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ont M r('[)6i6es et confirmées par Pelletier et Peti'oz.
r.rUCUMA. Yoy. Couleurs végétales ,
S il CY \NATE D'AMMONIAQllK. Voi/. Uuée.
CYANHYDRIQUE (aciile). Voy. Hyduocya-
NlQl'E.
CYANIOHE faeide). Vo?/. Cyanogènk.
r.YANlTI'. Voi/. DisiiiÉNE.
CYANOGÈNE (/uivioç, l)Ieu, et -/lyvofias je deviens). — • Aucune expérience n'av>ii( encore sij:jnal(^ l'existence de ce composé binaii'e, lors(]iie Cay-Lussac en tit l'importante découverte on 1815. Kn examinant l'action <hi feu sur le sel désiy;né autrefois sous le nom de pnissialo dv mcrcurv, il reconnut qu'il était décom[iosé en un fluide élastique particulier, en mercure métallique, et en une matièr.' noir.Ure charbonneuse. Les rocherclies i(u'il entre()rit sur ce gaz le convainquirent bientôt que c'était un composé à propoi'tions délinics de carbone et d'azote, qu'il existait tout formé dans ce sel de mercure, et que la chaleur ne faisait que le dégager. Par suite des projaiétés qu'il reconnut aux combinaisons do ce nouveau gaz avec les autres cor|)S, il crut devoir le distinguer })ar le nom de cyanogène, parce que ce composé est un des principes constituants du bleu de Prusse, duquel ou le retire, et qu'il en produit directement par son union avec le fer.
Ce composé est d'autant plus remarquable qu'il joue à l'égard de certains corps le rôle de corps simple. Sous ce rapport, il a la plus grande analogie avec le chlore, l'iode, le brome, par les combinaisons qu'il forme. Son histoire, par. cela même, est très-intéressante. Elle a naturellement conduit par la voie de l'expérience à considérer et à jirouver la véritable nature de l'acide prussique, dont la découverte est due à Schecle.
Le cyatiogène peut s'obtenir de la manière suivante : on met dans une petite cornue de verre une certaine quantité de prussiate de mercure bien desséché , que de nouvelles expériences ont appris être un simple com- ])Osé de cyanogène et de mercure , et on chauffe peu à peu jusqu'au louge obscur. Par l'action de la chaleur, cette combiiiaison se ramollit, se boursoufle, noircit et laisse dégager en abondance du cyanogène, qu'on recueille sur la cuve à mercure. 11 reste au fond de la petite cornue un léger résidu de couleur de suie ; tout le mercure séparé de sa combinaison se trouve condensé en petits globules brdlants à la voLlte de la cornue.
Dans cette calcination, la plus grande partie du cyanogène est dégagée de sa combinaison; une très-petite partie se décompose et fournit le résidu noir charbonneux, qui est dii carbone un peu azoté.
Propriétés. - A l'état de pureté, le cyanogène est un gaz incolore, d'une odeur liiquante et vive, et tout à fait particulière. Sa densité est de l,806i. Il est impropre à la combustion comme à la respiration, il exerce môme une action délétère sur l'économie animale. Lorsqu'on le met en contact avec
un cor|)S enllanuué, il biûlo lentt^meiit par couches, en ('niettant une lumière d'un beau bleu pourpré". Les résidtats du la combustion sont faciles à prévoir : le carbone est converti en acide carbonique, et l'azote est mis en liberté.
Une chaleur rouge ne peut en opérer la décomposition. Par un froid très-grand et une compression plus ou moins forte, il se liciuélie et se congèle môme.
l>'eau en dissout , à la température ordinaire, quatre fois et demi son volume, et l'alcool pur vingt-trois fois.
La solution aqueuse a l'odeur du gaz et une saveur piquante et comme poivrée.
Mise en contact avec la teinture de tournesol, elle la rougit; mais la couleur bleue reparait par la chaleur, qui en cliasse la plus grande partie du gaz. Abandonnée à ellemême, cette solution perd sa transparence en moins d'un jour ou deux, se colore en brun, et après un long laps de temps on retrouve que le cyanogène, qui y était dissous, a été converti, en vertu des éléments de l'eau qu'il décompose, en acide carbonique, en acide hydrocyanique , en acitle cyanique, combinés tous les trois à l'ammoniaciue produite de son côté, et en une matière charbonneuse (expérience de Vau quelin).
Aucun des corps simples ne réagit direc tement, à l'état de liberté, sur le cyanogène de gaz naissant, lorsque celui-ci est à l'état gazeux ; mais ils peuvent s'y combiner presque tous et former des combinaisons nouvelles.
L'oxygène, qui n'a point d'action sur le cyanogène à la température ordinaire, en a une très-grande à une température élevée, ou sous l'influence de l'électricité. Ce gaz est alors brûlé et transformé en acide carbonique et en azote Jibre.
C'est sur ce principje qu'est fondée la détermination du rapport des éléments de ce gaz.
Si l'on fait détonner dans l'eudioraètre à mercure 100 volumes de cyanogène avec 250 volumes d'ox} gène, on retrouve, après la combustion, 2Ô0 volumes d'acide carbonique, 100 volumes d'azote, et 50 volumes d'oxygène en excès. De cette expérience on doit nécessairement conclure que le cyanogène est composé de 100 volumes de vapeur do carbone et 100 volumes d'azote condensés en 100 parties, ou plus simplement qu'un volume de cyanogène contient un volume de carbone et un volume d'azote. Ce qui fait en poids :
Azote. . . . 54,02 1 atome
ou Carbone. . . 45,98 1 atome
100,00 Dans un grand nombre de cas, l'azote et le carbone, qui ne peuvent s'unir directement, se combinent pour former du cyanogène ; mais cette combinaison ne peut se lau-e que dans les circonstances où l'azote ))asse à l'état de gaz, ou en présence d'une
CYA
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base métallique avec laquelle le cyanogène puisse se cnaibiner.
Le chloi-e forme deux composés avec le cyanogène; un protochlnrurc et un dcutochlorure. Ce dernier exerce une action Irèsdélétère sur les animaux, cdr un grain dissous dans l'alcool et injecté dans l'œsophage d'un lapin, l'a tué à l'instant.
L'iodure et le bromure de cyanogène n'offrent pas d'intérêt.
L'acide cyanique i)araît avoir une action peu jirononcée sur l'économie anim.dc Introduit dans l'œsophage de deux lapins, il n'a pas produit d'effets marqués. Yoy. Hydro-
CTANIQUE.