CES
encore être employée avantageusement dans cett<^ circonstance.
Ciilrr pure. — Après la seconde fermentation, le cidre conserve une saveur douce recherchée par les consommateurs des grandes villes, où ce liquide est une sorte de boisson • de luxe; mais d ne larde pas à éprouvemne dernière fermentation plus complète ,qai ranverlit tout le sucre en alcool et donne à •a boisson une saveur de plus en plus acide et un |)cu amère. C'est dans cet état qu'on préfère le cidre dans les ])ays de production; on le nomme alors cidre paré, c'est-à-dire prél à être bu.
Dans les grandes villes, le cidre doux succède S'iuveiit à la bière chez les consommateurs : aussi la plupart des brasseurs le préparent-ils. On y eni|)loie ordinairement des pommes douces, et l'on arrête la fermentation avant la transformation complète du sucre, en soutirant le liquide dans des barriques où l'on a brûlé une mèche soufrée.
Le poiré se fabrique de la même manière que le cidre; cependant, comme il doit être blanc, loin d'exposer le fruit en tas à l'air, après le broyage, il faut le soumettre directement à la presse. Les précautions nécessaires pour la conservat'on des vins blancs léi^ers sont applicables au poiré.
Maladies du cidre. — Les principales maladies du cidre sont : la fermentation acide, la fermenl.ition putride et la color.itiou brune. Ces accidents airivent surtout dans les fùls en vidange, et [lar l'influence de l'air. On pourrait les éviter en ajoutant un peu d'alcool ou de matières sucrées, et en ayant soin de tenir les tonneaux parfaitement remplis. Au moment de consommer le cidre, il est bon d'en soutirer une partie dans des fûts plus petits et soufrés, et de mettre le reste en bouteilles.
CLMENT ROMAIN.— Les anciens connaissaient les chaux hydrauliques, et c'est à leur emploi que leurs ciments devaient leur extrême solidité. Tout le monde a eniendu célébrer le ciment romain, dont la dureté a bravé les outrages de tant de siècles. Deux Anglais, Parker et Wyath, sont parvenus, en 1796, à imiter le ciment romain, en préparant avec des pierres calcaires très-argileuses , compactes et tenaces, des comtés de Sommerset et de Glamorgan , une variété de cliaux hydraulique qui a la propriété de se solidifier presque instantanément, comme le plâtre, soit au contact de l'air, soit au milieu de l'eau, lorsqu'on l'a gâchée en pâte un peu consistante. On fait un usage considérable de cette chaux, sous le nom de ciment romain, pour le maçonnage des fondations, des caves, des citernes, des aqueducs, etc. Les bâtiments anglais la prennent comme lest, liour la transporter jusque dans les Indes.
On a trouvé aux environs de Boulognesur-Mer, k Pouilly (Cùtc-d'Or ) , à Vassy (Haute-.Marne), en Russie, etc., des calcaires qui fournissent une espèce de chaux tout à fait semlilable au ciment romain des Anglais. Les ciments de l'ouiily et de Yassy sont supérieurs à ce dernier i)our toutes les
constructions. Voy. Chahs hydrauliques.
CINABRE [mJfure de mercure). — Le mercure et le soufre s'unissent facilement, et forment, en se combinant, une masse connue sous le nom de cinabre, (\m est diversement colorée, suivant son état d'agré:4alion. On prépare le cinabre en faisant ibmire une partie de' soufre, et y ajoutant i)Ou à peu six à sept j)artics de mercure, avec la précaution de reunier constamment le mélange. Les doux corps se combinent avec dégagement de chaleur, e! la masse s'enflamme; il ftmt alors la couvrir, pour la préserver du contact de Fair. On obtient ainsi une masse no le, non métallique, que l'on débarrasse du soufre excellant, en la réduisant en poudre fine et la chauffant dans une tasse ;i thé, sur le bain de sable, de manière à volatiliser le soufre non combiné avec le mercure. La poudie noire qui reste est introduite dans un petit matras de verre , dont le col est imparfaitement bouclié; on ))Ose le matras dans un creuset contenant du salile, et on sublime le sulfure cl la ci,aleur rouge : on obtient ainsi une masse b' illante , d'un rouge foncé , à cassure crij-'alline, qui devient d'un rouge vif par la Irituralion. C'est surtout dans la Hollande que l'on prépare ce produit en grand. Plus la quantité de cinabre qu'on prépare à la fois est grande, et plus la couleur est belle. Il importe, en outre, que le mercure et le soufre dont on se sert soient purs, et il est nécessaire qu'on chasse le soufre non combiné, qui se mêlerait, jiendant la s iblimation, avec le cinabre et altérerait sa teinte.
Cette combinaison se rencontre dans la nature ; on l'y trouve quchpiefois d'une beauté extraordinaire. A Almaden, en Espagne, on recueille à part le cinabre cristallisé et jiur, pour le vendre aux peintres et aux fabricants de cire à cacheter.
Le précipité qu'on obtient, en décomposant une dissolution de chlorure mercurique par un courant de gaz sultide hydrique, doit avoir la même composition que le cinabre. Ce précipité est noir, volumineux, pulvérulent, et ne ressemble nullement au cinabre par son exléri.'ur; mais, en le soumettant à la sublimation, il donne du cinabre, absolument comme la masse noire qu'on obtient par la fiision du soufre avec le mercure; et en le décomposant par le minium, Sef-trdm y a trouvé les mêmes quantités de soufre et de mercure que dans le cinabre, sans traces sensibles de gaz hydrogène. On voit donc que, dans ce cas, la couleur dépend uniquement de l'état d'agrégation des molécules; et quoiqu'il puisse paraître que la sublimation est une condition nécessaire à la production de la couleur rouge, il existe cependant plusieui-s méthodes pour l'obtenir par la voie humide.
On a pensé que le cinabre, en passant au rouge, perdait une i)etite quantité d'h'drogène, et Payssé prétend que le cinabre qui n'est pas tout h h\i ronge le devi<ni (juand, après l'avilir réduit en poudre tine, on verse de l'eau dessus, et qu'on le laisse pendant qualrc semaines à uu endroit humide, eu
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