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de cuivre réunis constituent un couple. Le courant électrique qu'on obtient avec un seul couple, plongé par son extrémité dans l'acide sulfurique étendu, est très-faible : ce courant augmente d'intensité en raison du nombre des couples employés pour la construction de la pile. Les couples, dont le nombre peut être indéfini, maintenus dans une position verticale , et plongeant par la partie inférieure dans une auge contenant de l'aciile sulfurique étendu , constituent une batterie.
Dans ime batterie ainsi construite, le fluide électrique , accumulé dans l'acide par suite de son action sur la preuuére plaque de zinc, est reçu par la plaque de cuivre attenant au second couple, et transmis à la seconde plaque de zinc. Cette seconde plaque de zine ajoute à l'électricité ainsi reçue celle qui provient de la décomposition de son fluide naturel, et transmet cette nouvelle dose d'électricité au liquide de la seconde cellule. Cette nouvelle quantité d'électricité est à son tour transmise par l'intermédiaire de la plaque de cuivre couple le plus voisin, où elle augmente encore d'une nouvelle quanlilé de fluide électrique. Tout cela se répète autant de fois que la batterie compte de couples. Les deux extrémités 0|iposées de la pile sont les deux pn/es électri- . qucs ( i)6le positif et pôle nènatif]. A chacune de ces extrémités est attache un fil métallique. En réunissant les deux fils, on obtient un courant circulaire , dans lequel les électricités contraires se neutralisent ; ce courant circulaire a lieu d'une manière non interrompue pendant toute la d urée de l'action chimique. Ka interposant entre les deux fils conducteurs, suffis.iiument rapprochés, un corps étranger, on obtient des phénou)énes de chaleur et de lumière les plus marqués. Dans une telle batterie, le pôle positif est représenté par le zinc, et le pôle négatif par le cuivre. L'électricité galvanique est donc , comme l'électricité ordinaire, composée de deux fluides contraires, l'im positif, l'autre négatif. D'après l'hypothèse d'un fluide unique, le zinc posséderait de l'électricité en exci-s , tandis que le cuivre aurait de l'électricité en moins.
L'action de l'électricité voltaïque diffère matériellement de celle du fluide électrique ordinaire. Lorsqu'une certaine quantité de fluide électrique ordinaire se trouve accumulée quelque part, on .s'attend à ce que l'équilibre soit rétabli par un choc violent , accouipagné de lumière, de chaleur et de bruit. Dans l'accumulation du fluide voltaïque, au contraire, l'équilibre se rétablit tranquillement dèsque les deux pôles couununiquent ensemble et que le courant électrique est fermé. Mais ce courant, loin d être ainsi épiiisé, continue paisiblement d'une manière invisible et permanente. La chaleur produite par ce courant de lluiilc voltaïque siu'passe en intensité les trmpér.itures les plus élevées que nous puissions obtenir par des moyens artificiels; cette chaleur foml , en un instant, les substances les plus réfracfaires ( fer,
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IiLitinc, silice, alumine, etc.) En plaçant un morceau de charbon entre les deux lils communicants de la pile, onoblicntunelumièrcextrOiiieinent vive , sans que le eliarbon diminue de volume. Cette expérience réussit le mieux en plaçant le charbon dans un ballon de verre vide d'air. Selon Frauenhofer, cette lumière dilfére de la lumière solaire en ce qu'elle possède des rayons qui ne se trouvent pas dans la lumière solaire.
1,'clectncitè voltaïquc est un agent puissant de décomposition. En passant à travers des liquides conducteurs , elle les décompose en leurs éléments, qui se rendent, chacun selon .sa nature, aux pôles de la pile. C'est ainsi qu'on obtient la décomposition de l'eau en hydrogène et en oxygène, dans le rapport de 2 vol. à i vol. I.'oxygène se rend au pôle positif, et l'iiydrogène au pôle négatif. M. Daxy eut un des premiers l'heureuse idée d'employer la pile connue un moyen d'analyse II découvrit ainsi que la potasse, la soude, la magnésie, la chaux, etc., sont des corps compo.sés d'oxygène et de potassium , de sodium, de magnésium, de calcium, etc. De ces découvertes date une ère nouvelle pour la chimie. Les sulistances combustibles, les niélaux,les alcalis, se rendent en général au pôle négatif, tandis que l'oxygène et les acides se rendent en pôle positif. M. Berzelius, profitant de ces observations, a classé tous les corps simples d'après leur ordre chiuiico-électriquc ( f'oi/cz Ci„\ss.FiC.v- Tio> de lîer/.élius ). Le fluide vnltaique parait devoir.'! la continuité du courant sa pui.ssance, comme agent de décomposition ou de composition chimique.
On a observé qu'en soumett.int des solutions métalliques à l'action de la pile, on amène le métal à se déposer, au pôle négatif, sous forme de petits cristaux, lin étend.int ce principe, M. Becquerel est parvenu , à l'aide d'un courant trè.s-faible , à produire des cristaux, assez, gros de .substances ndnéralcs, .«-cmblaliles aux cristaux naturels. Cette cristallisation est favorisée par la lumière et le mouvement.
L'électricité ordinaire, en raison de sa tension, passe à travers l'eau et d'autres liquides sans perdre sensiblement de son intensité, quelque longue que soit sa course. L'électricité voltalque diminue , au contraire, d'intensité suivant l'étendue qu'elle parcourt. L'eau pure conduit mal le fluide voltaïque ; la glace ne le conduit pas du tout. M. Faraday a fait voir que cette propriété n'est pas seulement pai tieulière ;i l'eau , et que , sauf un petit nombre d'exceptions, des corps qui, à l'état solide, ne conduisent pas l'électricité voltaïque , la conduisent Irés-bien lorsqu'ils sont devenus liquides ; mais en même temps ils se décomposent. La chaleur augmente la faculté conductrice des corps.
Le fluide gah anique affecte tous les sens. Les yeux, quoique fermés, perçoivent une étincelle lorsque l'un des pôles de la pile touche la main , et l'autre la face. On entend
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des sons étranges lorsqu'on applique l'un des pôlesà l'orciiie, tandis qu'on tient l'autre ilan» la main ; on éprouve ime saveur acide peu dant que le bout de la langue est touché pjule pôle positif, tandis que le pôle négatif est appliqué à un autre point. lin renversant les pôles, on a une savciu- alcaline. Les luu.scles d'animaux morts exécutent des mouvement»
convulsifs sous l'influence du fluide voltaique, pourvu qu'ils n'aient pas été enewe atteints de putréfaction.
L'électricité galvanique a été récemment appliquée au procédé de dorure, d'argenture, de platinage, etc. On s'en est servi, en Angleterre, pour la construction d'un système particulier de télégraphie. M. Bec(iuercl a propose l'emploi de la pile pour l'extraction des métaux de leurs minerais.
Quant à la construction des différentes espèces de Piles, voyez Piles.
M. Oerstcdt a le premier appelé l'attention des physiciens sur l'influence que l'électricité exerce sur l'aiguille aimantée. ( f' oyez ALvgm;ï.sme.)
CALVA.xoMÈTUE. ( Multiplicateur. ) Instrument destiné à découvrir les moindres traces d'un courant électrique. ,Sa eoustruetion repose .sur ce fait, qu'un courant circulaire agit par toutes ses parties pour diriger, dans le mémo sens, une aiguille aimantée qu'il enveloppe de toutes parts. Un lil conducteur, enroulé sur lui-même et formant, par exemple, cent tours, produit, étant traversé par le même courant, un effet cent fois plus gr.md qu'un lil d'un seul tour; mais il faut que le fluide parcoure toutes les circonvolutions du fil sans passer latéralement d'un contour à l'autre. Ces conditions sont remplies par le
galvanomètre imaginé par M. Schweigger. On enveloppe un fil métallique ( d'argent ou de cuivre ) de douze à quinze mètres de longueur, d'un demi-millimètre environ d'épaisseur, avec un lil de soie à tours très-serrés; on l'enroule sur un petit cadre de bois, comme un fil sur une bobine ; à chaque extrémité on laisse l à a mètres de fil non enroulé; ces deux bouts s'appellent h^^fth du multiplicateur ; le courant entre par l'un et sort par l'autre : ciiûa