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et qu'on alimente les beslianx avec la pulpe; lorsque , extrayant le sucre pur des betteraves , on utilise la pulpe et les mélasses comme aliment , les fumiers qui en proviennent et les écumes des sirops comme engrais ; enfin lorsque, pour obtenir l'huile, on traite les grainus oléagineuses en réservant les tourteaux pour les bestiaux et les déjections de ceux-ci comme engrais : il est évident que tous les sels, une grande partie de la matière azotée, restent au sol, et que les produits vendables (libres textiles, fécule , suce, huile grasse) s'exportent sans rien emporter des engrais , ni des amendements de la. ter, e.
On peut se procurer jilus facilement la cellulose des feuilles et des tiges des {)lantes herbacées , en prenant ces sujjstances dans les excréments des herbivores, la digestion ayant dissous ou désuni les principes adhérents à la cellulose sans détruire les portions fortement agrégées de celle-ci ( notamment les vaisseaux ).
La cellulose faiblement agrégée , comme dans le parenchyme des jeunes feuilles , les liciens, les périspermes de certains fruits , peut servir d'aliment comme la matière amylacée. Sous la forme de tubes longs , plus ou moins épais et fortement agrégés, elle constitue les filaments des diverses plantes textiles , du lin , du chanvre , du coton , de l'agave, du p/(o/VH(i<m tcnax,d\i bananier, de Ïti7-tica nivca , qui servent à la fabrication lies pis, des cordes, des tissus, des papieis, du carton, de la pyroxyline.
Cellulose animale.
A mesure que l'on descend dans l'échelle des êtres org.uiisés , doués de locomotion , et que de l'examen des animaux ayant une orgaiîisation élevée on passe à celui des êtres qui se ra|)prochent du règne végéta'l , cette distinction devient de moins en moins sensible : les j)ro|iriétés et la composition de certaines parties des tissus ( notamment de quelques enveloppes animales ) peuvent se rapprocher alors de celles de la cellulose au point môme de se confondre avec elle.
Compositions comparées des enveloppes des animaux et des végétaux.
1» Enveloppe des ani- L Peau .... 20 azote.
maux î Chiline. . . 9 i
( Tuniciers. . 4,5 >
2° Cuticule végétale 2 à 2,5 »
La peau , enveloppe des animaux supérieurs , ditfère essentiellement , comme on le voit , de l'enveloppe végétale. La chitine, enveloppe des crustacés et des insectes, s'en rapproche cependant , puisqu'elle résiste 5 l'ébullition prolongée dans une lessive caustique, et donne à la calcination des vapeurs acides ; elle conlient toutefois une forte proportion d'azote. L'enveloppe des tuniciers, cnimauxqui semblent former undes anneaux de la chaîne qui lie les deux grandes classes d'êtres organisés , contient seulement le double de l'azote renfermé dans l'épiderrae des plantes ; les substances azotées y sont d'ail-
leurs interposées entre des fibres très-souples , dépourvues d'azote , lorsqu'elles sont complètement épurées [lar des solutions de potasse ou de soude caustique : elles peuvent alors prendre, sous les inlluences combinées de l'iode et (le«racide sulfurique, la coloration violette intense, indice de la présence et de la désagrégation de la cellulose, dont elles présentent tous les caractères et la composition intime , ainsi que l'ont démontré MM. Lœvig et Kœliker.
Essai des fils et tissus d'origine végétale et animale.
Les substances filamenteuses d'origine animale se distinguent des fibres végétales par leur composition quaternaire, et la forte proportion qu'elles renferment du qu.itrième élément , l'azote. Elles sont facih s à distinguer les unes des autres : car, tandis tjue la plupart des substances d'origine animale se dissolvent facilement dans une lessive alcaline bouillante , celles d'origine végétale ne sont , dans les mêmes circonstances , que faiblement attaquées , puisque la cellulose fortement agrégée qui les compose, résiste à cet agent. Ainsi, pour reconnaître la présence et les proportions des lils de lin, de chanvre ou de coton intercalés dans la chaîne ou dans la trame d'un tissu de laine ou de soie, on comjitera sous une loupe montée le nombre de tils de chaîne et de trame dans un c'irré de 3 millimètres ; on fera bouillir le tissu dans une solution contenant 10 pour 100 de soude ou de potasse caustique : si la totalité du tissu est en laine ou en soie, sa dissolution sera comjjlète ; si une partie des lils de la trame et de la chaîne sont en lin , chanvre ou coton, ces fils résisteront seuls, et il suffira de les compter sous la loupe pour apprécier leur nombre et leur proportion dans une surface donnée. On pourrait constater leur proportion pondérale en les lavant et les pesant desséchés , comparant leur poids avec celui du tissu pesé avant la réaction de l'alcali. 11 est d'ailleurs facile de distinguer les fds et les tissus de soie de ceux qui sont en laine : ces derniers, contenant cfu soufre , prennent une coloration brune dans une solution de plombate de soude; tandis que les premiers ne se colorent pas dans la môme solution.
CELLULOSE. Voy. Plantes, leur composition. Voy. aussi Bois.
CÉMENTATION. Voy. Acier.
CÉRÉALES, composition de leurs fruits.
Voy. Gllten.
CÉRÉHRINE. — On désigne sous ce nom la matière grasse blanche découverte par Vauquelin dans le cerveau de l'homme et des animaux, mais obtenue d'abord par lui dans un état d'impureté.
Exposée à l'action de la chaleur, elle ne fond point, noircit en se boursoutllant et répandant une fumée qui brûle avec une llanime éclatante. Le charbon qui provient de cette combustion renferme de l'acide phosphorique libre , comme Vauquelin l'a remarqué le premier, et qui est produit par
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le phosiilioro qu'cUo coiiti(MU parmi sos 6Umonts. DcssocliOd sur un tVii doux, flh' dovifiit tViahlo ol peut se réduire eu poudre.
Èlecncephol. — Sous ce nom. nous désij^nons avee M. Coiierl)e la matière grasse roiKje du cerveau ijui reste eu solution ilaus l'alcool après la précipitation de la eérébrine.
Cette suhslauco est liquide, d'une couleur rouge;\tre, d'une saveur désa^Téabie ; elle est soluhlo en toutes proportions dans l'étlier froid, ainsi (pu' dans l'alcool bouillant. Son analyse, laite [lar M. Couerbe, y a démontré les mêmes éléments (juc dans la cérébrine, mais dans d'autres rapports.
CÉRINE. Voy. (aiiE.
CÉRIU.M. — Le cérium existe, en Suède, dans un minéral de la mine de Rastniis, i)rès de Ridtlarhylta, dans le Westmanland. Ce minéral est Irès-iiesant, ce qui l'avait fait appeler pierre pesante de Bastnas ( Bastnas schwerstein) par les anciens minéralogistes allemands. Par la suite on lui doinia le nom de cérite, d'après le métal qu'il renferme. Ce métal bu-iuéme a été découvert, en 1803, par Hisinger et par Berzélius, et à la môme époque par Klaproth, qui décrivit le nouveau corps minéral comme une terre, qu'il appela ochroite. Hisinger et Beizélius lui ont donné le nom de cérium, dérivé de celui de Cérès; d'après cela plusieurs chimistes allemands ont cru qu'il fallait le nommer cererium; mais comme l'observation de ces règles est de peu d'importance, et que le nouveau nom est moins agréable h l'oreille et plus dillicile à prononcer, Berzélius a cru devoir maintenir le nom de cérium. Ce métal a été trouvé depuis par Ekeberg, Thomson et Wollaston dans différents minéraux ^du Groenland. 11 entre toujours comme partie constituante dans la gadolinite ; on le rencontre, aux environs de Fahlun, combiné avec de l'acide hydrofluorique, et il entre dans la composition de plusieurs minéraux de ces contrées. Il existe aussi dans l'orthite, minéral assez commun dans le granit Scandinave.
11 est infusible au plus violent feu qu'on puisse produire dans les forges ordinaires.
Les composés sont sans usage.
CÉRUMEN. — Le cérumen est sécrété, à la face interne du conduit auditif externe, par une multitude de petites glandes. Dans les premiers moments de sa sécrétion , il forme un lait jaune qui, en s'épaississant peu à peu , produit 'une masse jaune-brunâtre et visqueuse. Il a été analysé pour la première lois par Vauquelin, qui l'a trouvé composé de 0,625 d'une huile brune, butyracée, soluble dans lalcool, et de 0,375 d'une matière aj'ant les diverses propriétés de l'albumine, et contenant en même temps une matière extractiforme amère. Ces derniers doivent cependant renfermer une quantité d'eau assez considérable.
Le cérumen paraît avoir jjour usage d'empêcher les insectes de pénétrer dans le conduit auditif externe, soit parce qu'il les retient eu vertu de sa viscosité, soit parce que
son prnicipt! amer hïur inspire de la repu gnanco.
Ouelquefois il s'amasse en quantité, s'endurcit, et cause la sui'dilé, en bouchant le conduit auditif. Dans un cas pareil, on lo ramollit aisément, eu versant dans le coniluit un mi'lange d'Imih's d(! térébenthine et d'olive, ([ui icnd la graisse liipiide.
CEUUSE (carbonate de iilomb). — On a rencontré h; carbonale de plonih en petites mas'jes dans plusieurs loi'aiilés : en Ecosse, au Harlz, en Bohème. On l'a aussi trouvé en France : dans les Vosges , h Sainte - Marie aux Mines; dans le Languedoc, à Saint-Sauveur; dans la Bretagne, h Paulaouën. En général , ce sel aeconqiagnc! d'autres mineniis de plomb, et ne constiîuo nulle part le piincipal minerai. Le carbonate de |)lomb naturel est tantôt en cristaux, réguliers dérivés d'un prisme rhomboidal, tantôt en petites agglomérations à cassures vitreuses : parfois compacte, |)resqiie toujours blanc ou légèrement brun-jauuAtre; son poids spéciiiquo varie de (),0'70 à 6,558. Le carbonate de plomb, généralement employé dans les arts, est obtenu artificiellement, et se présente en poudre très-tinc ou fortement tassé en masse, conservant la forme des vases coniques , où il a reçu une sorte de moulage Depuis quelque temps les fabricants préparent en outre de la céruse mêlée et broyée h l'huile.
Le carbonate neutre de plnmb est formé des équivalents de protoxyde de plomb , pesant 112, plus 1 équivalent d'acide carbonique. 11 est souvent mêlé , dans la céruse commerciale , d'hydrate de protoxyde de plomh, dans des proportions variables.
Le carbonate de plomb est insoluble dans l'eau pure; il se dissout , avec effervescence et dégagement de gaz acide carbonique, dans les acides azotique, acétique, etc. Sa solubilité dans divers acides , même dans l'eau chargée d'acide carbonique, favorise son action vénéneuse; il est décomposé par l'acide sulfhydriquo et le sulfhydrate d'ammoniaque, qui, enlevant l'oxygène pour former de l'eau, laissent le soufre s'unir au plomb, constituant un sulfure noir, opaque : de là les altérations des peintures exposées à ces gaz sulfurés des fosses d'aisances , gaz d'éclairage, etc. Chauffé au rouge, le carbonate de plomb se décompose en perdant son acide carbonique: si la calcinatiou est prolongée au contact de l'air, le |)rotoxyde se change par degrés en mine orange (variété la plus pure de minium).
La préparation de la céruse , qui remonte aux Grecs et aux Romains, a été décrite imr Tbéophraste et Dioscoride. Cette industrie fut ensuite pratiquée chez les Aiabcs . et successivement à Venise, b Krems, en Hollande, en Angleterre; introduite depuis trente ans en France, elle y a pris, depuis quelques années, une telle extension , (pi'clle peut subvenir à la consommation totale, qui s élevé, chez nous, îi plus de 4 millions de kilogrammes chaque année.
La céruse prend naissance toutes les lois que le plomb est en présence de l'air et de
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l'iiumiditd'; l'air agit par son oxygène pour oxyder le mêlai , et par son acide carbonique liour carbonater Foxyde à mesure qu"il se IVirme, et pour provoquer même la formation de cet oxyde. Ce qui démontre que le carbonate de plondj peut se former dans ces circonstances, c'est Tcxpérience de MM. Carruel et Wérat, qui retirèrent jusqu'à 400 grammes de ce sel, en faisant évaporer six voies d'eau, qui avaient séjourné pendant deux mois dans une cuve de bois (ioublée de plomb et exposée à l'air. On pourrait encore préparer le carbonate de plomb en traitant un std soluble de plomb par du carbonate de potasse.
Mais, comme la céruse est très-employée dans les arts, il est évident qu'on a dû recherchcr des procédés de fabrication plus économiques. 11 y a déjà un grand nombre d'années que l'on met en pratique, à Clichy, lin procédé qui fut découvert par M. Thenard : il consiste à faire passer un courant de gaz acide carbonique dans du sous-acétate de plondj en dissolution, jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de carbonate de plomb. Le sousacétate , ainsi privé d'une partie de sa base, est ramené à l'état d'acétate neutre, que l'on ])eut transformer de nouveau en sous-sel en le faisant bouillir avec de la litharge. L'opération , comme on le voit, est continue; de plus , avec une même quantité de sous-acétatc de plomb , il est possible de fabriquer des quantités considérables de céruse. A mesure que celle-ci se forme, elle se dépose au fond des vases, d'où on la retire pour la laver, la faire sécher et la verser dans le commerce.
Avant notre première révolution , la Hollande possédait seule en Europe le monopole de la fabrication des céruses de bonne qualité ; mais, après la conquête de ce pays par les armées Irançaises , on sut bientôt en France le secret de ses pro 'éd^'s. Dans des pots en terre , oh l'on ménage à l'intérieur lui rebord à une certaine hauteur, on met du vinaigre, puis, sur le rebord, une feuille de {)lomlj recourbée sur elle-même i)lusieurs fois , de telle sorte qu'elle ne touche pas le vinaigre; enfln on met sur les pots une lame de plomb, du fumier, jiuis une seconde rangée de pots, etc., presque jusqu'à la hauteur de la cliambre destinée à cet usage. Cependant toute la chambre n'est pas ainsi remplie : on laisse une partie vide qui est séparée de l'autre par des jilaleaux en bois mal joints, atin de laisser à l'air la liberté de pénétrer dans le fumier. Après plusieurs semaines , on retire les lames de plomb des pots , et on les trouve recouvertes d'une couche blanche de céruse que l'on peut séparer en les pliant et en les grattant avec précaution. Celte céruse, qui a toujours une teinte grisâtre , doit être lavée à plusieurs reprises. La théorie de cette opération est la même que celle de la précédente. Comme dans la préparation de la céruse de Clichy, il y a formation d'oxyde de plomb et d'acétate basique; l'acide carbonique fourni par la termentation du fumier convertit le sel basique en sel neutre, qui sert de nouveau
à la préparation de l'acétate tribasique. M. Pe ■ louze, à qui on doit cet heureux rapprochement, a donné pour preuve à l'appui les faits suivants; savoir : 1" que l'acide formique volatil, comme l'acide acétique, mais qui ne forme pas de sel basique, ne saurait rem|ilacer le vinaigre; 2" que, l'acétate neutre de plomb peut être substitué à l'acide libre.
Les ouvriers cpii fabriquent la céruse et les peintres qui l'emploient sont exposés à ces coliques saturnines si graves , dont les effets se prolongent et parfois sont mortels. Des lotions et des bains sulfureux, fréquents peuvent arrêter l'intoxication, en transformant sur la peau le carbonate en sulfure; on enlève ce sulfure avec du savon vert, et l'on réitère une ou deux fois cette double opération. 11 est rare toutefois que les hommes exposés aux funestes effets de la céruse veuillent s'astreindre à de pareils soins; d'ailleurs les jioussières plombeuses qui'pénètrent à l'intérieur produisent des désordres que l'on ne peut guère prévenir.
La céruse est journellement employée pour peindre les boiseries des appartements, pour étendre les couleurs et dessécher les huiles. En la mêlant avec un peu de charbon ou de l'indigo , on lui donne un reflet bleu. L'on n'en consomme (jue des quantités fort restreintes pour fabriquer la mine orange (minium ])ur), et pour préparer quelques sels de plomb pur. Quelquefois aussi on fait entrer direcleuient la céruse dans les mélanges destinés à former la co»H;josi?(o« des cristaux, des couvertes et des couleurs vitriliables. Les fabi'icants de faïence la font entrer dans la composition de leurs émaux.
La falsification des vins au moyeu de la céruse ou de la litharge est assez rare, contrairement à ce que l'on croit généralement.
On vend quelquefois la céruse dans le commerce , sous les noms de blanc de Tenise, blanc de HoUandc, blanc de Uainbourg.
CER\'EAU. — La substance qui compose le cerveau est évidemment formée de deux parties distinctes : l'une ^r(sp, l'autre blanche. Le cerveau entier otlre dans son aspect une substance pulpeuse en partie grise et blanche, molle et douée d'une sorte d'élasticité v il est doux au toucher, d'une odeur fade, et plus pesant que l'eau. Sa densité varie de 1048 à 1060. Abandonné à lui-même, au contact de l'air, il se putréfie plus facilement que toutes les autres substances animales. Exposé à l'action de la chaleur, il devient plus consistant et fin'it par se dessécher et devenir ;assant; broyé avec l'eau, il forme une émulsion qui se coagule par le feu, les acides et l'alcool.
La première analyse raisonnée du cerveau humain faite par Vauquclin en i8H, a fourni les résultats suivants : matière grasse blanche 4,58, matière grasse rouge 0,70, osmazome 1,12, albumine 7,00, phosphore uni aux matières grasses l,îi0; soufre, phosphate de ]iotasse, phosphate de chaux et de magnésie 5,15. Le cervelet est formé des mêmes éléments, aingi que le cerveau des animaux herbivores
319 t.lLi CHA ?iSO
D'après los reclierches entreprisos par veau h l'cUat normal, dolhl,.'» dans celui
M. Coiicrbt', (laii.s le coiiranl do 18;i'i, lo des idiots, et de k h 'i,5 dans le corvenu dos
corvoaii humain oontioiulrail cintf matières aliénés. D'après lui, ce p-and excès de phos-
grasses bioncaiaclorisées, savoir: 1" les ma- pliore dans roncéfjjialc des aliénés, serait la
(iàes tjrasses liUutche et rowje, extraites et cause d(; l'irnlation vivo dont le sysiènio
éti'diéi's sous ce nom par Vaiiipiclin, ont été nerveux serait lo siège et exulterait l'es indi-
cxposéos dans cet oiiviage sous lo nom do vidas en les ploiif/eant dans le délire épouvan-
cérébrine (il dVIéenréjiliol ; '2" i\c \a chnlesté- table que nous appelons folie on aliénation
»■(■»(' identi(|ue avec la eholestérine de la b. le, mentale. {Annales de chimie cl de physique,
tant sons lo rapport do ses [)ropriétés quo t. lA'I, p. 191.)
sous celui do sa composition élémentaire; „ ^,,^5 ^^ chercherons pas h combattre ici
3° doux autres graisses .lannos dont lune es j^s j.iéos admises par M. Couerbo , dit
pulvérulente et 1 autre elastniuo, et qui ont ji Lassaigne, mais le^ expériences .n,e nous
ce désignées sous les noms de stcaroconote ^,,,,j„, f.jjf^,, ^^ -^ j^. t,,^^,.,;, -^^ .} ,,ublié,
et céphalotc imles ces matières grasses, à .o,,^ j^j,, ^^ conlirmer ce qu'il a avancé au
loxceplion ce la cliolestérine, admettent do g^j^j du cerveau dos aliénas. L'anahse de
a/.nte, du phospl.oro et du soufre au nom- j,{,^ cerveaux aliéni.pies qui nous mit été
brode leurs éléments. rp„,i, ^g^^ 3,,,,^.^. ^^^>^Q 1,, ^, j^ ^^^^^^^^
iMi analysant comparativement la cerébrino jj^i^j^ „^ „o^^, ^ \^, ,J^^^.^ ^„^^, ,^g .^^^j^
de I homme sain e celle extraite des cer- p,oportion de phosphore quo celle qui existe
veaux dfl/«e«.»- et û nhots, M. Couerbe est [1^,/^ j^ ^^^,^^^[^ ^ l^'tat normal. Dans l'un
arrive îi conclure que la proportion du phos- ^^^g ^^^ns trouvé 1,97 OiO de phosphore,
phore variait dans ces dillorents cerveaux ; ^t dans l'autre 1,93 0[0. » 1 1 '
u admet qu elle est de 2 à 2,5 dans le cer- '
Analyse comparative du cerveau et des substances blanche et grise.
Cerveau entier. Substance blanclie. Substance grise.
Eau 77,0 73 85,0
Albumine 9,6 9,9 7,5
Matière grasse blanclie 7,2 13,9 1,2
Matière grasse rouge 5,1 0,9 3,7
Osuiazome acide lactique et sels. . . 2,0 1,0 1,4
Phosphates terreux 1,1 1,3 1,2
CÉVADIQUE (acide). — Cet acide a été duc à l'espèce de combustion qui a lieu dans
rencontré dans la graine de cévadille {vera- les poumons par l'oxygène de l'air sur le
trum sabadilla). Son odeur est analogue à sang veineux.
celle du beurre. Mais ces résultats, pour être rigoureux, CHALEUR. Voy. Calorique. réclamaient des expériences nouvelles, alin CHALEUR SPÉCIFIQUE. Foy. Caloriqde. de s'assurer plus comparativement que ne CHALEUR, son intluence sur l'affinité, l'avaient fait ces célèbres chimistes, si sur Voy. Affinité. un môme animal lo rapport do la clialeur CHALEUR ANIMALE. — Les animaux à perdue dans un temps donné et lit égal à cesang chaud étant doués d'une chaleur inté- lui qu'on pouvait atti-ibuer aux causes indirieure particulière qui est la môme dans quel- quées. C'est ce qui a été entreiiris d'abord ques circonstances qu'ils se trouvent, co qui par M. Dulong, avec toute la sagacité qui le les soustrait aux lois générales de la distri- caractérise, et ensuite par M. DL'sprets qui, bution du calorique entre les corps, il y a de son côté, est parvenu aux mêmcsrésultats. donc en eux une cause principale de pro- L'appareil imaginé par M. Dulong, pour duction de chaleur et do froid. résoudre cet important problème, consiste Cette cause, qu'on a ignorée pendant long- en une boîte de métal, doublée intérieure temps, est liée intimement aux fonctions ment d'une cage d'osier, dans laquelle on res|)iratoires; onplagasa source dansle plié- plonge l'animal sur lequel on veut expériiiomène de la respiration. Lorsque Lavoisier mentor. Cette boiteest plongée dans une autre eut découvert qu'une portion d'oxygène dis- boîte entourée d'une quantité connue d'eau paraissait pendant cet acte , et était rcmpla- froide. Elle est en communication par deux céeparune certaine quantité d'acide carbo- tuyaux latéraux avec deux gazomètres, l'un nique, on vit dans ces résultats une véritable rempli d'air et l'autre d'eau. L'air sort du combustion, semblable à colle quia lieu premier sous une pression constante par une avec les autres corps combustibles. Les ex- certaine quantité d'eau qui le déplace et qui périences que firent à cette époque Lavoisier vient d'un des réservoirs supérieurs. Lecouet Laplace, en estimant la chaleur qu'aban- rant d'air s'établit dans la boîte aisément, en donne un animal dans un temps donné avec soutirant, à l'aidedusy|ihonquiplonge dansle celle due à la formation de l'acide carboni- gazomètre rempli d'eau une (piantité d'eau que et de l'eau dans la respiration, leur égale à celle qui chasse legazdu nremierdans firent-conclure alors que la presque totalité île second, de la chaleur développée par un animal est Par cette disposition, la même quantité
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d'air n'est pas respirée plusieurs fois par l'anitiial; après avoir servi ,=i la respiration, J'air se rend dans le second gfzoïuètre rempli d'eau, à la surface de laquelle se trouve un disque de liège pour empocher la solution d'une portion du gaz acide carbonique dans l'eau ; cnlin l'on connaît i)ar des tubes de verre gradués, qui communiquent avec l'intérieur des deux gazomètres, quelle est la quantité de gaz qui sort et qui entre dans chacun. Quant à l'analyse de l'au" expiré, on la détermine facilement par les moyens que nous avons indiqués, en extrayant une portion de gaz par le robinet surmonté d'un tube recourbé.
La quantité d'air introduite dans la boîte est connue exactement ; la chaleur ahan Ionnée par l'animal est mesurée par l'élévation de température de l'eau qui entoure la boîte oiî est placé l'animal; il ne s'agit plus que de la coniparer à la chaleur que l'on peut supposer être due à la formation de l'acide carbonique et de l'eau.
Dans les nombreuses expériences que M.
Dulong a entreprises sur le chat, le chien, la cresserclle, le cabiai, le lapin et le pigeon, il a reconnu que la somme de chaleur que peut produire la respiraton seule représente, dans certains cas, les -^ de la chaleur perdue par l'animal, et tians d'autres les ^seulement; que cette fonction produit chez les carnivores une portion moins considérable de la chaleur animale totale que chez les frugivores et les herbivores.
Ces résultats, obtenus en 1822 par M. Dulong, ont été en partie conhrmés parM.Desprets, dans un travail postérieur.
On peut donc admettre aujourd'hui que la respiratirui est la principale source du développement de la clialeur animale; qu'il y a néanmoins dans les animaux une autre source dechaleurencoreinconnue, qui existe peut-être dans les diverses sécrétions, la nutrition, la circulation, lefrottcment des parties les unes sur les autres, ou dépendante de l'action [ilus ou moins énergique du système nerveux, d'après les idées de M. Brodio.
Une partie de ces causes se trouve aujourd'hui démontrée par les nouvelles expériences de MM. Becquerel et Breschet.
,Ces physiologistes, eu se servant pour mesurer la température du corps, d un galvanomèire très-sensible terminé iiar une aiguille déliée formée de deux métaux, qu'ils introduisent dans les divers organes, sont arrivés aux conclusions que l'on peut énoncer ]iar les propositions suivantes:
1° Il existe une ditîérence bi^ii marquée entre la température des muscles et celle du tissu cellulaire sous-cutané dans l'homme et les animaux , ddlerence qui paraît ]irovenirdu refroidissement qui; ces êtres éprouvent à la surface de leur corps.
2° Les muscles olfrent une différence de température qui varie de 2", 23 à 1", 25.
3° Les corps vivants se trouvent dans le cas des corps inertes dont on a élevé la température, et qui sont soumis à un refroidissement couti:!"el causé parle milieuambiant.
Ce refroidissement est sensible d'abord à la surface, puis s'étend successivement au sein des couchesintérieures jusqu'au centre.
k° La tem[)érature moyenne des muscles de l'homme est de 36° 88, c'est-à-dire à peu do chose près de la température des autres organes. Celte température subit de notables changements en raison de l'état de santé de l'individu.
5° La température de la poitrine, de l'abdomen etdu cerveau est.dansle chien, sensiblement la inèiue que celle des muscles.
6" La contraction chez l'homme a la propriété d'augmenter la température des muscles d'un demi-degré centigrade, et si cette contraction a lieu dans des mouvements généraux, violents et répétés sans interruption pendant quelques minutes, la température peut s'élever à plus d'un degré.
7° La compression d'une artère amène au contraire dans les muscles auxquels cette artère se distribue un abaissement de quelques dixièmes de degrés.
CHALUMEAU AEKHYDRIQUE. Voy. Hydrogène.
CHALUMEAU A GAZ OXYHYDROGÉNÉ.
Voy. Hydrogène.
CHALUMEAU. — 11 est possible d'augmenter singulièrement la chaleur des flammes, en dirigeant sur elles un courant d'air qui, insuffisant toutefois pour les refroidir et les éteindre, active vivement la combustion des gaz qui les produisent. L'instrument qui sert à cet objet porte le nom de chalumeau. Ce n'est autre chose, comme l'indique son nom, qu'un tube de verre ou de métal dont un bout est arqué, et dont le canal intérieur va en se rétrécissant jusqu'à ne former, à cette extrémité, qu'une ouverture aussi fine que le serait un trou fait avec une aiguille. C'est cette ouverture qu'on tient contre la flamme, tandis qu'on souffle par l'autre bout avec la bouche. Comme la vapeur humide qui sort des poumons se dépose dans le tube et l'obstrue, il y a, vers la courbure du chalumeau , une ampoule ou petite sphère creuse oùle liquide se réunit. Lejetd'airque l'insufllation jiroduit par le bout capillaire n'est j^lus interroin[)u par les globules aqueux qui s'y mêleraient sans cette précaution.
Les orfèvres, les émailleurs, les bijoutiers, les essayeurs de monnaies, font un fréquent usage du chalumeau, depuis une époque très-reculée, pour opérer des soudures de peu d'étendue, monter des diamants, faire des essais, enfin, toutes les fois qu'ils veulent fondre une petite quantité de métal ou d'alliage.
Cet instrument fut longtemps emjiloyé dans les arts avant qu'on songeât h l'utiliser pour les essais chimiques. Anton Swab, métallurgiste suédois, fut le premier qui en fit l'application à l'essai des minéraux, vers lan 17.38. Depuis, l'usage en est devenu indispensable aux chimistes et aux minéralogistes, qui reconnaissent, par son secours, avec une promptitude et une précision remarquables, la nature et les principaux caractè-
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ri's dos plus potiles quantités de subslaucos minéialcs.
Lo clialuaieau des ()rl'('vi'es a t'ti's niodiCié ol |)eilV(tioiiiii'' par l!i'rj;;inaiiii cl sui'tdiit par (ialui, cliiiiiistc .su(''dois, (pii ont portr l'art lie l'aiialyso par li' ihaluiiu'au à un puint do pcrlecliuii iniinagiuable. Le dernier avait ai'(|uis, dans ce ^cnre d'essais , une telle liai)ilctc. tpi'il dctcruiinail la nature d'une uiaticre (pio l'on avait |)eino à a|)crcevoir à l\vil nu, tant sa (luanlité était niiniuie.
Le clialumeau |)()rlc au milieu de la tlamnie une masse d'air condensé ([ui chasse devant lui un torrcnl ih^ matières couilnistibles (pi'elle contient et 'jui brûlent alors très-rapidement. C'est ainsi que la chaleur de celte tlamme acquiert une très-j^rande intensité. Si l'on soulde trop doucement, l'cU'et est médiocre; si l'on souflle trop fort, l'impétuosité du courant d'air enlève la chaleur aussitôt qu'elle est dévelo|ipée et la llauniie disparaît, ("est ce qui arrive quand on souflle vivement avec la bouche sur une chandelle allumée, pour l'éteindre.
Ce chalumeau, malgré la très-haute chaleur qu'il communique à la flamme, ne suffit pas, cependant, pour opérer la fusion des sul)stances désignées sous le nom de réfractaires , parce qu'elles résistent aux plus violents feux de forge. Pour celles-ci on alimente alors le chalumeau, non plus avec l'air de la poitrine, mais avec un mélange fortement comprimé d'oxygène et d'hydrogène, fait dans les proportions nécessaires et la formation de l'eau. La chaleur qui se développe dans ce cas est si forte, qu'il n'y a aucun corps de la nature qui ne se fonde et ne se volatilise instantanément. C'est ainsi qu'on est parvenu à opérer, en peu d'instants, la fusion de substances regardées, pendant longtemps, comme absolument infusibles, telles que le platine, le palladium, la chaux, le sable, le grès, la porcelaine dure, etc.
Le professeur Robert Hare, de Philadelphie, est le premier qui ait pensé à construire un chalumeau à gaz oxygène et hydrogène condensés.
Cet appareil est connu sous le nom de Chalumeau deClarke. C'est le même que celui de Biook ou de Newman, à la seule différence des toiles métalliques et de l'huile, nécessaires pour diminuer les dangers que l'on court en faisant des expériences de ce genre.
M. Skidmore, de New-York, a remarqué que le jet lumineux qu'on obtient avec ce chalumeau peut être nitroduit sous l'eau à l'aide de quelques précautions, sans qu'il s'éteigne. La llamme.dans l'eau, est globuleuse ; elle brûle le bois, rougit les lils métalliques. Aussi le physicien américain pense-t-il que les marins trouveront , à la guerre , les moyens d'ap|)liquer son observation.
On ne saurait prendre trop de précautions en expérimentant avec cet appareil ; car la moindre étincelle qui pénétrerait dans le chalumeau, causerait l'inllammation subite du mélange gazeux, et, par suite, une ex-
niosioii IcM'rible (pii pourrait frapper de mort l'opérateur. C'est un ellet de ce genre qui a failli lu(;r l'ingénieur Conté, et qui l'a [)rivé de la vue pour le reste de ses jours.
CIIA.MOISIIK. - Klle se trouve en couches peu étendues, mais très-nombreuses, dans Us dé|)ù(s calcaires de la montagne do Chamoison, arrondissenu-nt de Saint-Maurice, dans le Valais. Klle est ex|iloitée avec avantage comme minerai de fer et donne des pi'oduils il(! bomio (pialité.
CHAl'TAL (.lean-Antoine), né en 175C, à Nozaret (Corrèze), lit ses études méilicalcs à Montpellii;r, et, aussilôt après sa réception se rendit à l'ai-is poui' étudier la chimie sous Sage, Mac(puM- et autres hommes célèbres, qui pré|)araieiit la réforme de cette science. En 1781, il fut appelé, quoique bien jeune encore, à occuper la cliaire de chimie que les états de Languedoc venaient d'instituer à Monipcllier. Il débuta dans la carrière de renseignement avec un très-grand succès.
Héritier d'une belle fortune, il voulut joindre la pratique à la théorie, et se lit fabricant de produits chimiques. Dès 1783, Cliaptal publia le Tableau analijllque de son cours, et bientôt après, en 1790, il donna ses Eléments de chimie, qui furent traduits dans toutes les langues, et dont la k' édition parut en 1803. Sa célébrité devint telle, que Washington le sollicita, juscju'à trois reprises dill'érentes, de venir se tixer près de lui, et que, à la môme époque, le roi d'Espagne lui fit offrir 3G,000 francs de pension et un iiremier don de 200,000 francs, s'il voulait venir professer dans ses Etats. Pendant le régime de la Terreur, en 1793, la reine de Naples lui offrit un asile à sa cour; mais le patriotisme de Chaptal se refusa à une émigration (jui eût été une sorte de désertion, et qui eût dérobé à son pays ses talents et ses services. La patrie les réclama bientôt. Chaptal, ajjpelé dans la capitale par le comité de salut public, fut cliargé de diriger les ateliers de Grenelle, pour la fabrication du salpêtre et de la poudre. Il réussit à livrer 35 milliers de poudre par jour. A l'époque de la création de l'école Polytechnique, il y fut app, '\é pour professer la chimie végétale ; mais , peu de temps après, il fut envoyé à Monipellier pour réorganiser l'école de médecine, où il occupa la chaire de chimie. L'Institut de France, à sa formation, le compta jiarmi ses membres les plus actifs. En l'an IX, Bonaparte l'appela au ministère de l'intérieur. Dans ce dernier poste , il rendit d'immenses services à la science et à l'industrie.
Malgré ses nombreuses occupations administratives, Chaptal n'en cultivait pas moins sa science favorite. Indépendamment de plus de 80 mémoires qu'il a publiés sur les arts chimiques, on lui doit îles ouvrages spéciaux sur les salpêtres et goudrons, sui' le Perfcc~ tionnemeiit des arts chimiques en France, sur le blanchiment , sur la culture de la i igné et l'art de faire le vin, les eaux-de-vie, les esprits et vinaigres; un Traité de chimie appliquée aux arts, qui a été traduit dans toutes les langues ; l'Art de la teinture du coton m
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rouge, et VArt du lehUurier dcgraisseur; un grand ouvrage sur l'industrie française, un mémoire sur le sucre de betteraves, vl enfin une Chimie appliquée à l'agriculture. Cliaplal fut siiccossivement si^nateur, comte de l'empire, i)ui.s pair de France en 1819. Pendant trente années consécutives*, la Société d'encouragemeut de Paris, dont il était un des fondaleurs, le choisit pour son président. Il est mort à Paris, le 30 juillet 1832, d'une hydropisie de poitrine.
CHAKBON DE BOIS. — Les substances végétales formées de carbone, d'oxygène, d'hydrogène et d'azote, chauU'ées à l'abri du contact de l'air, perdent l'oxygène , l'iiydrogène et l'azote, qui se dégagent en diverses combinaisons, dont plusieurs entraînent une certaine partie du carbone; mais une portion considérable de ce dernier forme le résidu fixe. Les dernières portions d'hydrogène no se dégagent qu'à ime température très-élevée : aussi le charbon n'est-il pur qu'après avoir été soumis, i)endant une demi-heure au moins, à la température d'un feu de forge. Le charbon ainsi éjiuré se prépare en calcinant du sucre en vase clos. Il n'est em|)loyé que pour les recherches de laboratoire ; tandis que le charbon de bois, en retenant un peu de cendres- et plus ou moins d'iiydrogène, est employé à une foule d'usages économiques.
Le charbon des matières organiques est noir, sa cassure est brillante; il est opaque. Lorsque la matière dont il provient n'est pas fusible au feu, le charbon conserve la forme des fragments calcinés; si la matière est fusible, il est boursouflé, caverneux, et dans ce cas encore il a conservé véritablement la forme que possédait la substance à l'instant de la carbonisation : tels sont les charbons
de sucre, de gomme, de corne, de sang, eU . En etlet, ces matières se fondent d'abord, ensuite elles se remplissent de br.lles produites par la vapeur et les gaz qui se dégagent, puis elles se solidifient bientôt en cet état, et se caibonisent en perdant les autres l)rincipes volatils.
Le charbon est pulvérulent lorsqu'on carbonise une matière organi(iue mêlée d'un corps fixe, et encore lorsqu'on décompose par la chaleur une substance volatile en la forçant à traverser un tube incandescent : le charbon se dépose alors en poussière qui se moule sur les tubes, en jjrend la forme et le poli ; il s'en détache en pellicules brillantes sur les faces en conlacl. Si les tubes sont longtemps cliaullés, les ]iarticules accumulées du charbon acquièrent beaucoup d'agrégation. C'est ce qu'on remarque dans les cylindres où se produit le gaz de l'éclairage : les charbons déposés y acquièrent une densité telle, qu'ils font feu au briquet et rayent le verre.
Les charbons de bois varient dans leurs propriétés en raison de la nature, de l'Age du bois et de la température qu'il a éprouvée. Les bois lourds des terrains secs donnent des charbons plus compactes que les bois légers ou venus dans des terres humides. Une température élevée augmente la conductibilité du charbon.
Le bois chauffé dans une cornue jusqu'au point où il ne dégage plus de vapeurs donne en résidu un charbon ordinaire; si l'on élève la température de la cornue jusqu'au rouge, les propriétés du charbon sont changées, et plus on élève la température, plus ce changement devient notable (Chevreuse, Annales de Chimie, t. XXIX).
FACULTÉ CONDL'CTRICE
1» Pour l'électricité.
2° Pour la dialeur. .