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FLU

par.Schcelc, qui, le regardant comme un composé d'oxygène et de fluor, l'appela acide fluorique. Davy, Tlienard et Gay-Lussac ont les premiers démontré que l'acide fluorique de .Sclicele est un hydracidc.

FLUORURES. (Synonymes: Phthontres ; FInates. ) Les fluorures sont analogues aux chlorures, bromures et iodures. Ils sont généralement solubles. Le fluorure d'argent luimême est soluble. Le fluorure de calcium est seul insoluble. C'est l'acide fluorhydrique qui caractérise les fluorures, i" Les fluorures, traités par l'acide sulfurique bouillant , dégag -nt des vapeurs d'acide fluorhydrique, dont le jtrincipal caractère est de corroder le verre, en dc.nnant naissance ù du fluorure de silicium. 2 l'^n faisant arriver un courant de chlore sur »n fluorure , et particulièrement sur le fluorure d'argent soluble contenu dans un vase fait avec du fluorure de calcium, on obtient un. gaz d'un jaune fauve qui, probablement, n'est autre chose que le fluor ou le phthor. Ce gn/alta.iuc rapidement tous les autres vases, et décompose l'eau en donnant naissance à de l'acide fluorhydrique. 5' Les fluorures, chauflé.i avec de l'acUe borique à une température très-élevéc, donnent lieuii des vapeurs excès siveiiient épaisses, très-fumantes, de fluorure di- bore ( acide fluo-boriquc ). La composition des fluorures est analogue à celle des chloruii'^.

Formule générale ; FI M ( équivalents ) , FI- M ( atomes. )

Fluorure de bore. I .Synonymes : ^cidc plitlinroboriqve;Acldcf.uoborique. ) Le fluorure de bore est un gaz incolore. Il a une odeitr suffocante et une saveur fortement acide. Sa densité est 2,7.1. 11 est extrêmement .soluble dans l'eau, qui, suivant Davy, en absorbe jiis; qu'a 700 fois son volume. Il carbonise le bois comme l'acide .sulfurique concentré. Il n'altaqi;e pas le verre. C'est de tous les gaz celui qui fume le plus à l'air. Di.ssous dans l'eau , le fluorure de bore finit par .s'y décomposer, en donnant nai.ssanoe à de l'aci le borique qui se précipite , et ;i de l'acide fluorhydrique qui reste en dissolution. Une partie de l'acide fluorhydrique se combine avec une partie d'acide borique, pour former un composé soluble, q i a été appelé «r/rfc liiiilro-fluo-borique.

Le gaz fluoborique, de même que le gaz fluo-silicique , est absorbé, en quantité considérable, p:ir l'alcool absolu; les combinaisons qui en résultent sont décomposées par une ch;ilrnr d'environ iw. laquelle en sépare d 2 l'éther sulfurique. Fn faisant agir 2 parlies d'acide sulfurique concentré sur 1 partie d'acide borique et 2 parties de fluorure de calcium , il se produit de l'acide flnorbydrifjue , qui , en se portant sur l'acide borique . donne niissance à du fluoiun' de bore et ;i de l'eau; aussi peut-on le préparer en faisant agir directement raci<le fluorhydrique sur de l'acide borique. Formule ; HFI^ ■'?).

l'Iti'iruri' (le silicium.,. Synonymes : .■taie

ISO

FOiN

jilil/iorn- siliefrjiie ; Acide flunsilUiqur ; l'Iilhvriifp de siliriiim. ) Le fluorure de sili- «•iuni est un gaz incolore , fumant beaucoup à l'air. II a une saveur et une odeur analogues à celles de l'acide clilorlivdrique, avec leq\iel il iivait élii autrefois confondu. Sa densité est 3,a97. L'eau en absorbe r.Bs fois son volume. Sa dissolution aqueuse ne tarde pas à se décomposer : il se produit , aux dépens des éléments de l'eau , de l'acide silicique insoluble sous forme dégelée, et de l'acide lluorbydrique qui reste en dissolution. Le fluorure de silicium rougit fortement la teinture de tournesol. Il se décompose dans l'eau en i éq. d'acide silici(iue ■ ten I éq. d'acide fluorliydrique. Celui-ci se combine avec 2 éq. de fluorure de silicium non d(''cotnposé, pour donner lieu à un composé stable que l'eau ne décompose plus ( f'oycz

llYUKO-I'I.UO-SII.ICtQlIE [ Acide ] !,

On prépare le fluorure de siliciinu en faisant agir de l'acide sulfurique ordinaire sur du fluorure de calcium, mêlé de tragmenls de \ erre piles ou de grains de sable. II faut é\ itcr de II- recueillir sur l'eau.

Formule : Si FI ou Si FP ( atomes ).

l'Ll'X ET nEi'i.tX. ( y^'oi/c: Marée ).

FLUX fondant. On donne ce nom à plusieui's substances très-fusibles, servant à favoriser la fusion de quelques autres qui le sont beaucoup moins. Le borax ( sous-borate de soude 1 est un excellent fondant des métaux. On distingue le //hx noir et le flvx blanc. Le flux noir .se fait avec 2 p. de tartre et i p. de nitre : comme il contient du ctiarbon en excès ( acide fartrique ), il est très-propre à la réduction des métaux. Le flux blanc consiste en un uiélange de 2 p. de nitre et i p. de tartre; il n'est plus propre à servir de moyen de réduction. .\ une température élevée, il donne naissance à du cyanure de potassium.

PoiE. Les anciens chimistes désignaient sous ce nom diverses substances d'une couleur brunâtre , analogue à celle du foie , et composées de soufre et d'un métal; Le sullure de potassium était appelé /oie de soufre.

FOIK D''AMIMOI.\F,. ( f'oijez ANTIMOINE.) FOIE U'AltSEKIC. ( f'oijeZ ARSENIC. )

FdiK DE SOLFUE. ( f'oijez POTASSE Sulfure. )

FONDAIT. ( y oyez Fl.UX. )

Fo^TE. { Fer brut. | La fonte contient une <iuautité de carbone plus considérable que l'acier. File peut, en outre , contenir des traces de silicium , de phosphore , de magnésium, d'aluiiiiniuui et de calcium ; on l'obtient en faisant fondre les minerais de fer dans les hauts fourneaux. La fonte est très-cassante ; eonséquciiMiient elle n'est ni ductile ni malléable. On en distingue particulièrement deux variétés : i° la fonte blanche, et 2° la fonte grise. Les variétés de la foute dépendent, en grande partie , des proportions de charbon et de fondant que l'on calcine avec le minerai. On obtient généralement la meilleure fonte grise en employant des proportions eïacte-

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ment convenables de charbon et de mineraf. Si le charbon est en excès par rapport au rainerai , la fonte devient re qu'on appelle , en termes de mineurs allemands , iibergaar ( trop faite ) : elle contient une quantité notable de graphite. Si , au contraire , le minerai est en excès par rapport au charbon, on aura la fonte blanche. iVaprès Mushct, la fonte blanche contient U2o de carbone, et la fonte grise 2/2:;. Celle-ci est donc plus riche en carbone que la première. Suivant quelques chimistes, la (onte blanche doit sa couleur à la présence d'une certaine quantité de manganèse que ne renferme pas la fonte grise. 11 est probable que la fonte devient plus ou moins blanche , suivant que le caibone est plus ou moins intimement combiné avec le 1er. Car, en soumettant la fonte grise à une nouvelle fusion et en la refroidissant brusquement, on la transforme en fonte blanche. — \jx fonte est fusible comme l'acier; elle se dilate en se solidiliant. Elle est plus dilatable que le fer. Selon lUnimann, elle se dilate de ~^^ depuis la température ordinaire jusqu'à la chaleur rouge.

FORCE. On donne ce nom à tout ce qui produit ou tend à produire un mouvement. La force s'apprécie par la masse d'un corps mis en mouvement multiplié par sa vitesse. On distingue plusieurs espèces de forces, ha force accélératrice ajoute de la vitesse au mouvement d'un corps ; telle est, par exemple, la pesanteur, qui donne à chaque instant une nouvelle impulsion aux corps qui tombent. La force centrifuge est la force par laquelle un corps, qui circule autour d'un point comme centre , tend à .s'éloigner de ce centre par une tangente à la courbe qu'il décrit. l.a valeur de la force centrifuge d'un corps en rotation est déterminée par le produit de sa masse multipliée par le carré de sa vitesse, divisé par sa distance au centre de sa rotation. Ce qui peut s'exprimer par la forumle .suivante, en appelant V la force centrifuge de ce corps ; M , sa masse ; I), sa distance au centre du cercle décrit par le mouvement , et V, sa vitesse :

F = '- 1^ force centripète est la force par

laquelle un corps qui tourne autour d'un point comme centre , tend continuellement à se rapprocher de ce centre. la valeur de la force centripète d'un corps qui tourne, ou la quantité dont ce corps se rapprocherait dans un temps donné du centre de sa révolution , si sa force centripète agissait seule sur lui, est égale au carré de la portion de la courbe qu'il décrit dans le même temps , divisé par le diamètre de cette courbe. La force vitale est cette puissance mystérieuse qui semble régir les êtres organisés ou vivants. Cette force échappe aux lois ordinaires de la physique, elle appartient à un domaine d'une exploration difficile, FORCES. Les forges sont des fourneaux munis de soufflets propres à activer la combustion. Il y a deux sortes de forges : celles dont se servent les forgerons , et les forges à fusion

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(Ifinl on fait Jïénéralemont nsn?e dans les lahnraloiros do cliiiiiic : elles sont eoinpnsiïes d'un foyer et d'un soufflet. Ij forme du foyer, qnoi- ((uc très-variable, peut être repr(;'sent('e par une caisse cylindrique ouverte en haut et feriné" en bas. I.e vent arrive dans celte caisse par trois ouvertures latérales.

FORMl*TES. Sels produits par l'acide formique combiné avec une base. Ils sont tous très-soUibles dans Veau. Soumis à l'action de 1-1 chaleur, ils se comportent à peu prés coinine les ovilate.s, en donnant naissance aux mêmes produits de décomposition ( acide carbonique, carbures d'hydrogène, eau, résida de charbon). Traités par l'acide sulfurique , ils dégagent de l'acide formique, reconnaissable à son odeur. On connaît parliciiliéreinent le formUite (Vdiniiinmaqur cristallisé en prismes à 4 pans , terminés par 1 faces ; Xcforiniate de barijlc, le foriiiirite de c/iaiijc , le /ormiate de cuivre ( cristaux cubiques ou rhomboédriques ', le fiiri/iiiitç de plnmb ( cristaux différents de ceux (le l'acéîate I, le fnniiiale de potasse I presque incristallisable ) , le f ormiate de sonde I prismes à base rhomboîdalc ).

FOR>iiQi'E C Acide ). Synonyme : Acide des ,'oiirinis. Taigus, I.ungham et d'autres observateurs avaient déjà vu que les fourmis rougissent les couleurs bleues végétales humides 'neursdechicoréesauvage, de bourrache, etc.), avec lesquelles on les met en contact. AVray constata, en I070, que les fourmis, soumisesà la distillation, seules ou humectées d'eau, donnent un esprit acide , semblable à l'esprit de vinaigre. Mais c'est .Marggraf qui , en I7'i9 , mit hors de doute l'existence d'un acide particulier dans les fourmis. ( F'ogcz Hoilfe.i , Histoire de la Chimie, t. 11, pag. 42^. )

L'acide formique ressemble beaucoup à l'acide acétique concentré , avec lequel il avait été d'abord confondu. Il est liqui.le . incolore , fumant légèrement à l'air et bouillant â loo'. Il cristallise , au-dessous de o", en binellcs brillantes. .Sa densité est i,2r>32. .Sa vapeur est inflammable, et brûle avec une flamme bleue. Le point d"é])uUition varie suivant le degré de concentration de l'acide. M. Doebereiner observa, le premier, qne laciile formique se produit dans beaucoup d'opérations : par exemple, lorsqu'on traite une substance organique par l'acide sulfurique et le peroxyde de mangané.se. C'est ainsi qu'on obtient une grande quantité d'acide formique en distillant un mélange composé de i p. de sucre, de ï p. d'eau , de 1 p. de peroxyde de manganèse , et de 5 p. d'acide sulfurique étendu d'eau. On le prépare également, d'après l'ancien procédé, en distillant légèrement avec de l'eau les fourmis écrasées. Pour le concentrer, on le fixe sur une base , telle que l'oxyde de plomb ; OQ chauffe le formiate de plomb pour lui faire perdre de l'eau , et on le décompose ensuite par l'hydrogène snlfuré, qui enlève le plomb à l'élat de sulfure et laisse l'acide formique suUibli'. Uans son plus grand état de coneeii-

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tration, l'acide formique renferme toujours I équivalent d'eau. Dans cet état , il a wnv saveur brûlante et une odeur de fournjis extrêmement forle. .Sa composition .s'cxpiimipar la formule : C» H03 + 110. L'éqiiival.nt d'eau ( 110 ) peut être remplacé par un oxyde métallique. Chauffé avec le peroxyde de nu icure, l'acide formique se décompose : il se forme de l'acide carbonique, et l'oxyde de mncure est réduit. Ce fait prouve que les élé mentsde l'acide formique sont moins fortement unis que ceux de l'acide acétique ; car ce dwnier acide , chauffé avec le peroxyde de mercure , donne naissance i un acétate qui ne se décompose qu'à une température beaucoup plus élevée.

FORMOBF.xzo'ÏLiQi'E (.^cide). Corp.s blanc, cristallin, d'une odeur d'amandes améres, découvert par .M. ff'inckler en traitant par l'acide chlorhydrique élendu le produit de la distillation de l'essence d'amandes améres . et en évaporant le mélange à siccité. L'étlicr dissout l'acide formobenzoïlique ainsi formé, et laisse un résidu de sel ammoniac. L'acide formobenzoïlique est soluble dans l'eau , dans l'alcool et l'éther. Soumis à l'action de la chaleur, il fond et répand, à une température plus élevée , une odeur de fleurs d'aubépine , en laissant un résidu de charbon très-volumineux. Chanfié avec du peroxyde de manganèse et de l'eau, il se décompose en acide carbonique et en essence d'amandes améres. Il .se combine avec les bases alcalines, pour produin' des sels très-solubles et peu cristallisables. Sa composition s'exprime par la formule : C^ H0-> -J- CU 116 o- -f- 110.

foiou)>ii';tiiyl4l. ( frayez MirHYi.Ai..

FORMtLF.s. Les formules constituent le langage algébrique des combinaisons chiiirtques. On euiploie ordinairement, pour exprimer une formule, la lettre initiale du nom lalin du corps en question. On ajoute quelquefois à l'initiale la deuxième ou la troisième lettre du nom latin, lorsque la première lettre pourrait s'appliquer à deux ou plusieurs corps â la fois. C'est ainsi qu'on dé.signe l'oxygène par O I oxyij-ninni), l'hydrogène par H i hijdroiieuiiim ), le mangané.se par Mn, la magnésie étant désignée par M ; mais ou attache aux lettres, outre leur signification propre . la valeur des quantités exprimées en équivalents.

Ainsi , H indique le nombre lî.'is ( O = loo );

HO = 112, is = un éq. d'eau.

Comme l'oxygène se rencontre dans un trèsgrand nombre de composés, on le désigne queWiuefois par un point. F-vemple : l'b = protoxyde de plomb ( l'bO | ; '1 = bioxydc d'iiydrogène. Le soufre est (pielquefols exprimé par une virgule ( ' ). I-Acmplc : Z'n ( sulfure de zinc I , S"n ( bisulfure d'etain \ Une lettre barrée indique que l'on prend deux atomes du

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