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(i .1 l'cxc'ciition de cet admirable proct'diî, le tiK'iiioire de .M. (iav-I.ussac : Inslnutinn sur
1 issni des matières d'arriciit ptir ta voie liiiiiiittr ,■ IC52. Paris , liiipriiiierie royale, in-4'' (88 liages avec « planches ).
Kn France, leswfonHflifsd'orconlicnnent-fj d'alliage ( cuivre ) et -^ d'or pur; en d'antres termes, le titre monétaire légal est , sans la tolérance , de y^~ ( toi du 7 (jerminal an Kl , on 2a mars iso; ). C'est la proportion d'alliage qui y entre qui rend la monnaie plus propre a résister à l'action du frai, e'esl-ao'ire à la diminution du poids par l'cf/et du {rottement et de Ui circulation. La loi accorde
2 millièmes de tolérance au-dessus, et 2 niil- Uéuies au-dessous. Ainsi, une niOJinaie d'or ( franche ) peut être au titre de 8!is millièmes ou de 902 niillicnies, sans cesser d'être légale. Au-dessous comme au-dessus de ce titre , elle est déclarée puisse. I.a tolérance pour les Mionuait-s d'or est d'un millième de moins que pour les monnaies d'argent, parce que l'or offre , dans les essais par la voie sèclic , moins de chances de perle (lue l'argent.
I.e titre de l'or des bijoutiers { en France) est moins élevé que celui des monnaies d'or. U est de o.7so, avec 3 millièmes de tolérance. Pour 1rs médailles d'or le litre est de o.aiG, conséquennnent plus élevé que pour l'or mon- D.iyé.
I.es alliages d'or et de enivre ne s'analysent que pir la coupellation. 1,'analysc par la voie lnin)ide donne des résultats inexacts.
l'.ssui pur ta pierre de touche. On frotte l'.dliage sur une pierre lydienne. Plus il est jaune et mou. plus il y a d'or. Après l'avoir ainsi frotté, on essuie la tache avec un peu d'acide azotique étendu. Si la tache persiste, Kalliage est riche en or. Avec une certaine habitude, on juge à uft centième près.
Essai pur ta voie sèche [. inquartation.) On ajoute à l'alliage une certaine quantité de plomb, alin dentraincr plus facilement le cuivre dans la substance de la coupelle. La quantité de plomb qu'on ajoute varie suivant Il richesse de l'alliage. Lnlin , pour prévenir toute chance d'erreur, on ajoute à l'alliage, outre le plomb , une certaine quantité d'ar- ^,'ent. Pour i partie d'or on emploie 3 parties d'argent, c'est-à-dire i partie sur 4 ; de là le nom li' inquartation donné a cette partie de t'analyse de l'or par la voie sèche.
Fausses monnaies d'aryent. Les monnaies d'argent peuvent être fausses, i° par altération du titre; 2° par la substitution d'un autre métal à la totalité de l'argent.
Fausses monnaies d'argent par altération du litre. Dans ce cas, la pièce est presque toujours aUKlessous du titre légal. Ainsi, en France, une pièce marquée au coin des monnaies françaises ordinaires est fausse, si, au lieu d'être an titre légal de 900 , elle se trouve au titre de ;îoo, de 600. etc. Kn Prusse , en Autriche et dans d'autres pays, où le titre K-,:.A
est beaucoup ifloins élevé qu'en France, des pièces d'argent du titre de aoo, de 600 , etc., peuvent n'être pas fausses, suivant le titre convenu. Les (iieccs d'argentan titre de ^oo sont de couleur rouge : elles seraient encore plus rouges, si le faux monnayeur n'employait pas l'artitice suivant : il chauffe la pièce , dans un moufle , au rouge obscur ; la couche superficielle du cuivre s'oxyde ; l'oxyde de cuivre s'enlève ensuite facilement, au moyen de l'eau acidulée. Mais ces pièces se reconnaissent par leur légèreté ; d'ailleurs la faible couche d'argent de la surface s'use rapidement, et traliit la fraude. En les raclant avec un canif, on met facilement le cuivre à découvert. Mais le meilleur moyen de constater la fraude, c'est la coupellation. C'est ainsi qu'on a découvert qu'il y avait autrefois en cii'culation des pièces de six francs, dont le titre n'était que de G3o.
On altère quelquefois le litre , en trempant une pièce de cuivre dans une dissolution d'argent. Celui-ci se précipite sur le cuivre , et acquiert par le flottement l'éclat qui le caractérise.
Les fausses monnaies d'argent par altération du titre sont rares. U n'en est plus de même des fausses monnaies par substitution : celles-ci .sont beaucoup plus fréquentes. On n'y trouve ordinairement pas de trace d'argent. Les métaux employés pour être substitués à l'argent sont :
1= \.'elain. La fraude est ici trop grossière, pour n'être pas reconnue sur-le-champ. Les pièces ainsi falsifiées sont d'abord presque de moitié plus légères que les pièces d'argent véritables, dont elles imitent le coin. Lorsqu'on les ploie, elles font entendre le cri de l'etain. Elles ont un son mat , et elles dévelo[>pent , par le frottement , une certaine odeur propre à l'étain.
2° \.'ètain et X'antimoine (alliage). Les pièces faites avec cet alliage xint à peu près le son de l'argent. Halles sont en général mal coulées et mal frappées. Elles donnent avec l'eau régale une dis.solution dans laquelle une lame détain précipite l'antiinoine métallique. Elles ne donnent pas de bouton de retour lorsqu'on les passe à la coupelle ; la couleur de la coupelle indfque , justiu'à certain point , après l'opération, les métaux qui entrent dans l'alliage. Ine poussière blanche indique l'oxyde d'étain ; la couleur jaune indique l'oxyde de plomb; la couleur noire, l'oxyde de cuivre; enfin, l'antimoine tache la coupelle en gris.
Fausses monnaies d'or. Les fausses pièces d'or sont faites , en général, avec plus de soin que les fausscspièces d'argent. La fraude consiste particulièrement dans l'altération du titre. En chauffant ces pièces avec de l'acide sulfurique , on dissout le métal étranger ( qui est ordinairement du cuivre), et l'or reste intact. C'est surtout au nmyen de la balance qu'un dédunre aisément la fraude. Les fausses
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pièces d'or sent en général plus légères que lor.
Des faux monnayeurs de Birmingliam étaient parvenus à falfriijuerdes pièces imitant le son cl la densité de véritables pièces d'or. A cet effet, ils employaient une lamelle de platine contournée en spirale, de manière à laisser très peu d'intervalle entre chariue spire. I.es intervalles de ces tours de spirale étaient remplis avec du plomb ou avec de l'étaln , dont la quantité était si bien calculée, que le poids de la pièce fausse représentait exactement le poids de la pièce véritable. Puis en prenant les couches supérieure, inférieure et latérale d'une véritable pièce dor, ils les appliquaient, au moyen d'une soudure, sur la spirale de platine préparée de la manière que nous venons d'indiquer. I.es pièces ainsi fabriquées ont le son et la densité de véritables pièces d'or; mais il est facile, au moyen des acides forts, de découvrir les jointiu'cs qui existent entre raUia;4:e de platine et les lamelles d'or. Kniin , on constate iEumédiatemcnt la fraude au moyen de la coupellation.
itio\oci,E. (De |Jl.Ôvoc, seul, et ocî/^».?, œil). Lunette composée d'un seul verre , et qui ne peur servir que pour un seul ail à la fois.
MO\TAG\F.s. Les géologues ont longtemps discuté sur l'origine des montagnes. D'après l'opinion généralement établie, les montagnes sont l'effet d'un soulèvement du centre à la cireonlï'rence du globe. I.es plus liantes montagnes , dont les sommets sont couverts de neiges éternelles , ont servi à des expériences iMleressanles sur les effets jibysiques et pbysiok)j;i.jues de la raj'éfaction de l'air et de la (liniinution de la pression atmosphérique. I.e Kl de plomb est légèrement dévié, dans le voisinage de grandes montagnes , par l'attraction exercée en raison de la masse.
riONTGOLFiÙltES. f-'OI/eZ .\É1\0STATS.
Jioniv ( l^riiiripp du buis jaune ). Slalière colorante jaune, extraite par i\l. Clievreul du loois iai\ne ( .Mniim tiiscturia). On l'obtient eu épuisant le boisj;unie par l'eau, et en évaporant la II |ueur jusqu'à ce qu'elle dépose des ci-i fan\ par le renoidisscmcnt. Ces cristaux sont repris par l'éther, et la .solution est é» apurée de nouveau. I.e morin est peu soluble dans l'eau : il est très-solu1)le dans l'éther. I.'acflc siilfiM''i((U(' concentré et les alcalis augnu'rilent l'intensité de la couleur jaune. Le siillale de 1er le précipite en vert.
»i(>iii>iii\K ( De [j.opçri, sommeil profond). La morphine a été le premier alcaloïde connu en chimie organicpie. Il a été découvert pres(|ue en même temps par .Séguin en France, et par .Sertucrner en Allemagne. La morphine se |)rcsentc sous forme de petites aiguilles blanches prismatiques, rhomboidales, trèspeu insululilos dans l'eau froide et dans l'éther, sulublesdans loop. d'eau chaude ;à froid, l'aleixil ne dissout que très-peu de nmrpliine; elle ne se dissout i\ne. dans 21 p. d'alcool bouillant. de 0,8.;. La soUilloii est très-amère. La