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On lui doit d'Importantes découvertes en anatomie, en zoologie, et surtout enbotani(iue. — Le microscope solaire se comi)Ose d'un système de verres destiné à éclairer l'objet , et d'un système de lentilles d'un court foyer pour en donner une image réelle. Les effets de cet instrument sont des plus curieux et très-instructifs po r l'optique. M.M. Donné et L'oucault ont tout recemuient employé la lumière électri(|ue dans le microscope, auquel ils ont donné le nom de jihoto-t'lectriqiie.

MiDni,ETO\'iTE. Matière d'un bnm rongeàtre, friable, diaphane, trojivée dans la houille de l.ecds et de Nev^•castle. Elle nohcit à l'air; sa densité est i,s. Suivant Johnslon, elle se compose de se,i de carbone , a^o d'hydrogène , et s,G d'oxygène.

MIEL. Le miel proprement dit est le suc sucré que les abeilles puisent dans les nectaires des fleurs. Quant à la cire qui accompagne le miel, elle est formée de toutes pièces par les abeilles ; elle n'est pas, connue ou croyait autrefois, du pollen concrète. Lorsqu'on traite le miel par l'alcool, an dissout l;i partie sirupeuse, et ou laisse un résidu solide, cristallisé, qui n'est autre chose que du suerc de fruit. Le miel contient, en ou're, un sucre liquide , incristallisable, qui n'a pas encore eio bien examiné. De plus , on y trouve un principe aromatique, variable suivant les lleurs ( mélilot , romarin, thym , etc. ) oii les abeilles se sont posées ; une matière colorante jaune, de la cire, et un peu de matière animale capable de déferudner la fermentation. Les propriétés vénéneuses du miel sont dues au suc de certaines plantes ( Azalci , Kaliiiia, lilioilndoidron ). Le miel fraudé avec du sucre d'amidon contient toujours du sulfate de chaux. Le inlel a de nombreux usages dans l'éconouiic domestique et en médecine. Dans quel (ues contrées du Nord ( Suède, Norwége. etc. 1, ou fabrique avec le miel ct l'eau une boisson fermentée connue sous le noju d'Iujdro'iiel.

MILIEU. On appelle ainsi toute matière liquide ou aériforme dans laquelle d'autres matières sont complètement plongées, et dont elles sont de toutes parts environnées. Aiusi l'atmosphère est le milieu naturel du globe terrestre; l'air, l'ean sont les milieux naturels dans lesquels vivent tous les êtres aériens et aquatiques. .\vec le gaz acide carboni(|uc , avec l'azote et beaucoup d'autres gaz ou liquides, on forme des milieux artificiels, dans lesquels les corps qui servent à opérer se comportent tout autrement que dans l'air atmosphérique. L'influence des milieux est iumiensc et incontestable ; elle n'a pas encore été sufllsaroment appréciée. — Je considère les milieux comme les compléments ou les eoefllcients nécessaires des corps qui s'y trouvent. Ku parlant de milieu re/rintient , de milieu résistant , on ne parle que de quelques propriétés physiques des milieux , tout en faisaut abstraction de leurs propriétés cliimiqucs.

IMIR

Mii-i.lcr.Ay.iiE. Millième partie d'un gramme. Poids à peine appréciable par les balances les plus sensibles.

MILI-I5IÈTRE. Millième partie d'nn mètre. In peu moins d'une demi-ligne ( mesure ancienne.)

JinioTAXi\'iQi:E ( .\cidc ). Tannin de l'extrait de cachou, f^'oi/ez Cachou

■iiiAE. Terrain riche en mincraLs, d'où l'on extrait les métaux. Les terrains métalli/cres sont presque toujours de formation ancienne ou plutonnicnne. C'est pourquoi il faut souvent pénétrer à une grande profondeur dans (e sein de la terre , traverser les terrains tertiaires et secondaires , pour rencontrer des uiines.

juixÉRAL ( Miwrai ). On donne ce nom à toute combinaison de substances métalliques formées au sein de la nature. Les corps qui se trouvent le plus souvent unis aux métaux, dans la nature, sont l'oxygène et le soufre. Aussi les appelle-t-on corps minéralisateurs .ils enlèvent aux métaux l'éclat et les propriétés qui les caractérisent , en leur donnant l'aspect de masses pierreiLscs plus ou moins compactes. La science qui traite plus spécialement de la connaissance des minéraux porte le nom de mineraloyie.

niiMi:)!. foyez Pr.oMD ( Oxyde ).

iiiMiTic. .Soixantième partie d'un degré, ou soixantième partie d'une heure. On la représente par un petit trait placé en haut et à droite du chiffre. Ainsi, lo'signide dix minutes.

Il I RAGE. Lors lue par une belle journée d'été, au plus fort de la chaleur, on regarde, obliqueuicnt et de loin , la surface d'une prairie ou d'un eliamp de blé, on remarque, dans les couches (jui touchent immédiatement cette surface , un mouvement oscillatoire , une sorte de tremblement très-rapide. C'est ce phénomène qui , dans des proportions beaucoup plus considérables, constitue ce qu'on a appelé le tiiiriirie. Il est dû à réchauffement ou a ia raréfaction inégale des couclies de l'air, et par suite à la réfraction inégale des rayons liii soleil. On observe surtout le mirage dans les plaines sablonneuses de l'Lg.vplc. Tous l;-s objets saillants paraissent comme s'ils étaient au milieu d'un lac immense , et l'aspect du ciel vient compléter cette illusion car on le voit aussi comme on le verrait par réflexion sur la surface d'une eau tranquille : à mesure qu'on avance, on découvre le sol et la terre brûlante, au même lieu où l'on croyait voir l'image du ciel ou de quelque autre objet. (;e phénomène a été souvent observé pendant l'expédition de l'armée française en Kgypte. Monge en donna le premier l'explication. Les anciens avaient également observé le u)irage en I-4;ypte. Du moins on ne peut guère appliquer qu'à ce phénomène le singulier récit de Diodore, livre III , chap. si.

MIROIR. Corps composé de verre ou de métal , à surface polie, et susceptible de réfléchir avec régularité la plus grande partie des rayons

incidents. On distingue les miroirs , suiv.int leur forme , en plans , en convexes, en concmes , en pai-aboliques , en elliptiques , etc. C'est avec ces instruments qu'on fait les plus belles expériences de réflexion de la lumière, l^s 7niroirs ardents .sont des miroirs dont la surface réfléchissante est concave et spliérique. Ils ont la propriété de réunir les rayons ])arallèles qu'ils reçoivent , en un très-petit espice.versun point qu'on appelle /o;/cr, et qui est distant de la siuface du miroir d'une quantité égale au quart du diamètre de sa sphéricité. L'espace dans lequel les rayons se concentrent est d'autant plus petit que le miroir est plu* concave, et fait partie d'une plus petite sphère.. Si l'on présente au soleil un miroir ardent, de manière que son axe soit à peu près parallèle aux rayons incidents de cet astre, il se forme un cône lumineux dont la base s'appuie à la surface du miroir, et dont le sommet occupe le foyer de cet instrument. Ce sommet présente le maximum d'intensité de lumière et de chaleur : les corps combustibles y prennent feu sur-le-champ ; on peut môme y faire fondre des métaux , et calciner des matières très-réfractaircs au feu. Lorsqu'on place un corps lumineux au foyer d'un miroir concave ou ardent, les rayons de ce corps lumineux viennent se réfléchir sur la surfaee du miroir, et deviennent parallèles après leur réflexion; ce ((ui-fournit un moyen de projeter une lumière intense à une grande distance. Si les rayons ainsi réfléchis sont reçus sur un autre miroir concave placé sur la même ligne , ils viendront de nouveau se réfléchir et se reunir au foyer du second miroir, où Us pourront produire les mêmes phénomènes de combustion que dans le foyer du premier miroir. Un physicien de Vienne fit le premier l'expérience si connue de deux miroirs concaves : il i)laça un charbon ardent au foyer de l'un et une mèche au foyer de l'autre, et les rayons qui partirent du charbon allumèrent la mèche. .MOBILITÉ. Propriété qu'ont tous les corps d'être susceptibles de recevoir une impulsion, de se mettre en mouvement ( f^oijez Mou-

VhJIEM' ).

.MOFETTE. Autrefois on donnait ce nom à tout gaz naturel irrespirable. On l'appliquait surtout à l'azote et à l'acide carbonique.

MOIS. Temps que le soleil emploie à parcourir un des douze signes du zodiaque. C'est la le mois solaire. On appelle mois lunaire , le temps que la lune met à parcourir les douze signes, ou le zodiaque tout entier, .\vril, juin, septeu>bre et novembre ont trente jours ; tous les autres mois se composent de trente-un jours , excepté le mois de février, qiii na que vingt-huit et vingt-neuf jours dan^ les anncis intercalaires. Les Romains n'eurent dans l'origine que dix mois, ce qui explique le ncm de décembre ( de decem , dix ), qui était le dernier mots de l'année. Le premier était le mois de mars. Janvier et février furent ajouté» plus t;u'd.

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