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morphine cristallisée perd, à loo", 2 équivalentsd'eau de cristallisation. A une température plus élevée, elle se décompose avec dégagement d'ammoniaque. Klle est soluble dans la potasse et les huilas, et neutralise très-bien les acides. Par l'action de l'acide nitrique concentré, elle rougit; ce caractère lui est eounnnr. avec la brucine et quelques autres bases. L'acide iodique lui cède tout son oxygène : il se forme un précipité d'iode. Avec les sels de peroxyde de fer, elle produit nue coloration bleue. Les sels que la nmrpliine forme avec les acides sont tous très-amers, et très-solublcs dans l'eau. Leurs solutions .sont précipitées par l'acide tannique , qui peut servir de contrepoison des sels de morphine. Seulement il faut avoir la précaution de ne pas employer un trop grand excès de tannin ; car le iWécipité se redissoudrait. Le sulfate de morphine est cristallisable ; il est plus stable que l'acctata. Le chlorhydrate cristallise en aiguilles prismatiques ; il est un peu moins soluble que le sulfate : il faut ic, à 20 p. d'eau pour dissoudre I partie de seL La morphine constitue la partie essentielle et vraiment active de l'opium. Elle agit comme un poison à très-petite dose. Ses sels sont encore plus vénéneux , en raison de leur .solubilité.

La morphine existe dans l'opium à l'état de racconate , trés-soluble dans l'eau. F.n trait .int une solution acpieuse d'opium par l'ammoniique , on précipite la morphine. C'était là le procéda ancien de Séguin. Kn employant la magnésie au lieu de l'ammoniaque , on a imméiiiatemcnt la morphine pure. Seulement ii faut avoir soin d'y ajouter de l'éther pour enlever la narcotine, qui est soluble dans ce véhicule ; on peut aussi employer à cet effet l'acide acétique, qui dissout la morphine, tandis que l'acétate de narcotine est insoluble. Formule de la morphine cristallisée : C^^ Nil ' ° o'4-2iio.

jionT AUX BATS. T'oyez Arsénieux ( Acide ).

ItlORTIER HVDUAUIIOIIE. Voijez ChAIJ.V.

HOTE un. Tout agent de mouvement peut recevoir le nom de moteur. C'est ainsi qu'on parle de principe moteur, de forces molrices, elc.

MOUFLE. ( Terme de mécanique. )Système de poulies assemblées dans une même chape et sur des axes particuliers. Pour appliquer les moufles au soulèvement des fardeaux, on joint une moufle mobile à ime moufle hxe , de sorte qu'un même cordon embras.se tour à tour les poulies ; c'est la moufle mobile qui porte le fardeau.

MOL'Fi.E. C Terme de chimie. ) Petit four composé d'une pAte argileuse , qui est particulièrement employé dans la coupellation par les essayeurs des monnaies.

MOLTOX. Machine composée d'un cabestaa et de poulies. Il sert à frapper de grands coups pour enfoncer des pilotis.

wouvEMEivr. lilfet d'une force sur ua

MUC

corps matcricl. On distingue plusieurs espèces de uiouveracnts. Le mottremcnt uniforme, at tehii dans lequel un corps parcourt des espaces lî^'auï dans des temps égaux. Ainsi , un corps qui parcourt un raélre en une seconde , deux méties en deux secondes, trois mètres eu trois secondes, etc., a un mouvement uniforme, l/ospiice parcouru dans cltfique unité de temps .s'appelle la vitesse du corps. Tout mouvement (pti n'est pas uniformccst appelé varté. Le mouvement peut être vnifurincineiit anrc/cre on (••(j/ai'rfc, suivant que les e.spaces parcourus dius des temps é^aux successifs sont de plus en plus grands ou de plus en plus petits. La force qni produit le mouvement accéléré est appelée force accélératrice; dans le cas contraire , on I» nomme force retardatrice. La pesanteur nous offre des exemples de ces deux forces. Dius un mouvement uniformément accéléré, 1 1 vitesse est proportionnelle au ten.ps ; c'està-dire (|ue si la vitesse est de i mètre au bout de la première seconde, elle sera de deux mé- Ires au bout de la deuxième seconde, de ri mètres au bout de la troisième seconde , etc. Dans ce uiênie mouvement , les espaces parcourus sont entre eux comme les carrés des temps employés à les parcouri ( f'oi/ez Pesanteur ). Dans un corps en mouvement , on appelle (juantitc de. mouvement le produit de la masse du corps par la vitesse. Lorsque deux corps ont des masses égales, celui qui a le plus de vitesse a aussi le plus de mouvement ; lorsque deux corps ont des vitesses égales, celui qui a le plus de masse a le plus de mouvement. Les forces se mesurent par les quantités de mouvement qu'elles impriment. Par exemple, si une force imprime , à une boule de métal de B kilogrammes, une vitesse égale à lo mètres, la quantité de mouvement de cette boule sera i; -I- 10 = 30. Ampère a proposé de donner ^i la scienee des mouvements le nom de cinrmaliqiie ( de xivî'o), je meus ); elle appartient au domnrne de la mécanique . plutùt qu'à celui de la physique proprement dite.

MUCILAGE. Le mucilage existe en quan-tité notable dans les plantes de la famille des Malvacées et de la famille des Borraginées. La graine de lin ( Linum ti.titatissimiim ) . la graine de plantain ( flantago pstjllium), etc., contiennent aussi beaucoup de mucilage. Ce corps se distingue de la gomme ordinaire , en ce qu'il est un peu plus opaque et moins cassant à l'état sec. Sa solution aqueuse n'est pas aussi limpide ni aussi filante que celle de la gomme. M. Schmidt , dans un mémoire récent sur le mucillage végétal ( Annalen der Cliemis , année 1841), a fait voir, qu'indépendanunent des sels calcaires, le mucilage végétal renferme presque toujours des granules d'amidon et une certaine quantité de matières a/.otées. Pour l'avoir piu', M. .Schmidt fait digérer la matière brute dans l'eau distillée; la niasse gonflée et devenue transparente est tmitée par l'alcool acidulé d'acide ciilorhydri- (ji:e , puis pressée dans un linge, pour sépa-

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rer le liquide contenant les sels calcaires. (Ju répète cette opération jusqu'à ce que l'alcool acide ne laisse , par l'évaporatiou , aucun résidu fixe. Selon les analyses de M. .Schmidt, le mucilage végétal doit être rangé dans la série des corps organiques, dont la composition est représentée i)ar environ 40 pour loo de carbone , ainsi que par de l'oxygène et de l'iiydrogène dans les proportions pour former de l'eau.

Muci.Mî. M. Saussure a donaé ce nom a une matière visqueuse ( mucilage), extraite du gluten brut.

iHLf.iQUE (Acide ). Corps pulvérulent blanc, cristallin , qui s'obtient en chauffant i partie de sucre de lait ou de gomme dans 4 p d'acide nitrique de 1,42, étendu de i p. d'eau. L'acide nmcique est insoluble dans l'alcool . et se dissout dans g p. dVau bouillante et dans l'acide sulfurique concentré, auquel il counui;nlque une couleur rouge cramoisi. Soumis a la distillation sèche , l'acide méconique donne naissance à un produit volatil , l'acide pijro. méconique ( C» IP O^, UO ). Formule de l'acide mucique :C" H^ 0'4 -f 2H0. C'est Uii acide bibasique.

MUDARiXE. M. Duncan donne ce nom ,i une matière brune , extractiforme , qui s'obtient en évaporant la solution aquiuse di; l'extrait alcoolique de la racine de Culolropis Mudarii,

MULTIPLICATEUR. P'oyeZ GALVANOMÈ- TRE.

HUUEXAiVF.. Matière cristallisée en paillettes soyeuses brillantes, insolubles dans l'eau et dans les acides étendus. Sa solution anunoniacale devient rouge pourpre à l'air, et dépose des cristaux brillants de murexidc. Traitée par un excès d'ammoniaque, la liqueur se décolore, et donne, par l'évaporation , des cristaux d'ûxalurate d'ammoninque. La murexane s'obtient en chauffant la murexide dans une lessive de pota.sse caustique, jusqu à ce que la couleur bleue ait disparu. La liqueur est ensuite traitée par un excès d'acide sulfurique étendu. Formule de la uuu'exane : C" ti' 114 O'.

MUREXIDE. Un des plus beaux produits de la chimie. La murexide cristallise en prismes courts à quatre pans , dont deux f.ices présentent le reHet métallique des élytrcs du scarabée doré. Kn poudre, elle est d'un rouge brun, et prend un éclat niétallique sous le brunissoir, lille est insoluble dans l'alcool et dans l'élher ; elle se dissout peu dans l'eau froide, et très-bien dans l'eau à jo". Klle se dissout dans la potasse avec une belle couleur indigo. ICIle est immédiatement d.'composée par l'hydrogène sulfuré en alloxantine , en acide dialurique et en murexane. On obtient la murexide le plus commodément en traitant l'acide urique par une très-petite quantité d'acide nitrique concentré et eu y ajoutant ensuite de l'animoniaque. La murcvide a été découverte par l'roiit.qui l'a décrite siuis le nom de puryurate d'ammoniaque. Sa couiposi-

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