CUR
piiisquë ra'lîmërit de première nécessite en renferme. D'après les calculs de M. Sarzeau, un homme en mangerait, dans l'espace, de 50 ans, 6 grammes 9 centigrammes, quantité bien faible et (\u\ ne peut inspirer de craintes pour la santé. Suivant le même chimiste, la ipiaiditéde pain consommée journellement en France étant de 18 millions de kilogrammes, il y aurait conséquemment 10 kilogrammes de cuivre mangés tous les jours, ou 3,630 kilogrammes par an; et comme d'un autre côté, le puids du froment n('cessaire h l'alimentation de la Franc(>, | en.lant une année, est à peu près de 7 milliards 300 millions de kilogrammes , il résulte que 3'i-,061 kilogrammes 800 grammes de cuivre sont annuellement enlevés au sol; quantité énorme , qui prouvera autant l'abondance que l'extrême division du cuivre dans le sol.
Le café, d'après M. Sarzeau, contient les 8 millionièmes de son poids de cuivre; mais ce métal reste entièrement dans le marc du café grillé qu'on fait infuser dans l'eau, en sorte que la boisson que l'on sert sur nos tables sous le nom de café ne contient pas de cuivie. La consommation annuelle du café en Europe étant de 70 millions de kilogi-ammes, le poi'ls du cuivre contenu dans ces 70 millions de graines exotiques est de 560 kilogrammes. Par conséquent , une masse de cuivre de 560 kilogrammes est^ ajoutée annuellement au sol européen.
CUIVRE. Fo;/. Pan àBASE.
CUIVRE CARBONATE. Voy. Azurite et Malachite.
CURAÇAO. — La couleur jaune orangée du curaçao de Hollande est due à la couleur du campôche passée au jaune par l'acide libre des oranges qui servent à la composition de cette liqueur. Quand un liquoriste veut prouver que son curaçao est bien de Hollande, il en verse (luelques gouttes dans un verre d'eau ordinaire, pour montrer qu'il y prendra une couleur rose ou rouge; ce qu'il donne comme une preuve incontestable de l'origine de sa liqueur. C'est au carbonate do cliaux contenu dans l'eau qu'il faut rapporter ce virement de couleur. C'est pourquoi, si l'on voulait intriguer le lii|Uoriste,il faudrait lui présenter de l'eau distillée, le curaçao ne changerait pas alors de couleur.
CURARINE. — Cette base organique a été découverte par Boussiiigault et Roulin dans une matière dont les Indiens de l'Amérique méridionale se servent pour empoisonner les flèches qu'ils emploient à la chasse. Cette matière est appelée curo/f/ ou urari. D'après une donnée de M. de Humbokll, il jiaraît qu'on la prépar.' en traitant [lar leau une espèce de liane a|)partenant à la famille naturelle des strychnées, et qu'on connaît dans te pays sous le nom de mava cure, et mêlant l'extrait aqueux, pour lui donner de la consistance, avec l'cxlrait gommeux dune autre plante. La curara, introduite dans une plaie, tue, dans l'espace de deux à dix minutes, mais elle peut être avalée sans suites fune^tes.
Les expériences de Boussingault et Roufin
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CYA