‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 162 sur 322 · T.UM · texte numérisé non relu

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soient exactement disposés de manière .1 se compenser ( A'oycî- Acuhomatisme |.

Lorstpi'on fixe longtemps les yeux sur un objet coloré , tel qu'une pièce de drap rouge, et qu'on les détourne ensuite sur un objet blanc, on voit une image verte , le vert étant la coii/eiir accidentelle du rouge. Toutes les couleurs ont leur nuance accidentelle. Le bleu est la couleur accidentelle de l'orange ; l'indigo est celle du jaune ; le blanc rougeàtre, celle du vert ; le rouge-orange , celle du bleu , le jaune , celle du violet ; le noir, celle du blanc , et vice versa. La couleur accidentelle s'appelle complétitcntaire , lorsqu'elle est de même intensité que la couleur directe : deux couleurs sont complémentaires d'une troisième , lorsqu'elles reproduisent avec celle-ci la lumière blanche. Avec un peu d'attention on trouve que l'œil fixé sur une couleur dominante aperçoit en même temps la couleur accidentelle, de la même manière qu'en musique l'oreille entend tout à la fois le son fondamental et les sons harmoniques. Ce fait nous conduit naturellement aux deux théories qui ont été proposées pour expliquer la propagation de la lumière : la t/ieorie de l'ondulalion et la théorie de l'émission. Celte dernière théorie est de Newton, Bonne pour expliquer certains phénomènes , elle est insuffisante pour en expUquer d'autres.

Deux rayons égaux de lumière rouge , partant de deux points lumineux et tombant sur une feuille de papier blanc dans une chambre noire, y produisent une tache rouge qui est deux fois plus large que celle qu'ils produiraient isolément , pourvu que la différence dans lu longueur des rayons , depuis les points lumineux jusqu'à la tache rouge sur le papier, soit exactement la a,oooo2:;o^ partie d'un pouce. Le même effet aura lieu si la différence dans la longueur des deux rayons est le double, le triple, le quadruple, etc., de cette longueur. Mais si cette différence est égale à la moitié

ou à I i;2, 2 1/2, 3 1/2, etc., de la 0,00OO2J8"'

partie d'un pouce, l'un des rayons éteindra l'autre, et produira l'obscurité sur le papier sur lequel tombent les i^eux rayons réunis. Si la différence dans la longueur des trajets est égale à i 1/4, 2 i;i, 3 i/l, etc., de la o,oooo2j8= partie d'un pouce, la tache rouge produite par les rayons combinés sera aussi intense que celle qu'aurait produite un seul rayon. .Si, au lieu du rouge , on emploie le rayon violet , la différence dans la longueur des deux rayons violets doit être égale à la cooooi::?'^ partie d'un pouce , pour donner lieu aux mêrties phénomènes. Pour les autres rayons colorés,- la différence de longueur doit être intermédiaire entre o,oooo2j8 cl o,ooooi:i7. Des phénomènes analogues s'observent lorsqu on regarde la flamme d'une bougie à travers deux très-petites fentes pratiquées tout près l'une de l'autre sur un morceau de carton. Lorsque la lumière du soleil , après avoir traversé un verre coloré, pénètre . par deux petites Us-

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