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<M( le dégraisnage, et dam la fabrication des savons .
CAVIAR. — Le caviar dont ou fait une si maïuif coiisoiiiiualion on lliissiu, eu Alloiiiagiie, on Autriiho, en llalio et en Ani;;leterro, est le Irai do l'»!Sliir^eon qu'on pi^cho lians le Vol^îi- Le Irai, déliarrassé des |)eliieuies du sani;; (|ui s"y trouve niôhS <'St lavé avec soin, jniis plonj^ié dans do la saumure, exprima et piitri dans des tonneaux juscpi'à ce ([u'il ait été rétluit en une [làlo bien liouiogénc. Ainsi [)réparé, ce mets est susceptible d'une longue conservation. 11 est trésrecIuM'ché en Russie.
CELLULOSK. — La trame du tissu solide do tous les végétaux est formée do cellulose, matière ainsi api)eléo parce que, généralement, au début de son organisation, elle aflecte la forme do cellules. La cellulose présente des |)ro[)riétés physiques qui varient en raison de l'état d'agrégation des particules. Dans le liclien d'Islande, ime partie des cellules sont constituées avec une agrégation légère, atlaiblio encore par l'interposition de l'inuline , en sorte que sous l'influence do l'eau bouillante, elles se gonflent, se désagrègent et se résolvent en un liquide qui forme, en se refroidissant, une gelée colorable en violet par l'iode. Le même phénomène de coloration se produit avec le tissu de quelques champignons, et des cellules épaisses des feuilles de quelques aurantiacées, tandis que les membranes épaisses (les périspermcs du dattier, du phytéléj)has, présentent la cellulose dans un état d'agrégation tel que ces tissus sont durs à tailler, et que les truits assez volumineux du phytéléphas peuvent servir à confectionner les objets de tabletterie imitant l'ivoire.
Les tubes plus ou moins épais des tibres textiles sont de la cellulose presque pure.
Le tissu ligneux du bois est composé en grande partie de cellulose qui, suivant l'âge et l'espèce de l'arbre, se trouve imprégnée de matière incrustante plus ou moins abondante.
La cellulose, quel que soit le végétal ou la partie de la plante d'où on l'ait extraite, offre toujours la composition suivante :
En centièmes Carbone. . . . 44,44 Hydrogène. . . 6,18 Oxygène. . . . 49,38
Equivalents 'C" = 72 H'» =: 10
composition identique ou isomérique avec celle de l'amidon, de la dextrine et de l'inuline.
La cellulose nure est blanche, diaphane, insoluble dans l'eau, l'alcool , l'éther et les huiles fixes et volatiles. Les solutions alcalines faibles sont sans action sur cette substance fortement agrégée. Il en est de môme des acides minéraux étendus. Les acides sulfurique et phosphorique conconués attaquent la cellulose et la transforment en matière amylacée, puis en dextrine, enfin en glucose. L'acide acétique est sans action sur
la cellulose. L'a(;ido a/.oli(iuo conceniré forme av(M; elle un produit insoluble dans l'eau, analogue à la xyloïdino obtenue de l'aniiilon ; monohydràté, il s'y combine on plus forlo proportion et donne le produit appelé ■jijjruxf/te dont il sera parlé plus loin.
La combustion do la cellulose s'opère au milieu de l'eau , en présence d'agents trèsoxydants, tels que le (;hlore ou l'hypochlorile de chaux. Si, dans un ballon do verre contenant une solution saturée d'li.)pochlorile de chaux, on délaye de la pAte Ji pa|)ier, en élevant la température, une réaction trèsvive se manifeste, et |)eut se continuer sans autre chaleur que celle provenant de l'action môme. 11 se produit un fort dégagement d'acide carbonique, et la cellulose se désagrège, brûle et disparaît. On voit par cette réaction avec quel ménagement, dans les proportions et la température, il faut user d'agents aussi énergiques que le chlore ou les hypochlorites, dans le blanchiment des fils, des tissus, et des pAtes à papier.
Si l'on verse quelques gouttes de solution, aqueuse d'iode sur la cellulose (coton, lin, chanvre, moelle, tissu du périsperrae on phytéléphas, etc.), et qu'on mouille ensuite la substance avec de l'acide sulfurique, on voit paraître une belle coloration bleu indigo, semblable à celle que produirait l'iode sur l'amidon hydraté : ainsi donc, avant de se tiansformer en dextrine, la cellulose, en se désagrégeant, passe par un état inlermé diaire, analogue aux grou| es des particules amylacées.
L'épuration de la cellulose varie avec les sul)stances d'où on veut l'extraire. Parmi celles qui donnent facilement de la cellulose pure, on peut citer le coton, le papier, le vieux linge. Pour obtenir la cidlulose de ces diverses substances, on les soumet à des lavages successifs à chaud ptir une solution de soude ou de potasse caustique, puis à froid par l'acide ciilorhydrique étendu et l'ammoniaque (en ayant le soin, après l'emploi de chaque agent, de faire un lavage complet à l'eau pure), enfin [)ar l'alcool et l'éllier.
Quand on veut extraire la cellulose du bois, on est forcé d'employer des lavages au chlore et au chlorure de chaux faible, après la réaction de la potasse, et môme de répéter deux ou trois fois cette double réaction, afin d'extraire toutes les matières incrustantes, azotées et colorantes enfermées dans ré[)aisseur dos parois et d'obtenir blanche et pure la piartie la plus résistante, ou cellulose spongieuse.
L'extraction de certains principes immédiats constitue diverses industries très-utilement annexées aux exploitations rurales : car lorsqu'on lire parti de tous les résidus en les employant comme engrais, ces industries donnent au sol des principes qui soutiennent sa fertilité.
Ainsi , lorsque , pour extraire la cellulose textile, on répand on irrigations les eaux de rouissage du chanvre et les débris pulpeux des écorces ; lorsque, [lour extraire la fécule ])ure, on réuand de même les eaux de lavage