MOL
■OLÉCt'LE. Particule de matière inliiiiineat petite. On appelle intégrantes ou homogèiTes les molécules d'un corps simple ou composé , obtenues par voie de division mécanique, tandis qu'on nomme constitiTantcs ou hèterogmes les molécules dont la séparation est du domaine de la chimie. Elles prennent alors plus particulièrement le nom A'atonies.
MOLYBDATES. Sels couiposés d'acide mo- Ivbdique et d'une base. Les acides forts les précipitent en blanc ; le précipité est soluble dans un e\eés d'acide.
L'acide sulfureus les bleuit. L'ne lame de zinc , de fer, d'étain , rend les dissolutions de molvbdates bleues d'abord . puis rouges, et enlin noires.
Le cyanoferrure de potassium y produit un précipité rouse brun , solnblc dans l'ammoniaque, qui lui communique une teinte claire.
La noix de galle les précipite eu brun noirâtre.
i»ioLYBDÈ\E. (De (jw).'jS6aiva , plombagine. ) Le molybdène est un corps simple, d'un blanc d'argent mat, .susceptible de prendre le poli (Buchliolz'i. 11 est très-malléable et presque infusible. Son poids spccilique est 8.6. Obtenu par la réduction de l'acide molybiiique par Ihydrogène à une température élevée, il se présente soits forme de poudre d'un gris cendre.
Le molybdène est peu altérable à la température ordinaire. Chauffé au contact de l'air, il devient brun , puis bleuâtre , et finit par se transformer en acide molybaique , en répandant d'épaisses fumées. L'acide sulfurique concentré l'attaque à chaud, avec dégagement d'acide sulfureux. L'acide azotique laltére facilement, même à froid. Les acides chlorhydri(|Me et fluorhydrique ne l'attaquent ni à chaud , ni à froid. Le chlore , le soufre . le pliosphore et l'arsenic peuvent se combiner directement avec le molybdène. Le chlore liquide le di.ssout, et la liqueur qui en résulte est bleue. Le molybdène peut s'allier a\ec un gr.ind nombre de métaux.
On obtient le molybdène en réduisant l'acide molybdique , soit au moyen du cliarbon dans un creuset brasqué, soit au moyen de l'hydrogène à une température élevée.
.Scheele retira le premier, en 1778, du minerai de sulfure , le molybdène à l'état d'acide. O ne fut que plus tard que Ilielm fitconnaitce le molybdène à l'état métallique.
Formule : Mo = o9t>,io.
Composes oxygènes. On connaît trois dcpnes bien distincts d'oxydation du molybdène :
1° I^ protory de. U est noir, soit à l'état anhydre, soit à l'état dliydratc. Chauffé au contact de l'air, il se transforme partiellement en peroxyde. Il se dissout dans la plupart des acides , à l'égard desquels U joue le rôle de base. Formule :
.Mo O = ass.MO ( Mo )
C98,o20 = 1 équiv. de pjotoxydc Ue uiulybdcuc.
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On l'obtient en faisant digérer unmolybdate ou l'acide molybdir|ue avec de l'acide cliloihydrlque et du zinc. L'acide molybdique. .se convertit en chlorure de molybdène, d'où l'on précipite, au moyen d'un alcali, le protoxyde noir de molybdène.
2° Le ftioxydc ( dcutoxyde \ Ilest d'un bri;n foncé à l'état anhydre : de couleur de rouille à l'état d'hydrate. Dans ce dernier état , il e-it assez soluble dans l'eau distillée , à laquelle il communique une couleur jaune, et en même temps une saveur légèrement astringente. U rougit alors sensiblement le papier de tournesol. Il ne se dissout pas dans les acides. Le chlore le change en acide iiiahbdique et en perchlorure. Formule : Mo 0=.
On l'obtient en calcinant du molybdate de soude avec du sel amuioniac, et en faisant bouillir le résidu avec de la potasse caustique étendue d'eau , pour enlever tout l'aci Je molybdique.
Quant à l'acide molybdique, voyez Molybdique ( .\cide ).
L'oxyde bleu est une combinaison de bioxyde et d'acide molybdique. A l'état d'hydrate , il ressemble absolument à l'indigo. Il est soluble dans l'eau , qu'il rend acide.
l'oxyde vert est également un oxyde intermédiaire, dans lequel la proportion de bioxyde est plus forte que dans l'oxyde bleu. Mis dans l'eau, 11 se décompose en oxyde bleu et en deutoxyde. On l'obtient en faisant digérer, dans un flacon bien bouché, un mélange d'acide molybdique , de molybdène et d'eau ( Berzclius |.
Composes chlorés. U existe trois chlorures qui correspondent aux oxydes :
1= I.C protochlorure est très-solublc et incristallisable. On l'obtient en traitant le protoxyde de molybdène par l'acide chlorhydrique. Il joue le rôle d'acide a l'égard des chlorures alcalins , avec lesqueb» il forme des clilorosels. Formule : Mo Cl ou Mo Cl-.
2= Le deiitochlorure est volatil ctcristallisable. Il fonctionne comme un chloriicide vi.sà-vis les chlorures alcalins ( chlorobascs }. On l'obtient en faisant passer un courantdc chlore sur du molybdène chauffé au rpuge. Formule : Mo Cl- ou Mo eu.
5" Le perchlorure est volatil, cristallisa^ ble, soluble dans l'eau et dans l'alcool. On l'obtient en traitant l'acide molybdique par l'acide chlorhvdrique. Formule : .Mo Cl^ ou MoCl*.
Le brume, Viodc et le fluor se comportent comme le chlore.
Le soufre forme également trois soilfures , correspondant exactement aux trdls oxydes. Le protosulfure et le dcutosulfiu-e sont de viritabks suif acides ; ils se combinent avec Us sulfobases ( sulfures alc^ilins ) pour former des sulfosels ( sulfures doubles ).
Sels de protoxyde de molybdène. Leurs dis.soliitions sont d'un brun foncé. Les carbonates alcalins y forment un précipité noir,
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