GER
comme permanents. Pour opérer ces changements d'état, il a mis en usage l'action combinée du froid ( 60 à 80° au-dessous de zéro ) et de lu pression (eoà loo atmosphères). Tous ces corps solidinés bouillent et se vapori.sent bien audessous de la température à laquelle l'eau se congèle. Le nom de gaz non permanents a été donné par M. Berzelins aux gaz ( lapcurs ) qui se développent par l'ébulUtion des liquides. L'air ainsi que la plupart des gaz se dilatent, suivant les expériences récentes de MM. Magnus etRegnault, de o,oo5G7 de leur volume pour chaque degré du thermomètre centigrade. Cette dilatation avait été anciennement évaluée par M. Gay-I.ussac ;i o,o057s.
GAZ OLÉFiAM T. (^01/. Hydrogène nicAR
BONÉ.)
GAZOMÈTRE. Réservoir de gaz. Cet in.strumeut est eu général de forme cylindrique. Il offre l'avantage de déterminer à volonté le dégagement du gaz , par un lilct d'eau que l'un fait arriver dans le gazomètre.
GélQt'R ( Acide ). L"n des principes de la terre végétale. Il Ciiste dans le buis pourri et les débris de matières organiques. Selon Mulder, l'acide géique est l'acide huniique oxydé sous l'influence de l'air, et il lui assigne la l'oimule : Cl» 11'^ 0">.
Gi-;L\riA;E. La gélatine se prépare en faisant bouillir ( dans une marmite de l'apln i des os , des cartilages, du tissu cellulaire, etc. Les os ne paraissent être que de la gélatine . dans le ré.seau de laquelle sont interposées de» molécules de sels terreux ( pho.sphatc et carbonate de chaux ). La gélatine, solnble dan» l'eau bouillante, se prend en gelec par le refroidissement Elle est insoluble dans l'alcool. Desséchée, elle constitue la colle, l^a dissolution de gélatine donne avec le chlore un précipité nacré, ressemblant à de la fibrine ; le tanr nin. l'alun , le sulfate de fer, le sublimé corrosif, donnent des précipités noconncux imputrescibles. La vessie natatoire des esturgeons ( iciithijocolle ) est de la gélatine presque pure. M. Mulder annonce (7oH))i«//i(r/)raA7. Çhctiiic, année lOiS) que l'ichthyocolle bouillie avec de l'eau pendant lOo heures, puis desseciiée à 120° dans un courant d'air sec a donne à ran;ilysc les mêmes ré.sultats que la colle bouillie pendant as heures, savoir : < | C'' H" ^= O' I -i- HO. La gélatine peut servira une foule d'usages dans l'art et dans l'industri». s« propriété nutritive a été contestée par des expériences multipliées.
GELÉE. ( f'oyez Pkct;xe. )
GE\'riAKi\. Principe amer, cristallisablc , découvert en l«22, par Henri et Caventou . dans le Centiana lutca. On l'obtient en épul- .sant par l'éther l'écorce pulvérisée. Le gentianin cristallise sous forme d'aiguilles d'un jaune d'or; il est très-solublc dans l'aleool , l'éther et l'achle acéti(|ue.
GEiiMiXATiox. Développement de l'emhrjon végétal- Plusieurs conditions sont nécessaires pour que la iiermiualion ait lien ;
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GLV
1= la /l'coiidulion ; les grainrs noa frcondccs par le pollen; de même que les œufs des animaux non fécondés parle maie, sont frappées de stérilité ; 2° l'intégrité et la fraîcheur des (/raines .- les graines huileuses surtout ne doivent pas être trop vieilles pour être aptes a gcriner ; les graines farineuses se conservent plus longtemps : on a trouvé dans des tombcau\ romains , dans des momies égyptiennes, des graines d'oi gc , de lu/erne , de bluet , qui , quoique vieilles de plusieurs siècles, n'avaient pas encore perdu la faculté de germer j3= Veau, l'air et une chaleur couieuable sont également nécessaires à la germination. MM. Edwards et Collin ont remarqué que la germination est accompagnée d'une décomposition de l'eau , et d'un dégagement de gaz acide cart)onique : le carbone de ce gaz est fourni par la graine, et l'oxygène en grande partie par l'eau décomposée. Selon les expériences de M. l'héodore do Saussiu'c , les graines ne germent pas dans le vide ; elles ne geruicnt pas davantage lorsqu'elles sont trop profondément enfouies dans le sol. Kn faisant germer une graine quelconque dans l'oxygène, on remarque quelle commence d'abord à germer, mais que le germe ne tarde pas a mourir. L'hydrogène et l'azote sont improprcsà la germination. Les graines germent mieux dans iobscurité que dans une lumière trop vive. Selon il. Becquerel, l'électricité négative fa - Torise la gerini.n.ition , tandis que l'électricité positive la retarde. Dans le premier moment de la germination, le sol n'est pas une condition indispensable; on peut faire germer une graine sur un morceau de papier, sur une iame métallique, etc.; mais à mesure que le germe se développe , le sol devient un élément .lecessaire. Pendant la germination des graines farineuses , la fécule se change , à l'aide de la diastase . en sucre qui parait devoir servir de premier aliment à l'embryon.
Dans les plantes dicotjlédonées , l'embryon a la radicule nue ; dans les plantes monocotyledonées , la radicule de l'embryon est cnve- Joppée d'ime poche, tant à l'extrémité supérieure qii'à rcxtréuiité Inférieure. La rapidité avec laquelle les graines de différentes espèces vegétiilcs germent , varie singulièrement. Le Sisijiiibrann sativum peut germer au bout de v ingt-quat/-e heures ; le blé germe au bout de huit jours, l'oignon, au bout de un mois ; les graines des rosacées ( pécher, abricotier, etc. | demandent un an pour germer: le rosier, deux ans. Une dissolution d'acides hite singulièrement la végétation ; les alcalis la retardent. l.a radicule se montre constamment la première; celle ci une fois enfoncée dans le sol , le développement du végétal marche très-rapidement.
ci.ALnF.R ( Sel de ). foij. Soude, sulfate.
bLAunÉr.iTE. Voyez Chaux, sulfate.
CiLACE. Ce nom s'applique plus particiiliérenient à l'eau solidifiée par l'effet du froid. 1^ température de la glace fondante correspond