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calis et les terres alcalines que nous trouvons ces propri(''t(5s au plus haut degré; elles sont moins forlfs dans les terres, et plus faibles encore dans les oxydes métalliques. Une base est donc un alcali, une terre ou lui oxyde métallique proprement dit, et la dénomination se fonde sur ce qu'on considère la hase comme le principe caracténsti(iue des sels. Basique, employé en pailaiit dun sol, signitie qu'il contient un excès de base, et en parlant d'un oxyde, qu'il peut produire des sels en se comljinant avec des acides. Nous faisons cette dilférence entre base et radical, que le premier s'emploie jiour les oxydes, par opposition aux acides, et le second pour les corps combustibles, par opposition à l'oxygène. Ainsi la potasse est la ))aso dans le nitrate ])otassique, mais le potassium est le radical de la potasse,
BASES ORGANIQUES. Voy. Alcaloïdes.
BASSORINE. — Le nom de bassorine a été donné à la i)artie insoluble ilans l'eau de la gomme de Bassora, matière qui se retrouve dans plusieurs autres espèces de gommes, tant indigènes qu'exotiques.
En traitant la gomme de Bassora par l'eau iroide, et ensuite par i'alcool, il reste une substance gélatineuse qui est la bassorine.
BATTITURES (Oxyde des). Yoy. Fer.
BAUME DE LA .MECQUE [balsaiimm gileadense, opobalsamum). — 11 s'extrait en Arabie de 1 amyris fjileadensis. On l'obtient, soit en faisant des incisions dans cet arbre, soit par l'ébullition avec de l'eau. Le baume qui s'écoule de l'arbre incisé est si estimé chez les Turcs, qu'il n'en paraît en Europe que ce que les sultans en envoient comme cadeau aux souverains. Il est d'un jaune clair, trèsfluide et doué d'une odeur agréable , qui tient autant de celle de la sauge que de celle du citron. Le baume obtenu par l'ébullition avec de l'eau est plus visqueux que le baume de copahu, mais plus fluide que la térébenthine. Frotté dans la main, il devient blanc et mousse comme du savon, et, versé goutte à goutte dans de l'eau, il s"étend à la surface de celle-ci , et se laisse facilement écumer avec une plume. On regarde ces deux jirojiriétés comme une preuve de la bonté du baume de la Mecque.
Le baume de la Mecque était autrefois employé en médecine. Chez les Turcs, il jouit d'une grande réputation comme remède fortitiant à l'usage interne.
BAUME DU PÉROU. — On extrait ce baume du myroxylon peruiferum, qui croît au Pérou, au Mexique, etc. On en connaît ])htsieurs espèces, dont une s'écoule spontanément des incisions faites dans l'arbre ; elle est presque incolore ou légèrement jaunâtre. Elle a une saveur acre et une odeur agréable, analogue à celle du storax et du benjoin. L'alcool la dissout complètement, mais Téther par le(}uel on la traite laisse en non-solulion une substance blanche.
On obtient une autre esi>èce de baume du Pérou i)ar l'ébullition des branches et de l'écorce avec de l'eau. Le baume se liquéfie et tombe au fond de l'eau. Cette espèce est cou-
nue dans le commerce sous le nom de baume du Pérou noir.
Le baume du Pérou est employé en médecine. H est souvent falsifié, soit avec delà térébenthine, soit avec du baume de copahu. La térébenthine se décèle par l'odeur qu'elle répand , lorsqu'on chaulle fortement le baume qui en cniitiont.
BAUME DE TOLU. — On l'extrait par incision de l'écorce du loluifera balsamum, (pii croît dans l'Amérique méridionale. Il est d'abord fluide, jaune clair, d'une odeur de citron et de jasmin agréable et pénétrante, d'une saveur douceâtre , aromatique et écliauffante. Peu h peu il se colore en rouge jaune, acquiert plus de consistance, et unit par se durcir, en sorte qu'on jieut le réduire en ])ondi'e. Tel qu'il nous arrive dans les coques du fruit d'une plante du genre courge, il est d'un jaune rougeàtre, filant, et doué de presque toute l'odeur que possède le baume frais. Il est composé de résine, d'huile Yolatde et d'acide benzoïque.
BÊCHER , né à Spire en 1035 , auteur de l'ouvrage intitulé Pliysica subterranea, sur le frontispice duquel Stahl ne craignit pas d'écrire : Opns sine pari. Malheureusement, il ne nous en reste que la première partie.
Ouvrez cet ouvrage sans pareil, et la singidarité du début vous étonnera beaucoup. De (justibus non disputandum esse : ce proverbe, dit-il, est d'accord avec la raison et l'expérience. Aux uns, il faut des aliments sucrés ; à d'autres, des acides; ceux-ci préfèrent l'amertume. Il est des gens qui se plaisent aux élans de la gaieté; d'autres recherchent l'émotion de la tristesse. Ceux-ci sont passionnés pour la musique; à ceux-là elle n'offre aucun attrait. Mais qui croirait qu'il existe un goût, auquel il faut sacrifier son honneur, sa santé, sa fortune, son temps, et même sa vie? Ce sont donc des fous qui s'y livrent, direz-vous? Non; ce sont seulement des individus d'un genre excentrique, hétéroclite, hétérogène, anomal; ce sont les chimistes :
Gens macérés dans l'eau de pluie.
Flairant de loin l'odeur de suie, Flambés, roussis ou rissoles, Et par leur fumée aveuglés ;
comme il le dit en vers latins.
D'où lui vient une humeur si noire? Hélas I nous le voyons d'abord premier médecin de l'électeur de Mayence, puis de celui de Bavière, et ensuite en butte à mille attaques près de l'empereur, poursuivi à outrance, et forcé de se réfugier d'abord en Hollande, puis en Angleterre. L'envie des courtisans, les persécutions que son insupportable vanité lui suscitait partout, ont fait de Bécner l'un des hommes les plus malheureux qui aient existé. Et pourtant, c'était une mible intelligence; c'était un de ces hommes rares, chez qui toutes les facultés srmt également développées, et qui s'occupent avec un égal succès de théologie, de politique, d'iiisïoire, de philologie, de ma-