalate de chaux, de ojstine, de xanthine et de fibrine.
Des variétés que présente l'urine humaine. — Cette liqueur excrémcntitielle varie, d'après une infinité de circonstances et suivant l'âge. Dans le fœtus, elle est sans couleur, sans odeur, et cliargée de beaucoup de mucus; dans l'enfance, elle ne contient point ou peu de phosphates et une petite quantité de sels et d'urée; chez les adultes, elle est telle que nous l'avons considérée ; dans la vieillesse, elle est plus chargée d'acide urique et de phosphate de chaux.
La nature de cette sécrétion varie suivant qu'elle est recueillie à différentes heures de la journée, plus ou moins rapprochées de celle des repas. Elle est incolore, sans saveur bien sensible, et ne semble être que de l'eau presque pure peu de temps après le repas ; elle a une couleur jaune pâle, une odeur particulière pendant la digestion des aliments, mais elle ne prend tous les caractères que nous lui avons reconnus que sept à huit lieures après le repas, c'est-à-dire après que la digestion est entièrement opérée.
Toutes choses égales d'ailleurs, sa quantité est en rapport inverse avec celle de l'humeur de la transpiration. C'est ce qu'on remurj^ue facilement suivant les saisons. En été, où la transj,)iration parla peau est abondanie, l'urine est plus rare; au contraire,
dans l'hiver, l'urine est plus fréquente et la transpiration peu sensible.
Les aliments exercent aussi une action remarquable sur les i^ropriétés de l'urine. Outre qu'elle peut s'iin])régner facilement de leur odeur, ou être modifiée par leur nature, elle contient quelquefois une partie de leur couleur, qui altère celle qu'elle a naturellement.
Enfin, les passions influent sur la nature de l'urine; les chagrins, la frayeur, les 'ives affections de l'âme qui troublent subitement l'économie, font sécréter aux reins une urine claire, abondante, sans odeur ni saveur.
URIQUE (acide).— En 1776, Scheele, en examinant les calculs de la vessie de l'homme, découvrit cet acide, auquel il donna d'abord le nom d'acide lithique, pensant alors qu'il était toujours le princi|)e constituant de ces pierres ou concrétions. Mais d'autres chimistes ayant démontré qu'elles étaient souvent formées par des substances dilféreutes, on lui donna le nom d'acide urique, nom qui rappelle qu'il tire son origine de l'urine.
Cet acide existe dans l'urine de l'homme, dans celle de certains animaux carnivores et de tous les oiseaux ; on l'a également rencontré dans les urines des serpents; il paraît être alors une véritable sécrétion des organes cjui sécrètent l'urine, car la présence de cet acide n'a pas encore été démontrée dans le sang. C'est à sa précipitation de l'urine humaine qu'il faut rapporter les causes de la gravelle et de la plupart des maladies calculeuses qui affectent très-souvent l'espèce humaine. On a constaté aussi que cet acide se trouvait, mais en |)etite quantité, dans d'autres substances animales, telles que les matières excrémentitielles du ver à soie, et dans les cantharides.
USAGE DE LA BILE DE BOEUF. Voy.
Bile de boeuf.
USTENSILES D'ARGENT {netlorjage).— L'emploi de la craie, du tripoli, des os calcinés, pour le nettoyage des ustensiles d'argent, est généralement usité dans les ménages, mais il a l'inconvénient de faire disparaître le mat, et de produire des stries dans les parties [lolies. Les taches brunes que 1.) contact du sel marin fait naître sur l'argeii! ne disparaissent que fort difficilement pa;' les moyens ordinaires ; aussi est-on très-frc quemment obligé de recourir à l'orfèvre pou,faire rebrunir l'argenterie et lui rendre son aspect primitif. Pour obvier à tous ces embarras et dépenses, on peut utiliser avec succès le moyeu commode, expéditif, que nous devons à M. Leroy, de Bruxelles, et (]ui consiste à frotter les pièces d'argent, matées on polies, avec une toile tijie, imbibée d'ammoniaque liquide pure et concentrée. On répète à deux ou trois réprises difl'érentes, si cela est nécessaire, et on ne tarde jias à voir l'argenterie reprendre sou beau brillant métalliipie, comme si elle sortait de l'alelici de l'orfèvre. On essuie à sec avec un mori'.eau de linge bien propre. Les taches occa-ionnces par le sel de cuisine sont immédiate- .ment enlevées ])ar ce procédé, le chlorure