‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 311 sur 354 · EG · texte numérisé non relu

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voit dans les graminées. Les liges, ainsi que les branches , se terminent en général par des parties vertes , molles, herbacées. 11 y a des vé.-;étaux dont les tiges sont composées en grande partie de cette substance verte; on les appelle alors plantes herbacées , herbe. Leur existence. est bien plus courte que celle des autre? végétaux; en général elles périssent au bo \l d'un an, ou bien, la tige morte, il repousse du collet à la racine d'autres tiges l'année suivante.

Les tiges des végétaux qui vivent plusieurs années, et qu'on nomme en raison de cela plantes vivaces, ont plus de consistance et sont plus dures que les précédentes. Dans les plantes vivaces, on distingue, l°les tiges charnues, dont la partie externe est recouverte d'un parenchyme vert très-développé ; 2° les tiges ligneuses ayant la consistance et l'apparence du bois. Les végétaux de cette dernière catégorie sont divisés en sous-arbrisseaux, en arbustes et en arbres ; bien tjue les tiges affectent ordinairement la verticalité, elles s'inclinent néanmoins quand elles sont trop faibles. Si elles ne peuvent se redresser, et qu'elles se courbent jusqu'à ce que leur sommet touche la terre, elles y prennent racine, comme les plantes grasses en sont un exemple. Souvent il arcive que les tiges qui ne peuvent se soutenir ellesmêmes sur le sol, prennent pour point d'ap- [lui les corps qui se trouvent à leur portée ; telles sont les plantes rampantes. Les branches ou les rameaux dont les tiges sont pourvues vont en divergeant, et portent des feuilles et des fleurs ; elles naissent de l'aisselle des fleurs, ou très-près, et tendent également à suivre la verticale ; mais, au fur et à mesure qu'elles grandissent, elles tendent à pren :re la direction horizontale, tant ù cause de leur poids que parce que leurs extrémités se dirigent vers le bas pour chercher la lumière. Les branches inférieures était les |ilus anciennes, sont naturellement lijs |)lus lo.igues. 11 existe un tel rapport entre les bi-anch''S et les racines, qu'une grosse bra;iche correspond à une grosse racuie, et quf, lorsqu'une racine pivotante perd son pivot, la maîtresse tige cesse de s'élever et pousse des branches latérales.

Pénétrons successivement dans l'intérieur de la tyge des dicotylédones et des monocotylédoaes.

Dans la lige des dicotylédones, on trouve deux parties distinctes : le corps ligneux, placé au centre, et le corps ou système cortical qui enveloppe le corps ligneux, et que l'on nomme écurce ; dans chacune de ces parties on remarque deux portions distinctes placées en sens inverse l'une de l'autre: la partie parenchyraateuse, la moelle, occupant le centre, et la partie fibreuse composée du bois et de l'aubier, et disposée par couches autour du parenchyme. Dans î'écorce, la partie parenchymateuse, ou la moelle corticale, a|ipelée enveloppe cellulaire, ^e trouve h l'extérieur, tandis que la [lartie libreuse, qui comprend les couches coiti-

cales et le liber, est à l'intérieur. Il y a donc inversion dans la place qu'occupent la moelli» corticale et les parties fibreuses qui ont de l'analogie dans leur composition.

La lige des monocotylédones diffère de la précédente, en ce qu'elle ne présente seulement qu'une masse homogène, au heu de deux corps différents qui croissent en sens inverse. De plus, elle n'a jamais de canal médullaire, ni de rayons médullaires distincts ; les fibres ligueuses nouvelles et anciennes sont entremêlées de,iuis le centre jusqu'à la circonférence, et ne forment pas de couches régulières.

Les racines sont les parties de la plante qui se dirigent vers la terre ; elles se distinguent des tigi'S en ce qu'elles ne croissent pas, lors même qu'elles sont exposées à l'air, à l'exception cependant de leurs extrémités, ou spongioles, véritables tissus destinés à produire l'ascension de la sève dans la plante. Les racines ditfèrent des tiges en ce qu'elles n'ont ni trachées, ni stomates. Des coupes transversales piatiquées dans les racines présentent les mêmes parties que celles elfectuées dans les tiges, si ce n'est que les racines des dicotylédones manquent de moelle. La plupart des racines se ramifient, soit latéralement, soit par leurs extrémités, en une multitude de fibrilles très-menues, dont l'ensemble constitue le chevelu. C'est à l'extrémité de ces fibrilles que se trouvent les spongioles.

Les feuilles attirent particulièrement l'attention des botanistes, en raison du rôle important qu'elles jouent dans la végétation; elles sont les organes de la respiration, de l'évaporatjon aqueuse et de la décomposition des sels et des sucs. La feuille se compose des parties suivantes : le pétiole ou queue de la feuille est le filet qui, partant de la tige, forme un faisceau peu ou point étalé, appelé limbe. Ce limbe est la portion où les fibres sont |)lus ou moins divergentes ; on y distingue les n./rvures ou faisceaux de Ubrdles qui en forment le squelette, et se divisent en primaires, secondaires, tertiaires. Entre les nervures se trouve un intervalle rempli par le parenchyme, qui n'est autre qu'un tissu cellulaire. Si l'on examine le lunbe suivant une coupe transversale , on reconnaît trois parties distinctes : 1" la face supérieure, 2° la face inférieure, 3° l'espace iiiteimédiaire rempli d'un organe appelé mésophylle, lequel constitue réellement le corps de la feuille. En effet, le mésophylle renferme , suivant toutes les apparences, deux systèmes lrès-im|)orlants ; le premier, recevant la sève ascendante, la conduit au contact de l'air pour son élaboration, et permet l'exhalation des parties surabondantes, tandis (lue le second leçoit la sève élaborée et la reconduit dans la tige pour servir à la nutrition. Quant aux deux surfaces de la feuille, elles ne sont que des cuticules destinées à garantir L' mésophylle, et [leuvent être enlevées lacileaient dans les jiliuites où le tissu cellulaire est abondant. Elles soni souvent très-différentes; la supérieure a un

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!isi)Ool plus uni quo l'inlVîrii'uro; ollc ;i nmius ili' poils et iii;ui(|U(' souvint d" sloiti.-ili's, (|ul lie sont nuli'i's cpic les orilici'S de la cuticulo. Chn(|uo suil'aci' paraît jouer un rùlo s|!é(ial, car si Ton retourne une feuille, elle no tarde pas h repr(>ndre sa position jjriiiiilive, lors nii^nu' (pic l'on y met obstacle.

Après les fouilh^s viennent naluroUemont les oriianos roitroducicurs, qui sont à l'extrémit(^ des tiges. Tous les corps or;;anis6s, v('i;i''taux ou animaux, sont reproduits par nu germe (pii est en ([uehjue sole le corps lui-même en miniature, ou un(^ i)ortioii de ce corps. Deux opinions contradictoires divisent depuis longtemps les physiologistes, et les iliviseront peiit-(Mre longtemps encore. Les uns pensent que les germes sont formés par les organes reproducteurs, les autres admettent qu'ils sont préconçus, et font renio iter par consé(]uent leur origine îi la création des êtres. Suivant cette dernière o|)inion, tous les geimes auraient été emboîtés les uns dans les autres, et se détacheraient successivement, dans le cours des sièides, jusqu'à l'infini. Les germes se présentent sous deux états ditîérents : tantôt ils se dévelo|ij)ent suivant les lois de la nutrition, comme les branches, les tubercules, les caïeux, les marcottes eu les boutures eu sont des exemples, tantôt ils sont le résultat d'une fécondation qui s'opère dans un appareil composé d'organes dont la réunion forme la fleur.

Toutes iCS plantes ne sont pas pourvues d'organes reproducteurs bien apparents ; celles qui en possèdent sont appelées phanérogames, et celles qui paraissent en être privées cryptogames. Dans les phanérogames, la fleur est portée sur un rameau ou pédicelle de longueur variable, suivant l'espèce. Les pédicelles prennent naissance, soit immédiatement sur la tige, soit sur des parties de celle-ci ou des branches; on appelle pe'doncules ces branches ou tiges florales. Les feuilles florales sont celles dont l'aisselle émet un pédicelle. On les nomme bractées lorsqu'elles diffèrent des feuilles ordinaires par la grandeur, la couleur, la forme, la consistance. Les bractées doivent être cousidérées comme servant à protéger les parties de la fleur et à les nourrir. Sans entrer dans un examen détaillé de toutes les parties des oi'ganes qui constituent une fleur, nous dirons qu'on distingue les pistils et les étamines, organes de la fécondation. Les étamines sont libres ou soudées, monadelphes. La corolle est monopétale ou polypétale, de même nature que ces organes; elle les enveloppe immédiatement et les protège. Le calice, de nature foliacée, leur sert de tégument externe. Il estmonophylle ou feuilles soudées, ou polyphylle ou feuilles libres. Le torus sert de base commune à la corolle et aux étamines ; nous ne devons pas omettre non plus l'axe ou prolongement du pédicelle. Le nistil se compose du stigmate, du style, de l'ovaire, des ovules. Ces organes sont composés eux-mêmes de ])arties diverses, parmi lesquelles il y en a plusieurs qui

jouent un rôle important dans les phéiiomè-nés de la nutrition.

L'étamine est composée il'nn fdet el d'une anthère. Le t.lcl a tantôt une forme cylindri(;ue, tantôt une forme piismatique grêle Irès-allongi'e, tantôt il est comprimé en forme de laiice , el quelquefois épanoui h son sonuuet en foruK; de capuchon. L'anthère est unc! bourse portée par le filet, et renfermant le pollen. Chaqu(! granule contient, h l'inlérionr, un liquide de nature un neu visqueuse. Dans le pistil se trouvent les ovules fixés sur un placenta. C(>1 organe se termine ]>ar le stigmate, espèce de spongiole situéf; à l'extrémité des styles.

Les nectaires sont des glandes excrétoires situées sur l'un des organes floraux el renfermant un suc a|i[)elé nectar, que, pour se nourrir, recherchent les insectes suceurs. Aussitôt que la fécondation est achevée, les organes reproducteurs et toutes les parties (le la fleur se flétrissent peu à peu. Les ovules fécondés se dévelojipent, sont transformés en graines, et les pistils en fruits, renfermant eux-mêmes des graines ; c'est a cette enveloppe, qui contient les graines, que l'on a donné le nom de péricarpe. Pour bien connaître le péricarpe, il faut avoir une idée des diverses enveloppes dont il est composé.

Les carpelles sont réellement les organes femelles des plantes. Ce sont elles qui, placées au centre de la fleur, tantôt libres, tantôt soudées, constituent le pistil pendant la floraison, et le fruit quand celle-ci est achevée. La carpelle est, comme la feuille, composée de trois parties, une surfixce externe, une surface interne et un plexus de fibres, de vaisseaux et de tissus cellulaires ; cet organe, appelé dans la feuille mésonhijlle, est nommé mésocarpe d'ans les carpelles, et sarcocarpe ou chair du fruit quand il est fort épais et très-charnu.

Les fruits sont entiers, divisés, partagés ou multiples, suivant que les carpelles sont soudées dans toute leur longueur, ou seulement dans la moitié de cette longueur, ou suivant que les carpelles sont soudées par la base ou qu'elles sont iilires de toute cohérence. Pour avoir une idée complète des fruits, il faut encore connaître les parties de la fleur qui entrent dans la composition du fruit. Ces parties sont le torus, le calice ou périgone; le premier a été déjh défini. Le calice, qui a été aussi décrit, se prolonge autour du fruit ou sous forme décailles distinctes, de filets filiformes, ou sous la forme d'un godet membraneux entourant les carpelles, sans adhérer on en adhérant avec eux. Le torus et le calice réunis se collent sur les carpelles, et forment alors un ovaire ou calice adhérent. Il existe encore des organes qui semblent faire partie des iVuils, quoique situés hoi'S des fleur-s : ce sont ks bractées, les pédicules et les récept.icles des fleurs. A l'extrémité du cordon ombilical so trouve la graine; les points de contact forment l'iunbilic, le hile ou cieatricule. Danj certains points, le cordon s'éi)anfinit avani

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d"nUein(Ire la graine. La partie épanouie se lioiiiiïie arile.

Nous arrivons à la structure de la graine, qu'il est important de connaître quand on veut étudiei riiilluence des forces pliysiques sur la germination.

La graine, après la fécondation, est tout sirajjjement une cavité fermée de toutes p.irts et renfermant le germe de la plante, ou, pour mieux dire, le rudiment de cette plante, qui est un embryon pourvu de diveises parties, dont les unes servent à nourrir la jeune plante dans les premiers temps de la germination, et les autres de téguments protecteurs. Ces téguments sont quelquefois nounués spermodermes, testa ou peau de la graine, et leuferment de l'albiunen ou périsperme et l'embryon ; de sorte que la graine proprement dite se compose de trois parties principales, indispensaides à connaître dans la physique appliquée, savoir : le spermoderme, l'albumen et l'embryon.

Le spermoderme est souvent composé de deux couches ou membranes distinctes dont l'extérieur, ordinairement plus résistant, a reçu spécialement le nom de testa, et l'intérieur, plus mince, le nom à'endoplèvre ou de membrane interne.

C'est dans l'épaisseur du testa que se rangent les vaisseaux qui, partant du funicule, vont porter à l'embryon sa nourriture.

L'amande, ou le noyau de la graine, est la partie qui est renfermée dans le spermoderme; dès lors l'amande comprend l'embryon, ses annexes et l'albumen, qui est un corps commun à plusieurs graines.

L'albumen, ainsi dénommé à cause de l'analogie de ses fonctions avec celles de l'albumine ou blanc de l'œuf, est destiné à nourrir la plante à l'époque de la germination ; tantôt il est huileux, tantôt farineux, tantôt il se présente à l'état corné et se transforme, lors de la germination, au moyen de l'eau et de la chaleur, en une matière énmlsive qui est absorbée par l'embryon et sert à son développement.

L'embryon, comme nous l'avons déjà dit, est une jeune plante en miniature, munie de tous les organes indispensables à la nutrition, tels que racines, tiges et feuUles. La racine e<t appelée radicule, la tige tiqelle, et les feuilles cotylédons. Dans les applications des forces physiques à la végétatiou, nous verrons de quelle manière les diverses parties de l'embryon se dévi-loppent.

La radicule, dans la plupart des cas, a une forme conique ayant la plus grande ressemblance avec les racines ordinaires ; elle va en s'amincissant depuis le collet jusqu'à l'extrémité, qui se termine en pointe. Les incinps sont souvent munies de poils d'un blanc d'argent, assez longs, hérissés et d'une consistame très-ranlle.

La tigcHe est dirigée dans un sens opposé à la radicule. Lors de la germination, elle se dirige vers le zénith et verdit par l'action de la lumière. La tigelle va du collet aux cotylédons ; la continuation de la tigelle audessus des cotylédon? et des feuilles rudi-

mentaires qu'elle porte constitue la gemmule ou plumule.

Les cotylédons, comme on l'a déjà vu, sont les premières feuilles de la plantule; les graines peuvi nt avoir un, deux ou plusieurs cotylédons. Dans le premier cas, les végétaux sont appelés monocotylédones; dans le second, dicolijlédo7ies, et dans le troisième, poltjcotylédones. Enhn, on appelle végétaux acolyle'dones ceux dans lesquels il n'existe pas de cotylédons.

Les cotylédons sont ou charnus ou foliacés ; ils sont charnus et ne se colorent pas en vert, quand ils n'ont [loint de stomates; ils sont foliacés quand ils sont munis de stomates.

Il ne reste plus à décrire que les organes de la reproduction dans les végétaux cryptogames. Il n'est pas possible, comme l'observe M. de Candolle, d'admettre qu'il existe des plantes dépourvues d'organes propres à la fructification ; c'est pour ce motif qu'il a appelé cryptogames les végétaux dont la fructitication est obscure et même douteuse. Il y a des cryptogames, comme plusieurs mousses, qui paraissent posséder deux modes de reproduction, des graines et des bulbites ; c'est ce qui a contribué à répandre du doute sur la structure des cryptogames.

Passons actuellement aux organes élémentaires des végétaux, pour ne rien omett e de ce qui concerne leur constitution. Nous avons vu que les plantes, comme tous les corps organisés, sont composées de tissus et de matières reçues ou sécrétées par ces tissus qui constituent les corps eux-mêmes.

On ne peut étudier ces organes élémentaires qu'à l'aide du microscope.

Les 0])inions des physiologistes varient sur l'organisation végétale ; et cela tient en grande partie à ce que dilférentes )iersonnes, regardant au même microscope le même fragment, n'y voient pas toujours les mêmes choses. Lorsque l'on coupe transversalement une plante ou une partie de plante, on y aperçoit, à l'aide d'une forte lentille ou du microscope, des cavités inégales de forme variable, mais le plus souvent de forme hexagonale. Si la plante est coupée dans le sens de sa longueur, on y remarque des cavités terminées par des diaphragmes, ou bien des cavités tubuleuscs dépourvues de cloisons transversales, ou des filets épars plus ou moins opaques. On appelle cellules ou utricules les cavités fermées de toutes parts; vaisseaux, les tubes; et fibres, les lilets. Voyons quelle est la divergence des opinions sur l'organisation des végétaux : les uns, et c'est la plus ancienne o()inion, ont avancé que le tissu végétal est formé de libres très-minces et diversement entrecroisées ; d'autres, que le tissu végétal est une membrane continue de toutes parts et dont les doublements variés produisent les cavités closes, les vides clos ou tubiileux ; enfin, il y en a qui considèrent le végétal comme composé de cellules ou d'utricuies. Nous allons passer successivement en revue le tissu cellulaire, les vaisseaux, les fibres ou

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joiKîhes, les stomnlcs ou pores do la ciili- 3ul(>, les sin)ni4ii)l(!s cl siii;oirs, les loiili- -■'■elk'S, k's poils, li's icscrvoiis du suc ju-o- [irc, les cavilrs acrieiuii^s, cd'.

\a\ tissu ( l'ilulciii'o est iiiciiibiaiicux, foiiiu; irmi ^l'iiiul iiDiiibrc lie cellules,- connue un lavim (le miel ; on lui «lonne aussi le nom do lisait tttriculdire cl de itiinntlti/ine, ([uand on le (■(risidc'Tc eu masse. Los cavilés du lissu cellidaife sont a|i|>elces ccllnlrs, utriculfs ou vésicules, suivant les auteurs. (!e lissu existe dans toutes les plantes ; quelijues-uncs (rentre elles mt>n!(! eu sont ciitii"'i'emeul couipo- S(^cs, comme les cliimpi^iions, les alignes, etc. En géniM'al il enloiu'ii les vaisseaux ; il esl plus abondant dans les herbes ({ue dans les ariu'os, cl dans les jeunes plantes (pie dans les vieilles. L^' diauKMro des cellules varie, sous un s''Ossisseuienl di^ cent trente l'ois, de dix millim(''lres à un millimètre.

Les cellules sont lant(jl arrondies, tantôt allongées en fuseau ou amincies aux deux exU^Muités, ou en tubille, ou eu prisme, lan- Wl allongées en travers.

Les cellules sont, ou remplies d'ini suc aqueux, ou pleines d'air; on y trouve ftx'quemment de petits grains libres, opaipu'S, sans couleur, ai)i)clés j'éaile; d'autres petits globules se reneontreul surtout dans les cellules des parenchymes foliacés, qui se coloi'ent en vert à la lumière et peuvent liréndre diverses autres couleurs ; ces globules, de nature résineuse, forment la niatière verte des feuilles, appelée chlorophtjUe. Les cellules allongées du bois de l'aubier et ('es couches de l'écorce sont des parois épaissies |iar le dépôt de la matière ligneuse. Los cellules, étant closes de toutes parts, ne peuvent recevoir les sucs que par des etfets d'en iosmose ou autres. Il existe eu outre, entre les cellules, des espèces de vides qu'on appelle méats ou canaux intercellulaires, lesquels sont remplis de sucs. Passons aux vaisseaux. Les analomistes ne sont pas généralement d'accord sur leur structure.

Les vaisseaux sont des tubes cylindriques creux, dans lesquels on n'apen^.oit aucun diaphragme, dans le sens transversal, servant à les clore. Ils dillèrent encore des cellules allongées, en ce que les parois de celles-ci ne sont pas munies de points, de raies, d'anneaux, de fentes ou de spires. Les vaisseaux spiraux et élastiques sont des trachées, mais (jui manquent dans toutes les plantes cellulaires, comme les clianqùgnons, les lichens, les algues, etc., nous en otlrenl des exemples.

Les vaisseaux annulaires ou rayés , qui sont les fausses trachées de M. de Mirbel, se montrent dans le ligneux des végétaux vasculaiies. Ce sont des tubes cylindriques simples manques de raies régulières, transversales et parallèles entre elles. Les vaisseaux ponctués, vus au microscope, se |irésentent sous la forme d'un tube cylindrique dont les parois sont recouvertes de séries transversales de points opaques ; ils sont tiès-abondants dans les dicotylédones. Les vaisseaux en chapelet dillerent des précé-

dénis en co qu'ils s(uit étranglés d'une manière plus ou moins smisibh^ (h; |)lace en I hure ; >f. d(! Mirbel hs c(msiilère commo des cellules placées bout à bout. Les vaisseaux i-éticulaires soûl plus rares (pio les précédents; leur nom indiquant sutlisam- UKUit leur organisation, nous nou-^ dispensei'ons d'en rien dire de plus. Passons nws. libres et aux couches.

Les libres sont ces liliis longitudinaux qu'on obtient eu fendant, dans le m'us de la longueur, une lige de plante vasculaire; vues au microscope, elles jiai'aissent ((uunosées de faisceaux de vaisseaux, entremêlés cl entourés de tissu cellulaire allongé. Los couches sont des libres distrilnaées circulairement autoui' d'un axe, soit réel, soit idéal, et forment en général des anneaux concentri(iues ou des cônes emboîtés les uns dans les autres.

La membrane mince transparente' ciui recouvre les plantes est l'épiderme ou la cuticule. Cet é|>iderme esl formé d'une ou plusieurs couches ]iarticulières de tissu cellu laire, très-distinctes des suivantes, et constituant une espèce d'enveloppe.

Dans les feuilles, la cuticule est facile h enlever; elle se présente alors comme une membrane assez fine, marquée d'aréoles do formes variées. La cuticule est ordinairement transparente et blanchâtre; car la couleur des lleurs et des feuilles d(5pend de la naliu'e des matières contenues dans !o parenchyme; néanmoins, elle influe un jieu sur la coloration suivant qu'elle est plus ou moins transparente, ou bien qu'elle renferme des teintes jauniltres; au microscope ou il l'aide d'une forte loune, on y distingue des raies en réseau ayant la forme d'aréoles produites par les parois des cellules qui constituent celle membrane.

L'épiderme d -s vieilles tiges n'offre plus la même structure; il est formé par l'exfolialion des couches superficiilles de l'envelojipe cellulaire corticale. En raison de sa consistance, l'épiderme sert îi abriter l'enveloppe cellulaire et à la préserver de l'intem[iérie des saisons.

La cuticule de la partie herbacée des lilantes, vue au microscope, se montre couverte d'oritices ovales appelés stomates ou glandes corticales, pores évaporaloires, poies de l'épiderme, pores corticaux; mais on s'en tient aujourd'hui à la dénomination de stomates. La forme de ces pores est tantôt ovale, tantôt presque arrondie ; leur grandeur varie d'une plante à l'autre, et est ordinairement en rapport avec la grandeur de.s mailles de la cuticule. Les stomates so voient avec plus ou moins de facilité sur les cuticules des végétaux vasculaires , et en général sur les surfaces foliacées de ces végétaux.

Les deux faces de la feuille ne sont pas pourvues inditléremment de stomates; les feuilles du poirier n'en ont qu'à la surface inférieure; celles des liliacées ou des graminées en ont sur les deux surfaces : les feuilles (louantes n'en ont qu'à la surfaca

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