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d'argent (Hant tr6s-solul)lo dans l'ammonia- (]iK'. OiiMiiil les pièces irafLït'iitiM'ic sont ciso léi's, il est 1)1)11 aloi'.s (lo lier un pendu toilo au bnut d'iiiiL' petite lijjo do bois, pour pou-
VAR
vnif passer entre les iniersticos. On i)eul aussi nello.yer une grande masse d'argenleru' eu peu de teuips.
VANADIUM. — Le nom oei'f/nrrfi'/f/m vient de vinwilis, épitliète de Frein, ilivinilé germanique. Corps simple méliillique. Le vanailinm, obtenu par la r(''tkution tlu elilnmru de vnnatinun, au moyeu île l'aiiunoniaipie, est de eouleui- argentine, friable, et tout à l'ait semblable au molybdène. Il n'est ni duetile ni malléable ; il est infusible au feu de nos fourneaux.
Le vanadium |iuivérulent s'enflamme audessous de la chaleur rouge, et se change en o.\yde noir. Les acides suifurique, chlorhydrique et lluoi'iiydrique ne l'attaquent ni à chaud ni à froid. L'acide azotique et l'eau régale l'altaqueut aisément, et la liqueur ([ui eu l'ésulle est bleue. Le soulVe et le phosphore ne se combinent |)as directement avec le vanadium. Les alliages que le vanadium forme avec certains métaus sont cassants et sans usage.
Le vanadium existe dans le minerai de fer de Taberg (Suède) ; il passe dans la fonte, et ou le retrouve principalement dans les scories d'afiinage du fer de Taberg. On rencontre le vanadium combiné avec le |>lomb dans des minéraux ]iro venant de l'ancienne mine de \'anlok-Head, près de South-Bridge (Angleterre). Cette combinaison de vanadium recouvre la surface d'une calamine , sous forme de petits mamelons d'un brun rougeàtre, ou sous forme de petits prismes à six pans groupés (Johnston). Le seul minéral dans lequel le vanadium existe comme partie essentielle, est le prétendu snuschromate de plomb de Zimapan, au Mexique.
C'est une masse cristalline , blanche ou brune, composée, d'après Wœhler, environ dei trois quarts de son poids de vanadate de ple.ub sesquibasique et de chlorure de plomb bibasique, uni à des traces d'arséniate de plomb, d'hydrate de peroxyde de fer et d'alumine.
Le vanadium a trois degrés d'oxydation, d'après Berzelius : 1° uu sous-oxyde, un protoxyde et un acide. Les oxydes sont trèsdil'liciles à réduire par le caroone, mais le potassium en opère facilement la réduction à la chaleur d'une laajpe à esprit-de-vin.
VAPEURS. Voy. Calouique.
VARECHS (fucus, algues marines, goémons). — L'industrie qui s'exerce sur les produits de l'incinérai ion des varechs a pour but principal l'extraction de l'iode; mais elle donne aussi , en moindre proportion , un deuxième corps simple, le brome, dont la consommation est Irès-limitée , et procure en outre des quantités considérables de sel marin, de sulfate de potasse et de chlorure de ])otassium; tous ces protluits doivent donc ôtro compris daus la description de la
fabrication et du traitement des soitdes de varrrlts. Ce nom, sous lequel on désigne la matière première, est assez mal choisi, car ni la soude ni le carbonate de soude ne figin-ent parmi les produits variés qu'on en tire : ils y existent en si faible proportion, qu'on ne les extrait pas; on les annule môme en les saturant par l'acide snlluri pie.
Falirication cira sels et produits des varechs. — Ces industries, qui ont acquis une importance notable adirés la découverte de l'iode, ont reçu de nouveaux dévelop|iements depuis les ap[)lications do l'iode et du brome à la photographie : elles occupent actuellement plus de 3,000 ouvriers pour la récolte des fucus, la dessiccation et l'incinération de ces plantes.
Récolte du goémon. — La récolte du goémon (nom vulgaire de ces aloUes) avait lieu de temps immémorial sur les eûtes du département de la Manche, et s'y fait encore pour l'emploi direct de ces débris végétaux, que la mer rejette ou que l'on arrache aux roches, et qui sont trans[)ortés comme engrais sur les terres en culture.
Depuis plusieurs siècles, une partie des varechs desséchés au soleil, mis en meules, étaient tous les ans, à l'automne, livrés à l'incinération, suivant des procédés simples, semblables à ceux employés pour la fabrication des soudes et [jotassès naturelles.
Ces soudes brutes, contenant environ deux centièmes de carbonate de soude, 33 à 56 pour 100 des sels solubles, i2 à 67 de composés insolubles (cai'bonato de chaux, oxysulfure de calcium, phosphates de chaux et de magnésie, silice, charbon, etc.), étaient employées dans la fabrication du verre commun. On donna plus tard la même destination aux sels solubles extraits |)ar le raffinage, qui pouvaient d'aiHeurs entrer dans la composition des verres à vitres et de gobeleterie, mais, dans ces deux cas, une gi-ande partie des chlorures étaient volatilisés durant la fusion ou l'affinage du verre.
Aujourd'hui on opère plus exactement cette séparation, et l'on tire meilleur parti des eaux-mères dans les fabriques de Cherbourg et de Tourlaville, montées et dirigées par MM Cournerie père et fils.
Lixiviation des soudes et séparation des sels. — Les soudes brutes achetées aux [laysans doivent être essayées, afin de constater au moins la proportion des sels solubles; nonseulement les dilférentes espèces et vju-iétés de fucus donnent des quantités différentes de cendres, et il se trouve, dans celles-ci, plus ou moins d(! composés solubles, vai' blés môme dans leurs rajJports entr^ mais encore il arrive que, par négligy