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CHROME (de ZP'^F»» couleur, à cause des diverses colorations qu'ati'ecteiit ses combinaisons). — Vau(iueliu découvrit ce métal en 1797, en faisant l'analyse d'un minerai de plomb, connu des minéralogistes sous le nom de plomb rouge de Sibérie. Il constata que ce minéral était composé d'oxyde de l)]omb et d'un acide métallique, dont le radical était un métal nouveau.
Depuis, la présence de ce métal a été observée dans d'autres minéraux. On l'a rencontré dans l'émeraude du Pérou, dont la belle couleur verte est due à l'oxyde de ce métal ; le rubis spiuelle paraît aussi devoir sa couleur rouge à une des combinaisons de ce cojps métallique.
Le chrome uni à l'oxygène et à l'oxyde de fer se trouve abondamment en France, dans une mine du département du Yar, près Grenoble, etc. 11 est en masses irrégulières ou cristallisées. C'est du traitement de ce minerai qu'on obtient tous les autres composés de chrome.
Le protoxyde de chrome s'obtient en calcinant le chromate dépotasse avec la moitié de sou poids de soufre.
Le protoxyde de chrome est sous la forme d'une poudre verte plus ou moins foncée ; il est inodore, insipide, insoluble dans l'eau et dans les acides lursqu'il a été ainsi calciné. Le feu le plus violent ne lui fait éprouver aucune altération. Il est composé de 100 parties de chrome et de 42,6 d'oxygène.
Ou n'a pas encore fait usage du chrome en médecine. Suivant C.-G. Gmelin, il exerce, surtout à l'état d'acide, une action vénéneuse sur les animaux. On emploie l'oxyde chromique, dans plusieurs manufactures, comme couleur verte pour peindre sur émail et sur porcelaine. 11 peut supporter tous les degrés de chaleur sans être altéré , tandis qu'il arrive souvent le contraire avec l'oxyde de cuivre. Un émail vert d'oxyde chromique, appliqué sur des feuilles d'argent ou de cuivre, donue un enduit qui simule l'or. La comliinaison de l'acide chromique avec l'oxide plombique offre à la peinture une belle couleur jaune, inaltérable, qu'on prépare eu grand , jiarticulièrement pour peindre les voitures. Elle sert aussi très-fréquemment en teinture, où on la tixe sur les étoffes par double ilécomposition, au moyen de l'acétate ou du nitiate plombique et duchromate potassique.
CHROMITE. — Substance noire , d'un éclat métalloïde, paraît se trouver en général dans des roches de seipentines. On l'emploie pour en fabriquer le chromate de potasse, au moyen duquel on prépare le chromate de plomb, couleur a'uu très-beau jaune qu'on emploie en peinture, et même en teinture, eu préparant les étoiles avec l'acétate de plomb et les plongeant ensuite dans le bdin de chromate. Ou en forme aussi l'oxyde vert dont on se sert pour peindre sur émail ou sur porcelaine.
CHUVSOHÉRIL (cymophane d'Haiiy, chrysûlUcou orientaksûfis liii)idaires!. — On ne doit puint confondie ce minéral avec celui
de Pline, qui devait être une variété du béril; d'un jaune verdàtre. Werner est le premier qui l'a si'iiaré des autres espèces ; on ne l'a encore découvert qu'au Brésil, dans l'isle de Ceylan, dans le Connecticut, et, diton, en Sibérie, àNortschink.
Le chrysobéril se trouve le iilus souvent en masses arrondies, de la grosseur d'un pois , et parfois en cristaux piismatiquus octaèdres, terminés par des sommets hexaèdres ; couleur vert d'asperge , passant tantôt au gris jaunâtre et tantôt au gris verdàtre ; cette nuance peu agréable est relevée (lar un globule lumineux d'un blanc violûtre qui se promène dans les divers points de la pierre au fur et à mesure qu'on la fait changer de position. C'est ce caractère qui en fait le principal mérite et qui lui a fait donner, par Haïiy, le nom de cymophane ou lumière (lottante. Cette pierre est demi-transparente, cassure conchoide, cassant, rayant le béni et le quarlz ; iufusibleau chalumeau, réiraction double, électrique par le frottement.
On taille les cymophanes transparentes en facettes ; et, celles qui sont chatoyantes, en cabochon ; on les monte eu bagues, boucles d'oreilles, épingles, etc. ; quand la couleur de cette pierre tombe sur le doré, nonseulement elle soutient la comparaison avec les plus belles topazes d'Orient, mais avec le diamant jaune même. Cette variété est trèsrecherchée au Brésil. — Voy. Cymophane.
CHRYSOCALE. Voy, Clivre.
CHRYSOCOLLE. Voy. Borax.
CHRYSOLIÏE. Voy. Corindon, Chrysobéril et Topaze.
CHRYSOLITE DES VOLCANS. Voy. PÉ-
RIDOT.
CHRYSOPALE. Voy. Cymophane.
CHRYSOPRASE.— Cette pierre n'a encore été trouvée que dans la haute Silésie, aux environs de Kosemutz; elle est toujours en masse; sa cassure est unie, et quel .uefuis écailleuse; à peine présente-t-elle quelque éclat; elle est un peu moins dure que la calcédoine ; sa couleur se rapproche beaucoup du vert pomme.
CHYLE (de x^'^o?» jus, suc). — On a donné le nom de chyle à un liquide qui est le résultat principal de la digestion, et qui se forme pendant le passage de l'aliment chymilié dans le canal intestinal. Ce tluide, produit aux dépens des éléments de la sul>stance alimentaire, est pompé par une suite de vaisseaux appelés lactés ou chylifères qui le transportent au canal thoracique, d'oii il passe dans les vaisseaux sangums et est converti en sang.
Pour se le procurer en quantité un peu considérable, il faut donner à manger à un animal, et, pendant sa digestion, lier le canal thoracique près de la veine sous clavière ; en l'ouvrant alors au-dessous de la ligature, on donne écoulement au chyle qu'on peut recevoir dans un vase.
Ainsi obtenu, le chyle est toujours mè!é d'une certaine i,:jantité de lymphe provenant des vaisseaux lymphatiques que reçoit lo
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canal tlioraeiqne; il dilVc-io boauconi) dans ses |irO|iric''lrs, suivant les ;iliua'iits (|ui l'unt produit. b'aprtVs rol)sorv;itii)n de plusiiuirs j)li\siiilii^isti's, il pariut cunslant i|ui' le ciivie i'uriuù par des substances ipii n'admettent point do graisse ou d'huile au nombre do
leurs ('•lénients est généralement limpide et transpnri'nl, tandis ipie celui cpii prosient do substanees qui contiennent iiius ou moins d'a/.ole et de corps gras, est blanc, laiteux et o|ia([ue. Le tal)loau ci-dessous indique ces résultats.