DA
Bn6
blahleà de la colle d'anndon. T.'anndon peut (Mi'e cidevé par la digesliou avei- d(! l'acido sidl'uriipie étendu, sans (pie la coideur bleue soit dciruite. Pendant (piel(|iie leuips ou s'est servi du cyauin'(! ferroso-polassiqu(î dans l'analyse des minéraux pour précipiter le fer à l'état de bleu de Prusse; on admettait qucyde l'iixide lérriipn' ipii restait après la cal(;niation du précipité avaient été précipités de la dissolution. Mais cette méthode a été abandonnée.
CYMOPHANIi {clirys(>b(^ril, chrysopalc, chrysolitc orientale et chnloynntr). — On rencontre oe minéral au Urésll, dans l'ile de Ceylan, dans le Connccticut et en Sibérie. Les variétés transparentes du cymophano sont très-éclatantes et d'un très-bel ctfet en pierre taillée à facettes; elles sont alors re- (îherchées et même d'un prix trôs-élevé. On les désigne sous le nomûcchri/soiitc orientale, quelquefois sous celui ûg topaze orientale, et on les confond alors avec les corindons jaunes, qui portent le même nom. Les variétés chatoyantes se taillent en cabochon et n'ont de prix que quand les reflets sont très-beaux et très-vifs. Voy. Chrysobéhu..
DALLES. — Les matières schistoïdes sont recherchées dans l'architecture, lorsqu'elles sont susceptibles de se tailler facilement , de recevoir un douci suffisant avec peu de travail. Les pierres qu'on emploie sont principalement des calcaires et des schistes argileux ; ces calcaires sont, ou les parties de couches minces feuilletées de la formation du Jura (carrière de Papenheim, sur les bords du Danube, etc.), ou la pierre de liais des terrains tertiaires : elles ont encore l'avantage d être d'un grain plus fin que des couches beaucoup plus considérables. Les schistes sont ceux (ies terrains où l'on exploite l'ardoise même ; mais on choisit alors les parties du dépôt qui se divisent en plaques épaisses, et qui, dans cette épaisseur, ont assez d'homogénéité ; on les emploie alors pour carrelages et dalles, après les avoir dégrossies ou adoucies, pour les marches d'escalier, les aires de balcons, pour lesquels on les suspend seulement sur des potences de fer, pour revêtir le pied des murailles dans les églises et les maisons, et les garantir ainsi de l'humidité.
DAMASQUINER. Voy. Acier.
DAMMAKA (résine). — On a donné ce nom à une résine qu'on ne trouve dans le commerce que depuis peu de temps, et qu'on croit provenir du jBmws(/«mmam, Lamb., ou du dammara alba, Rumph., arbres des Indes Orientales.
La résine dammara peut devenir utile dans les arts. Selon Lucanus, 2 parties de cette résine donnent, par l'agitation avec 2 {■ parties d'huile de térébenthine, un vernis pour tableaux, lithographies, dessins, etc., qui est beaucoup préférable au vernis à mastic or-
dinaire, en ce qu'il est plus transparent, j)lus durable et moins coloré. La résine dammara convient aussi, par sa solubilité dans les huiles de lin et d'œillet, à la préparation du vernis à retoucher.
DAVY (Humphry). — Je m'étonne toujours en voyant la quantité d'hommes én)iuents qui se sont élevés du sein de la classe pauvre. Le père de Davy était un pauvre fermier de Cornouailles. Durement éprouvé avec sa famille par la misère, il mourut de bonne heure laissant à sa veuve quatie jeunes enfants. Cette pauvre femme se retira dans la petite ville de Penzance, où son mari, obligé de quitter sa ferme, avait vécu quelque temps dans l'état de menuisier. C'est là qu'elle éleva ses enfants. Elle gagnait sa vie en louant des chambres garnies aux personnes malades que la douceur de l'air attire sur cette côte. Le jeune Hunifihry, après avoir reçu quelque instruction dans l'école de l'endroit, fut placé comme apprenti chez un apothicaire. Cet apprentissage ne semblait guère devoir lui convenir. Il était plein de feu ; à l'âge de douze ans, une traduction d'Homère lui étant tombée entre les mains, il s'était mis en tête de faire, lui aussi, un poëme épique, et sur Diomède; et faisant preuve au moins d'une remarquable vaillance, il avait réellement mené à fin un large morceau de son ambitieuse entre- ]irise. Son succès l'avait mis en verve : elle éclatait en toutes sortes de poésies ; et aucun état, surtout quand il jetait les yeux sur l'oflicine de son patron, ne lui paraissait plus séduisant et plus beau que l'état de poète. Certes, il ne se doutait pas alors que c'était dans la chimie qu'allait éclore et grandir la
DAV