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que sa proportion esltrop grande, une teinte jaini;\tre au erisl.al.
Li.'s ((miposilions du <;ristal varient suivant l'état des lours l'I la nature du c(;iiibustililc. Pour des fours à la houille et à pots couverts on emploie les dosages suivants en lioids :
S:il.li! pur. . . 300 ÔOO 500 500
ftlii.iiiiii. ... 200 aoo 21."i 180
Ci.rlM.nal.Mlejm-j ^^^^ ^,,.3,; ,
lasse piinlio. . )
Groisil. . . . 500| ^^'■"'^■'^^^'^^^;;ho CrosilSOO Borax 10
__0n ajoute quelquefois dans ces compositions :
Oxyde de manganèse. 0,45, et acide arsé- ) a o^
Le cristal se façonne comme le verre ordinaire, mais il se prôte à diverses manipulations que celui-ci supporte difticilement; cela tient à sa fusibilité, qui est plus grande, et surtout à la résistance qu'il peut opposer à la dévitrifaction, ce qui permet de le ramollir au feu un jrlus grand nombre de fois que le verre commun. On obtient, en soufflant le cristal dans des moules en bronze, des reliefs ou des incrustations fort nettes, mais néanmoins faciles à distinguer, par leurs arêtes mousses, des saillies à vives arôtes que l'on obtient par la faille, sur des vases semblables.
La faible dureté du cristal le rend p'us facile à tailler que tout autre verre. Cette opération se divise en quatre manipulations distinctes : 1° on ébauche la pièce avec une meule de fer et du sable; 2° on l'adoucit avec une meule de grès qui fait disparaître le grain grossier de l'opération précédente ; 3" on polit la surface, d'abord avec une meule de bois et de la pierre pooce; et 4", pour finir, avec une meule de liège et de la potée d'aitain. Votj. Verre.
CKISTAL DE ROCHE. Voy. Quartz.
CRISTALLISATION. — Les molécules intégrantes des corps, liquéfiées par le calorique, ou par un liquide convenable, prennent, p.u- le refroidissement ou par l'évaporation d'une partie de ce liquide, un arrangement symétrique plus ou moins régulier, mais toujours fixe et constant pour chaque espèce de minéral: c'est cet arrangement symétrique qu'on appelle cristallisation.
Il est certaines conditions qui favorisent la cristallisation : 1" on doit laisser refroidir lentement le corps ou le liquide qui le tient en solution , sinon l'on n'obtient que des masses informes ; 2° il pmt le repos du liquide dans lequel a eu lieu la solution; U est cependant des cas ofi un léger mouvement détermine la cristallisation; 3° la présence de l'air : le sulfate de soude ne cristallise i)oint dans le vide; ï° une masse saline convenable; car plus elle est forte, plus les cristaux sont gros ; 5» un dej,ré de froid suffisant'; aussi ne manquc-t-un pas d'exposer les solutions salines dans les endroits frais. La
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pression peut môme déterminer la cristallisation ; enfin, on peut obtenir des cristaux très-beaux et très-réguliers en suivant la méthode de M. Leblanc; elle consiste à placer dans une solution saline des cristaux très-réguliers du môme sel, et à les retourner tous les jours.
Les molécules intégrantes des minéraux ont pour chacun d'eux une forme invariable à laquelle doivent être rapportées toutes celles que prennent leurs cristaux. En effet, un cristal nest qu'une réunion de molécules qui, quoique ayant toutes la même forme, peuvent cependant, par un arrangement particulier, donner naissance à une infinité de formes secondaires qui participent toutes de la forme primitive. On peut donc regarder comme une loi, en cristallographie , que toutes les formes secondaires ijue les cristaux nous offrent ne sont produites que par la superposition ou par l'arrangement différent que prennent les molécules intégrantes.
La forme primitive se trouve comme enveloppée par des lames, dont l'arrangement représente quelquefois celui de la forme prunitive ; mais le plus souvent il donne lieu à diverses formes dites secondaires, qui s'en écartent. De nos jours, on est parvenu à démontrer par le clivage, ou la dissection des cristaux, l'heureuse application de la pratique à cette théorie. On peut, en effet, à l'aide de la dissection, parvenir à reconnaître la forme primitive d'un cristal ; mais cette dissection n'est possible que sous certaines conditions. 11 est des faces qui résistent aux instruments, tandis que d'autres se laissent aisément diviser; ces effets sont produits suivant que l'instrument est dirigé dans le sens naturel de la superposition des lames du cristal, ou dans le sens opposé; d'où il résulte que, toutes les fois qu'on parvient à enlever les lames parallèlement aux faces, la forme de ce cristal est la môme que la primitive, attendu qu'en continuant cotte dissection on ne fait que diminuer la grosseur du cristal sans altérer sa forme. Lorsqu'au contraire on ne peut détacher que des fragments obliques aux faces, on doit en conclure que la figure du cristal est secondaire, c'est-h-dire engendrée par la superposition et l'arrangement des lames qui enveloppent sa ligure primitive.
On connaît six systèmes cristallins auxquels tous les cristaux observés peuvent être rapportés. Dans chacun do ces systèmes il y a une séri'e de formes que l'on peut rencontrer libres ou combinées les unes avec les autres ; mais jamais celles d'un système ne se combinent avec celles d'un autre. Les parties que les cristaux présentent à l'observation sont des faces, des arêtes, dos angles et des axes. Les arêtes, les faces et les angles peuvent varier de nombre et de position; mais les axes sont invariables. Cliaque système cristallin reçoit son nom des formes principales qui lui a|)partiennent; mais comme ces formes ne sont pas toujours appréciables, il y a quelque importance à fonder la nomenclature de ces systèmes sur la
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relation de leurs axes. En rejetant tout ce qui est étranger aux relations géométriques, les cristaux peuvent se disposer en trois groupes principaux, selon qu'ils possèdent des axes d'un seul ordre, ou de deux ordres ou de trois ordres différents. Les deux derniers groupes peuvent se subdiviser euxmêmes, selon le nombre des axes identiques, ou selon leur relation de position. Ces distinctions conduisent à établir six systèmes géométriques aux piels on peut donner les noms suivants, la première particule numérique étant relative à la nature des axes, et la seconde l'étant à leur nombre :
Cristaux dont les axes de même nature sont tous égaux, ou cristaux à une seule sorte d'axes Isoaxiqiies. principaux.
Cristaux à deux sortes d'axes princi- Diaxiques.
paux.
Cristaux à trois sor- j
tes d'axes princi- ! Tiiaxiqucs.
•< paux. )
Monaxiques.
Didiaxiques. Ditriaxiques.
Trihortaxiques.
Triclinhortaxiq.
Tricfinaxiques.
(Voyez Tii\udvimonl, Traité de chimie générale, tome n, page 12.)
Davillon, vers le commencement du dixseptième siècle, parle le premier de la cristallographie sous un point de vue scientifique. L'auteur étend le principe de la cristallisation non-seulement aux sels et à des substances minérales, mais encore aux alvéoles des ruches et à certaines parties des végétaux, telles que les feuilles et les pétales des fleurs. Il ramène toutes les formes cristallines à cinq figures géométriques , qui sont le cube, l'hexagone, le pantagone, l'octaèdre et le rhomboèdre. Un sujet aussi intéressant et nouveau devait naturellement ramener un esprit, d'ailleurs assez spéculatif, aux doctrines anciennes de Pythagore et de Platon, suivant lesquelles toute l'harmonie de la création repose sur les nombres et les figures géométriques. [Voy. Hoefer, Histoire de la chimie, tom. II, pag. 2'i3.) Voy. Théouie atomique et ConÉsioN.
CRISTAUX. — Les corps inorganisés se présentent à nous, tantôt sous la l'orme polyédrique ou de cristaux, tantôt k l'état amorphe, qui est lui-même variable en raison de l'arrangement plus ou moins irrégulier des molécules ; ils affectent la forme de cristaux, quand ils passent lentement de l'état liquide ou gazeux à l'état solide. Les cristaux sont des solides à faces planes, dont le nombre est plus ou moins considérable, mais qui peuvent toujours se rapporter à des cristaux simples appelés formes primitives. Deux surfaces planes se rencontrent suivant des lignes droites appelées arêtes ; les pointes où aboutissent les arêtes sont les sommets des cristaux.
Linné est le premier qui ait annoncé que les cristaux étaient le résultat de forces constituantes, et que leur étude devrait être prise en considération dans la description des substances. Rome de l'isle s'emjiara de cette idée, et décrivit, dans un ouvrage publié en 1772, uu»grand nombre de»cristaux,
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la pliiparl inconnus, on donnant la inosuro di' k'urs angles; il !it on incMnc toiiips conn.iitro 00 lait rondaniiMital, (luo oos aiiglos étaiont los ni<>iiios liaiis la nuMno varicUé, ot essaya do lier ontioolios los diverses formes cristallinos d'un nit^uio nniu'ral.
Borijuianu et Haiiy olisorvirent en uiômc tetups la rassure lamolleuse de iiuohiuos crisiaux, ot les diiections constantes qu'elle suit dans tous ceux (jui appartiennent hune luôuie variété. Le |ireuner se borna à en tirer (pieliiuos inductions relatives h la structiu-e des cristaux , tandis (|uo le second étendit ce résultat ;\ toutes les espiices susceptibles de le présenter, et établit une tliéoi'ieau moyen de iaiiuelie il lit dépondre toutes les formes orislallines dtï la môme espèce d'une forme primitive, cecjui lui permit <le mesurer les angles avec plus d'exactitude qu'on ne l'avait l'ait jusque-là. Ce principe île la forme iirimitive n'a pas toute la généralité que lui supposait Haiiy, qui, néanmoins, est regardé comme le fondateur de la théorie cristallographique ; mais, avant de la déveiopjier, exposons les propriétés générales des cristaux.
A l'exception du tétraèdre, les cristaux ont ordinairement leurs faces parallèles deux à deux. Les pl.ans qui composent les cristaux sont, en général, ordonnés symétriquement, soit t(ms ensemble, soit partiellement |iar rapport à une ligne ap[)elée axe. Cette ligne passe toujours par le centre du cristal et par deux angles opposés, ou par les centres de deux faces opposées, ou bien encore par les centres de deux arêtes opposées. Un grand nombre de substances cristallisées jouissent de la propriété de se laisser diviser ou cliver dans des directions planes avec plus ou moins de facilité. Souvent même on ne fait que soupçonner le clivage k l'aspect des stries ou lignes tracées sur les faces des cristaux. Ces indices sont même quelquefois si faibles, qu'on ne peut les déterminer qu'au moyen de refl.'ts produits, quand on expose le cristal à une vive lumière. Pour effectuer le clivage, on se sert d'un instrument tranchant que l'on incline dans le sens présumé de la lame que l'on veut enlever, et sur lequel on frappe un coup sec avec un marteau.
Un cristal présente ordinairement plu- -nmrs clivages: l'antimoine fondu en a jusqu'à dix; il y a des cri>taux qui n'en ont (juun ou deux. 11 est des clivages qui tous ont le même degré de nett té dans tous les sens, comme la chaux fluatée et la galène 1 (plomb sulfuré) en sont des exemples. La I jDremière en a quatre parallèles aux faces j d'un octaèdre régulier, et la seconde trois I dans des directions rectangulaires. Ces clivages sont une conséquence de la forme des I listaux, car il n'y a pas de motif pour que l'un d'eux soit plus facile dns un sens que dans un autre. Dans les substances dont le système cristallin ne dépend pas de l'octaèdre régulier, du cube et du rhomboèdre, les clivages n'ont |)as la même netteté dans différents sens. Ainsi la chaux sulfatée, qui
DiCTIONN. DE CuiUIE,
dérive d'un prisme rhomboïdal oblique, en a tr(ds, dont un ti'ès-fai'ile et doux auli'os beaucoup moins, qui laissent à découvert des faces dé[)0(irvues d'éclat. Dans les substances qui ont des clivages nombreux, connue la chaux carbonatée, on remaroue souvent qu'ils sont partagés en ordres différeuls i)ar rapport à leur degré de netteté. On observe li'abord, en effet, un elivago triple très-facile, et plusieurs autres triples ou sextuples, (]ui le sont beaucoup moins. Ces dèrniors ont été appelés clivages surnuméraires par Haiiy. La réunion des plans de clivage et les annotations relatives à leur netteté doivent être prises en considération par le physicien, caria réunion de ces plans constitue une forme géométrique intérieure constante, et les annotations montrent ([ue la force d'agrégation qui produit le groupement des molécules n'est pas la môme dans les dilférents sens de clivage. Nous ajouterons que les différentes formes cristallines d'une substance appartenant au même système cristallin sont toujours liées entre elles par des rapports symétriques, et que les divers solides foimés de la réunion des clivages de différents ordres ont entre eux des rapports géoméiriques analogues. On appelle système cristallin d'un minéral l'ensemble des lois symétriques principales auxquelles les différentes parties de ses formes cristallines paraissent assujetties.
Exposons les faits qui peuvent nous éclairer sur la structure des cristaux, abstraction faite de toute supposition, de toutes i ées théoriques, sur le grou|iement ou l'arrangement des molécules auquel on rapporte les formes variées C£ue présente souvent un même minéral.
Toutes les formes cristallines d'une même substance appartenant à un même système cristallin peuvent être rapportées à une forme unique, appelée forme primitive par Haiiy, et que l'on extrait la plupart du temps par le clivage ou un refroidissement brusque, ou cjue l'on peut déterminer par des considérations géométiicjues. Voici comment HaLiy parvint à extraire la première fois, d'un cristal prismatique de chaux carbonatée, le rlîomboèdre obtus, forme primitive de cette substance. Un cristal prismatique de chaux carbonatée s'étant détaché par hasard d'un groupe, Haùy remarqua que la fracture qui s'était faite à l'endroit oii le cristal tenait à ce grou|ie, avait laissé à découvert une face nette et polie qui remplaçait une des arêtes de la base. Il en conclut que l'on devait considérer cette face comme faite suivant un des joints naturels du cristal. Il reconnut encore que le plan de cette face était sensiblement incliné de la mémo quantité, tant sur la base du prisme que sut la face adjacente. Ayant produit de semblables clivages sur les arêtes des Ueux bases, il reconnut qu'il n'y en avait que tr^is, parmi les six dont ces bases se composaient, qui se prêtassent à cette opération, et encore ces SIX plans étaient paiallèles deux à deux. En continuant la division jusqu'à ce que