FLU
FLixrctA.ss. ( Cri'<talanr/lais ). Ce verre s'obtient en faisant fondre iin mélange composé de sable blanc , 120 parlies ; potasse purifiée, -io p.; lithargc, 'ù p.; salpêtre, 12 p. Le flintglass, à cause du plomb qu'il conlient, est beaucoup plus pesant (]ue le verre ordinaire. Il est employé dans la fabrication des instruments d'optique.
FLiiDE. On donne ce nom à tout corps dont les parties sont exIréiiiLnient mobiles, et ne sont pas maintenues par la force de cohésion. Les corps gazeux sont appelés fluides élastiques. Certaines substances non pondérables, telles que l'électricité , le maguélisme, portent également le nom de fiiiidesOn donne aussi ce nom à des matières hypothétiques, comme le fluide nerveux.
FLUOR. Synonyme : /'/(?/(or ( de cpOcîpo) , je détruis ). Le fluor parait se combiner directement avec tous les corps connus; de là l'extiéiiie difficulté qu'on éprouve à l'isoler. L'étude des composés dans lesquels entre ce corps nous porte à croire qu'il doit avoir la plus grande analogie avec le chlore, le hiôme et l'iode, et former avec eux un groupe de corps très-naturel. L'acide fliiorhydrlque, exposé à l'action de la pile, donne de l'hydrogène au pôle négatif, et une masse brunâtrean fil de platine du pôle positif, laquelle masse n'est autre chose que du fluoruie de platine. In courant dcgaz chlore, qu'on Liit arrîversur du fluorure d'argent, produit du chlorure d'argent ; et le fluor, en se séparant, se combine aussitôt avec la substance des vases dans lesquels on opère. Cependant, lorsqu'on fait l'opération dans un vase composé de fluorure de calcium , seule substance qui ne soit pas attaquée par le fluor, on remarque un gaz d'un brun jaunâtre qui prend naissance. Ce gaz est probablement le fluor, dont on n'a pas encore examiné les propriétés physiques. Le symbole du fluor est : F= 23o,'i5a( I équivalent = F' ( 2 atomes ).
FLUORHVDRiyuE ( Acide ). .Synonymes :
^cide Inidrojhinrique ; ^cide flnuriipie, y^ ride lifiilrnplitlmrique. L'acide fliiorhydrique est analogue à l'acide chlorhydrique. 11 a une saveur ciccssivemciit caustique et une odeur très-pénétrante. 11 devient liquide à la température de 0", tandis que l'acide chlorhydrique ne se liquéfie qu'à la température de — 60°. Sa densité varie de i,06à i,2G, lorsqu'il contient une certaine quantité d'eau. L'acide fluorhydrique répand à l'air des fumées blanches et épaisses. Il est , comme l'acide chlorhydrique, très-avide d'eau, et il s'y dissout avec une sorte d'effervescence; il bouta \i° , et ne se congèle pas à — 20°. — L'acide fluorhydrique est très-stable, c'est-à-dire que l'affinité du fluor pour l'hydrogène est très-grande. Cette affinité est même plus grande que celle du chlore pour l'hydrogène : ce qui le prouve, c'est qu'en faisant arriver du chlore sur du fluorure d'argent , on ohlient un chlorure d'argent, et le fluor, ainsi éliminé, décompose l'eau à froid et dans l'obscurité aussi
FLÛ
bien qvi'A la Iiimièrp, ce que no fnit pas le ■•lilore. L'acide lUiorliydrique rougit fortement la teinture de tournesol. On le décoraposc en le faisant arriver dans un tube incandescent, contenant du fer, de l'argent , etc.; il se produit un fluorure de fer, d'argent , etc., et llivdrogéne se dégage. Kn général , tous les corps qui décomposent l'acide chlorhyttrique décomposent aussi l'acide fluorhydrique. 11 forme avec les bases des fluorures tout ù fait analogues aux cblorures, bromures, iodures et cyanures. — L'acide fluorhydrique exerce une action très-énergique sur l'économie animale. Il est facilement absorbé par les tissus q l'il corrode et détruit. Une goutte de cet acide, mise sur la peau , produit d'abord un picitenient semblable à la piqûre d'une ortie ; bientôt ( au bout de deux heures environ ) il se forme , sur cet endroit de la peau, une grosse ainpoule causant une sensation de cuisson insupportable, souvent accompagnée de symptômes fébriles. C'est un des poisons corrosifs les plus violents. — L'acide fluorhydrique est le .seul corps qui , dans les circonstances ordinaires, attaque la silice libre ou combinée. On ,1 wjis cette propriété à profit pour graver sur verre. A cet effet, on recouvre celui-ci d'une mince couche de vernis bien uniforme; ensuite on y trace, avec une pointe d'acier, les dessins qu'on désire; enfin on fait arriver sur la plaque de verre, où l'on a tracé le dessin, des vapeurs o'acidc fluorhydrique , qui attaquent le verre partout où il a été mis a nu par la pointe d'acier : la couche de vernis protège toutes les autres parties. Ce procédé est analogue à celui dont on se sert pour graver sur cuivre; seulement , à la plane de l'acide fluorhydrique on se sert de l'acide azotique.
Nous avons vu que , pour préparer l'acide chlorhydrique, il fallait traiter le chlorure de .sodium par l'acide sulfiuique ordinaire. Pour oréparer l'acide fluorhydrique, il suffit de substituer le fluorure de calcium (spath fluor, îluatc de chaux l au chlorure de sodi\un. Seulement ici il faut opérer à chaud. La réaction est analogue à celle qui se produit dans la préparation de l'acide chlorhydrique : F Ca ) FH ( I éq. d'acide fluorhydrique) .SOi,HO ( — CaO,SO'(iL'f|-desulLdcchaux).
On recueille et l'on conserve l'acide fluor liydrique dans des vases de plomb, de cuivre d'argent ou de platine. On peut encore le conserver dans des bouteilles de caoutchouc. Ou doit rejeter, pour cet usage, les vases de \ erre ; car l'acide (liiorhydrique attaque le verre et tous les vases dans la composition desquels entre la silice.
100 parties d'acide fluorhydrique se composent de
01,055 de fluor a.ofîT d'hydrogène.
En établissant la proportion suivante ,
;;,o«7 : oi,o;3 : : 12, 18 : x , on a l'équival;-nt du fluor = 2;5.ao= FI ou FI- Icnatomes). — I. 'aci.irflurirli y ilrique a élé découvert en 1771