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supérieure. Les stomates se montrent encore sur les pétioles quand ils sont dilatés; sur les jeunes pousses, quand elles sont Ijeriiacées; on les rencontre aussi sur les calices, les involucres, quand ils sont foliacés : il en est de même des |)éricarpes quand leur consistance est foliacée.
Les stomati's manquent dans plusieurs plantes vasculaires, et cela d'après la manière de vivre de ces dernières, et particulièrement sur les feuilli's ou plantes qui vivent dans l'eau. Quoique les fonctions des stomates soient encoie un sujet de controverse entre les physiologistes, néanmoins on ne peut s'empêcher d admettre que les stomates ne servent à l'exhalaison ou à l'absorption de l'air et de l'eau. Outre les stomati's ou pores visibles, il en existe d'invisibles à la surface des végétaux, et dont on ne connaît pas bien les fonctions.
On trouve à la surfacf extérieure du tissu certa'ues parties aj)pelées porcs sponi/icux ou spongioles , destinées à absorber li'S liquides avec lesquels elles sont en contact. Ces spongioles sont formées d'un tissu cellulaire très-lâche, dpnt les celluh'S sont arrond.es; l'extrémité des racines en est pourvue, et c'est pir elles que s'opère l'absorf)tion des sucs nourriciers au moyen des phénomènes d'endosmose. Ces spongiole? sont appelées spongioles radicnles. On a aussi quelquefois considéré comme des spongioles pistillaires les iiarties de l'organe fi'melle qui absorbent la liqueur fécondante. On les trouve à l'extrémité de cet orgine, et elles constituent la partie principale du stigmate. Quelques pliysiologistes langent p,:rmi les spongioles les extrémités des hou|ipes qui existent dans plusieurs lichens, ainsi que l'extrémité absoibante de certains suçoirs; ces di'rniers servent aux plantes parasites pour enlever aux végi'taux voisins la nourriture qui leur est destinée.
L'écorce des branches des arbres présente des taches auxquelles on a donné le nom de glandes lenticulaires. Sous leur cuticule se trouve un amas pulvérulent, tantôt verdaire, tantôt blanrh tre, qui paraît composé par les cellules de l'enveloppe cellulaire désuide et sous forme de vésicule ovoïde. On trouve li'S lenticules dans presque tous les dicotylédones, excepté dans les cou'fères , les rosiers; on ne les trouve ni dans les herbes dicotylédones, ni dans les monocotylédones, ni dans les acotylé lones. Leur nombre, leur grandeur, varient d'un arbre à l'autre, et souvent dans les espèces du même genre.
Il existe dans les végétaux, comme dans les animaux, des organes pariiculiers, organes sécrétoires qui élaborent un suc spécial aux dépens du Oui le nourricier commun; c'est ce qu'on nomme les r;lan'les. Les unes sont |i!acées à la surface cïe divers organes des végétaux, les autres dans l'intérieur de leurs tissus.
La superficie des végétaux est recouverte de ! etits filaments mous, et a.ant beaucoup de resseiiblance avec les noils des animaux.
Ces poils sont les prolongements d'une ou plusieurs cellules. On en distingue plusieurs classes qui ne se ressemblent (|ue jiar leur forme générale, mais qui présentent des différences en raison dé leur usage, de leur origine et de leur structure. Aiu'^i, l'on reconnaît dos jioils glanduleux, lymphati pies ou non, corollins, écailleux, ciliaires, poils radicaux.
Outre les glandes qui sécrètent des sucs particuliers, il existe des vaisseaux propres ou réservoirs qui renferment des liquide» colorés, d'une nature particulière, mais seulement dans certains végétaux.
Le tissu cellulaire, en se distendant, donne naissance à des cavités qui se remplissent de suc (iropre; il arrive quehpiGfois que, par l'acte de la végétation, ce tissu, en se distendant, finit par se rompre, et forme des cavités qui se remplissent d'air, et aux([uelles on a donné le nom de moelle de vaisseaux pneumatiques, de réservoirs d'airs accidentels, enfin de cavités aériennes.
On distingue enfin dans la structure des végétaux les raphides, faisceaux de cristaux que l'on trouve dans les cavités internes.
Telles sont les données générales que le physicien doit posséder sur la structure des végétaux, s'il veut se livrer à des recherches touchant l'action des forces physiques sur les phénomènes de la vie dans les plantes.
VÉGÉTAUX, leur propriété d'imbibition et d'hygroscopicité. Voij. Endosmose.
'\'"KINES. Voy. Gisement des minéraux.
'i'ÉLIN. Voy. Parcuemin.
VENIN DES SERPENTS. — Les vipères sont pourvues de deux dents très-aiguës, dans l'intérieur desquelles règne un étroit canal longitudinal, qui s'ouvre au côté interne de la pointe de la dent, et qui à la ra- . cine de celle-ci communique avec un petit réservoir susce|itible de contenir trois à quatre gouttes de liquide. Le venin qui s'amasse dans ce réservoir est sécrété par des glandes particulières, et quand le serpent mord, il est exprimé de la bourse et s'é chappe dans la [ilaie par le canal de la dent. Fontana a bien examiné la liqueur dans laquelle est contenu le venin, mais il n'a \m découvrir la nature de ses principes constituants, ou ce qui y constitue, à pro|irement parler, la matière vénéneuse. Le venin cju'il a étu lié provenait de la vipera Redi.
C'est un liquidejaune, mucilagineux. ayant la consistance d'une huile, sans odeur et sans saveur déterminées. 11 n'est ni alcalin, ni acide, ni acre, et ne produit sur la langue qu'une faible sensation d'astriction. 11 se dessèche promplemenl à l'air, en une niasse transparente, jaune, lendillée, conservant encore ses propriétés vénéneuses, qui ne disparaissent guère qu'au bout d'une année On ne peut l'entlammer, et il brûle sans donner de tlarame. La liqueur vénéneuse fraîche tombe au fond de l'eau, avec la(]uelle elle est miscible. Elle ne se coagule point par l'ébullition. Le résidu desséché est insoluble dans l'alcûoi Plongé dans 'eau, i.
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."oininoïK'o par p^nfliM', so raiiutllit, puis so Jissdtit avec Jo secours do la chaleur.
r.c vt'iiiii (les scr|M'iits et la |ilii|iart des venins animaux, l'oiinne, par exeinpie, k's "iras (jui (iccasinwienl la ivii^e, la petite vérole et antres maladies coiitaf^ieiises , ont cola de particulier, cpril n'en faut (|ue des ipiaiititiVs extrtMneuient faillies puni- produire des ell'els violents. Le venin des serpents a en outre la propriété de pouvoir (Mre avalé sans inconvénient, tand.s cpu', iiUi-oduit dans une plaie ou injecté dans une veine, il di'teruiiiU! des accidents dangereux et cause la mort. Quand on excise sur-le-oliau\p la |)artio qui a été mordue par un seipent, ou qu'après l'avoir scarifiée, ou l'arrose do potasse caustique, tout danger cesse; mais, pour n'avoir rien à redouter, il faut que ces précautions aient été prises dans la première demi-miruilo qui suit la morsure. Heureusement les morsures des serpents d'iîurope ne sont point nioitelles, ou du moins ne le sont que dans dos cas extrêmement rares; mais celle du ser'pent à sonnettes l'est au jilus haut degré.
VÉUATUINE. — Cet alcali a d'abord été rencontré, par MM. Pelletier et Caventou, dans les graines de cévadille {reralrum sabadilla\ et ensuite dans les bulbes de colchique et l'elléboie blanc. Il est en combinaison avec l'acide gallique; ou le sépare en traitant la décoction des graines de cévadille comme la solution acjueuse de l'extrait alcoolique de noix vomique. La voratrine obtenue par ce procédé n'est jias pure; elle contient, d'après M. Couerbe, trois substances, savoir : 1" une soluble dans l'eau et cristallisable, qu'il appelle sabadilline; 2° une matière résineuse rou^^eâtre {résinigomme); 3° une résine particulière insoluble dans l'eau et l'étiier (vératrine).
Cet alcali a une action énergique; il produit, à petite dose, des vomissements violents, des superpurgations à la suite desquelles arrive la mort.
VERDET. Voij. Acétate de cuivre.
VERMILLON. — Le cinabre artificiel peut se préparer en faisant fondre une partie de soufre dans une bassine de fonte, ajoutant peu à peu quatre parties de mercure et agitant bien la masse; il y a combinaison, formation d'un produit violacé, qui n'est autre chose qu'un mélange do soufre et de bisulfure de mercure. Ou chauffe ensuite ce produit dans un matras de verre à long col; l'excès de soufre brûle ou se dégage, et le cinabre se sublime et cristallise en aiguilles violeites dans le fond du matras. En le sul)limant de nouveau, on lui comu\unique une teinte plus belle. Ce composé acquiert une belle couleur rouge lorsqu'il est pulvérisé ; on le connaît alors sous le nom de vermillon.
Le vermillon le piUS estimé nous vient de la Chine. Cependant on est parvenu depuis plusieurs années à en fabriquer de très-beau en France, en combinant cinq parties de mercure avec une de soufre par le nio^'cn d'une petite quantité de potasse caustique en dissolution. Le mélange doit être trituré
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dans une terrine de grès chaud'ée. I,ojsqui la cond)inaison est opéiée, ou ajoute à la masse deux parties de potasse dissoutes dans deux parties d'eau, et ou chaiilfe doucement en remuaiii sans ces>-e et on ajoutant de l'eau il mi'sure (lu'ellr s'é' apore. Au bout do deux heures, la masse devient rouge; on cesse alors d'ajouter d(t l'eau, mais on continue à cliaullVr et à remuer iusipi','! ce que la masse se preuni! (.'U geli'e. Il ne reste alors plus (|u'à laver le vermdlon par décanta-
ti(UI. \'0IJ. ClN UIHE.
VKRMS. — L'em|iloi des vernis est fondé sur ce ((u'ils laissent, après réva|)oration du dissolvant, une pellicule do résine à la surface des corps qui en oi.t été enduits, [lellicule qui rend ces corps brillants et les pré serve de l'action de l'humidité et de l'air.
Les vernis à l'alcool et à l'essence peuvent être colorés : en jaune, par le curcuma, le rocou, le safran, la gomme-gutte; en rouge, par le sang-ilragou, la cochenille, le santaÙ le cartlianie, l'orcanelte; en vert, par l'.icétale cuivriiiue et les vernis h l'essence par le préci|)ito ([ue l'on obtient eu décomposant le résinatc potassique par un sel cuivrique, lavant, séchant et dissolvant le précipice dans le vernis. Du reste, on peut préparer toutes les couleurs opaques en ajoutant au vernis un colorant insoluble broyé et réduit en poudre fine par la lévig.Vtion; c'est ainsi qu'on emploie le cinabre, l'indigo, le bleu de Prusse, le jaune de chrome, etc. Le vernis couleur d'or se prépare avec 8 parties de laque en grains, 8 parties de sandaraque, k parties de térébenthine de Venise, 1 partie de sang-dragon, ^ do curcuma, -j de gommegutte et Cl d'essence. Le même vernis à l'alcool se fait avec 4 parties de laque en grains, 4 de mastic, 4 de sandaraque, k de résine élémi, 1 de sang-dragon et 192 d'espritde-vin à 0,85. Ce dernier vernis est rouge et a besoin d'être mêlé avec un colorant jaune ; à cet effet on prépare du vernis seuiblable au précédent, sauf à y remplacer le sang-dragon par une égale quantité de gomme-gutte ; et pour donner à un objet un vernis couleur d'or, on s'assure par des essais préalables dans quelle proportion il convient de mêler les deux vernis. On peut donner au cuivre jaune la couleur de l'or mat, en faisant corroder sa surface, pendant quelques secondes, par un mélange de 6 parties d'acide nitrique e\empt d'acide hydrochlorique et de 1 partie d'acide sulfurique, lavant le cuivre, immédiatement après, avec une dissolution saturée de tartre, et le frottant avec de la sciure de bois, jusqu'à ce qu'il soit bien sec; on y applique ensuite le vernis avec un pinceau et on le fait sécher à l'aide de la chaleur. Tous les instruments de physique ou de mathématiques qui sont en cuivre doivent être vernissés, si l'on veut préserver le métal de l'action de l'air.
Les vernis, tout en préservant de l'action de l'eau les corps qui en sont couverts, ont en outre la propriété de rendre lisse et brillante la surface de ces corps. Les métaux polis présentent naturellement une suiface
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Drillante; mais lorsqu'on emploie un vernis oodijiic, ou qu'on vernit un objet ci bois, la •surface vernissée a besoin d'être polie. On donne alors plusieurs couches de vernis, do manière à ce que la pellicule de résine acquière une certaine épaisseur, en ayant soin de n'appliquer une nouvelle couche de vernis que quand la précédente est sèche. Après une dessiccation de plusieurs jours on frotte le vernis avec du tripoli et de l'huile, et quand la surface est parfaitement lisse on la polit avec de la poudre d'amidon jusqu'à ce qu'elle soit brillante. Pour vernisser des tables en acajou ou d'autres objets semblables, on commence par user la surface du bois avec de la pierre-ponce, puis on la polit avec du tripoli et de l'huile de lin, et on frotte successivement les diiférentes parties de la surface ainsi traitée, avec un mélange de très-peu d'huile de lin avec du vernis à la gomme-laque, juscju'à ce qu'elle soit recouverte d'une couche unie et brillante. Pendant le frottement, le vernis se dessèche et acquiert du poli. L'enduit est mince; il exige peu de vernis, et on le rétablit facilement quand il est usé.
VEllNIS DE LA CHINE. — La matière ainsi appelée dans le commerce est un baume naturel , qu'on em[iloie en Chine comme vernis. Selon Boureiro , ce baume provient d'un arbre qu'il appelle augia sinensis, et qui croît en Cochinchine, en Chine et à Siam. 11 a la même consistance que la térébenthine , une couleur brun-jaunàtre , une odeur aromatique, une saveur astringente, forte et persistante. 11 s'étend à la surface de l'eau, en absorbe une petite quantité, et devient en môme temps incolore et transparent. Quand l'eau se vaporise , le baume reprend son aspect primitif. Il est composé d'une huile incolore, volatile, douée d'une forte odeur, qui peut être distillée avec de l'eau, d'acide benzoique et d'une "résine jaune. 11 est soluble dans l'alcool, l'éther et l'huile de térébenthine. Si l'on fait bouillir ce baume avec de l'acide sulfurique étendu, la paroi interne du vase dans lequel on opère se recouvre, d'après Macaire-Prinsep, d'une pellicule de belle couleur pourpre , sans que la liqueur se colore. Cette pellicule est une combinaison d'une résine peu altérée avec de l'acide sulfurique. Elle se dissout dans l'huile de térébenthine, qui en est colorée en jaune; mais elle est insoluble dans la potasse caustique. Ce baume est le meil- "eui vernis qu'on possède ; il se mêle très- Ijien avec les couleurs, et donne un enduit très-solide et très-beau.
VEKUE. — Le veire est une des découvertes les plus imjiortantespour l'humanité, non seulement à cause de ses nombreux usages économiques, mais encore par les progrès immenses que cette découverte a imprimés aux sciences les plus élevées.
L'astronomie, la physique, la chimie et l'histoire naturelle, sont parvenues par son secours à un admirable degré de perfection.
Les Plié:nciens ont connu le veire avant tous les autres peuples, et ont lonstemj)s
conservé le monopole de sa fabrication. Les verrei'ies de Sidon et d'.\le\andrie ont produit, d'après Pline et Strabon, des ouvrages très-|iarfaits. Les Romains employaient le verre à un grani nombre d'usages. Cependant il était si estimé du teni^'^s de Néron qu'une tasse en verre blanc que ce prince brisa dans un accès de colère lui avait, diton, coûté 6,000 sesterces. 11 paraît ce: tain que les Romanis n'employaient pas le verre à vitrer le\irs maisons; ils se servaient pour cet usage de légères lames d'albâtre transparent. D'après les ouvrages de samt Jérôme, on peut faire dater l'emploi du verre à vitre vers le m' siècle; il était en vigueur au VI'. Ce sont des Français qui, versle vu" siècle, enseignèrent aux Anglais l'art de la vitrerie et de la verrerie. Voici quelques détails historiques qui jiaraissent authentiques. Les premiers édifices fermés de vitres enchâssées dans des rainures de bois, retenues par des morceaux de plâtre, furent les églises de Brioude et de Tours, vers la lin du VI' siècle, et la basilique de Sainte-Sophie, à Constanlinoi)le, en 627. L'industrie du verre fut assez générale en Eurofie du temps des croisades; Venise en eut longtemps le monopole. Ce fut Colbert qui établit en France cette belle industrie. Agricola, Néri, Merrat, Kunkel, Poot, Hachard, Rose d'Antic, Allut et Loysel, ont écrit sur le verre.
On donne dans les arts le nom de verre à un sui'silicate alcalin fondu et mêlé avcr une plus ou moins grande quantité de sili cates terreux et métalliciues. Voici la composition des liitrérentes espèces de verre : Verre soluble. — On l'obtient en faisan* fondre 10 parties de carbonate potassiq;;e, 15 de quai'tz et 1 de charbon, dans un creuset d'argile réfiactaire, à une chaleur soutenue do six heures. Ce verre se dissoLit complètement dans l'eau bouillante. Fuscli a fait voir qu'une dissolution de verre soluble peut rendre les bois et les teintures employées aux décors des appartements dilllciles à enflammer et incapables do propager le feu. Tout le matériel du lliéâtre de Munich a été recouvert d'une couclie de ce verre.
Voici les recettes de difTérentes espèces de verres indiquées par Berzelius.
Verre blanc des rilres. — 11 se fait avec fiO parties de sable, 30 de potasse pure, 15 de nitre, 1 de boiax et 1 à ^V d'arsenic blanc; ou avec 100 parties de sable, 30 à 65 de potasse, 6 à 12 (le chaux éteinte, et 10 à 100 pai'ties de retailles qui tombent quand on souille le même verre.
Cristal. — 11 est coniposé de 120 parties de sable silicique ou defeids])alh, 4-6 de pota.--se, 7 de nitre, G d'arsenic blanc et ^ de manganèse, ou de 100 jtarties de sable, 100 de soude d'Alicante, 100 de débris de verre ei ^ de manganèse. Voy. Cristal.
Flint-gldss. — On l'obtient en fondant ensemble 120 parties de sable blanc, o3 de potasse, ko do minium, 13 de niire, 0 d'arsenic blauc el à (ie niaugauèse ; ou 100 parties
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do sahlo, 80 h fi," ilc ininiuin, 35 fi VO do pot)issi> piuitiro, 2 à 3 do iiitio cl 0,00 do luaiigaruVso.
Verre pour 1rs (jlaces. — 11 S(! pn^pjiro nvnc (51) pni'tios do s.ihlo, "25 do ixitiissi', 15 do iiitre, 7 de l)i)raK ol | do niaii.i;.iiiôsc ; nii 10!) pnrtios de salilo, Vii .'i W do .sotid(! ()iirdiôe, 1-2 do chaux iMeiiilool 100 do sel do tilnubor. Du rosto les rooottes qu'on donne h cot égard dilïï'i'oiit lii'aiicoup les unes dos autres.
Verre vert oit à hotiteille. — 11 est compoS(5 do Û parties tlo condi'O, 1 do sahlo ot cm peu (11' sol marin ; ou do 100 parties de salilo, 200 do solde do varerli, 50 de cendre et 100 do hmileillos oassôos.
Verre vert à vitriu/rs. — Ou prend fiO parties di- sable, 25 de potasse, 10 do sel marin, 5 do nitre, 2 d'arsenic blanc el -J- de manganèse.
On se sort avec avantage, [lour fabri(ruer le verre vert, do la cendre (le bois lavi'o, dont l'alcali plus pm-est employé à faire du verre blanc. Cette cendre lessivée contient du silicate potassique (combiné avec îles silicates calci(|ue et alnmiuique), qui se convertit en verre vert par l'addilion du sable.
Dans ces derniers temps, ou a remplacé avec succès le carbonate sodique par le sulfate, dont l'acide est chassé par l'acide silicique, à l'aide d'un feu soutenu. Ces divers matériaux sont tous réduits en poudre line, môles eus 'mlile de la manière la plus intime, puis calcinés jusiiu'à ce que tout soit agglutiné en une seule masse; ensuite on fait fondre celle-ci dans de gran is creusets, au milieu d'un fourneau particulier, et quand on voit que le verre est parfaitement fondu et sans nulles, on l'écume jiour enlever des substances salines étrangères, désignées sous le nom de (iel de verre, ipii v:eunent nager à la sui-face ; poison le travaille. Si tandis que leverreest mouon l'allonge très-rapidement, on obtient des fils creuv d'une si grande ténuité, qu'on pourrait les confondre avec la soie. Avec ces fils on peut faire des aigiettes brillantes, fabriquer des tissus et môme des perruques comme on le faisait dans le dernier siècle.
Verre d'optique. —M. Faraday a publié un beau travail sur le verre d'opti([ le ; il a trèsbien éuuméré toutes les dilIlLullés qui se présentaient pour avoir un verre parfait.
Le verre qu'il a principalement travaillé, ot (pii, tout en iiossédant la force do dispersion m'cessaire pour lui faire rempl icer le flinl-glass, avait aussi une fusibilité qui piU permettre le mélange intime, était un borate ;!c plomb silicate, consistant en simples proportions de silice, d'acide boriqui; et d'oxyde de plomb. Les matières sont d'al)ord puri- Uées d'une manière toute particulière, puis mélangées, fondues, converties en verre brut, qui est ensuite alliné et recuit dans une cuvette en platine. Pour (jue le verre soit beau, il faut qu'il satisfasse à deux conditions, louies deux d'une grande importance: l'une, qui est la plus essentielle, c'est l'absence des stiiesct irrégularité de composition; l'autre est d'ôtre tout à fait exempt de bulles. La
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première s'obtient par l'agitation et 1(> me lange parlait dos parties, car par le repos le vorr(i fuiiilu se sépare en cimcluis de densit(''S diiïi'rentes (pn forment dos stri(!s lorsipi'elles sont mélang''es; lu seconde s'obtient par le repos, de sorte (pie les moyens requis pour réunir ces deux points sont diicclemenl opposés. Après avoir fortement brassé avec un instrument particidier eu [ilitine pour séparer rapidement l(^s bulles, (Ui imagina l'ingé nienx moyeu de ver>er dans le verre fondu du pfitino on épongt; pulvérisé, ([ui en s(! précipitant facilite siugulièreuient le départ des bulles.
Avant d'appliqu(;r le verre aux besoins de la chimie, il faut l'essayer. La meilleure éprouve h laque'le on puisse le soumettre est d'y faire bouillir de l'eau régale jiendant quelques heures et de l'évaporer ;i siccité, api es quoi on lave le verre et on le laisse sécher ; lorsqu'alors il ne pi'ésente point de taches, on peut le regarder comme de bonne qualité.
Peinture sur verre. — Quelques-unes des vitres de la cathé Irale d'Angers et celles de l'église de Saint-Denis passent pour les premiers essais de peinture sur verre qu'on ait faits en France. Ils datent de IHO. La plu[)art de ces peintures sont remarquables par la naïveté du dessin, la tiaesse et l'éclat des draperies , et la vigueur du Ion. Le xiii" siècle vit s'élever en France des monuments remarquables , au premier ran,; d 'squels il faut placer les deux rosaces de Notre-Dame de Paris, ainsi que les admirables vitraux de la Sainte-Cha|*elle. Saint Louis avait fait construire cette église avec la plus rare magnili :once, pour y déposer les restes des instruments qui avaient servi ^ la passion de Notre-Seigneur Jésus- Christ. C'est dans le xvi' siècle que la peinture sur verre a été portée au jilus haut point de splendeur; mais ce bel ai,t tomba Itientôt dans une com[ilète décadence. Les vitraux de Saint-lîustache et de Saint-.Merry furent, au commencement du xvn" siècle, la dernière expression des beaux jours de cet art monumental, qui fut tellement négligé que le bruit se répandit en France que les secrets de la peinture sur verre étaient perdus. Cette opinion n'est pas fondée; seulemont, il n'est que trop vrai que la plis belle des couleurs fondamentales, le rouge purpurin, avait entièreme it disparu, et que cette circonstance amena l'abandon de l'art. Cette belle couleur a été retrouvée par M. Bontemps, directeur de la verrerie de Choisy.
Voici les recettes des principales couleurs employées dans la peinture monumentale sur verre : elles sont dues à M. Vigne, qui est un des restaurateurs de cet art en France.
Fondant général propre à la peinture monumentale. — Litliarge ou minium, 3 parties; sable ou cailloux, 1 ; borax, ïV> « ou | selon le verre.
Couleur d'acre. — Sous-sulfate de fer, t; fondant 5 ; oxyde de zinc, 1.
Ocre foncé. — Sous-sulfate de fer calciné
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légèrement, 4-; oxyde de zinc, 1; fonaant,-
Rouge de chair. — Peroxyde de fer rouge obtenu par la calcination du sulfate, 1 ; fondant, 2.
Rouge sanguin. — Peroxyde de fer obtenu par la calcination du sous-sulfate de fer, 1 ; fondant, 3.
Rouge vioMtre. — Oxyde de fer couleur de chair, mais plus calciné, 1 ; fondant 3. On peut varier tous ces rouges en variant le degré d'oxydation du fer et la quantité du fondant.
Rouge purpurin. — Protoxyde de cuivre, 1 ; fondant, 4.
Brun clair. — Sous-sulfate de fer calciné, 1 ; oxyde de cobalt noir, ^ environ ; fondant, 5.
Brun foncé. — Oxyde de fer par l'ammoniaque, 1 ; oxyde de zinc, k; fondant, k.
Brun noir. — Oxyde de fer par l'ammoniaque , 1 ; oxyde de cobalt ,11; fondant, 4.
Gris clair. — Fondant, 4-; sous-sulfale de fer, 1 î ; oxyde de zinc par voie humide, 1; oxyde de cobalt noir, If. On fait fritter ce mélange.
Gris foncé. — Fondant, 3 1/2 ; oxyde de fer par l'ammoniaque, 1 ; oxyde de zinc par voie humide, 1 ; oxyde de cobalt noir, -J-. Faire fritter légèrement.
Le gris bleuAtre s'obtient en mélangeant en bleu du cobalt ainsi préparé :
Fondant, 5 ; oxyde de zinc par voie humide, 2; oxyde de cobalt, 1. On fond et on coule ce bleu
Noir brun. — Oxyde de fer par l'ammoniaque, I; oxyde de cuivre, id., 1; oxyde de cobalt noir, 1; fondant, 8; oxyde de manganèse, 2. Bien triturer et fritter légèrement.
Noir bleuâtre. — Oxyde de fer par l'ammoniaque, 2; oxyde de cuivre, id., 1 -}; oxyde de cobalt, 1 ■}■ ; oxyde de manganèse, 1; fondant, 8. Fritter légèrement et ajouter un peu de bleu, s'il est nécessaire.
Parmi les produits que les arts chimiques livrent à la consommation, on n'en pourrait citer aucun qui, sous des formes aussi variées, fût aussi répandu que le verre chez toutes les classes de la population, et qui servît à d'aussi nombreux usages. Tous les objets en verre sont tellementusuels, que pour se faire une idée de leur importance, il suftirnit de songer k quelles privations chacun serait condamné si l'on n'avait ces objets à profusion dans toutes les demeures, et d'abord si des vitres, bien peu dispendieuses aulourd'hui, ne permettaient, jusque dans les humbles réduits, de jouir de la lumière tout on abritant contre les intempéries des saisons; s'il fallait un jour se passer de cesinuombrables vases qui conservent si bien nos buissons et les divers liquides alimentaires; ie ces enveloppes ou lames diaphanes qui préservent de diverses altérations une foule ie [jroduits des arts sans b s dérober à la vue; de ces oculaires au moyen desquels ■'optique rend en ([uelque sorte une nou-
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velle vue au grand nombre de personnes chez lesquelles des circonst.inces naturelles ou accidenielles entravent cette précieuse faculté. Nous ne saurions srns doute entreprendre ici d'énumérer les applications utiles du verre ; nous nous bornerons à rappeler, que toutes les sciences d'observation qui distinguent les civilisations avancées, qui étendent chaque jour nos connaissances et multiplient les jouissances de la vie; que ces sciences empruntent le secours du verre pour construire leurs ajipareils les plus fréquemment employés, la plupart de leurs instruments de précision, leurs ustensiles oii l'on essaye divers procédés, où l'on apprécie les qualités des matières premières , des produits fabriqués , des substances alimentaires, où l'on parvient à découvrir les falsifications de ces produits, à déterminer la composition des amendements, des engrais utiles à l'agriculture, où l'on réalise enlin toutes les conceptions auxquelles la chimie expérimentale peut donner un caractère positif.