NOUVEAUX DÉTAILS SUR LA NATURE ET LA FABRICATION DU VERRE
Réactions entre les matières des compositions vitrifiables. — Nous avons vu quelles étaient les matières qui entraient dans la composition du verre. Examinons les réactions qui se passent dans le creuset entre ces dili'érentes matières. Ces réactions sont faciles à expliquer. En effet, si l'on a mélangé ensemble de la silice, du carbonate de soude et du carbonate de chaux, la silice s'empare de la soude et de la chaux, forme des silicates de ces deux bases, et l'acide carbonique se dégage. Si l'on avait mêlé de la silice avec du carbonate de potasse et du minium, ce dernier reviendrait à l'état do protoxyde en s'unissant à la silice qui se combine aussi avec la potasse, formant des silicates de jjotasse et d'oxyde de plomb. 11 en résulte donc un dégagement d'oxygène et d'acide carbonique. Ces gaz, qui accompagnent toujours la production du verre et du cristal, expliquent la présence sifréquente des bulles dans les masses vitreuses. On peut chasser ces bulles en portant la température assez haut pour que le verre devienne bien fluide. Mais comme la potasse et la soude commencent à se volatiliser par cette chaleurintonse, il faut introduire dans les compositions plus de potasse et de soude que le verre n'en doit conserver définitivement.
Une température très-élevée est encore nécessaire toutes les fois que l'on emploie des alcalis impurs. La présence des clilorures et celle môme des sulfates qui fondent en partie sans se mêler au verre, occasionneraient dans celui-ci une foule de nodules ou nœuds blancs et opaques disséuiinés dans sa masse. A l'aide de la fluidité, qu'une haute température détermine, ces deux matières, spécifiquement moins pesantes que le verre, viennent nager à la surface du bain d'où on les enlève avec une poche.
La potasse, ense volatilisant, produit bien-
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tôt aiMlossus tlfS rreuscls la vilrificn(I(.ii superlicii'lle îles bri(iii('s de la voiUe tlu fourneau ; do là des gdiUtos d'un vcrro coloré (larnit's) (jui tombent ([ueliiucrois dans le creuset. D'autres aeeidents de t'ahriealion, les platiilres el les cort/cs , se |iiésentent plus souvent; ([uand la densité de la niasst^ vitreuse n'est pas uiiilbrme, le verre souillé jnésente çh cl là ces stries nounnéos fitan- (Ires, qui dévient les rayons lumineux. Les conics sont les strii's snperlieielles et protubérantes (^ui se produisent cpiaïul on souille le veire liop froid.
On eu>[)loie dat)s les compositions du verro des sulistan{;es assez variées. On peut remplacer les carbonates alcahns par leurs sulfates, et quelquefois se servir de sables argileux et ferrugineux. Pour le verre à bouteilles, la [U'ésence de l'alumine est même indis])ensable. On trouve des verres contenant de la magnésie qui pr.ivieiit du sable employé. Les sondes brutes, les potasses brutes, les cendres elles-mêmes, peuvent être substituées aux carbonates purs ; enfin on a proposé d'aiipliquor à la fabrication du verre le feldspath dont la vitrillcation est facile, et les laves volcaniques.
Larmes bataviques. — Lorsqu'on expose le verre fondu à un refroidissement brusque, il devient très-cassant ; lorsque, au contraire, on le soumet à un refroidissement très-gradué, il devient capable de résister, sans se rompre , à des chocs assez forts, ainsi qu'à des variations de température assez brusques : on a comparé ces phénomènes à la trempe de l'acier.
Que l'on prenne, en effet, au bout d'une canne, du verre fondu et qu'on le laisse tomber goutte à goutte dans de l'eau froide, chaque goutte se solidifiera subitement dans l'eau et gardera la forme d'une larme, la petite masse détachée de la canne ayant filé pendant un instant avant de s'en détacher. La surface de ce verre est plus dure qu'à l'ordinaire ; mais dès que l'on vient à casser la queue de la larme, la masse se brise en éclats avec une légère détonation. Ces petites vitrifications sont connues sous le nom de larmes bataviques. On explique le phénomène qui les produit en supposant que, par l'immersion dans l'eau froide, la superficie du verre s'est subitement solidifiée, les parties centrales étant encore rouges et, par conséquent, très-dilatées. Quand ensuite ces dernières parties refroidies se sont solidifiées, elles ont dû, par des points d'adhérence avec la surface , occuper un volume plus grand que celui qui convient à la température à laquelle elles se trouvent ; les molécules centrales , plus écartées qu'à l'ordinaire , exercent donc sur l'enveloppe une très-forte traction. Dès qu'une portion de l'enveloppe se trouve romi)ue, les particules qu'elle i-etenait, vivement contractées, se brisent k l'instant, ébranlent toutes les autres, et déterminent alors, simultanément, une foule de points de rupture; tous les fragments préciuités avec force chassent l'air devant eus; les dilatations et contractions bru.sques que
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ce fluide éprouve produisent alors la détonation.
Des phénomènes analogues ont lieu dans les vases de verre un oeu épais, liviés mal recuits au conmierce : il arrive parfois ([ue ces verres éclat(Mit tout à con|) sans cause apparente. On ('on(;oit qu(.' |ilus les vei'res sont éi)ais, et plus il y a de chances de production des ellets de ce genre.
Itecuit du verre. — Le recuit a pour but d'éviter les accidents précités ; il co'isisle à soumettre le verre, dès (ju'il est solidifié dans l'air, à un refroidissement très-lent. On le place, à cet effet , dans des fours spéciaux chauffés au rouge brun, et qu'on abandonne à un refroidissement prolongé ajjrès avoir fermé toutes leurs issues. Quel(]uel'ois le recuit a lieu dans de longues galeries où l'on place des caisses de tôle liées les unes aux autres par des crochets, et rendues mobiles jiar des galets roulant sut un chemin de 1er. La galerie est chautTée vers une de ses extrémités. Pendant le trajet, les caisses de tôle et le verre qu'elles contiennent éprouvent un refroidissement qu'on ralentit à volonté, en prolongeant le séjour des caisses dans la galerie. Cette disposition est la meilleure; en effet, une paitie du four est chauffée constamment et le service est continu, méthodique et très-facile, puisque, d'un côté, on retire le verre recuit, et que, de l'autre, on enfourne à mesure le verre à recuire, qui ne se refroidit que par son éloignement graduel des parties les plus chaudes. Le chauffage même des galeries peut se faire aussi au moyen de la Hamme perdue des fours à fusion.
Le recuit du verre dans les fabriques est en général insuffisant. On opère dans les laboratoires un deuxième recuit fort simple, mais qui serait trop coûteux en grand. Il consiste à placer les vases de verre dans une bassine, en ayant soin de les séparer par un peu de foin et de paille. On remplit d'eau les vases et la bassine, et l'on porte le liquide à l'ébulUtion ; on laisse ensuite le tout refroidir lentement. Les vases , bien plus régulièrement refroidis que dans l'air des galeries, résistent mieux encore aux effets des changements brusques de température.
Découpage du verre. — On coupe très-facilement le verre qui n'a point été recuit, en lui faisant éprouver un changement de température brusque; à l'instant même une fente très-nette se détermine sur le (loint échauffé ou refoidi brusquement. Les verriers mettent à profit cette propriété soit pour détacher de la canne les vases qu'ils laçonnent, soit pour couper ceux-ci en divers sens. Mais lorsque le verre a été recuit, on no parvient plus aussi facilement à le fendie par ce moyen. 11 faut, en général, avoir recours à un trait de lime pour détermiiier la^ première rupture. Quand le verre tamé par la lime, qu'on le chauffe d'un fer rouge ou d'un chariion/ qu'on touche ensuite le point écj une gouttelette d'eau froide, la père subitement ; la fente une fois\
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iée, il suffit pour la prolonger de chauffer le verre du l'ôlé où Ton veut la diriger, et à quelque distance du point où elle s'est arrêtée d'abord. La .lilatation locale que le verre éprouve occasionne de proche eu proche ce j)rolongenient de la fente. Dans les labora- ' toires où l'on a besoin de découper des vases de verre de diverses foroies, on se sert, pour les chaulïer, de [)elits cylindres formés avec de la poudre de charbon mise en pâte avec de l'eau gommée. Ces charbons brûlent lentement, mais, en souillant sur le point enflammé, on rend lacombustion assez vive, et la pointe se maintient conique pendant la durée de l'opération. On arrive au môme résultat en se servant, comme Lebaillif l'a indiqué, de petites baguettes en bois qu'on a fait bouillir dans une solution de nitrate de plomb ; ces baguettes séchées brûlent assez vivement pour développer vers la pointe la haute température que l'on veut obtenir.
Ces moyens s'appliquent aux vases cylindriques ou sphériques ; quant aux verres plats, ils se coupent sans dilliculté au moyen du diamaut solidement enchâssé dans une monture à tige. On doit ])roduire, en les rayant ainsi, une fissure unie, une l'ente légère continuée sans interruption d une extrémité à l'autre de la glace qu'on veut rompre; l'ouvrier adroit fait ensuite un petit elToi t sur une des extrémités de cette ligne, et la fente qu'il détermine se prolonge presque toujours jusqu'à l'auire bout.
Quand un diamant est façonné par un lapidaire, ses surfaces sont planes, elles lignes suivant lesquelles ell s se coupent, c'esl-àdire les arêtes, sont droites ; mais dans les diamants naturels, ceux que les vitriers emploient, les surfaces sont généralement courbes, en sorte que, par leurs intersections, elles forment des arêtes curvilignes. Si l'on place le diamant de telle sorte qu'une de ses arêtes soit tangente près de ses extrémités à la tissure qu'on veut [iroduire, et si 1,'S deux laces adjacentes sont également inclinées à la surface du verre, on aura satisfait aux conditions qui rendent l'opération facile. Quand le contact est convenablement établi, on entame la superliciedu verre en appuyant dans toute l'étendue d'une ligne tracée suivant une règle en bois. On obtient ainsi une tissure dont les lèvres sont parallèles aux deux faces du diamant, qui exercent une pression égale de chaque côté ; les portions coQtiguës de la surface du verre tendent alors à se séparer ; une fente peu profonde en résulte, limitée par l'élasticité des parties inférieures , et un léger etfort sullit pour achever la rupture.
Propriétés chimiques du verre. — L'air ou l'oxygène sec, froid ou chaud, n'exerce aucune action sur les ve.res; ii n'en est pas de môme de l'air humide : les corps désoxy-
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§énant^
peuvent agir, à l'aide de la chaleur.
•«up-les verres qui renferment des oxydes de 1er ou <le manganèse, et surtout de l'oxyde le plomb. Quand on chaude des verres 'jlombeux . avec du chai bon ou dans un ,^ouraul d'hydrogène, ces verres éprouvent
trcs-promplement une altération profonde : l'oxyde se réduit et le jilomb métallique communique au verre une teinte noirâtre. Cet elfet est si rapide, que l'on ne peut travailler le cristal .à la laïUiie d'émailleur sans le noircir, si l'on ne prend des précautions particulières. Celle qui réussit le mieux consiste à placer un peu de savon sur la mèche de la lampe : la tlamme change alors d'aspect et ne noircit plus le cristal. La présence du savon diminue la capillarité de la mèche, modère l'ascension de l'huile et permet une combustion plus complète.
L'eau n'agit pas sur tous les verres; mais il en est pluieurs qu'elle tend à décomposer en silicate alcalin soluble, et silicate terreux et alcalin insoluble. Les verres à vitres son* altérés de cette manière surtout par l-'eau bouillante. Depuis longtemps Scheele en a fait la i-emarque : l'eau à laquelle on fait subir une ébuUition prolongée, dans des vases en verre, devient alcaline et se trouble par la portion de silicate terreux et alcalin insoluble, résidu de son action, et qui, se détachant des [laruis du vase, reste en sus]iension dans le liquide. Cet eH'et est tellement prononcé sur le crown-glass, le verre à glace, et certains verres à vitres, qu'il suffit de les réduire en poudre One et de les mettre en contact avec l'eau froide, pour au'ils lui communiquent une réaction alcaline. Ces verres sont presque toujours hygroscopiques au ]ioint de se recouvrir d'une i ouche d'eau quand , on les expose à l'air humide. I
L'action hygroscopique explique certains ' phénomènes que l'on observe principalement sur les verres à base de chaux et de soude ou de potasse. On sait que les glaces |)olies se ternissent quelquefois à l'air; ce résultat tient au dépôt de ffnes gouttelettes d'eau; on l'observe également sur les verres des instruments d'optique. L'effet ne va pas plus loin si le vei-re contient les doses convenables de base terreuse; mais, s'il est trop alcalin, l'eau déposée attaque peu à [icu la superffcie et inoduit une décomposition partielle : dès lors le verre est terni, et il faut le polir de nouveau. Quelquefois l'aspect terne est peu sensible , quoique déjà l'altération soit profonde; mais il devient apparent dès qu'on essaie^ de chauli'er le verre , dont la surface se détache en écailles trèsminces et lamelleuses, et qui reste alors dépoli, rugueux et moins transparent. Les verres de montre, les tubes de verre , les ballons, les cornues , les verres à pied , les verres polis des instruments d'optique longtemps exposés à l'air humide, oll'rent souvent ce phénomène. Les tubes, dans cet état, ne peuvent être chauffés à la lampe sans perdre leur poli. Il parait que les verres usés et polis sont encore plus exposés à cet effet que les verres ordinaires. On le comprend, car ils ont perdu leur couche superffcielle brillante et dure , sorte de vernis vitreux plus compacte.
Lorsque l'eau hygroscopique a pu attaquer le verre , les faibles changements de temjiérature en font éclater de très-petit*
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fi-at;iin'iit.s iiiii Inissoiil la siiiicifiric lorno ou feii'lilliV», se soulevant en iH-nilIcs par lo tVrtUcnKMit. Cet ptl'i'l so rcmaniiic surtout dans les vitn^s dos i^ciirios, i|ui, au bout do quelques nuiu^'S, se Iroiiveul lelleuieiit all(''rées, (|u'elles oH'reul les phiMioiiièiies tlo déeoniposiliou de la Iniuii'^fe ipu' pi'Oiiuiseiil les lames minces. Aussi siml-elles (|iiel(pier(iis remarquahles par l'intensité des couleurs de l'iris qu'elles rellèlent.
On poiKj'oit iiue la potasse et la soude, on solution, puissent atiaipicr lo verTC plus facilement ([ue l'eau seule. A la tempéi'atui'o rouge, non-seulement la potasse et la soude, mais les carbonates et les bases de la première section ri';aij;issont sur lo verro de manière à constituer dos verres jilus basiques. Quand on so sert de carbonates, l'acide carbonique est chassé; on peut ajouter que tous les oxydes non décomiiosables par la chaleur, chaud'ésavec lo verro, s'y combinent et forment dos vendes trausiiaients ou opaques, colorés ou incolores , plus ou moins attaquables que le verre employé. En général, quand on augmente beaucoup la dose de l'oxyde, on rend lo verre soluble dans les acides; c'est ce qui a lieu dans l'analyse du verre (juand on lo traite par le carbonate de soude, le carbonate de baryte ou l'oxyde de plomb.
Les acides tendent à décomposer le verre en s'emparant dos bases et mettant la silice à nu; toutefois l'acide fluorhydriquo doit être classé à part , son action étant toute spéciale.
La plupart des verres à bouteilles qui résistent à l'action du vin sont attaqués par les acides azotique, chlorhydriciue et sulfurique. 11 so forme des sels de" chaux, de fer, d'alumine cl do l'alun quand on se sert d'acide su!furii|ue : ce dernier ai ido produit , dans l'intérieur des bouteilles, des mamelons cristallins qui peu à pou percent lo vase, et la silice devenue libre se prend en gelée.
Les verres à base do plomb sont d'autant I lus fusibles et jilus attaquables qu'ils sont I lus chargés d'oxyde de plomb. Le cristal
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dont lo dosage est convenable résiste bien. Il en est de mémo dos verres à vitres : Iroj) alcalins, ils son! alla([ués très-facilemeni ; l)ion dosés, ils r'ésistent. L'action des acides il chaud, sur les verres on |)oudro, olfro un nii})-en facile d'ossayi'r, sous ce rapfiort, la (pialilé (le ces proiluils.
\\'A{i{i: A N'iTHMS. — Ou distingue deux sortes de voiri* à vitres : le blanc et le demiblanc. Le pi'emioi' convient à toutes les applications; le second sort aux olnots qui liouvont avoir une faible épaisseur. On fabri- (pie simiillanénu^it ces doux vari('tés, carle.s l'ésidusde la fabrication du verro blanc, môme 1(! picadil (matièri! vitreuse écoulée autoiirde la base du ci'ouset, salie |)ar ses adhérences avec les bi'iques du fourneau), peuvent être utilisées dans la fabi'ication du verre demiblanc.
Ces deux ([ualités de verre renferment do la silice, de la soude (ou do la potasse contenant quelques centièmes de soude) etde la chaux. On y rencontre accidentellement de l'alumine, de l'oxyde de fer et de l'oxyde de manganèse.
Le verre h vitres blanc ou en tables est de toutes les sortes celui dont on fait la plus grande consommation, soit pour les vitres, soit [lOur la confection des cylindres employés à couvrir les vases, les pendules, etc. Il sert à encadrer les estampes, à garnir les portières des voitures, à faire les plateaux des machines électriques , etc.
Il importe beaucoup pour le succès de la fabrication du verre à vitres blanc, aussi bien que pour celle des objets en gobeleterie, de choisir des matières exemptes d'oxyde de fer; de prendre du sable ou quartz blanc, du carbonate de chaux aussi pur que possible , entia de la soude ou de la potasse exempte de fer.
Préparation. — Dans ce verre , on peut remplacer la soude par la potasse en quantités équivalentes; les proportions de chaux changent d'après l'allure du fourneau. Voici une des nombreuses compositions qui donnent un verre de belle qualité :
Saille 100 parties.
Craie 35 à /tO
Carbonate de soude sec 25 à 30
Groisil (verre cassé) 180
Plus j Peroxyde de manganèse (l) 0,25
OuelquefoisI El arsenic (acide arsénieuxW2) 0,20
Les deux compositions suivantes ont été indiquées par Bastenaire; la base alcalkie s'y t ouve en excès relativement à la chaux :
Pour 100 parties de sable blanc
Pelasse ae bonne qualité 05
Chaux éleinle à l'air 6
Calciii (IVaguieuls de verre blanc). . 50
Aeide arsénieux 1
Oifyde de manganèse 0,3
( 1 ) Le peroxyde de manganèse sert a transformer le proloxyde de fer donnant au verre une nuance ,erd;'iU'e, en scsqnioxyde qui ne laisse qu'une teinie ,nunàlre i» peine sensilde; un très-léger excès de p'i-oxyile employé Idancliit celle dernière tciiile par la couleur coinplémenlaire violette. On comprend
ou Soude (à bas litre) .... 80
Carlionate de chaux 8
Groisil HO
Oxyde de cobalt 0,1
Oxyde de manganèse .... 0,2
que 'îellc-ci paraîtrait dans le verre, pour peu que le peroxyde de mani^anèse dominât.
(2) L'aciile arsénieux agit en se volalilisant au travers de la matière en fusion, opérant une agitation favorable au mélange, qui devient ainsi plus Uoniogèiic.
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11 paraît qu'il peut être avantageux ae tioiî jiar la silice prompte et facile. On y
joindre le sel marin aux fondants ordinaires parvient en ajoutant au mélange une quan-
pourl'aciliter le mélange etpar suite la fusion, tité de charbon convenable pour former en
(k'ilien introduisit en Allemagne le sulfate décomposant l'acide sulfurique des acides
de soude pour remplacer le carbonate, et de- carbonique et sulfureux. Chaque équivalent
puis que l'ordonnance du 17 juillet 1826 de sulfate de soude sec exige donc 1 équi-
accorde la franchise du droit sur le sel à la valent de charbon ou bien environ pour 72
fabrication du sulfate de soude en France , de sulfate de soude, 6 de charbon , plus un
ce sel a été adopté dans nos verreries. Le but léger excès alin de compenser les pertes. On
qu'on doit se proposer en l'employant est de prend, par exemple , pour avoir un beau
rendre, autant que possible , sa décomposi- verre à vitres :
Sable 100 parties
Sulfate de soude sec ii
Charbon en poudre 5
Chaux éteinte 6
Débris de verre 20 à 100
Composition ou mélange pour verre à vitres de Rive-de-Gier.
Sable (rarrière de Vezeaux) KO kil. > .f^n ,..■
Quartz (cailloux étonnés et broyés). . . 50 j i"" kU.
Sulfate de soude 40
Carlonate de chaux en poudre. ... 50
Charbon de bois pulvérisé 2,50
Manganèse (de Ronianéche) 1,50
On consomme par four 100 hectolitres (pour fusion en. . . . 18 heures 75
de houille, savoir : | pour le temps du travail. 25
La valeur de la houille, étant égale à 1 fr. cic îer, et soumise à un mouvement de rola-
l'hectolitre, représente 6 pour 100 de la va- tion très-rapide. En vertu de la force ccn-
ieur du verre à vitres fabriqué. trifuge, la cloche s'étend et s'aplatit de ma-
Ordinairement l'activité d'un fourqui allait nière à donner une table de verre ronde cl
d'abord en croissant, baisse au bout de quel- d"une épaisseur assez égale jusqu'à une cer-
ques mois de service, par suite de Taltéra- taine distance du centre,
tion des parois; il faut encore augmenter la Q^iand l'opération est terminée , l'ouvrier
dose des fondants. ^ . , porte la feuille de verre, en avant soin de
Façon. -- On iaçonne le verre à vitres de tourner encore, sur une aire pïate faite avec
deux manières : 1 u;je, longtemps pratiquée ^les cendres chaudes et placée très-près du
dans toutes les verreries, et qui est mainte- fourneau de recuisson. 11 y dépose la feuille
liant abandonnée en France, sest conservée horizuntalement , et, au moyen d'un coup
en Angleterre; I autre, d invention plus ré- ],;ge,,^ jj |;, détache de la canne; un oïde la
cente, est généralement en usage dans toutes reprend à l'aide d'une fourche et la po' e dans
nos verreries. ,,, ,, . .,, 't^ four à recuire, puis la relève dans une
D après 1 ancien procédé, 1 ouvrier cueille situation verticale,
au bout de la canne (préalablement échauffée ^ » i -,"
et plongée un instant dans la portion fondue) . ^^^ sortes de vitres ont au centre uu noyau une petUe masse de verre qu'il maintient en ^P»^* ^^ "" e'M desagréable Si on les place, en tournant continuellement la canne ^'^^^'-oui'e, pour éliminer le pontis, les vitres nsqu'à ce que la masse commence à se liger; ^^"^ peuvent avoir de grandes dimensions , 'il cueille alors une nouvelle dose de ve?re, mais elles ofbent un éclat qu on ne retrouve et ainsi de suite, tant que le bout de Fins- Pas dans les vitres obtenues par e procetlé Iruraent n'en est pas suflisamment chargé. J??odeme; celles-ci, d ailleurs, sont bien pré- Dès qu'il a ainsi rassemblé la quantité de ferables sous d autres rapports, verre convenable, il présente le bout de la Procédé en France.— LovitiMb le verre est tanne à un grand ouvreau pour ramollir le affiné et écrémé, on échauffe les cannes au verre. 11 souille alors cette masse et en forme petit ouvreau; l'aide prend la canne échaufune sphère volumineuse qui , présentée de fée, la plonge dans le verre, en cueille une nouveau à Touvreau, s'y ramollit encore, et certaine quantité, la retire, la tourne afin permet à Touvrier, en tournant toujours , d'empêcher que la matière fluide ne s'en séd"aplalir le côté opposé au bout de la canne, pare puis reprend une plus grande quantité Au milieu de la partie plate , il soude une de matière et passe la canne garnie au soufautre canne et coupe le col du sphéroïde vers fleur. Celui-là la pose par le bout sur une le bout de la première canne. 11 fait alors plaque en fonte en tournant toujours ; il dilater l'ouverture de ce col au moyen d'une rassemble le verre près de l'extrémité, replanche qu'un aide introduit dans l'orifice plonge la canne dans le creuset et cueille et qu'il appuie contre ses [jarois, tandis que encore de nouvelle matière. Il place la masse l'ouvrier lait tourner la pièce; il outieiit de la de verre rouge, en continuant de la tourner, sorte uncùnetionquéseinblable à une cloche, dans l'eau que contient une des fossettes Il apporte la pièce à l'ouvreau et la chauffe creusées dans le bloc en bois. Pendant cette fortement pour la ramollir. La canne est rotation en sens divers , un aide verse de alors placée horizoulalemeiit sur une barre l'eau sur la partie du verre iiui louche la
VER
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cnniie aCin do refroidir celie-i'i l't de loiulrc le vi-rri' plus adhérent.
La masse de veri'i' refroidie est portée h l'oiivreau pour la ii'eliautl'er et ramollir l'extrémilé. Lors(|iie l'oiivi'iei' jujac ([iie le verre ost assez mou, il le retire et reennimeiici! îi le tourner dans l'eau, mais de manière .^ former un spliéroidede la grosseur convenalile ; il retire alors la canne et lui fait décrire le mouvement d'un ballant de cloche. Vm même tein(>s il souille dans la canne, surtout à chaqu(' instant oCi elle se trouve h peu près verticale; le glohe s'allonge ainsi et prend la forme d'un cylindre par les actions combinées du poids du verre et de l'action du soufllage.
La pièce de verre ne doit jamais rester en repos tant qu'elle est encore molle, car elle se déprimerait inégalement.
Le soullleur porte la pièce à l'ouvreau, pour la ramollir, trois et môme quatre fois, avant qu'elle ait ac(iuis l'étendue nécessaire, dès lors il pose la canne sur un crochet portatif qu'un aide soutient, et introduit le cylindre dans le four ; il chauU'e l'extrémité fermée en tenant le doigt appliqué sur l'autre bout de la c^ne. L'air contenu dans le manchon se dilate, et la pression qu'il exerce sur l'extrémité ramollie suliit pour le crever. Dès que l'ouverture est faite, on tourne vivement la pièce de manière que l'ouverture s'agrandisse; le soullleur retire du fourneau ce cylindre percé en tournant la canne avec vitesse, puis lui faisant faire le mouvement iu battant de cloche. Par ce moveii le trou iéjà fait s'agrandit encore, et le tout du cylindre présente enfin une ouverture circulaire égale à son diamètre.
Le verre se solidifie graduellement; à mesure qu'il devient plus froid et plus ferme, l'ouvrier ralentit les mouvements, et dès que ia matière est arrivée à une consistance qui lui permet de^e soutenir sans déformation, il passe la pièce à un aide qui la place sur un tréteau à deux appuis, prend avec un ouîil en fer une goutte d'eau qu'il pose sur le oout du cylindre près de la canne , la pièce se détache avec une cassure plus ou moins égale.
On coupe alors le cylindre du côté qui tenait à la canne, afin d'obtenir un manchon de la grandeur convenable.
Il faut refendre ensuite le cylindre dans toute sa longueur : pour cette opération on le pose sur un tréteau à deux appuis ; on irace avec une goutte d'eau une ligne droite dans le sens de l'axe du cylindre, et on passe an morceau de fer rougi sur la ligne tracée oar l'eau, ce qui détermine sur-le-champ la ■'raclure du cylindre dans toute sa longueur et très-uniformément. On porte le cylindre Tendu au four à étendre, dans lequel on l'iniroduit avec précaution à (mesure qu'il s'échauffe; et, quand il est prêt à plier sur luimôme, l'ouvrier étendeur le porte vers le milieu du four sur la plaque à étendre.
Cette plaque, connue sous le nom de layre, n'est autre chose qu'une feuille ordinaire de verre. C'est la première feuille de la four- DicTiONN. DE Chimie.
Voili
née qu'on étale sur la sole de la terre, e( (pi'iiii saup(uidrc d'un peu de verre d'an imiiine. De temjis en temps ou jette de la cliaux dans le foyer; celle-ci se trouve entraînée i)ar hî courant d'air et s'attache en partie h la superficie du lagre. Ces deux précautions sulliseiit pouripiela lumvellefeuillG ne s'attache point à la première, et n\u: l'opération s'exécute avec facilité. Au bout de 1-2 à 2'i. heures de travail, il faut rem|)la(;er le lagre, car il se dévitrifie, durcit et rayerait les vitres que l'on fait glisser à sa surface.
Le cylindre étant arrivé sur la plaque et sufiisamment ramolli, l'élendeur affaisse à (lroit(^ et à gauche les deux côtés qui cèdent facilement. Au moyen d'un rabot en bois emmanché ipi'on fait glisser h la surface du verre avec vitesse, on donne alors au carreau des faces planes. Le carreau de vitre ainsi terminé, on le pousse plus avant dans le four h recuire, oà il prend presijue aussitôt assez de consistance en se relroidissant ]iour se soutenir sans s'affaisser dans la position verticale qu'on lui donne.
VERRE A GORELETERIE. — Ce verre peut être à base de soude ou de potasse; mais le dernier est généralement préférable pour sa teinte blanche et sa diaphanéité complète. Du reste, le verre à gobeleterie ne diffère pas notablement du verre à vitres. Ainsi, pour tous les ustensiles de chimie, on refond simplement des rognures ou des cassons de verre à vitres. A la vérité le verre se colore, mais cela n'offre pas d'inconvénients dans cette application.
Verre filé. — Quand le verre a été ramolli, on peut l'allonger et le filer très-rapidement, au moyen d'une roue sur laquelle le fil s'enroule. Quand on étire un tube de verre creux, le trou se conserve, quelle que soit la finesse du fil. Un morceau de tube de thermomètre, tiré en fil par une roue ayant 1 mètre de circonférence, et mue avec une vitesse de 500 tours par minute, a donné 30,000 mètres de fil; ce fil était d'une finesse extrême et son diamètre intérieur était à peine calculable. 11 était creux cependant, car, ayant été placé sous le récipient d'une machine pneumatique, un bout en dedans, l'autre en dehors, un fragment de 5 centimètres laissa passer le mercure en petits filets brillants lorsqu'on fit le vide.
Le fil provenant d'un petit parallélipipède de verre à vitres, coupé avec un diamant, présente un grand éclat; vu au microscope, il offre une forme aplatie et quatre angles droits distincts. C'est à cette forme particulière qu'il doit son éclat remarquable.
Les échantillons de verre filé sont assez souples pour être tissés à la manière du fil commun, etemployés en ornements. MM. Dubus et Bonnel en ont tissé des étoffes : les verresjaunes orangés donnent ainsi des tissus brillants qui imitent la soie ou l'or; les verres blancs imitent l'argent. On comprend que la grande différence de densité qui existe entre le verre et l'air interposé dans ces lissus, détruise la transoarence et multiiilie
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l'^éclat des surfaces au point de leur donner dn brillant métallique.
VERRE A BOUTEILLES. — Ce verre est formé, comme nous l'avons vu , de silice, potasse ou soude, alumine, chaux, oxyde de fer et de manganèse. Ces derniers oxydes colorent le verre qui doit aussi une partie de sa couleur au charbon. Comme la couleur du verre à bouteilles ne nuit pas à son débit, on peut le fabriquer à creusets ouverts, même en se servant de houille comme combustible.
Préparation. — On emploie dans la composition du verre à bouteilles peu de soude ou Je potasse. Les matières premières de la fabrication sont des sables jaunes et ferrugineux, des résidus provenant du lessivage des soudes brutes du commerce, des cendres lessivées qu'on nomme charries, des cendres neuves, des soudes de varech et de l'argile commune calcaire. Les sables colorés sont même préférables aux sables blancs : l'oxyde de fer qui les colore, tout en augmentant la dose de fondant, donne la couleur verte due au protoxyde de fer. On en élimine seulement les corps étrangers d'un volume notable, tels que les pyrites, les cailloux, etc. Pour cela on les feit sécher et on les passe au travers d'un crible.
L'argile convenable pour la composition du verre à bouteilles est jaunâtre, marneuse : c'est la terre à four qui contient de falumine, de la silice, du carbonate de chaux, des oxydes de fer et de manganèse. Elle est peu liante, se réduit facilement en poudre quand elle est sèche, ce qui rend les mélanges plus faciles.
Les résidus du lessivage des soudes, ainsi que les cendres lessivées dites charrées, sont séchés, puis passés à la claie.
Les cendres neuves proviennent en général des foyers domestiques. On préfère celles qui résultent de la combustion du bois neuf ou du charbon de bois.
Dosage ordinaire du verre à bouteille :
Sable jaune dOO parties.
Soude de varech . . . . 50 à 40
Charrées iCO à 170
Cendres neuves 50 à ÎO
Argile jaune 80 à 100
Groisil (calcinou verre cassé) 100
La dose du groisil n'est pas déterminée ; on l'augmente pour la première et la seconde fonte, quand on se sert de creusets neufs. Si l'on emploie un sable trop argileux, il faut supprimet la marne et la remplacer par une addition de craie. On peut se servir de natron ou de soude brute pour remplacer le sulfate de potasse que fournit la soude de varech; mais on a soin de joindre au mélange une certaine quantité de cendres neuves, afin qu'il y ait de la potasse dans le verre. En employant la soude de varech h plus haute dose, et supprimant la charrée, la dissolution du sable est plutôt efliectuée, les fontes sont plus rapides, mais le fiel de verre âjrovenant du sulfate) devient plus abonanf.
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Proportions à emfioyer dans ce mélange :
Sable jaune 100 parties.
Soude brute de varech .... 200
Cendres neuves 50
Groisil ou fragments de bouteilles. 100 Voici la composition employée dans une bonne verrerie k bouteilles, près de Lyon :
Sable du Rhône 100 kilogrammes.
Sulfate de soude g
Carbonate de chaux ... 10
Ce mélange est fritte par la flamme perdue des fours à fusion avant d'être mis dans le creuset. Le sable , suivant les proportions d'argile ferrugineuse, donne le verre à teintes claire, foncée ou brune : on choisit du sable non argileux, et l'on ajoute 1^,5 de bioxyde de manganèse pour obtenir les bouteilles à teinte dite rougeâtre, usitées dans le midi. Cette coloration résulte du mélange du sesquioxyde de fer et de l'oxyde de manganèse.
Ordinairement le fourneau de fusion pour le verre à bouteilles contient six creusets qui ont de 92 à 96 centimètres de hauteur et le même diamètre; leur épaisseur, dans le fond, est de 10 à 12 centimètres. On remplit ces vases presque jusqu'aux bords, et dès que la matière est affaissée et fondue, on remet de nouvelle composition dans les pots et on pousse le feu. Dès que la fonte est terminée (elle dure sept à huit heures), on ralentit le feu afin que le verre s'épaississe au point convenable pour le travail. A cet etl'et, on remplit le foyer d'escarbilles et charbon bien tassés; on intercepte les courants d'air, et l'on évite de déranger le combustible pendant le travail, de peur de ranimer la combustion. C'est ce qu'on appelle (aire la braise. Fapo».— Le travail du verre à bouteilles est fort simple : l'aide cueille la masse de verre convenable et passe la canne au souffleur; celui-ci, en soufflant et tournant continuellement, forme peu à peu la panse de la bouteille, qui se termine dans un moule. Pendant que la bouteille est dans le moule, l'ouvrier continue à souffler; il relève ensuite la canne, et, tenant la bouteille verticalement renversée, pousse le fond en dedans. 11 coupe le col, fixe la canne au côté opposé dans l'enfoncement, arrondit le bord du col, et place le cordon qui doit le renforcer. Quelquefois on ajoute un pontes en verre sur lequel on imprime un cachet.
La canne est alors transmise à l'aide qui porte au four à recuire, et qui détache la bouteille de la canne au moyen d'un léger choc.
On calcule en général sur une consommation de 100 hectolitres de houille pour 3,.'î00 bouteilles ordinaires. A Givors,les bouteilles reviennent à environ 9fr. le 100, et se livrent sur place à 10 fr.
Usages. — Le verre à bouteilles sert à confectionner les bouteilles à vin, des damesjeannes et quelques autres vases communs. On prépare en Fiance une si grande quantité de vins mousseux, et la fabrication des eaux gazeuses prend une telle extension,
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nu ou pourrait, en se livrant à lu l'abrication (1(! liiiiilcilles |ii'rl'ocliuiuu''t!s nouossairt'S à co genre (l'iinliistric, s'assurer un sueeès iui- |iortanl el lie longue durée. Les l'abricauts, dont le zèle a été sliuiulé par les eoneours des sociétés d'eneourayeniont , oui perfectionné leurs pnxluits en s'allaehant i^ bien doser les eoni|iositions, h rendi'e plus régulières les é(iaisseurs et surtout ^ recuire iiien iniiforuiénienl. L"liabilude qui se répand d'essayer les bouteilles s(Uis nue pression déterminée (do 12 alniosplières), couti'ibuera h rendre ces soins durables.
VERRE SOLUBLE. —11 exisl.' un silicate de potasse, appelé verre solublc, tiui a une assez grande importance aujourd'hui, parce ([u'il jouit de quelques |iropinélés remarquables : ainsi, il peut être appliqué comme un vernis sur les bois et les tissus indanimables, et les rendre incombustibles îi la manière de plusieurs autres sels. Ce sel soluble s'obtient en fondant ensemble à grand feu, dans un creuset réfractaire, 3 kilogiammes de sable bien blanc, 2 kilogrammes de carbonate de potasse bien pur, et 200 grammes de charbon de bois en poudre. On chaufl'e cette masse jusqu'à ce qu'elle soit liquide et homogène. Le verre ainsi obtenu est huileux, dur, n'est transparent que sur les bords, et possède une saveur alcaline. L'air ne lui fait pas éprouver d'altération ; seulement il en attire un peu l'humidité et s'elileurit légèrement à la surface.
L'eau froide n'agit pas sur lui, tandis que l'eau bouillante le dissout complètement, mais avec lenteur. Quand on veut le dissoudre, il est nécessaire de le pulvériser, puis de le jeter dans l'eau bouillante et de remuer sans cesse. En chaull'ant toujours, la dissolution finit par acquérir une consistance sirupeuse; alors elle a une densité de 1,25 et contient 28 pour 100 de verre. Concentrée davantage, elle devient d'abord vis-' queuse, au point de pouvoir être tirée en tils comme le verre fondu, puis se prend en une masse vitreuse semblable au verre ordinaire, mais moins dur. L'alcool précipite subitement le silicate de potasse de sa dissolution dans l'eau; le silicate est tellement divisé, qu'il devient alors soluble dans l'eau froide. Le verre soluble contient, après son exposition à l'air, 62 de silice, 26 de potasse, 12 d'eau, ce qiui donne pour le verre sec 70 de silice, 30 de potasse. Le verre soluble est principalement employé pour rendre incom- Lustibles les bois, les papiers, les tissus végétaux et animaux. On l'applique en dissolution avec un pinceau sur ces divers corps : il y forme un vernis et prévient leur inflammation en s'opposant au contact de l'air. Tous les sels solubles qui éprouvent facile- Mient la fusion ignée produisent le même effet par les mêmes causes ; tels sont, par exemple, les phospjiates et les borates alcalins.
VERRE D'ANTlMOrNE. Voy. Antimoine, iulfure.
VERT DE SCHEELE. Voy. Arsenic, arséniales.
MA. V..'j(j
\ EUT DE VESSIE. Voy. Couleurs vêg^-
TALKS, § m.
VEUr-DIil-CRIS ou ACÉTATE DE CUI- >'RE. )'«i/- CuiviiK, ucétale.
VftSUVlENNE. Yoy. C()ui>noN.
^'lANl)ES (utlmeiùiili(in). — Les viandes
fournissent les aliuienls les |ilus luiliitifs, les plus substantiels. Elles déveli>m)ent beaucoup de chaleur animale, el en développent d'autant [ilus (jue leui' couleur est iilus proniiMcée. I,es viandes noires ou très-colorées sont échaull'antes; les viandes rouges fortitienl beaucoup; les viandes blanches sont celles qui forlilient le moins, souvent elle^ peuvent faire partie d'un régime adoucis^sanl.
Connue les viandes déveloj^pent beaucoup de chaleur, on doit en combiner l'usage avec celui des végétaux, en comprenant ces derniers pour la plus forte partie.
L'abus des viandes engendre un grand, nombre de maladies, soit aiguës, soit chroniques : les plus ordinaires sont les fièvres bilieuses, les atfections inflammatoires , la goutte, les dartres, l'hypocondrie, l'apoplexie, etc., etc.
La viande est une nourriture trop forte pour les petits enfants. « La viande sera pour l'enfant, dit le jjrofesseur Hufeland, ce qu'est le vin pour le jeune homme, c'est-àdire trop forte, et contraire aux lois de la nature. Voici quels en sont les résultats : on excite et on entretient dans l'enfant une fièvre artificielle; on précipite la circulation du sang; on augmente la chaleur, et on dispose le corps à des crises violentes et h des inflammations. Un enfant nourri de la sorte a l'air bien portant, mais la plus petite cause suffit pour mettre tout son sang en mouvement, et, quand les dents commencent à pousser, que la petite vérole et autres fièvres se déclarent, causes qui, par elles-mêmes, portent le sang à la tète avec violence, alors on peut s'attendre à des fièvres inflammatoires , à des convulsions, à des coups de sang, etc. La plupart des hommes croient qu'on ne peut mourir que de faiblesse ; on meurt aussi d'un excès de force et d'irritation, et c'est à quoi expose l'usage mal entendu des stimulants. Outre cela, une nourriture aussi forte accélère, dès le commencement, le procédé de la vie et la consomp lion; on donne trop d'activité à tous les systèmes et aux organes, et, au lieu de fortifier la vie, on procure les causes qui l'abrègent. On ne doit pas non plus oublier que par là on accélère trop le développement des dents, etpar suite la puberté, un des moyens qui abrègent le plus la vie, e* qui ont l'influence la plus fâcheuse sur le caractère même. Les hommes et les animaux qui vivent de viande sont tous plus violents, plus passionnés, plus cruels. Les enfants qui en ont l'habitude deviennent forts, mais en môme temps passionnés, violents et bru taux. » {Art de prolonger la vie, p. 231.)
« Il importe, dit J.-J. Rousseau, de no point rendre les enfants carnassiers : si ce n'est pour leur santé, c'est pour leur carac-