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Lo castoréinn les remplit entièrement, mais laisse une cavit(' dans lo centre, (^araclèro auipicl lin dis(inj;ue celui (jui est vrai de (•('lui qui a été falsilii''.

Lo castoréum est mou chez l'animal; sa consistaïu'O est intermédiaire entro c(dle d( la cir(! et celle du mi(>l. Après cpie la boursta élé détachées du cor|)s , il s(' dessèche; alors il est sec, sans cependant être; dur, d'un brun noir, terne et facile h écraser. Il a une odeur pai-licul ère, forte et désagréable, une saveur atnère, picpiante, un peu aromatiqiKs et qui persiste longtemps.

Le castoréum n'a pas, dans sa composition, autant d'analogie avec le musc qu'on pourrait le présumer, et ses parties constituantes diffèrent beaucoup de celles do ce dernier.

On ignore quels sont les usages physiologiques du castoréum.

Cette substance est employée depuis la plus haute antiquité en médecine, comme médicament interne. On en trouve deux sortes dans le commerce, le castoréum de Russie et celui du Canada. Sous le premier nom, on désigne la plus grande partie du castoréum d'Europe, parce qu'il vient de la Sibérie pour la plupart, car l'espèce du castor paraît être presque entièrement anéantie en Europe. Celui qui arrive du Canada passe pour le plus luauvais, elle prix élevé du castoréum fait qu'en outre ce dernier est si souvent falsifié qu'on le rejette. Cependant, il n'y a |ias de doute que le castoréum non falsifié du (]ana la ne soit de même nature que celui d'Europe et d'Asie. On donne comme oai-actères du vrai castoréum, d'offrir, sur les bourses qui le renferment, deux petites poches remplies d'une graisse ayant l'odeur du castoréum, ou du moins d'en présenter des traces bien prononcées à l'en- . droit où elles existaient. Lorsque ce caractère manque, on peut soupçonner une falsiticatiou, qui consiste, entre autres, en ce qu'on piend le scrotum de jeunes boucs, ou ja vésicule biliaire de moutons. Ou reconnaît en outre une vraie bourse à ses membranes, dont il y a plusieurs superposées, et dont la plus intérieure est parsemée, à sa face externe, d'un grand nombre de petites écailles argentées. En examinant l'iniérieur de ces poches, on reconnaît qu'elles proviennent réellement du castor, non-seulement à ce qu'il se trouve une cavité dans le centre , mais encore à ce que le castoréum est tellement enveloppé de membranes, qu'on ne peut l'en détacher, soit par l'eau, soit par l'alcool, qu'api-ès l'avoir séché et concassé; le faux castoréum, au contraire, se dissout aisément dans l'alcool , et la dissolutiou colore en noir la dissolution d'un sel ferrique, parrell'et de matières végétales chargées de tannin qu'elle contient. En général, on prétend que le castoréum falsilié renferme un mélange de vrai castoréum avec des gommes résines, des résines et des baumes, qui, après la dissolution, laissent depuis ^ jusqu'à I de membranes.

CATAL'VSE {phénomène de contact, action

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de pn'sence). — Il existe des réactions remarquables (jui semblent, en quelque sorte, faire exception ù la règle. Certains corps, mis en pn^sence tfautres corps, fo;it naître des jiroduits nouveaux, sans que les corps (jui font naître ces produits soient altérés dans leur constitution. Ainsi, le platine en éponge, plongé dans un mélange il'oxygène et d'iiydrogône, détermine la combinaison de ces deux gaz, avec élévation de température, sans que lo platine change dénature. Le contact de l'argent décompose le liioxyde d'hydrogène, sans que l'argent s'altère en aucune manièie. L;i présence de l'acide sulfurique change l'amidon en sucre. Apiès l'expérience, on retrouve la même quantité d'acide sulfurique aussi intacte qu'av.Hnt l'expérience. La levure de bière transforme le sucre en alcuol, sans s'altérer elle-même. Ber/élius considère ces phénomènes comme étant dus à une force particulière, qu'il compare à la propriété assimijatiice des animaux, ^ionsistant à changer des aliments pris dans le règne végétal en c'iyle, en sang, en chair, etc., et il appelle celte force caialyiique. L'admission de cette hypothèse est l>réjudiciable au progrès de la science; car elle satisfait en apparence l'esprit, naturellement paresseux, et entrave ainsi les recherches ultérieures.

CAUSTIFICATION. —Lorsqu'on emploie les carb:>urilcs de potasse et d'> soude k déterger et blanchir les tissus, ou à la fabrication des savons, on leur fait subir prélimiiiairement une ojiération qui porte le nom de causti/ication. Elle a pour objet de mettre à nu les alcalis qui les composent, en leur enlevant l'acide carbonique qui masque en grande partie leur action sur les matières colorantes ou sur les substances grasses. L'expérience a appris depuis longtemps, en effet, que ce n'est jamais qu'à l'état de pureté que la potasse et la soude peuvent s'unir aux cin'ps gras pour former des savons, et agir etiicacement sur les diverses matières étrangères qui altèrent la blancheur des lils du lin, du chanvre et du coton.

Pour rendre les alcalis caustiques, c'est-àdire pour leur enlever l'acide carbonique qui neutralise leurs propriétés, on fait bouillir les dissolutions de potasse et de soude du commerce avec une suliisante quantité do chaux vive. Celle-ci s'empare de l'acide carbonique, passe à l'état de carbonate de chaux qui se dépose en raison de son insolubilité, et laisse dans la liqueur la jiotasse et la soude dépouillées de l'acide qui leur était combiné. C'est à ces liqueurs qu'on donne le nom de 'lessives caustiques, de lessives des savonniers ; et on appelle potasse caustique, les alcalis purs et solides obtenus par l'évaporation des lessives. Ils sont alors doués de 1 1 causticité au plus haut degré.

C'est Black qui, en 1756, reconnut le véritable rôle de la chaux dans la caustilkation, et qui constata la nature des alcalis caustiques. Avant lui, on croyait que la chaux ne donne plus de force et d'alcalinité à la potasse et à la soude du commerce qu'en les

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débarrassant d'une matière mucilagineuse dont elles étaient enveloppées, et qu'en atténuant ou divisant leurs molécules.

Pour démontrer la justesse de la théorie de Black , rcl-itivement à la préparation des lessives caustiques , on fait agir de la chaux vive sur des dissolutions de caibon ites de potasse et de soude. Après une heure d'ébuUilion, on fdtre les liqueurs pour recueillir à part le dépôt blanc qui s'est formé. On peut constater alors que, tandis que ce dépôt laisse dégager de l'acide carbonique par l'action de l'acide chlorhydrique ou sulfurique, les liqueurs très-caustiques ne font plus d'effervescence avec ces acides, comme cela avait lieu avant leur ébullition avec la chaux. L'acide carbonique a donc abandonné la potasse et la soude pour se porter sur la chaux, avec laquelle il a produit ce dépôt blanc, insoluble, qui n'est alors que du carbonate de chaux.

C'est le même effet qui se produit en versant de l'eau de chaux claire dans une dissolution de carbonate de soude. Un préci]iité blanc se forme; c'est du carbonate de chaux qui s'isole à mesure qu'il prend naissance.

Si l'on comprend bien le rôle de la chaux vive dans la fabrication des lessives, on s'apercevra de l'erreur ofi sont beaucoup de blanchisseurs qui ne veulent point caustitler leurs soûles et leurs potasses, par la persuasion qu'ils ont c[ue la chaux reste en dissolution dans les lessives, et que c'est elle qui brûle les tissus. Si ces lessives, obtenues à l'aide du la chaux, brûlent les lissus, c'est uniquement parce qu'elles sont trop concentrées; et le moyen de remédier à cetle action trop énergique, c'est de les étendre d'eau.

Lorsqu'on a rendu une lessive caustique à l'aide de la chaux, on dit dans les ateliers qu'elle est devenue plus mordante. Elle est alors onctueuse et comme grasse au toucher, parce qu'elle attaque et dissout promptement l'épiderme. La plupai't du temps, on se borne à ce caractère jiour apprécier la force d'une lessive. On y trempe l'index et on le frotte contre le pouce. Si les doigts glissent l'un sur l'autre aussi facilement que s'ils étaient imprégnés d'huile, on dit que la lessive est très-grasse. « On voit combien le défaut de connaissances positives, dit Robiquct, entraîne dans des idées fausses. Comparer une lessive à une matière huileuse est une erreur des plus grossières, car c'est trouver de l'analogie entre les choses les plus disparates. Les alcalis, comme on sait, se combinent aux huiles et aux graisses pour les convertir en savons, en détruisant leurs propriétés premières. Si une lessive paraît onctueuse au toucher, c'est qu'elle corrode la jieau et la convertit aussi en une espèce de savon. »

Concluons donc de ces considérations quit faut que les alcalis soient dans l'état caustique, c'est-à-dire de'carbonatés, pour produire tout leur effet utile dans le blanchiment

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