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avniit soin do le remuer souvent. De son (•(M(S. lîi'itliollet a trouvé que lo précipité nuir (ililoiiii piir le gaz suilido liydriiino piriid , après qu('l(iuo temps, une teinte iDugc (piand on le laisse en contact avec la lii|i:('ur.
Le deutosulfure de mercure naturel (cinabres natif) existe dans beaucouii de pays : à Idria, cnCarniole; hAlraaden,enEspagne; en Hongrie, enChine, au Pérou, à Giianca-Veliea. 11 se présente en masses ou en fdons plus ou moins réguliers au milieu de roches , ou cristallisé en prismes hexaèdres ; il sert principalement à l'extraction du mercure.
Le cinabre réduit en poudre fine, d'une belle couleur rouge écarlate , est désigné ilans le commerce sous le nom de vermillon.
Albert le Grand démontra le premier, par la synthèse, que le cinabre {lapL^ rubeus) qui se rencontre dans les mines est un composé de soufre et de mercure.
CINAURE NATIF. Voy. Mercore.
CINABRE VERT. Voy. Plomb, chromate.
CINCHONINE. — L'existence d'un principti particulier cristallisable dans le quinquina gris , avait été entrevue depuis longtemps par MM. Duncand d'Edimbourg , et Gomez de Lisbonne , et l'examen de quelques-unes de ses propriétés avait été fait , non-seulement par ces deux cliimistes, mais encore par M. Laubert, en France. La nature alcaline de ce principe, désigjié alors sous le noiii de cinchonine , n'a surtout été démontrée (pi'cn 18-21 par MM. Labillardière, Pelletier et Caventou. Ces deux derniers chimistes , en faisant l'analyse de plusieurs variétés de quinquina, ont été amenés à découvrir une autre base analogue à la première, mais très-différente par ses caractères, et qu'ils ont conséquemment distinguée par le nom de quinine.
Ces deux bases alcalines , qui se trouvent associées dans quelques espèces de quinquina en proportions variables , forment les juincipes fébrifuges de ces médicaments.
La cinchonine se retire surtout du quinquina gris (cinchona condaminea] , où elle existe en combinaison avec l'acide kinique.
Des expériences directes ont constaté que cet alcali n'exerçait aucune action nuisible sur l'économie , que c'est à sa combinaison avec l'acide kinique que le quinquina gris doit sa vertu fébrifuge, que cette propriété est plus développée dans les sels de cinchonine , à cause de leur solubilité , mais , toutefois, moins que dans les sels formés par le quinine.
Sels de cinchonine. — Les sels de cinchonine formés par les acides minéraux sont solubles et cristallisables; parmi ceux protiuils par les acides végétaux, il n'y a que l'acétate qui le soit.
CIRE. — La cire est un produit immédiat qui est très-répandu dans le règne végétal. C'est elle qui produit cette espèce de vernis que l'on aperçoit à la surface des feuilles et des fruits , et qui les rend imperméables à l'eau; elle constitue aussi la base des al-
véoles construites par les abeilles; mais, dans ce cas , on la regarde comme résultant du travail do (;es inset'tes. Une expérience de Hiiber renil cette opinion vraiseiidilable : ce savant naturaliste a prmivé (pi'cn nourrissant les alieilics avec du sucre ou du nnel, elles n'en composaient |)as moins des rayons formés de cire; ce qui tend h démontrer que cette matière est h; produit de l'élaboration, dans leur estomac, d'une partie du sucre ou du miel ([u'elies ont récollé.
La cire ordinaire, recueillie parles abeilles, est sur la limite enire les produits du règne végétal et ceux du règne animal. Elle transsude entie les anneaux de l'abdomen des abeilles.
La cire d'abeilles , (elle qu'on l'obtient en lavant celle qu'on trouve dans la ruche , est jaune ei a une odeur particulière, semblable à celle du miel.
• Pour la blanchir, on la réduit en lames minces ou en rubans, en la foniiant et la faisant tomber par filets sur un cylindre de bois qui, en partie plongé dans l'eau, tourne rapidement sur son axe. La cire , ainsi laminée , est blanchie en l'exposant à l'action de la rosée sur le pré , ou en la plaçant sur des toiles tendues à un pied du sol et l'arrosant tous les matins av^nt le lever du soleil. Ce mode de blanchiment de la cire, très-usité autrefois, est remplacé par un procédé moins long, qui consiste à traiter à plusieurs reprises la cire jaune mbanée par une solution de chlore ou d'un chlorite alcalin, et à la fondre ensuite après l'avoir soumise à plusieurs lavages.
La cire, ainsi purifiée, est blanche et translucide sur les bords minces ; elle n'a ni odeur ni saveur; sa pesanteur spécifique est de 0,96 à 0,966. Elle entre en fusion à 68°, mais à 30° elle devient molle et flexible, en sorte qu'on peut la pétrir et la mouler. A 0" et au-dessous, elle est dure et c.issante.
La cire d'abeilles contient deux espèces de cire , auxquelles John , qui le premier les a séparées , a donné les noms de cérine et de myricine. Si l'on fait bouillir de la cire avec de l'alcool , on obtient une solution qui dépose , par le refroidissement , de la cérine sous forme d'une graisse analogue à la cire; on continue à faire bouillir la solution filrée, refroidie , avec la cire non dissoute , jusqu'à ce que le volume de celle-ci ne paraisse plus diminuer, et, après chaque ébullition , on laisse la Hqueur déposer ce qu'elle peut abandonner par le refroidissement. Le poids de la cérine qui s'est déposée de l'alcool , jointe à la petite quantité qui reste dissoute dans l'alcool froid , s'élève , d'.qirès John . à 0,i», d'après Boissenot et Boudet à 0,7 de la cire. Séché et fondu, ce précipité de cérine forme une graisse qui se com|iorte à peu près comme la cire.
Le résidu insoluble dans l'alcool bouillant est de la myricine, ainsi appelée parce qu'elle existe en quantité plus grande dans la ciro de myrica cerifera. Après avoir été fondue, la myricine est moins dure que la cire.