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pourrions rapporter, prouvent que deux cor|)s, idenlinucs dans leurs propriétés chiiiii(}ues, peuvent se présenter à nous avec di's propriétés physiques ditlerentes sous le rapport de in forme cristalline, de la densité, de la dureté, de la couleur et des propriétés optiques ; tel est le caractère du diuiorpiiisme.
De la dureté. — Les molécules d'un corps solide sont dans une position où elles olîrent le plus de résistance^ un cliangenient d'état. Celte résistance consiitue la dureté, qui varie d'un corps à l'autre. Si, ayant perdu momentanément leur position d'équililjre [par une cause quelconque, elles y reviennent en etrectuant une série d'oscillations isochrones, et que le corps n'ait point perdu jiarconsé-
uent sensiljlement sa forme primitive, on it qu'il est élastique. Cet etfet ne peut être produit qu'autant que les molécules ne sont pas sorties de leur sphère d'activité ; car, si elles vont au delà, elles prennent alors de nouveaux états d'équilibre stable, et le corps conserve la forme qu'on lui a donnée. Tel est le caractère d'un corps ductile. Un corps solide peut donc être élastique ou mou ; entre ces deus états, il en existe une infinité d'autres dont les arts ont tiré de grands avantages. La dureté, qui est une conséquence de l'adhérence entre les molécules, s'oppose plus ou moins à la manifestation de ces diverses propriétés contre lesquelles lutte .sans cesse la force expaiisive de la chaleur, qui s'oppose à la force attractive des molécules. L'influence de la figure des molécules intervient dans la cohésion ; on en a la preuve dans les phénomènes de la congélation et de la cristallisation.
On juge des différents degrés de dureté d'un corps avec la lime et le marteau, mais de préférence avec la lime ; car la résistance qu'ofiposent les corps au frottement n'annonce pas toujours la faculté de résister à la percussion. Nous sommes conduits ainsi à i'aii'o une distinction entre les corps durs. Prenons le verre et le bois : le premier est plus dur que le second, et cependant il cède ]ilus facilement que lui à la percussion. Le diamant nous oU're un exemple d'un autre genre ; il est regardé comme le corps le plus liur de la nature, puisqu'il raye toutes les substances connues, et cependant d se divise sous l'etl'et du marteau. La fragilité est la faculté que possèdent certains corps, comme le verre, de se briser avec plus ou moins de facilité par la percussion. Les corps privés de cette faculté sont, comme nous l'avons déjà dit, élastiques, mous, etc.
La ductdité est la faculté que possèdent un grand nombre de corps de changer de forme sous l'action de forces plus ou moins considérables. Tantôt elle se manifeste par le plus léger effort, comme dans l'argile, la cire, etc. ; quelquefois il faut employer des forces énergiques, la percussion, le laminoir et la filière, comme plusieurs [métaux nous en oûrent des exemples.
Métaux rangés suivant la facilité avec laquelle ils peuvent être travaillés au mar-
teau, passés au laminoir ou tirés à la filière.
Métaux travaillés au marteau. — Plomb, étain, or, zinc, argent, cuivre, platine, fer.
Métaux passés au laminoir. — Or, argent, cuivre, étain, plomb, zinc, platine, fer.
Métaux tirés à la ftliire. — Platine, argent, fer, cuivre, or, zinc, élain, plomb.
La température, écartant les molécules, augmente nécessairement la ductilité. Quelques métaux, cependant, font exception :
le cuivre se forge plus difficilement h chaud qu'à froid ; le plomb et l'étain, qui sont si ductiles à froid, se brisent à une temiiérature peu éloignée de leur terme de fusion.
Yoij. Affinité,
COING, mucilage de coing. Yoy. Mucilage