‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 92 sur 354 · CUI · texte numérisé non relu

CUI

pas eiiooro assez sec et qu'il gràîssërait la lime, on v ajoute 2[100 de iilomb. Le laiton e=t (l'une he\h couleur jaune d'or. Il est |iarfaitonient ductile et se laisse bien travailler h la toinpérature ordinaire : à la chaleur ronge, il devient cassant. Les ckandrons, les marmites et autres uslcsiles se composent de 70 parties de cuivre et de 30 parties de zinc.

' Le chrysocale ( y^pMiyk, or, et y.uïh;, beau) se fait avec 90 parties de cuivre, 7,1 parties de zinc, et 1 partie de pl'jmb.

On obtient Valliaçje dcKcUer avec 91 parties de cuivre, 5 ;i 0 parties de zinc, 1, 2 parties d'étaiu, el 0,01 partie de plomb. Les statues de Versailles sont faites avec cet alliage.

Le bronze, le mHal des canons et des cloches, est un alliage de cuivre et d'étain. L'étain rend le cuivie dur el lui fait perdre sa couleur. Le métal des cloches se compose de 80 parties de cuivre et de 20 parties d'étain. Le métal des cloclies est cassant, mais il possède une propriété remarquable que les Chinois connaissaient depuis longtemps : cetalliage rougi et suliitement refroidi, en le trompant dans l'e lu contenant des sels, aii lieu de se durcir, devient très-malb-ablo et ductile, de manière qu'on peut le travailler avec la plus grande facilité. Ainsi trempé, il devient très-sonore, lorsqu'on le recuit dans u» four et qu'on ie refroiiiit lentement. C'est probablement dans cet état que les Chinois et les Turcs l'emploient pouren f lire des cymbales, des lamtams, etc., qu'on fabrique aujourd'hui dans toute l'Europe.

Les Grecs et les Romains connaissaient la trempe des alliages d.^ Cuivre et d'étain. La plupart des instruments que nous fabriquons avec le fer et l'acier, les anciens les fabriquaient avec le bron e ou avec des alliages de cuivre et de zinc.

Le cuivre existe encore comme alliage dans l'or et l'argent des bijoutiers, ainsi que dans l'or et l'argent monna,yés [Voy. Monnaies). Il forme avec le platine un alliage qui imite la couleur, la densité etjusqu'à un certain point l'inoxjdabilité de l'or.

Observation curieuse. — D'apros M. Sarze lu, presque toutes les plantes renferment du cuivre , mais en bien petites quantités touti-fois, pui.sque chaque kilogramme de plantes sèches ne lui en a fourni que quelques milligrammes.

Le froment renferme 4 milligrammes 6GG de cuivre par kdogramme; la faiine en contient 0 milligramme 6(J(). Par conséquent, c'est dans le son et nullement dans la partie amylacée qu'existe le métal ; en sorte que le pain fa.t avec les plus grossières farines est celui qui contient le plus de cuivre. Il résulte donc do là que nous introduisoi.s journellement du cuivre dans notre corps,

rent, el le chien conserva la sanlé. A l'extérieur, les pii'pai allons (Je cuivre proiliiiseiil un ctld aslritigent, liirs(iu'on les emploie en pelile dose, laiilis (lu'eil plus grande quantité elles soui irriianies, ou mcnie corrosives. >

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