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Jomont moins forto et l'Iiis longtemps pro- lonut'o.
Kii raison de cette action do l'air, il faut priver les diloniros de son contact, pour pouvoir les coiiverver siiiis altération.
Ils n'agissent éi^aleniciit sur les matières cohiiantes ipranlaiil i|u'ils sont en présence il(> l'air ou d'un acide. .Vlors ils les délrnisent subitement. Toutefois leur action est bien plus faillie que celle du chlore, à moins que les lii[iienrs colorées ne soient acides. Ainsi, avec les solutions d'indigo, qui sont toujours très-acide.s, il n'y a aucune ditl'érence entre l'action des chlorures et celle du chlore ; mais avec des décoctions végétales, les premiers n'agissent (jue très-lentement. C'est pour cetti> raison que, dans le l)!anehiment |iar les chlorures, on fait succéder aux bains de ceux-ci un bain d'acide suUuricpie ou chlorhydrique qui met le chlore en liberté.
Quand on n'emploie pas d'acide, il faut agiter fortement la liqueur colorée qu'on a mêlée au chlorure, athi que l'acide carbonique de l'air puisse produire le même etfet;' mais, dans ce cas, la décoloration est toujours moins prompte.
Les chlorures, et surtout le chlorure de chaux, sont encore employés au blanchiment des chill'ons destinés a la fabrication du papier, aux enlevages des toiles peintes on fonduni sur lesquelles on veut produire des dessins. On les a aussi fait servir ii la conservation des anifs, en plaçant ceux-ci dans une solution ne contenant qu'un 32° de son poids de chlorure; à la conservation de la viande (solution a i[kQ') pour enlèvera l'eau-de-vie de grains son odeur désagréable.
On les em|)loie encore journellement, ainsi que le chlore dissous, pour blanchir les vieilles estampes, restaurer les vieux livres, enlever les taches d'encre qui, très-souvent, diminuent la valeur de ces objets. Rien de
filus simple que cette restauration : on trempe es estampes dans une légère dissolution de chlore ou de chlorure de chaux, pendant queliiues minutes, et on les passe ensuite dans de l'eau fraîche pour en ôler toute l'odeur. Lorsqu'il s'agit d'opérer sur un livre, il faut nécessairement le découdre et le mettre en feuilles. Le chlore n'attaque aucunement l'encre d'imprimerie, l'encre lithographique, qui ont pour base des corps gras et du noir de fumée, et qui diffèrent beaucoup, sous ce rapport, de l'encre ordinaire.
Le chlore et les chlorures rendent encore de nombreux services à la médecine. La |iremière application de ces corps au traitement de certaines maladies est due au chirurgien Percy, qui emfdoya, dit-on, l'eau de Javelle, en 1793, à l'armée du Uliin, contre la pourriture d'hôpital. Uallé, dans des expériences faites sur lui et des malades, a constaté que le chlore liquide, étendu de 60 fois son [loids d'eau et donné à la dose de GO à 90 grammes, excite et facilite la digestion. C'est le seul agent dont on puisse faire usage avec succès contre les asphyxies parl'hydrogèno sul-
DlCXlOS^i. DE CUIMIIS.
furé et jiar les émnnalions qu'exhalent les fosses (1 aisances. Dans ce cas, on trempe dans une laible dissolution de chlore ou do chlorure de soude, dit vulgairement lûfiicur (le L(ih(irr<iqnr, une éponge ou un tampon de ling(! (pi'on phuM^ sous h; uoz du malade, jusqu'à e(t (pi'ilsoit revi'nu h la vie. Kmployé de cette manière, le chlore peut détruire l'es ell'ets formidables de l'avifle prussit/iie, poison dont jus(iu'ici, la puissance n'avait pu être contre-balancée avec avantage. Mêlé à beaucoup d'air, on le lait (juelquetois respirer aux |)hthisiques, d'après les indications de M. Gannal. Il est avantageux de se frotter les mains avec une solution légère de chlore ou de chlorure, malin et soir, lorsqu'on habite des lieux où se développent sans cesse des miasmes organiques ; il adhère à nos organes, et l'on se trouve exposé [lendant tout le jour à une faible émanation de ce gaz. C'est de cette manière que M. Tliénard fit cesser les ravages d'une éjjidémie qui désolait, en 1815, une partie de la Hollande. Le voisinage des établissements où l'on fabrique le chlore et les chlorures, celui des grandes blanchisseries bertholiennes, est, quoi qu'on en dise, plus salubre que nuisible à la santé publique. On peut citer, à l'appui de f.cette assertion, le Petit-Gentilly, dit la Glacière, la Maison-de-Seine, près Saine Denis, aux environs de Paris, localités autrefois très-malsaines par les fièvres intermittentes qui y régnaient, et qui ont aujourd'hui totalement disparu, parce qu'il y a aux alentours des fabriques de chlore et des blanchisseries.
CHOLESTÉRINE (de /oX,„ bile, et azspe«, solide). — Ce nom a été proposé par M.
CJievieul pour distinguer des autres corps gras une matière particulière qui a été trouvée d'abord dansles calculs biliaires humains, et qui avait été désignée par Fourcroy sous le nom d'apidocire et rangée à côté du blanc de baleine.
La cholestérine se retire facilement des calculs biliaires humains en traitant ceux-ci par l'alcool bouillant, filtrant la solution alcoolique et la laissant refroidir; elle se précipite alors sous la forme de lames brillantes nacrées.
La cholestérine est composée , d'après M. Chevreul, de carbone, 86,095 , hydrogène, 11,880, oxygène, 3,025.
Pendant longtcmfis on l'a regardée comme produite par une altération particulière des éléments de la bile; mais M. Chevreul a démontré qu'elle existait dans la bile saine de l'homme et de quelques animaux, et qu'elle s'en déposait seulement dans certaines circonstances pour former les concrétions biliaires.
On l'a trouvée dans d'autres concrétions pathologiques, dont la formation ne peut être attribuée à la bile. Elle existe aussi dans le sang et la substance cérébrale. La cholestérine cérébrale présente la mô. ne composition (jue la cholestérine biliaire. .
CHKOMATE DE PLOMB. ¥oy. Plomb, chromate.
- CHKOMATE DE POTASSE. Yoy. Potasse.
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