ACE
volumes, 21 mesures d'oxygène et 79 volumes de gaz azote; l'eau, en contact avec l'air, absorbera autant de fois 0,21 d'oxygène et 0,79 de gaz azote qu'elle aurait absorbé de clia(iue gnz pris isolément, et comme l'oxygène est plus facilement absorbé que le gaz azote, l'eau se laisse imprégner d'une proportion d'oxygène plus grande que celle qui, mêlée à "7 vol. d'azote, constitue l'air.
Le volume d'air dégagé de l'eau de neige et de l'eau de Seine par l'ébuUition est environ 0,0i du volume de l'eau. 100 volumes d'air retirés de l'eau distillée contiennent 32,8 en oxygène; l'air retiré de l'eau de pluie contient 31,0 volumes ; l'air de l'eau de neige, 28,7;rairde l'eau de Seine, 29,1 à 31,9 vol.
Quelles que soient la quantité et la nature du gaz absorbé par l'eau, la congélation l'expulse entièrement; ce qui détruit l'assertion de Hassenfratz, que l'eau de neige contient plus d'oxygène que toute autre eau, et qu'elle doit h cette circonstance son action particulière sur la végétation.
Tout le monde sait que si dans un vase contenant de l'eau légèrement chauffée on plonge un bûton de verre, un 111 de fer, etc., on voit à l'instant ces corps se couvrir d'une quantité de bulles de gaz. OErsted a cherché à expliquer le fait, en supposant qu'une bulle de gaz ne peut se produire au milieu d'un iluide homogène, et que cette production n'a lieu qu'en contact avec le vase ou avec l'air, à la surface du liquide, ou avec un corps étranger, introduit dans le liquide.
La liquéfaction des gaz par la pression a jeté un nouveau jour sur les phénomènes de l'absorption. H. Bavy et Faraday ont démontré, de la manière la plus nette, que les gaz sont d'autant plus faciles à absorber, qu'ils sont faciles à liquélier. Ainsi l'hydrogène et l'azote, qu'on n'a pu encore liquélier, sont moins absorbables que l'acide carbonique , qui peut être facilement réduit à l'état liquide.
Chez les êtres vivants, l'absorption est un acte en vertu duquel les matériaux assimilables, déposés à la surface des tissus, sont transportés du tube digestif dans le torrent de la circulation, et de là dans la profondeur de ces mêmes tissus ; c'est ce qu'on nomme le mouvement de nutrition et de conservation des êtres. C'est par un phénomène du môme ordre que les matériaux devenus iuipropres à la conservation de l'être vivant sont repris par les vaisseaux nommés exhalants pour être portés à leur tour dans le torrent circulatoire, et de là rejetés en dehors par toutes les voies d'excrétion connues.
C'est encore par un phénomène de pure absorption que dans l'acte respiratoire l'air atmosjihérique, qui nous enveloppe de toutes p.irts, est aspiré parles jicmmons et vient s'y combiner avec le sang veineux, pour le trans= former en sang artériel. L'absoriition dans le règne végétal s'effectue par toute la surface de la plante et principalement par les spongioles ou extrémités des racines, et par les feuilles; c'est par là que pénètrent le car-
bonne, l'hydrogène, l'azote, l'oxygène, à l'état d'eau, d'acide carbonique, d'ammoniaque, tous éléments indispensables au développement et à la conservation des plantes. Voy. Endosmose.