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rommc, en botanir|uc , la fleur de la giroflée rappelle celles du cliou , du raifort , de ta moutarde, enfin rie tontes les plnntes comprises dans la famille des Crucifères.
1,'existence de tel corps peut faire conclure, avec beaucoup de probabilité, à Texistence des autres corps de la même famille, dans le même lieu ; de mcMue qu'en botanique la présence d'une labiée peut faire soupçonner dans le voisinage la présence d'autres plantes de la même famille. Ceci est peut-être plusKénéra- Icment vrai pour la cbimie que pour la bolaiiiquc. l.'isomorphisme Joue un immense rôle dans la nature. Des corps susceptibles de se substituer les uns aux autres . sans cbanser la forme ou le type du composé , devront désormais attirer toute notre attention. lii où se rencontrent des cblorur.s , on pourra facilement rencontrer des iodures et des bromures. I.c soufre accompag'ne fréquemment le sélénium. Les corps d'une même famille jouissant ordinairement de propriétés analogues , on pourra substituer beaucoup de ces corps les ims atix autres dans leurs usagres. C'est ainsi que les iodures et les bromures peuvent, dans beaucoup de cas, être employés dans les mêmes circonstances que les cblorure.s. Les composés de séléniiun pourront remplacer les composés de soufre. C'est par une raison analogue que les familles les plus naturelles en botanique jouissent de propriétés médicinales semblables, et que la différence porte, non sur la qualité, mais sur la quantité d'action. C'est ainsi que les Malvacces sont mucilapineuses: les Crucifères, antiscorbutiques, et les labiées, aromatiques et excitantes. Enfin, la classification des corps par familles naturelles fait comprendre, pour ainsi dire, d'un coup d'œil non-seulement ce qui aéléfait, mais ce qui reste encore à faire et à découvrir. Klle encourage l'esprit à la recherche, pour combler les lacunes qui existent encore dans la science. A"o?/(>; IIoffkr. fllrini'ntsde chimie tiiinératp , nvrrriiip dans lequel les corps sont classes par familles naturelles ; page 44. ( Vol. in-co; Paris, issi. )
F iRi\r. Ce nom s'applique spérialement à la fécule des forains de céré.iles. Cette fécule, essentiellement destinée à la nourriture de l'houune , se distingue des autres fécules I de pnmuies de terre, d'arrow-root , de tapinka, d'orchis, etc. ) par la substance a/ofée (/•//«teii ) dont elle est toujours accompagnée. I,a farine de froment de bonne qualité présente à peu prés la composition suivante :
Eau, 12 à ir. ifa pour 100, qui .s'évapore par la dessiccation ;
Fécule , 73 pour loo;
Matière gommeusc et sucrée, soluble dans Veau et dans l'alcool, 7 à 8 pour 100.
fUvten , 4 à 6 pour ino.
C'est d'après la quantité de gluten que doit s'évaluer la bonne quantité des farines. .Suivant Ihuruidité ou la sécheresse des étés, la farine
FER
contient des quantités de gluten qtil peuvent varier dans les limites de 3 à 40 pour 100.
].a farine du couuncrcc est souvent mélangée de f-culc de pouunes de terre. Couunent reconnaître la fra'ide? Ij fécule de ponuncs de terre, traitée par une solution de pola.sse trè.sétendue. donne un liquide vis:|ueux non mobile, et la partie filliée est colorée par l'iode. La farine pure, traitée de la iiiéuie manière, donne un liquide très-mobile , et la partie filtrée est à peine colorée par l'iode. L'acide chlorhydrique produit avec la fécule un liquile clair et incolore , tandis qu'il produit avec la farine un liquide violet, examinés au microscope , les grains de la fécule de pommes de terre sont plus gros que ceux de la farine. Un boulanger n'a jamais intérêt à introduire dans la farine plus de 10 pour 100 de f,!'cule de pouunes de terre ; car à 20, à so pour 100, la farine ainsi mélangée ne serait plus bonne pour la cuisson du pain. La fraude est donc jusqu'à un certain point limitée. Pour découvrir la fraude faite avec la farine de légumineuses I pois, lentilles, etc. ), on ti-aite la farine par I partie d'acide .sulfurique et 4 p. d'eau: si la farine se délaye sans former d'écume à la surface, elle est sensiblement pure. La fraude la plus dangereuse consiste à mélanger la farine avariée avec du sulfate de zinc ou du sulfate de cuivre , qui rend à la farine avariée la propriété de donner un pain blanc , poreux. l.a dose d'un vingt nùlliémc suffit pour cela. Le pain fait avec une pareille farine a une légère ti'inte verdàtre, et produit des taches ro.sées ou pourprées, par l'addition du prus-iate de potasse. Le meilleur moyen de constater la fraude consiste à brûler le pain , à traiter les cendres par l'acide nitrique, à filtrer, et à verser dans la liqueur filtrée de l'ammoniaque, qui produit une coloration bleue.
FÉtM.F.. yoiiez .Amidon.
FELlAMQL'E ( Acide ). Produit blanc, obtenu en traitant par l'acide clilorhydrique une solution ammoniacale de bile putride. Kou analysé.
FER. Le fer est le plus précieux de tous les métaux. C'est, .sans contredit, le plus puissant auxiliaire de la civilisation industrielle des peuples. I>e fer présente différents degrés de pureté, circonstance qui fait varier les propriétés du métal. On distingue pirticulièrcment trois de ces degrés : 1" le fer pur ; i" le fer à Vrtat d'acier ( f^oyez ACIER I ; ;o \e frr à \'état de foute I l'oyez Fonte ).
Le /er ;)»)• est d'un gris bleuâtre; et lorsqu'il a été poli . il a l'éclat de l'argent. Il est flexible, et privé de toute élasticité. On peut, comme le plomb, le rayer avec l'ongle. Ce fer ne se rencontre jamais dans le commerce ; il n'y a pas longtemps qu'on est parvenu à le préparer en chauffant, au feu le plus fort, un mélange de limaille de fer avec un quart de son poids d'oxyde de fer, dans un creuset de liesse, fermé par un couvercle de verre exempt d'oxydes métalliques. Sa cassure est écaillcuso,
Fi:R
et il a unp saveur et une odeur faibles , mats bica appréciables.
I.c fer le pliis pur du rommercc contient au moins de i à i iiilUiénies de carbone ; et ce carbone, loin d'être nuisible aux qualités qu'on recherclie dans le fer, est , au contraire, fort utile, pourvu toutefois qu'il ne dépasse p:is certaines proportions. I.c maxiEnum de la densité du fer est 7,7»8. .Sa texture varie suivant les circonstances. Lorsque le fer n'a pas été forgé, sa texture est r/rcniic ,- mais il prend, .sous le marteau, une trxttire fibreuse et ciocliuc. C'est le fer a texture libreuse qu'on recherche le plus . à cause de .ses nombreux usages. Ce ménie fer, exposé à de forts courants d'air, ou à l'action de vibrations prolongées et souvent répétées , reprend la structure grenue et redevient cassant. C'est pourquoi les bandes des roues de voitures , et surtout des voitures d'artillerie, se cassent facilement, bien qu'elles aient été faites avec du fer de bonne qualité. Ce changement s'opère, du reste, plus ou moins rapidement ; la température rouge sombre produit le même effet que l'action des vibrations prolongées , et on peut ainsi rendre cassant le fer le plus malléable , couune le prouvent les expériences de M. Gay-l.ussar. Cependant ce même fer grenu et passant redevient, sous le marteau, fibreux et malléable.
I.e fer a une dureté supérieure ;i celle des autres métaux. Son élasticité est extrême. (;'cst le métal le plus tenace : un fil de 2 millimétrés de diamètre exige un poids de 2.;o kilogrammes pour se rompre. Uncf.iible solution de continuité, ou une substance étrangère dans l'intérieur de la masse , suffit pour en déterminer la cas.sui'e. C'est d'après le degré de ténacité qu'on évalue la bonté du fer. Le fer .est, en outre , extrêmement ductile ; on peut le réduire en fils aussi fini que des cheveux ( perruques de fils de fer ). Il se laisse égabnient réduire , au laminoir, en ffuilles assor. minces, .\insi donc , le fir réunit et possède à lin haut degré toutes les qualités qij'on recherche dans un métal : la dureté , l'élasticité , la tt'nacité , la ductilité et la mallé.ibilité. Le fer est un des métaux les plus difOciles à fondre. Il n'est fusible que dans des fours trèsprofonds ( hauts fourneaux alimentés par de forts soufflets). Cependant il se ramollit à une forte chaleur rouge , et se laissé alors pétrir Rous le marteau et se souder sur lui-nièine. Le fer est -tout à fait fixe. Il se dilate un peu moins que les autres métaux : de o à ioo= , sa dilatation linéaire est g-j-;.
I.C fer jouit , au pins haut degré , de la propriété d'être attiré par l'aimant, et il peut Inimôinc l'aeqiu-rir. 11 perd cette piopriéte à la chaleur blanche ( lîarlow ). \Voehler est parvenu à faire cristalliser le fer en cid)es 0:1 en octaèdres, en le maintenant plusieurs jours à une chaleur élevée.
Le fer ne salière pas sensiblement , dans l'air sec, à la température ordinaire. Il est cumiilétement inoxydable dans l'air privé d'à-
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cide carbonique; peu importe que cet air .soit sec ou huudde. l.u élevant un peu la température , le fer se recouvre , au contact de l'air, d'une mince pellicule d'oxyde qui présente des couleurs variées , selon la température. \ la chaleur rouge, il se recouvre d'écaillés d'oxyde noir, désigné sovis le nom d'oryde des battitures. Ces battitures se convertissent en peroxyde par l'action de la chaleur. Le fer obtenu à l'état pulvérulent en réduisant un oxyde, entre 500 ù 100°, au moyen d'un courant d'hydrogène, etit pijropkoriqiie : il s'enflamme spontanément quand on le répand dans l'air, .si la température à laquelle on r.,Muit l'oxyde de fer par l'hydrogène est trop élevée , le fer qu'on obtient n'est plus pyrophorique | Magnus ). Un fil de fer. présentant un point en ignition, brûle dans l'oxygène en lançant des étincelles du plus vif éclat ; les petits globules qui tombent au fond du vase, et qui pénètrent, à cause de la grande élévation de température, jusque dans la substance même du verre , sont composés d'un oxyde semblable à l'oxyde magnétique, le fer pur ne s'altère pas dans l'eau distillée. Le fer du commerce s'oxyde lentement dans l'eau ordinaire, et surtout dans l'eau privée d'acide carbonique. L'oxydation s'accélère à mesure que la température .s'élève : il y a dégagement d'hydrogène et formation d'oxyde noir ( oxyde inannetique ). On peut préserver les chaudières de fer de l'action oxydante de l'eau , en y plongeant des morceaux de zinc; c'est alors le zinc qui décompose l'eau.
L'acide sulfurique concentré n'agit point ;'i froid sur le fer; à chaud , il l'attaque a\ec dégagement d'acide sulfureux. L'acide sulfurique étendu di.ssout le fer à froid : il y a dégagement d'hydrogène provenant de la dècompo.sition de l'eau , et formation de sulfate de protoxyde de fer. L'acide azotique exempt de gaz nitreux n'attaque point le fer ; du reste, il se comporte de la même manière avec beaucoup d'autres métaux. Si l'acide est étendu d'eau , l'action est très-vive , et le résultat eu est a.ssez compliqué. En effet , non-seulement l'eau , mais encore l'acide, se décompose : il y a dégagement de protoxyde d'azote , d'azote et de vapeurs nitrcuses ; il se produit du peroxyde de fer mêlé d'azotate de protoxyde de fer , et une certaine (|uantité d'azotate d'ammoniaque. Les acides chlorhydrique, brombydrique et iodhydri(|ue dissolvent rapidement le fer, et le changent , avec dégagement d'hydrogène , en protochlorure , protobromure et protoiodure.
Vacier, la foute, et en général toutes les combinaisons de fi'r et de carbone , sont moins facilement attaqués par les acides que le fer pur, surtout lorsque ces combinaisons ont éle trempées. L'acide azotique les attaque en donnant naissance à uu a/ofate , et à une poudre rougeàtre qui parait être identique a\ec r«znlmlnc ou l'acide aziilmigiie. Cette poudre est formée en partie aux dépens du carbone <le l'acier ou de la fonte; elle contient une certaine
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quantité d'a/oto. Tiailés par les arides siilftiriqiie et chlorliydrique, les carbures de fer donnent naissance à de l'Iiydrogène niélé d'un carbure d'hydrogène odorant, et presque toujours arsénifére. l.e bruine et l'iode aqueu:i dissolvent l'acier sans dégagement de gaz , et l'on obtient pour résida du carbone pur. 1,'eau régale dissout facilement le fer, et le transforme en perchlorure, avec dégagement de vapeurs nitreuses. l.e carbone se combine en Jiroportions indéfinies avec le fer, coiiinie , en général , avec les métaux de la famille à laquelle j'ai donné le nom de Ferraces. I.'azote ne se combine avec aucun métal ; cependant , lorsqu'on fait passer un courant de ga/. ammoniac sur du fer chauffé au rouge, celui-ci décompose l'ammoniaque, et relient une certaine quantité d'azote. Lorsqu'on fait passer, pendant longtemps , un courant d'ammoniaque sur des fils de clavecin , le fer devient gris; 100 p. de fer absorbent jusqu'à ii p. d'a/.ote. Ce même fer, traité par l'acide siilfurique , laisse dégager l'azote avec formation de sulfate de fer et d'un peu de sulfate d'ammoniaque ( Despretz ). l.e sovfre se combine diiecleraent avec le fer, à chaud ; le sulfure , et particulièrement le protosulfure, sont trèsstables ; aussi peut-on employer le fer pour désulfurer les métaux , de même qu'on l'emploie pour les désoxyder. Le chlore dissout le fer sans aucun dégagement de gaz. Le phosphate et l'arsenic le rendent cassant. 11 en est de même du bore , du silicium et de l'aUiiiiinium , substances qui , ainsi que le phosphore, se rencontrent quelquefois dans la fonte.
1.6 fer s'allie avec presque tous les métaux. Cenx avec lesquels il ne s'allie pas en propor- , tions considérables sont l'argent , le plomb , le cuivre , le mercure.
1.6 fer se rencontre à l'état natif, mais plus souvent à l'état minéralisé. C'est, de tous les métaux , le plus universellement répandu dans la nature. Il existe dans les trois règnes. Tous les animaux à sang rouge contiennent du fer ; le fer existe dans le caillot du sang : on ignore dans quel état. La masse totale du sang d'un homme adulte, de taille ordinaire, peut contenir environ ï grammes de fer métallique. Les cendres de presque tous les végétaux contiennent du fiT. La quantité de ce métal varie suivant la nature du terrain où croissent les végétaux. Mais c'est surtout dans lerègne ininéralqueleferest, pour ainsi dire, répandu avec profusion. C'est de ce règne (,ue le fer passe successivement dans le règne végétal , et de là dans le régne animal, par suite des fonctions vitales de l'absorption et de la nutrition. Le fer ne se rencontre a l'état natif qu'accidentelleineùt et dans des masses isolées, qui sont, en quelque sorte, étrangères au sol oii ces masses existent. Foyez ,\éroi-ithes.
La terre des champs, la terre végétale, doit sa couleur jaune d'ocre à ia présence d'une quantité notable de peroxyde de fer hydraté. Les substances qui peuvent être mêlées avec
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les minerais de peroxyde de fer hydraté sont" le carbonate de fer, le phosphate et l'arséniate de fer. les aluminosilicates de fer magnétique, les oxydes de manganèse , le fer titane , le carbonate et silicate de zinc , l'oxyde de chrome . le sulfate de baryte, le phosphate et le carbonate de chaux , le carbonate de magnésie , l'hydrate d'alumine , l'argile pure ou bitumineuse, et le quartz.
Il serait trop long d'entrer dans les détails minutieux de l'extraction du fer. Sous nous bornerons à en signaler les principes généraux. Si le fer était fusible à une température peu élevée, et que le minerai ne se composât que d'oxyde ou de carbonate de fer mêlé à des traces de substances étrangères, on aurait facilement ce métal, en traitant le minerai par le charbon au moyen des procédés ordinaires.
L'extraction du fer pré.sente surtout trois difficultés que les anciens n'étaient pas entit"renient parvenus à résoudre. l.a première de ces difficultés consiste à faire fondre le fer ; la seconde, à s'opposer à la perte du métal dans le traitement du minerai ; et la troisième, à priier le fer de certaines proportions de carbone. vt d'autres substances nuisibles aux qualités qu'on recherche. Le fer est un des métaux les plus réfiactaires; et comme il ne peut être fondu à la température des fours ordinaires , il faut donner a ces fours une forme et une disposition propres à concentrer la chaleur, et à raiigmcnter autant que possible.
Les fours dans lesquels on fait fondre le fer s'élèvent verticalement à une hauteur cor>sidérable ; ils vont en se rétrécissant de la base au .sommet.. On leur a donné le nom de hauts fourneaux. C'est au moyen de ces fourneaux, remplis de charbon ou de coke , et alimentés par de très-forts soufflets, qu'on peut produire une température de iso à uo° pyr. Wedg. (environ 10,000 à 12,000 degrés du therm.centig. ), c'est-à-dire, la température nécessaire pour faire fondre le fer.
Pour s'opposer à la perte du métal daas le traitement des minerais, il faut faire fondre les matières étrangères, ordinairement plus légères que le fer, et les enlever ensuite par une sorte de décantation. Ces matières étrangères sont ordinairement lacliaux, la magnésie, l'alumine { argile I , la silice, l'oxyde de manganèse et le soufre. Or, l'oxyde de fer, qui existe constamment dans le minerai qu'on exploite, augmente la fusibilité de ces matières ; et si l'on ne possédait pas le moyen de faire fondre ces matières facilement, on perdrait une quantité considérable de fer, qui serait entraîné par toutes les matières dont lu fusion est facilitée par l'oxyde de fer. Or, le meilleur moyen de s'opposer à cette perte consiste à ajouter au charbon un fondant. Ce fondant est de la chaux ( castine ), si la mine est trop argileuse , et de l'argile ( erbue | , si la mine est trop calcaire.
Lorsque le minerai a été suffisammeot chauffé avec le charbon mêlé au fondant qu'on
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y a ajouté, on praliqiic . à la partie inférieure et la plus dOclive du liaut fourneau , une ouverture ( percée ) par laquelle le raëtal s'écoule pour venir se fiiier dans un sillon sablonneux. Cette masse métallique , ainsi refroidie , porte le nom de fonte ( f'oy. Foxte |. On appelle laitier la masse vitreuse qui recouvre la fonte liquide , et qui contient le fondant , les matières étrangères du minerai , et une certaine quantité d'oxyde de fer et d'oxvde de manganèse. La composition dn laitier varie beaucoup, suivant les espèces de minerais et les procédés d'extraction qu'on emploie. Moins le laitier est riche en oxvue de fer, plus le procédé d'opération est parfait.
Pour donner au fer les qualités qu'on recherche , il faut séparer de la fonte certaines substances étrangères qui la rendent cassante. Cette séparation s'opère en chauffant la fonte, entourée d'une brasque de charbon , dans un fourneau ( renardière ) vers lequel on dirige de forts courants d'air. Les substances étrangères sont éliminées suivant leur ordre d'oxydabilité : la plus oxydable s'en va la première, et la moins oxydable la dernière. Le silicium s'élimi.'ie ainsi le premier, mais à la condition d'entraîner une-certaine quantité de fer â l'état de silicate. \je carbone s'élimine le dernier ; et. comme le silicium , il ne .se sépare qu'à la condition de brûler et d'entraîner une certaine quantité de fer ( environ 4 de fer pour loo de carbone l. La masse métallique s'épure ainsi, elle se ramollit, et, après avoir été forgée sous de grands marteaux , elle est livrée au commerce sous forme de barres, pour être employée à divers usages.
Le fer ainsi préparé est loin d'être du fer chimiquement pur. .Si l'on cherchait, en opérant de cette manière , à obtenir du fer pur, toute la masse finirait par .se consumer, et l'on n'aurait jamais du fer chimiquement pur, c'est-à-dire exempt de toute trace de carbone. \jc fer le plus pur du commerce contient toujours au moins ~^^ de carbone : c'est pourquoi l'on obtient constamment, en traitant un ûl de fer par l'acide sulfurique, un dépôt d'une certaine qiianlité de carbone. Heureusement que le carbone, pourvu que sa quantité ne dépasse pas certaines limites, n'est pas nuisible aux propriétés du fer, et que sa combinaison rend, au contraire , le fer utile et précieux dans une foule d'usages ; car le fer combiné avec une certaine proportion de carbone constitue l'acier. ( f'oyes AcŒR. | Formule dn fer : Fe = 330 o27
('omposés oxygènes. Le fer a une très-grande affinité pour l'oxygène. A la température blanche, son affiuilé pour l'oxygène est plus forte que celle du pota.ssium pour ce même corps, puisque, à cette tempéialure , le fer décompose la potasse en lui enlevant en partie sou oxygène.
I.e fer, comme le manganèse, forme des oxvdes intermédiaires, dont le principal est l'oj-yae magnétique, qui constitue l'aiinant naturel .
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On connaît deux oxydes de fer bien liéterminés.
1" l'rotoiyde ( oxydule ). Cet oxyde ne pouvant être isolé a l'état de pureté , il est impossible d'en étudier les propriétés physiques. Lorsqu'on dissout le fer dans l'acide sulfurique, et qm- l'on verse dans la dissolution 1 de sulfate de fer ) un alcali , on obtient l'hydrate de protoryde à l'état de précipité blanc qui .se .salit promptement, et passe succcssiveinent au vert, au jaune clair et au jaune d'ocre, en .se suroxydant au contact de l'air. Quand on fait bouillir ce précipité dans l'eau . a l'abri du contact de l'air, il se change en une poudre noire, qu'on regarde comme le protoxyde anhydre. Le chlore, l'acide azotique , l'eau régale, le convertissent rapidement en peroxyde d'un jaune d'ocre. L'ammoniaque di.ssout .sensiblement le protoxyde de fer; la potasse et la soude en dissolvent également une petite quantité. Le protoxyde de fer est une base pui.ssaiite et isomorphe avec le protoxyde de manganèse, avec l'oxyde de cuivre , avec l'oxyde de zinc , avec la magnésie , etc.
Formule : Fe O = 053,203
450,203 = Fe 0 = I éq. de protoxyde de fer.
Pour évaluer l'équivalent du fer d'une manière facile et ingénieuse tout à la fois, on traite une quantité déterminé-e de fer pur I i gramme ) par l'acide sulfurique étendu d'eau, et on recueille le gaz ( hydrogène ) qui se dégage. Or, sachant que l'hydrogène recueilli exige la moitié de son volume ( ou que 12,48 d'hyd. en poids exigent 100 d'oxyg. 1 pour former de l'eau, il est facile de déterminer lu quantité de fer qui se combine avec une quantité d'oxygène exprimée par loo ou par 1.
2" Scsqui-oxyde ( peroxyde, oxyde ). Il est pulvérulent , et sa couleur présente les différentes nuances du rouge et du jaune. .\ l'état d'hydrate, il est tanhit d'un jaune d'ocre , tantôt d'un jaune brun. Une chaleur modérée suffit pour en séparer l'eau. L'hydrate qui .se trouve dans la nature , et qui constitue une des mines de fer le plus sou\ent exploitées , se compose de 2 équiv. de peroxyde de fer et de s équiv. d'eau I 2 Fe ^O^ + 5 HO ). Celui qu'on obtient artiliciellcuîcut , par voie de précipitation, se compose de 1 équiv. de peroxyde et de 0 équiv. d'eau ( F'c^ 0^+3 HO |. Ce dernier se dissout facilement dans presque tous les acides , tandis que le premier ne se dissout bien que dans l'acide chlorliydrique, et dans l'acide sulfurique concentré bouillant. IjC peroxyde anhydre est d'un rouge \ iolet assez intense. Celui qu'oii rencontre dans la nature a ra.spect métallique et cristallin ( rhomboïde |, Réduit en poudre fine, il est d'uu rouge vif, et connu sous le nom de colrolhur. Lorsqu'on calcine le colcotliar à une tcmi)érature élevée, il se pp-end de nouveau en masse d'Un rouge violet. Pourtant sa composition est identique dans l'un comme
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tiàV/s l'autre ras; son poids n'a ni a>iîiiiirnt(\ ni diniiniK'. II conserve même ces différentes l'oiorations avec les fondants, ce qui le rend Ircs-précicux dans les arts.
I,e peroxyde de fer est infiisiblc et éminemment stable; cependant, à une clialeur excessive, il perd une partie de son oxys^one, et se transforme parliellemcnt en oxyde intermédiaire. Le peroxyde est une base faible ; il est facilement réduit par l'hydrogène à la température rouge. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que le fer, à cette même température, décorapose l'eau, en absorbe l'oxygène, et hisse dégager rhydrogène. Les proportions du corps réductif et du corps oxydant ont une grande influence sur la production de ces phénomènes, en apparence contradictoires.
Le fer provenant de la réduction de l'oxyde de fer par l'hydrogène est en poudre impalpable, et s'enllamme .spontanément quand on le projette dans l'air. L'oxyde de fer est également réduit par le charbon ; mais une portion de celui-ci .se combine avec le fer pour former un carbure, ou, comme le charbon contient en même temps des grains de silice, un siltciocarbure de fer.
Il est irapcssible de combiner le silicium directement avec le fer sans le carbone, tandis qu'on peut très-bien combiner le carbone a\cc le for, sans la présence du silicium.
Le peroxyde de fer, employé en petite quantité, communique aux fondants une couleur jaunâtre-, .s'il est employé en plus grande quantité, la couleur est ronge. Le protovyde eolorelcs verresenbrun on en vert. La roniUe de fer est du peroxyde coml)iné avec une crtaine quantité d'acide carbonique et d'eau ; elle contient souvent des traces de carbonate d'ammoniaque. Le peroxyde de fer calciné avec les carbonates de potasse et de soude donne des ferrâtes blancs, déliquescents, dont la coniposilinn est : Fe 'O^, KO et Ke =0^, Na O ( Schaffgotsch. ) Formule de peroxyde : Fe ^O^.
Voici comment on peut tout :i la fois préparer et analyser le pin-oxyde, de fer :
On traite par l'acide a/otiqne un gramme de fer pur, dans un petit matras pesé d'avance : le métal passe au maximum d'oxydation. On cliauffc , pour chasser l'excès d'acide azotique ; et l'on a pour r^^sidu li- peroxyde de fef pur. On pè.se de nouveau le matras, ainsi que le fer qnl .s'y tr'-iuvc : l'excédant du poids indique la quanli'Cé d'oxygène absorbée par un g.rammc de fer ; et, en comparant cette quantité d'oxygène !i celle qu'absorbe un gramme de fer traire iiar l'acide suUurique , on est autorisé à conclure que le peroxyde contient une fois et demie autant d'oxygène que le protoxyile.
Oxyile intermédiaire ( oxyde magnétique ). Il est d'un gris noir, et Jouit, à un haut degré, de la propi-iété magnétique : il fait dévier fortement l'aiguille aimantée. On le rencontra dans la nature en masses considérables d'un èelat uiélallique, et sous forme de petils cr .sfaux .jclaédiiqnes Irès-bcaux ( pierres d'iii-
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mant naturelles ). 11 existe dans les terralm priudtifs , lî con>titue des mines très-riches, exploitées en Suède et dans certaines contrée.*! de l'Allemagne. La quantité d'oxygène de l'oxyde magnétique est i i/2, de .sorte que sa formule est : Fe 01/3 ou Fe ^04. Au lieu de le regarder couune un oxyde particulier, on peut le représenter comme une combinaison de I équivalent de proloxyde avec un équivalent de peroxyde de fer : Fe O + Fe =0'. Ce qui prouve que l'oxyde magnétique n'est point un degré d'oxydation particulier, c'est que, dans les cristaux de l'aimant naturel, une partie du protoxyde de fer se trouve fréquemment remplacée par inie partie équivalente de protoxyde de manganèse et d'o\yde de zinc, deux oxydes isomorphes avec le proloxyde de fer. — Traité par l'acide chlorhydrique , l'oxyde magnétique donne un protochlorure soUihle, et laisse le peroxyde de fer insoluble.
L'oxyde magnétique .se produit dans un grand nombre de circonstances. Lorsqu'on f.iit passer des vapeurs d'eau sur du fer cliauffé au rouge, on obtient un oxyde noir, diff/n-nt de celui qu'on obtient lors(in'on traite le fer par un acide fort. Cet oxyde, c'est de l'oxyle magnétique. 11 se produit également pendant la cémentation d'une certaine qiiantilj de peroxyde de fer au moyen du clK'.rbon.
i.'œthiops martial des ollicine.> , prépare en exposant au contact de l'air de la lini.dlle de fer humectée d'eau, est un oxy(!e magnétique. Le précipité de protoxyde de fer, e\i)osé an contact de l'air, devient magnétique en se suroxydant, et ne perd sa propriété d'aimant que lorsqu'il est entièrement transfpraié en peroxyde.
Procédé d'analijse. l'n excellent moyen de séparer le protoxyde du pcro\ydc, et d'apa- Ivser l'oxyde magnéti(|ue, consiste à traiter d'abord celui-ci par l'acide sT)lfuri<iue. On obtient ainsi un mélange de sulfate de protoxyde et de sulfate de peroxyde. On traite cusuile ce mélange par l'alcool, qui ne di.ssout pas le sulfate de proloxyde , tandis qu'il dis.soul trèsbien le sulfate de peroxyde.
Les battitures qui .se forment lorsqu'on forge le fer à une certaine lempératurcconstituent également un oxyile i;-.termé.li.iire. Les couches les plus extérieures de ces b itlitures sont pins riclics en peroxyde, tandis que les conciles intérieures, les phis r,ip|iruchées de la barre de 1er, sont plus riches en proloxvde. L'oxyde des balliUues est trèsmagnétique. Il est fusible à une leuipéralurc élevée, et .se prend en mas.se lamellaire p.u' le i-cfroidissement.
Formule des batlitures qui adhèrent an fer métallique : Fe^os, ou 6 Fe O -t- Fe =0*. ( iMosander |.
Il est à remarquer que presque tous les aimants sont des oxydes ou des sulfures intermédiaires.
Cniitposés sulfurés. Le soufre, comme l'oxygène, a une grande tend.ince a .se cunibiuer
FKR
arec le for, à «ne tcmpOrafiire clcvce. Ces combinaisons peuvent se faire par voie directe.
1° Proto-f^iilftire. II est tfiin janne de bronze foncé (iiKind il est anliydre. Il est fusible et Inaltérable par la chaleur ; il s'effleurit à l'air iiumidc , en se sulfatisant. Par le grillage, il se transforme d'abord en sous-sulfate de peroxyde , et en peroxyde si l'on chauffe trop fortement. Il est stable. L'hydrogène ne le réduit pas. I.e proto-sulfure est magnclique lorsqu'il contient (ce qui arrive souvent) une certaine quantité de persulfure.
Formule : Fe S , correspondant au protoxyde ( Fe O ).
Le protosulfurc se rencontre dans la nature, le plus souvent combiné avec d'autres sulfures métalliques , et notamment a^ec le sulfure de cuivre ( siilfoscis ).
On prépare le protosulfure en chauffant du fer jusqu'au rouge dans un creuset , et en y projetant du soufre pulvérisé. La combinaison a lieu avec flamme : l'excès de .soufre se dégage à l'élat de vapeur. On peut percer, en un instant , une barre de fer d'un trou cylinilrique, en la fai.sant rougir et en y appliquant lin canon de soufre.
On obtient le proto-sulfure par la voie humide, en précipitant un protoset par un monosiilfure alcalin. Le précipité est noir I protosulfure de fer hydraté ). Dans cet état, il est facilement attaqué et dissous par les acides, avec dégagement d'acide sulfurique, sans^ dépôt de soufre.
8° l'ersulftire ( bisulfure). Ce sulfure est remarquable en ce qu'il ne correspond à aucun osyde de fer; car il se compose | à moins de supposer une erreur d'analyse ) de 2 équiv. rie soufre et de l équiv. de fer. 11 est coiumunément répandu dans la native, et connu sous le nom de pyrite martiale. Dans cet état, il est d'un jaune de laiton éclatant, fragile, et d'une cassure lamellcnse. Bn'ilé au contact de l'air, il dégage de l'acide sulfureux et des ' apeurs de soufre. Il est fu-ible, et, en se fondant, il dégage une certaine quantité de soufre et acquiert la propriété magnétique ( pi/rite mafinclique ). Chauffé a\ccdu charbon , il se transforme en protosulfure. Les acides sulfurique et clilorhydn(iue ne l'attaquent point. Formule : Fe .S=.
On l'obtient en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré sur du peroxyde de fer hydraté, chauffé un peu au delà de loo". On l'obtient encore en e.i.lcinant , un peu au-dessous de la chaleur rouge, du protosulfurc avec un excès de soufre.
s° Sesguisiil/tire. 11 est noir. Chauffé en vase clos, il se convertit en protosulfure avec dégagement de soufre. Il .se dissout, dans les acides, avec dcpot de soufre. Formule : Ke' S^, correspondant au peroxyde. On l'obtient en versant goutte à goutte lin sel de peroxyde de fer dans une dissolution de uiono- •uUure alcalin.
FER
Sulfure intermédiaire. Ce sulfure est marinrtique comme l'oxyde intermédiaire. On l'obtient lorsqu'on chauffe, à la chaleur blanche , de la limaille de fer avec du soufrç en excès. Il se compose d'un équiv. de protosulfure et de 6 éq. de persulfure ( Fe S -f- 6 Fe.S- 1. On le rencontre dans la nature. Traité par 1rs acides, il donne naissance à un dégagement d'acide sulfhydiique avec dépôt de soufre.
Le fer est susceptible de former avec le soufre un grand nombre de composes. Dans ces composés, les proportions du soufre .sont entre elles comme les nombres 4, s , I2 et 16.
('ou)pnscs chlores. On connaît deux cliloruresdcfer, dont l'un correspond au proloxyde et l'autre au piMOxyde.
i'^ l'rotoehlorure. Le protochlorure de fer anhydre se présente sous forme de peViles paillettes incolores. Il est très-fusible et volatii a la chaleur rouge. Jlis dans l'eau bouillante, 11 se décompose en oxyde magoéliquc, en acide chlorhydriquc , et en une certaric quantité de pcrchlorure. Le pcrclilorure est de-liquescent et très-soluble dans l'eau. Il se dépose , par refroidissement , sous forme de cristaux polyédriques, hydratés d'un vert pâle Le chlorure d'or le change en pcrchlorure ; de l'or se précipite, l'ormule : F'e Cl, correspondant au protoxyde ( Fe O ).
On l'obtient anhydre en faisant arriver un courant de chlore sec .sur de la limaille de fer chauffée dans un tube de porcelaine. Il faut que le fer soit en excès, pour avoir le chlorure au premier degré. On l'obtient à l'état ù' hydrate , en traitant directement le fer par l'acide chlorhydriquc ; il y a dégagement d'hydrogène.
20 Perehlorure. ( Scsquichlorure ). A l'état anhydre, il est sous forme de petites paillettes d'un jaune d'or. 11 est très-volatil, et plus volatil que le protochlorure. 11 est extrêmement déU(iucscent et soluble dans l'eau , dans l'alcool et dans l'élher, qu il colore en rouge brun. H cristallise dirticilemcnt. Formule : Fc^ Cl^ correspondant au peroxyde i F'c^ O^ ).
On l'obtient facilement en traitant le métal par l'eau régale, et en évaporant la li((uéur.
Les chlorures de fer ( protochlorure et pcrchlorure ) peuvent être grillés , comme tous les chlorures dont le métal a beaucoup d'affinité pour l'oxygène : il y a formation d'oxyde et dégagement de chlore. Ouand on fait arriver sur ces mêmes chlorures de la vapeur d'eau, le métal s'oxyde, et le chlore se dégage à l'état d'acide ehlorhydrique. Ce fait est susceptible d'application dans les arts. On rencontre les chlorures de fer, et particulièrement le pcrchlorure, dans les laves de l'Auvergne, aux environs du Vésuve, etc. Comme il est très-volatil, le chlorure de fer se dépose sur les parois du cral^re du volcan , sous forme de petites paillettes micacées qui, étant sourai,ses à l'action de forts courants d'air, se décomposent en grande partie, et lais.scnt pour résidu du peroxyde de fer non volatil. C'est
FER
ainsi qu'il faut comprendre la formation du fer spéculalre, dent on trouve des galeries entières dans presque tous les volcans. Ce fait est <l'iin grand IntêrOt en géologie. Ke serait-il pas possible d'expliquer la formation des aérolithes . en admettant que le fer a d'abord Ole sublimé à l'état de chlorure, et qu'il s'est ensuite réduit à l'état d'oxyde fixe par l'action di'S courants de l'atmospticre ?
Hroniurea. 11 existe deux bromures de fer comme il existe deux chlorures. Leprotobromiire est volatil, et sous fonne de petites paillettes jaunes. — Formule : Fe Br 11 est complètement analogue au protochlorure. I.e pcrbiownre est d'un jaune orangé , et en tout semblai)le au perclilorure.
lodnres. Le proloiodiire est brun , fusible et volatil. Il est analogue au protochlorure. Le pro'oiotlure est liquide, d'un rouge jaunâtre.
Fluorures. Le protofliiorure est beaucoup moins soUible dans l'eau que le protochlorure. Il est très-soluble dans l'acide flnorhydrique, et cristallise en tables carrée», incolores.
Le phosphore rend le fer très-cassant et plus fusible. Le phosphiire qu'on obtient en calcinant le phosphate de fer avec du charbon est d'un gris blanc , éclatant, à grains cristallisé.s, et beaucoup plus fusible que le fer. Il se compose de I équiv. de fer et de 1.2 équiv. de phosphore ( Fe' Ph I.
L'arsenic est dans le même cas que le phosphore. L'arsc>îi«/v est d'un gris de fer fragile, d'une cassure lamellcuse. Il est plus fusible que le fer; on l'obtient en calcinant l'arsé- ■ niate de fer avec du carbone. Sa formule est : Fe^ As, analogue au phosphurc.
Le phosphore et l'arsenic , à la température rouge , ne donnent presque jamais de combi- Eaisons neutres. I.a base est toujours en excès; les composés ainsi formés sont des sous-phiisphtires ou soiis-arséniures , analogues aux sous-phosphates ou aux sous-arséniatcs.
On obtient le bornre de fer d'un gris de fer fragile , en traitant le borate de fer par l'iiydrogéne.
I j plombagine ( mine de crayon ) , qui était autrefois considérée comme un carbure de fer, n'est que du carbone pur, contenant quelques grains de fer et d'argile accidentellement et nu'caniquenicnt interposés. .>>uivant Tliéod. de Saussure, 100 parties de plombagine contiennent 96 parties de carbone pur.
Sels de prutoTj/de de fer. ILs ont une couleur verte lorsqu'ils contiennent de l'eau ; ils .sont blancs lorsqu'on en a chassé leau par la calcination. Leur saveur rappelle celle de l'encre. Ils s'altèrent au contact de l'air; car le protoxyde tend à se suroxyder. Tous ces sels ont une faitle réaction acide. Caractères :
I» Les alcalis les précipitent en bbnc. Le précipité change subitement de couleur ; il \erdit, puis jaunit, et se transforme enfin en jaune docre I peroxyde 1. L'addition du chlore opère ce changement d'une manière très-rapide, par la décomposition de l'eau. L'ammonia-
FER
que ne donne que la moitié du prècipit* ; l'autre moitié reste en dissolution à la faveur de cet alcali. Si Ion ajoute préalablement au sel de fer une certaine quantité de chlorhydrate d'ammoniaque , l'ammoniaque n'y produira aucun précipité; car il se forme un sel double soluble. Le protoxyde de manganèse et la magnésie, isomorphes avec le protoxyde de fer, présentent la même particularité.
2° L'acide sulfhydrique n'y produit point de précipité. Cependant l'acétate de fer, et en général les sels de fer dont l'acide est tiré du règne végétal , sont précipités en noir par l'acide sulfhydrique. Les acides minéraux .sont trop puissants pour être déplacés par l'acide sulfliydrique; car, supposé qu'il y eut un précipité de sulfure , la présence de l'acide iirtnéral suffirait pour le décomposer à l'instant. Par exemple , en employant le sulfate on aurait :
Fe O , .S03 -I- IIS = Fe S -f S03, 110 = l'e 0 , •SOJ -f- US.
Le résultat de la réaction est donc nul.
Le précipité noir | sulfure de fer ) se manifeste instantanément en employant un sulfure alcalin, parce qu'il n'y aura plus d'acide libre comme dans le cas précédent.
3" Le cyanoferrure de potassium précipite les .sels de protoxyde de fer en blanc sale , qui se change en bleu de Prusse par l'addition du chlore.
4' Le cyanofcrride de potassium ( sel rouge ) y donne immédiatement un précipité bleu de Prusse. Lorsque le sel de fer est mêlé de sel de cuivre , le précipité est d'un beau vert prê.
3" L'infusion de noix de galle ne produit pas de précipité; mais lorsqu'on expose au contact de l'air la dissolution contenant la noix de galle , celte dissolution devient , au bout d'un certain temps , d'un bleu trè.s-foncé ( encre ). L'addition du chlore y donne immédiatement de l'encre.
c° Le perchlorure d'or produit dans les sels de fer un précipité d'or métallique , dont la quantité correspond à celle du protoxyde. il reste en dissolution un sel de fer au muxi- VI uni.
7° Le bioxyde d'azote se dissout en quantité considérable dans les sels de fer au minimum. l.a dissolution est d'un brun foncé, et devient limpide au bout de quelque temps, en déposant du peroxyde de fer. L'acide azotique les lirunit également. Mais cette coloration est peu stable.
Aucun métal ne précipite le fer de ses dissolutions ; avec le zinc la réaction n'a lieu qu'à la longue; mais, dans cette réaction , l'eau est décomposée , et il se précipite , non pas du fer, mais de l'oxyde de fer.
Principaux seh de protoxyde de fer. /,« sulfate I, couperose verte , vitriol vert , fer vitriolé ) est très-anciennement connu. 11 cristallise en gï'os prismes obliques rhomboidaui (l'un vert pâle, dont les angles sont 80* i/ï et
W i,'ï. II sXflcurit à l'air et se recouvre de taches ocreuscs , dues à l'absorption de l'oxygène de l'sîr par le protoxyde de fer. Sa dissolution aqueuse se trouble assez rapideiiu'uf à l'air, et il s'y forme , à la longue , un dépôt /aune. Ce dépôt est un sel basitjue , ou plutôt du peroxyde retenant une certaine quaniilc d'acide ( 5 éq. de base + i éq. d'aciile ). Le précipité passe d'abord à l'état d'oxyde intermédiaire, d'oxyde i/s ( oxyde magnétique 1, et s'y maintient assez longtemps avant de passer à l'état de peroxyde. 11 est insoluble dans l'alcool. Les cristaux vert de sulfate de fer contiennent G éq. d'eau ; chauffés dans un vase , ils éprouvent la fusion aqueuse , et se convertissent en une matière blancliûtrc, après avoir perdu leur eau de cristallisation. Cependant, le sulfate de fer, ainsi soumis à l'action du feu, ne perd pas toute son eau : il en retient encore I éq., qui parait ôtrc de l'eau de combinai- -son , car cet équivalent d'eau ne s'en va qu'à la chaleur rouge , à laquelle le sulTate Uii-mcrae se décompose. Pur l'aC/tion de cette chaleur, le sulfate de fer donne de l'acide sulfurique hydraté , de l'aci«ie sulfurique anhydre , de l'acide siiKureux et de l'oxygène ; il laisse pour résidu de l'oxvde rouge, qui est employé, sous le rwm de cnlcothar, dans la peinture sur porcelaine, pour polir les glaces, etc. Le protosulfate de fer est isomorphe avec les sulfates de cobalt, de nickel , de zinc et de cuivre ; il se combine avec les sulfates en toutes proportions. Il absorhe une quantité considérable de bioxyde d'azole , et se colore en brun foncé, l ne dissolution concentrée de sulfate neutre de fer peut être chauffée jusqu'à l'ébuUition, s ins qu'il .se forme aucun trouble. Si la dissolution est faible ( i partie de sel + 4o parties il eau ), il y a trouble; le dépôt qui se produit .-luïuiente en proportion de la faiblesse de la dissolution. Fonnule : FeO, SO^ , -|- e IlO, = I équiv. de sulfate de protoxyde de fer cristallise.
On l'obtient facilement , en traitant le métal par l'acide sulfurique étendu d'eau. Le sulfate de fer est journellement employé dans la fabricnliun rie l'encre.
.-/zniiite. Il est liquide, inoristallisable et très-peu stable. Il .s'altère a l'air, et se décompose à la température de l'ébuUition. On le prépare en traitant le carbonate de fer au minimum, par l'acide azotique très-faible.
Carbonate. Ce sel ne peut être obtenu arti^ liciellement qu'à l'état d'hydrate , par voie de double décomposition. Récemment précipité, il est blanc et soluble dans l'anmiomaque , mais il ne tarde pas à se colorer en vert pâle , en perdant de l'acide carbonique , en même temps qu'il se suroxyde. Lorsque le précipité est devenu d'un jaune brunâtre , on lui donne le nom de safran de Mars apéritif, qui, suivant M. Soubciran, est un mélange d'hydrate rie fer et de carbonate de pcroxvde ( Fe^ O^, 5 HO + Fo=0.f'.()M.
Il est iiiipo.ssiblc de préparer, dans les l.ibo-
FER 173
ratoires, le carbonate de fer anhydre, criî talUsé et stable ; et pourtant la nature en offre des niasses considérables , exploitées sous le nom de fer spathique. Le carbonate de fer anhydre est cristallisé en rhomboïdes, et isomorphe avec les carbonates de chaux, de magnésie et de manganèse. Ces carbonates s'accompagnent très-fréquemment, et peuvent se substituer les uns aux autres sans troubler leur cristallisation respective.
Le carbonate de fer se dissout dans un excès d'acide carbonitjue , et il se rencontre, soui cette forme , dans beaucoup d'eaux de sources et de rivières ( eaux ferrugineuses ). Ces eaux , exposées au contact de l'air et étendues sur une large surface . laissent dégager de l'acide carbonique; l'hydrate d'oxyde de fer se dépose, et recouvre les herbes , les .sables , les racines des arbres , etc. ( qui se rencontrent au fond du lit de ces rivières ), d'un enduit jaune d'oere. Ces dépots jaunâtres s'observent dans beauenup de rivières ayant leur source dans des montagnes riches en rainerais de fer.- L'eau de ces rivières est excellente pour la trempe de l'acier.
Phosphate. On le prépare par voie de double décomposition. \ l'état de précipité récent , il est blanc, gélatineux, et soluble dans les acides. Il s'altère à l'air, et finit par se transformer en phosphate de peroxyde couleur de rouille. Calciné avec du charbon, il perd la moitié do son phosphore et se change en phosphore.
On rencontre plusieurs phosphates de fer dans la nature.
ArsénUite. Il est presque en, tout semblable au phosphate. Chauffé en vase clos , il se eon\ ertit en arsénite, avec dégagement d'acide arsénicux.
Sels de peroxyde ( sels au maximum |. Ils ont une couleur jaune plus ou moins foncée. Leur saveur est styptique et très-astringente. Ils ont tous une réaction fortement acide, et une grande tendance à former des sels basiques ( tribasifiues |. Caractères :
1° Les alcalis les précipitent immédiatement en- jauue brunâtre ( peroxyde hydraté ).
2= L'acide sulfhydrique les ramène au tniniinum d'oxydation avec dëjiôt de soufre ( la liqueur devient laiteuse ). i équ. d'acide reste en dis.solution.
y.n employant le sulfate , on a la formule suivante : de cette réaction Fe ^O^ (.s()J-4- HS = Fc^ 03 -I- HO -f 3 S03 + s = ï ( FcO SO^H- .SO^ -f- HO -I- s.
Ce fait a été généralisé par le principe suivant : I.ti quantité d'un acide nécessaire pour saturer une buse est proportionnelle au degré d'oxydation de la base.
3=' Les sulhires alcalins précipitent les sels de peroxyde de fer en noir ! sesquisulfure ).
4= I.e cyanoferrure de pota.ssium y produit immédiatement un précipité de bleu de Prusse.
Le cyanoferride de potassium ne fait que colorer en bleu la dissolution.
FER
ri" ! a noix de galle donne de l'encre avee les sels de fer au maximum.
s° les succinatcs et les benzoates alcalins y produisent un précipité couleur de chair.
1" Le sulfocyanure de potassium les colore e» muge de sang. Ce réactif est très-sensible.
Lorsque le sel de fer est mêlé de matières organiques ( acide tartriquc , sucre , gomme , etc. I , l'ammoniaque n'y produit plus de précipité . et les sulfures alcalins y donnent • les précipités incomplets. 11 faut, en ce cas , détruire la matière organique par le feu.
Principaux sels de sesquioxijde de fer.
.Vw(/afe ( persulfate ). Il est d'un blanc sale, *.nciistallisable , trés-solublc dans l'eau , qu'il colore en jaune rougeàtre. Il est soluble dans l'alccol , ce qui permet de le séparer du protoxyde, qui est insoluble dans l'alcool. Kor- .iiule: Ke ^O^ (.SO^JJ.
On l'obtient, soit en traitant directement le pcrovyde de fer par l'acide sulfurique , soit en traitant le protosulfute par l'acide azotique, •-t en évaporant la liqueur pour chasser l'escés d'acide n/olique: il se forme un dépôt de per-ovyde . et le pcrsulfatc reste en dissolution.
Quand on fait bouillir le persulfate de fer avec du carbonate de chaux , on obtient un dégagement d'acide carbonique et un dépôt de peroxyde de fer. On n'obtient rien de seuinlable avec le protosulfate, parce que celui-ci ne contient pas assez, d'acide libre pour décomposer le carbonate de cliau\ , et que le protoxyde de fer est une base bien plus puis- .sante que le peroxyde, I.e sulfate de peroxyde lie fer donne , avec le sr.lfate de potasse , une i-spèce d'alun qui cristallise de la mémo manière que l'alun préparé avec l'aluiuine ou avec le cbrùme.
I.e sulfate de protosyde est souvent mêle au sulfate de peroxyde. Pour l'en .sép;irer, on précipite le mélange par du carbonate de pota.sse : le prota.\yc!e et le iwroxyde se précipitent à la fois. En y ajoutant un acide , on dissout immédiatement le protoxyde, tandis que le peroxyde refuse de .s'y dissoudre.
.■tzolatc. Il est d'un brun rouge , incristallisable , déliquescent , soluble dans l'eau et dans l'alcool. On l'obtient en traitant le fer par l'acide azotique faible en excès.
Carbonate. .Son existence est. pour ainsi dire, transitoire et éphémère ; car, en 'raitant un s-^l de fer au maxiu)um par un carbonate alcalin, le précipité jaunâtre qui se produit laisse dégager tout l'acide carbonique. Ce précipité n'est point un sous-sesqui-carbonate , mais un hydrate de peroxyde.
FER. ( Alliages. | Le nichel et le cobalt s'aVlieiit facileuicut a^ ec le fer en toutes proportions. Ces alliages sont blancs, et ont les mêmes propriétés que le fer.
I e cuivre ne peut s'allier avec le fer qu'en petite proportion et à une très-haute température. Un vingtième de cui\Té donne plus de ténacité à la fonte , et la rend propre à être employée pour des objets de moulage.