‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 85 sur 354 · V. HUILES ANIMALES · texte numérisé non relu

V. HUILES ANIMALES

Huile de dauphin. Savons mous, éclairage, préparation des cuirs. Cette huile doit son odeur à un acide gras volatil appelé acide phocénique. Elle renferme un principe immédiat liquide comme l'oléine, mais ayant des propriétés différentes : on l'a nommée phocénine, de phocena, nom latin du marsouin.

Huile de baleine. Savons mous, éclairage, préparation des cuirs. Doit son odeur à l'acide phocénique.

Huile de cachalot. Idem. — Elle a acquis depuis peu de temps, dans le commerce, une grande valeur, à cause de son emploi concurremment avec les huiles à graisser. Son prix actuel est à peu près le double de toutes les autres huiles, en exceptant celles d'olives, d'amandes et de pieds de bœuf. C'est particulièrement pour simuler cette dernière qu'on fait des mélanges de beaucoup d'autres huiles avec celle de cachalot.

Huile de foie de morue. Sert en médecine, dans la chamoiserie et la corroirie. Doit son odeur putride à du sang et à de la matière animale qu'elle tient en suspension. M. Gobley y a reconnu l'existence du phosphore et du soufre, et M. Jongk celle du chlore et du brome.

Huile de foie de raie. Médecine. Elle contient, outre l'iode, du phosphore et du soufre, comme la précédente.

Huile de pieds de bœuf. Sert au graissage des mécaniques, des rouages des horloges, parce qu'elle ne s'épaissit et ne se lige que diificilement. Employée aussi dans la cuisnie pour les fritures. Pour l'éclairage. C'est sans contredit la plus fraudée ; il est presque impossible de s'en procurer de pure.

CORPS SIMPLES PONDÉRABLES. - Les substances pondérables simples sont celles

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