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NOTES ADDITIONNELLES
.)iirifinali(^i'e ooloivi'. LaquanlitiMlfCoilc maiiiTccst lOlljiiiiis «•Mivinciiifiit Caililr l'I vaiii' siiivaiil l'ccliaiijlloii (II' tiiiiniCNdl i|m'<iii cvainiiK'. l'oiir lisiilcr i>ii sain ri' les li(|iU'ui-< |iai raiiiiii(>iiiai|iu> cl on l'ail ('va|i(ii'i'i'. A lUL'smi' (jiu' la iciiiciMilialidii avance, on voilia nialiiM'i' t|ni svi- si'parc cl vicnl na^cr à la snilacc ilii liquide sons lurinc de pcllicnics niiiiàlifs. On lillic Ixinillaiil ; la nialicic colorccr icstc en nianilo paillf sur n- papii'i-; après l'aMiir tonvcnalilianciU iavi'c avec de l'eau, on la icdissinit dans de l'aconl acidnlé avec (incli|nes poulies d'acide cldorhydiiiine ; on filirc de nouveau et on évapore à see. I^e n-sidn lavé d'abord avec de Tacool , puis avec de i'ean distillée, a la conirur pnce du |iei()\yde de plondi; il esl insoluble dans l'eau , l'alcool cl l'éllier, soinble au contraire dans les acides allaitilis et dans les dissolutions alcabiu's, ([u'il colore eu ronge vineux.
La uialière <pii est restée sur le liltre, (pioi(|ue peu Yuluinineuse rclativeincnt à la ((nantite (ii^ tournesol employé, conlieut cependant presipie tonte la matière colon'c ilu lourncsol. Lorsipie h's (locons ont été parlailement lavés, ils ne conliennent aucune trace de l'acide (|ui a servi à les olilcuir. Llne petile (piantité de eetle matière pourpre ipie l'on avait obleuue par l'acide sullnriipie, cbanlb'c dans Un Inbe de verre avec de l'azolale de potasse, a domié nu résidu dont la solulion dans l'eau ne précipilait pas par le cbbMuie de baryum, et celle (pi'on avait obleuue avec l'acide cldorliydritpie, traitée de la mènu' manière, ne dounail pas de cldoruie d'argent par l'azotate d'argent, (les tlocons ne sont cependant pas de la niaiière colorante pure, car lorsqu'on les incinère, ils laissent de 3 à 4 pour cent de cendre cl on peut en séparer trois nialieres colorantes dislinclcs par l'action des dissolvants neutres.
En iraitant eetle matière pourpre par l'éllier rectilié, jusqu'à ce que le liquide ne se colore plus sensible iicnt, ou oblient une liqueur jaune orangé, qui laisse par évaporaiion spontanée un résidu d'un rouge éclatant, dans le(iuel on dislingue un grand nombre de pelils ciistanx acicnlaires qui donnent à ce produit un beau rellet velouté. Ce jiroduit B est insoluble dans l'eau, mais l'alcool le dissout lacilement ; les dissolutions alcalines le disolvent en prenant ime trcs-belle nuance violette. La portion considérable qui n'a pas été dissoute par l'étiier, reprise par l'alcool, se colore en rouge de sang. Celte dissolntinn évaporée sponianémeut donne une quantité considérable d'un produit C rouge pourprée à rellet doré, de la nuance la plus licbe. Celle niaiière coloranle est la plus aboutlante dans le tournesol; enûn, le résidu insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éllier coiilient le produit L) qui est uès-solublc dans les dissolutions alcalines et peut eu être préciiiité par les acides, ce qui permet de l'obtenir avec l'acililé. Ces trois matières ont une très-grande analogie entre elles, et ou ne peut guère les disiinguer l'une de l'autre que par leurs dilléreuces de solubilité dans l'eau, l'alcool et l'èther, et par leurs couleurs lorsqu'elles sont isolées. Toiiles les trois se dissolvent tians les alcalis et sont préci|iitées de leurs dissolutions par les acides ; toutes les trois paiaissent contenir de l'azole, car on trouve de l'ammoniaque dans les produits de leur décompositi'Ui par le l'eu; l'acétate de plomb, le cblonire de baryum, le perchlorure de 1er, etc., les piécipitent tontes les trois; mais la ressemblance est surtout frappante entre la matière C .et la matière D. Elles ont à peu près la même nuance pourpre; la dissolution dans les alcalis est bleue et rappelle la couleur de riiifusion de tournesol; elles sont inaltérables à l'air, inodores el insipides. Le chlore el l'acide azotique les détruisent rapidement; l'acide sulfurique concentré les dissout sans les altérer. Ces dissolutions sont d'un rouge amarantbe très-foncé, tout à l'ait semblalde, cl l'eaij en précipite les matières rouges sans decompo- Eition. Elles sont insolubles dans les acides alfaiblis.
L(^nis dissolutions ammoniacales sont bleues , (;t linsi|u'(ui les elianll'e, elles pcident une partie de leur ainiuoniai|ue , et laissent un résidu vioU^t solnido <lans l'i'au. Les carbonales de soude et d(^ |)olasse les c(doi'enl en liieu l'onnne les alcalis cansliqiies.
Les resullals (pu |iiecedenl ont eli' tiii's d'nn travail ('tendu de iM. Celis siu' I "r((;i»c, la /(((ir/'cHfi'on et la cuiiijiositivn des louriujsols, dont voici les conclusions :
1" Le lourncsol en drapeanv est un proilint tout dilli'rcnl dn tonriies(d en pains, à la fabii( alion duquel il n'a jamais el('' employé;
i" Tontes les plantes (|ui servent à la fabrication de l'orseille pc'uvent servir à celle dn tournesol;
5" L("? carbonates alcalins solulles jouent un rôle très-important dans la fabricalimi du tournesol ;
i" La couleur dn louriicsid doit èli'e atlribtlée non à un produit unique , comiiu^ on l'avait l'ait jusqu'à présent, mais à (piatre piodnits colores distincts (pie l'on peut disiinguer cl séparer par l'action des dissolvants.