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pratique , se contentaient de signaler avcw *(I. ■nlration les effets du feu. « l,e feu, dit l'iine, est nécessaire dans la fabrication du verre ; ici (l fournit le minium ,' là de l'urtrcnt, ailleurs du plomb . ailleurs des couleurs, ailleurs des médicaments. I.e feu change les minerais en métaux ; il met en fusion et dompte le fer ; 11 convertit la pierre à chaux en ciment. A combien de produits l'action réitérée du feu ne donne-t-elle pas naissance I Le charbon éteint, et celui quia déjà une première fois subi l'action du feu , a bien plus de force et chauffe bien davantage qu'auparavant. Immense et capriciense portion de la nature, qui nous fait douter si , dans son action, elle ôte ou si elle ajoute quelque chose. " ( Hlstoria naturalis , XXXVl , 27. ) Ces dernières paroles de Pline sont fort remarquables. C'est qu'en effet le feu tantôt ôte, tantôt ajoute quelque chose. Ainsi, la craie, soumise à l'action du feu, perd de son poids en perdant de l'acide carbonique ; le fer, par la même action du feu , augmente de poids, en absorbant de l'oxygène. Le feu , dont la nature intime nous est inconnue ( f-'oyes Calorique \ semble toujours être accompagné d'une action chimique. Les corps sont consumés par le feu en raison des matières aériformes qui se développent par la combustion ( oxyde de carbone , acide carbonique , eau, etc. ). Le feu, ou l'étincelle produite par l'électricité, jouit seule du privilège de pouvoir subsister sans le développement d'aucun corps gazeux. C'est ainsi que deux pointes de charbon , placées dans le vide, peuvent, au moyen de l'électricité, produire une Incandescence extrêmement vive , sans que le charbon augmente ni diminue de poids.

FEU «RÉCEOis. Marcus Giuecus indique ainsi la manière de faire le feu grégeois : « Prenez du soufre pur, du tartre, de la sarcocolle (espèce de résine), de la poix, du salpêtre fondu, de l'huile de pétrole et de l'huile de gemme. Faites bien bouillir tout cela ensemble; trempez-y ensuite de l'étoupc , et mettez-y le feu. Ce feu ne peut être éteint qu'avec de l'urine , avec du vinaigre ou avec du sable.

L'alcool ( eau ardente | et l'essence de térébenthine paraissent avoir également servi à la préparation du feu grégeois. « l.'eau ardente se prépare de la manière suivante : Prenez du vin de couleur foncée, épais et vieux. Ajoutez à un quart de ce vin deux onces de soufre pulvérisé . deux livres de tartre provenant de bon vin blanc , deux onces de sel commun : mettez le tout dans une c\icurbite bien plombée et lutée ( subdita ponas in cucurbila bene plumbata ), et après y avoir apposé un alambic, vous distillerez une eau ardente, que vous conserverez dans un vase de verre bien fermé. "

Ce qu'il y a de curieux , c'est qu'un peu plus loin Marcus Graxus décrit la distillation de l'essence de térébenthine , qu'il appelle également aqua ardens, eau ardente ; ce qui

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peut faire penser, avec raison, que foules les huiles essentielles portaient primitivement, ainsi que l'alcool, le nom d'eaux ardentes. " Prenez, dit l'auteur, de la térébenthine, distillez-la par un alambic, et vous aurez ainsi uniî eau ardente, qui brûle sur le vin, après qu'on l'a allumée avec une chandelle ( candela ). » Ceci explique peut-être pourquoi on disait que le feu grégeois brûlait sur l'eau : c'est que ce n'était pas là de l'eau cornmime, mais des eâu\ ardentes, des huiles essentielles, et notamment l'huile de térébenthine, mise en contact a\ec d'autres substances très-combustibles. ( f-'oyez lIoEFER, Histoire de la Clumie, tome I , page 28j.)

FiBRi.vE. Partie essentielle du sang et des muscles. Le sang retiré de la veine et abandonné à lui-même se coagule, le caillot qui se forme est un réseau de fibrine emprisonnant une multitude de globules colorés; par le lavage, ces dern ers sont séparés de la librine , qui reste sur le filtre. Le procédé le plus ordinaire d'extraire la fibrine consiste à battre le sang frais avec des branches d'osier : la fibrine s'enroule autour de ces branches, et peut être dépouillée de toute matière colorante par le lavage. La fibrine ainsi obtenue est blanche, filamenteuse , molle , et insoluble à la température ordinaire. Dans l'eau bouillante , elle éprouve une altération profonde , et présente alors la même différence qu'entre la chair cuite et la chair crue ; elle se contracte , perd sa ténacité, en même temps qu'une très-petite quantité de matière. L'alcool lui enlève un peu de matière grasse. Dés que la fibrine a été soumise à l'action des réactifs énergiques , on n'est plus en état de se prononcer sur sa natiu-e ni sur le rôle qu'elle joue dans l'économie animale. Traitée par l'acide acéti(|ue concentré, elle se gonde considérablement, se convertit en une matière gélatineuse, et change entièrement de nature. Dans ce cas, la librine, se combinant avec l'acide acétique, se comporte comme une base. La fibrine provenant du sang de veau est plus soluble dans l'acide acétique que celle qui provient du sang de bœuf. Connue l'albumine, la fibrine joue le rôle d'un acide avec les bases faibles, et le rôle de base avec les acides forts. La .solution d'acétate de fibrine est précipitée par la noix de galle et par le prussiate de potasse. Traitée par l'acide chorhydrique, la fibrine développe une matière colorante bleue. L'acide nitrique mis en contact avec la fibrine réagit vivement par une partie de .son oxygène : il se produit une matière jaune qui se fonce davantage par l'action d'un alcali. Traitée par une solution de potasse un peu étendue, la fibrine se dissout ; en saturant la potasse par un acide, on régénère la fibrine sous forme do précipité blanc. .Si l'action a lieu à chaud et avec une .solution de potasse concentrée , la fibrine s'altère, tout en se dissolvant : il y a formation d'ammoniaque. La fibrine se dissout également dans une solution de nitrate de potasse ; elle

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est pri-^lpitiie de cette solution par l'acide laniiiquc.flette réaction et quelques autres avaient fait penser à M. Denis que la fibrine et l'albumine sont identiques. Cependant, la fibrine se comporte tout autrement que l'albumine au contact de l'eau oxygénée : la première seule jouit de la propriété de décomposer, par le simple contact , l'eau oxygénée en eau et en oxygène. L'analyse présente aussi quelques différences à cet égard.

Fibrine. .4l(jmmne.

( .analyse de Muldcr ) ( Analyse de Mulder ) carbone si^c, carbone i*4,84

hydrogène «,9o hydrogène 7,0»

azote 1j,72 azote iii,83

oxygène 22,13 ox>géne 21,23

soufre 0,33 soufre o,(;b

phosphore o,3G phosphore 0,33

On a donné le nom de fibrine vériétale au principe essentiel du G LU rt.>-.{^oye; ce mot.)

FIEL. \ f 'oyez BlIJ£..}

FiLTRATlox. Opération qui consiste à faire passer un liquide au travers de corps poreux, imperméables aux particules solides. Elle a pour but de clarifier les liquides, ou de recueillir les corps solides mêlés avec des liquides, ou d'atteindre ces deux résultats à la fois. On peut faire des filtres avec une infinité de substances, avec des matières pulvérulentes, avec des tissus ou avec des feutres. Dans les laboratoires de chimie , on se, sert presque exclusivement de tissus de laine ou de coton , et surtout de papier non collé.

FiSATio.v. Opération par laquelle on fixe un corps volatil. Ainsi on parle de la fixation de l'oxygène lorsque le gaz oxygène perd l'état gazeux pour se combiner avec le plomb, le mercure, etc., dont la température a été élevée.

FIXE. On donne celte épithète^îi tout corps qui n'est point réduit à l'état atiriforme par l'application de la chaleur. .Ainsi , le charbon est un des corps les plus fixes, bien qu'il puisse être entrainé (.sous forme de particules trèsminces) par des courants de gaz et constituer des vapeurs noires ( /vmces ).

FL.ViiijiE. Gaz incandescent. On croyait autrefois que cette incandescence ne saurait subsister dans un autre milieu que l'air; cependant, des poudres ondes lames métulli- <(ues très-minres produisent aussi de la tiavnme an contact du chlore sec.

FLÉAU. Sorte de levier qui constitue la parlie principale d'une balance ( f-'ni/ez Bai.an- «:e). Le fléau, dans une balance, est le levier du premier genre, partagé par l'axe en deux bras égaux , et aux extréudtés duquel on suspend les bassins. Dans la balance romaine, le levier du premier genre est partagé par l'axe en deux bras inégaux, sur le plus long desquels glisse le poids, tandis qu'on attache le corps qu'on veut peser à l'extrémité du bras le plus court.

FLEXiiiiLiri';. Vropriétés qu'ont certains rorps rie pouvoir cédera la puissance qui agit sur eux , de plier et fléchir sans se rompre.

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