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lion peut être rcpiiistnlee par la formule :

.iiUHATioiE (Acide), f-'o^cz Culorbyi> '.louK I Acide ).

M VCOMÉLIMQIE ( Acidc ). Corps jaiiiic porcii'k , soliible dans IVau clvjudc. On TobticHt en ajoutant un excès il'ammoniaque à une soluli )n d'allij\ane , en tiisant bouillir le niclan^'c , t'I en sursaturant la liqueur d'acide sulfuriiiue «'trnlu,'. li a étL- découvert par MM. W ocliler it 1 iebig lormule : C"* ^^ 11'° ()">.

ittvapE. { l)j [J.Ù;, souris, et &T:TO[j.at, je

^Ois. ) J Ol/rz- I.UM.TTIS.

sivi! 1 \«i;TiiE Dix iiiillcmùlrcs. Mesiurcde tr.uiics distances iliuéraires; elle éqtiivaBt à ruviiiin «187.001 pieds | ancienne mesure ).

iiviticiVË. Matière fusible à «;><=, suliiblc l'aus 200 p irtics d"alcool bauilliuit et dans uu p. d'clluT Iroid. On l'obtient , sous furnie de rè- M !u. en traitant la cire des abeilles par l'alcool bouillant.

Il visi<iSPF.RMl\F. Matière lif|uide, huileuse, r .Ir.iile par M. Uicliter du bauuie du Pérou, eu l'ayitant avec 2 parties d'alcool de o,7o. Lilc se solidifie à — 10°. Ea la traitant j)ar une

INAT

solution alcoolique de potasse, M. Riehter » obtenu un acide qu'il appelle aciJe myriospermiqite , et qui diffère de Taeide cinnamique par sa capacité de saturation.

siYRiSTiQtE ( Acide). Corps cristallin, fusible à 48°, soluble dans l'alcool et dans Téther. H existe dans le beurre de muscade extrait de la semence du mu.scadier( M^ristica iiiosc/icita ). Formule : C^"* 11^7 Qî.

MYno\iQi;E (Acide). Matière .sirupeu.se, incolore , amêre , d'une réaction acide , soluble dans l'eau et dans l'alcool. Cet aeide existe , suivant Bussy, combiné avec la potasse dansla fjraine de moutarde noire.

niYROSYiVE. M. Bussj adonné ee nom à l\mulsine de la moutarde. On l'obtient en épuisant la moutarde blanche par l'eau froide , et en évaporant le liquide filtré justju'a consistance sirupeuse , à une température qui ne doit pas dépa.sscr 40°.

Mviîoxil-I.VE. Il uLle extraite par M.Riehter du baume du Pérou. Sa densité est i,iii. Traitée par une solution de potasse , elle se change en acide ciiinamique et en un corps ïésincux.

NADir.LERZ. Minerai de bismuth ( sulfure plorabo-cuivreux ) , d'iui gris d'acier, souvent d'une légère teinte rougeàtre. Il se rencontre dans les mines de Béré/.of en Sibérie.

.\.*|)IR. Point diamétralement opposé au zénilli. C'est le zénith de nos antipodes.

IVAIMITALIDAM. Corps cijstallin obtenu par .M. /.ino, en traitant une dissolution alcooli(|ue de nitronaphialase par l'hydiogène .sulfuré, et en chaulfant légèrement. Formule : 1:^° 115 N.

a A PII TA LISE. Matière cristalline, incolore, il'une odeur particulière, et d'une saveur Acre et un peu arojuatique. Elle se forme , niélannée a\ecdeslLuilescmpyreumatiques, pendant la distillation sèche des matières organiques. lOu la purifie par des distillations et des crislalli.sations réitérées dans l'alcool. La naplitalinefondà79°etboutà2i2=.Saden.sitéest 1,013. Elle est soluble dans l'alcool et dans l'éther. Elle se combine avec le chlore et le brome, et forme des produits particuliers aveeles acides nitrique et sulfurique.

^Al>UTE I l'elrute |. Huile volatile, qui se rencontre toute formée dans plusieurs localités , et surtout aux environs de la mer Caspienne ; elle se recueille dans des puits de 10 a is mètres de profondeur. Le naphte est de couleur jaunâtre , et d'une densité de o,7jr.. Il est insoluble dans l'eau, et miscible en toutes proportions avee l'alcool et létlicr. Il est inflammable , et brûle a\ec une flamme fuligineuse , très-èclairantc. M. Dumas lui assigne la formule : C^ H'.

\ARCÉIKE. Alcaloïde blanc, cristallin , dévou\crt en i852 par Pelletier dans l'extrait

aqueux de l'opium. La narcéine est iD.soliibIe dans l'éther, et soluble dans l'eau et surtout dans l'alcool. Elle fond à 92°, et se décompose à une ten}pérature plus élevée, en donnant des produits de distillation acides. F'ormule : C-"'

:«ARCITIXE. Principe immédiat, extrait du narcisse des prés ( ^'arcis.'i^ls pscudoiiarcissus |. Il est blanc , déhquescent , soluble dans l'eau et dans l'alcool. Il agit comme vomitif.

KARCOTi.\E.( Synonyme :A>/rfe Derosnc. ) Alcaloïde découvert par Dcrosne en iso:;. On l'obtient en traitant l'opium par l'éther, qui di.ssout la narcotine tandis qu'ilhe dissout pas la morphine. Par l'évaporation de la solution éthérée , la narcotine se dépose à l'état cristallLsé. La narcotine est iasipide et inodore , elle fond à I70°, en perdant 5 à 4 pour cent de son pokls. Elle est insoluble dans l'eau , peu soluble dans Talcool , et trcs-soluble dans l'éther. Elle n'est pas colorée en bleu par les sels de peroxyde de fer ; mais eUe se colore eii rouge de sang par l'addition de l'acide sulfurique , contenant des traces d'acide nitrique. La narcotine n'est vénéneuse qu'a une trèsforte dose; ses propriétés médicamenteuses ne sont pas bien marquées. Les sels de narcotine sont peu cristallisables et acides. Foimule :C4° H^° ^■o■^

K.VTEil'M. yP'oi/es Sodium.

NArRO:N ( A'atruni ). Les anciens entendaient par ce mot une espèce de carbonate de soude naturel , qu'on rencontrait surtout en Ég.\pte, quelquefois à fleur de terre. Les Allemands désignent aujourd'hui par ce mol la soude caustique.

INIC

N'F.Bf LElîSES. Assemblage dVHoiles apparaissant au ciel sous la forme de taches blanches.

ivEiGE. Pluie congelée. On ignore encore la nature de la formation de la neige. On n'a •'uère bien obsené que les formes variées que peu^x^nt affecter les flocons de neige. La neige rour/e des régions polaires doit sa couleur à la présence d'un petit champignon ( L'rcdo ttivaiis |.

MCKEL. Corps simple, blanc, légèrement prisAtre , dur, et aussi ductile que l'argent. Il est malléable , et susceptible de prendre le poli. .Sa cassure est crochue. La densité du nickel fondu est 4,1G ; celle du nickel écroui est 8,882, le nickel est un peu plus diflicile à fondre que le fer. Après le fer, c'est le métal le plus niaguéli(|uc. la puissance magnétique du nickel Cët à celle du fer comme 3S : aj ( Lanipadius ),

l.e nickel ne s'altère pas à Tair, et conserve son poli à la température ordinaire, 11 mérite, %ous ce rapport, d'être plaçai à côté de l'argent, du platine et de l'or. Poi-té à la chaleur rouge, il se recouvre peu à peu d'une légère pellicule grisâtre, attirable par l'aimant. Cette pellicule parait être un mélange d'oxyde et de métal. Cliauffé au rouge, il décompose l'eau , mais moins rapidement que le fer, 11 se dissout très-bien dans les acides qui l'oxydent , soit à leurs dépens , soit aux dépens de l'eau décomposée. Il se combine avec le carbone à une température élevée. Il se combine directement à froid avec le chlore pazcnx, et à chaud avec le soufre, le sélénium, l'arsenic et le phosphore. Il peut s'allier avec la plupart des métaux, et produire des alliapcs ductiles. Du reste , il partage beaucoup de ses propriétés avec le cobalt.

Le nickel se rencontre dans la nature en assez, petite quantité; il est le plus souvent accompagné de cobalt , de fer, de cuivre , d'arsenic et de soufre. Les aerolltfirs, le c/iri/snpras , le cobaltsj'cis, contiennent des quantités notables de nickel.

Le nickel s'extrait du speiss , de la manière suivante : On grille le speiss réduit en poudre et mêlé avec de la poussière de charbon, afin d'en expulser tout l'arsenic qu'il peut contenir. On traite ensuite la matière par l'acide azotique, qui dissout le nickel, le cobalt , le fer, l'acide ar.sénicux et l'acide arsénique. On ajoute à la liqueur un peu d'acide chlorhydrique , et l'on y fait passer un courant d'hydrogène sulfuré : tout l'arsenic se précipite ; le nickel , le cobalt et le fer seuls ne sont pas précipités. On élimine , par la chaleur, l'excès d'hydrogène sulfuré. On verse dans la liqueur du carbonate de .soude, qui précipite l'oxyde de fer, le carbonate de cobalt et le nickel. F.nlin on verse de l'acétate de plomb dans la liqueur, pour précipiter l'arsenic à l'état d'arséniate de plomb. On enlève, au moyen de l'hydrogène sulfuré , l'excès d'acOlate de plomb employé; on filtre et l'on

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verse dans la liqueur filtrée un alcali qui prccipitc le nickel à l'état d'hydrate d'oxyde. — Ou obtient également l'oxyde de nickel, en faisant fondre le minerai de nickel avec du .sulfure de potassium ; en traitant le sulfure d(; nickel par l'acide chlorhydrique, et en précipitant le solutum de eblorur? de nickel par un alcali. L'oxyde de nickel ferrugineux et cobaltifère , obtenu par l'un ou par l'autre procédé, est traité par une dissolution d'acide oxalique, qui donne de l'oxalate de fer soluble , et des oxalates de nickel et de cobalt insolubles. F:n traitant les deux oxalates insolubles par l'ammoniaque , l'oxyde de nickel se dépose lentement ( au bout de lo ou is jours ) sous forme de flocons verts , et le cobalt reste en dissolution. L'azotate de nickel, calciné avec du charbon, donne du nickel métallique. Le nickel obtenu par un courant d'hydrogène, à une température élevée, est pulvérulent et pyrophorique.

l.e nickel a été découvert, en i7;i , par Cronstcdt, célèbre minéralogiste suédois. Bergniann en étudia les principales propriétés , mais ce ne fut que vers le commencement du dix-ncu\ième siècle que Richter obtint le nickel à l'état de pureté, et en examina mieux toutes les propriétés.

Formule : Ni = 369, 53

Coiiiposcs oxygénés. Il existe deux oxydes de nickel :

i" l.e profoTi/de. A l'état sec (anhydre), il est pulvérulent et d'un gris verdàti'e. 11 .se réduit dans des creusets d'argile à une haute température, sans l'intervention d'aucun corps combustible. A l'état d'hydrate, il est d'mi \ert pommer il perd son eau par l'action de la chaleur. Il est soluble dans les acides et insoluble dans les alcalis, excepté dans l'am^ moniaque. C'est le seul oxyde de nickel qui joue le r<i!c de base. Il colore en bleu pourpre les verres de potasse , et en brun les verres de soude ( llargost |. Il communique au bleu de cobalt une teinte pourpre agréable ( Lnu'clhardt ),

Formule : Ni 0 = SGS, ss / Ni ) 100 10)

400,33 :^ Ni O.

On l'obtient en calcinant l'azotate , ou en précipitant un sel de nickel par la potasse ou par la soude.

2= Le jx-roxytle de nickel est pulvérulent, noir, et se change en proloxyde â la tempérât tire blanche. On le rencontre dans la nature, à l'état impur, sous le nom de noir de nickel ( Nichelscfitrarze ). Les oxacides le dissolvent avec dégagement d'oxygène, et l'acide chlorhydrique le dissout avec dégagement de chlore. Formule : Ni^ O', analogue aux peroxvcdes de fer et de cobalt.

On l'obtient, soit en calcinant l'a.'Otatc à une chaleur convenable, soit en faisant pa.sscr un courant de chlore dans de l'eju , tenant du proloxyde de nickel en suspensiou.

252 NÏC

On obtient, A l'aide de l'eau o^vgéiiee , un troisième oxyde , plus oxygéné que le peroxyde , et d'un vert clair. Sa couiposition est incertaine.

Enlin, il existe probablement un oxyde intermédiaire entre le protoxydc et le peroxyde, et analogue , par sa composition , à l'oxyde de fer magnétique.

Citinposés sulfures. Les sulfures corrcspon- •lent aux chlorures et aux oxydes. Le plus important est celui qui correspond au protoxyde.

Sulfure de nickel. Il est d'un jaune bronzé, semblable à la pyrite de fer. Il fond k la chaleur blanche. Formule : Ni S.

^ On l'obtient en réduisant le sulfate de nickel au moyen du ch.irbun , ou en faisant fondre l'oxyde de nickel a\ec un persulfure alcalin. • inle rencontre dans la nature sous le nom de llitar-Kies.

Le sulfure obtenu par voie de précipitation , est hydraté et noir. 11 est fusible et sohil)le dans l'eau pure, et surtout dans les dissolutions (le sulfures alcalins.

Le phosphore et Varsenic produisent des composés analogues. 11 existe dans la nature plusieurs espèces d'arséniurcs de nickel, qu'on I ransfurme aisément en sulfures en les fondant avec un persulfure alcalin.

Le ctirbonc, en se combinant avec le nickel, altère essentiellement les propriétés de ce métal. Il le rend cassant, friable, et lui communique une couleur blanche comme celle de la fonte. C'est pour cette raison qu'il ne faut jainai.i réduire l'oxyde de' nickel avec du carbone en excès.

Composes chlorés. Les clilorurcs correspondent aux oxydes. Le protoehlorure est le seul chlorure (|ui ait quelque importance. (;e chlorure , il l'état anhydre , e^l jaune ; hi/- (Jrdte, il est vert. 11 e.st volatil , et .se dépose sous forme de paiUeltcs nacrées d'un jaune iJ'or. Il counnnnique à la Hammo de l'alcool une teinte bh'iiàlre. Il se convertit, par le îrrillaï;e. en peroxyde et en chlore. Formule: iNiClou i\i eu.

On l'oljiient en chauffant à une température convenable l'oxyde de nickel avec du sel uiinnoniac.

Hroiiiure. Il est tout à fait analogue au chlorure. Il est volatil, et sous forme de paillettes jaunAIres. Il est soluble dans l'eau et dans l'alcool. Formule : Ni Br ou Ni Br-^.

Ijr fluor et Viode se comportent à peu près comme le chlore et le brome.

AUia(jes. Vor et le platine donnent , avec le nickel , des alliages ductiles et magnétiques. La moindre addition de cuivre détruit la propriété magnétique du nickel. Le fer donne un alliage blanc, ductile, tant que le nickel ne dépasse pas certaines proportions. L'alliage de zinc et de nickel est connu depuis longtemps des Chinois.

On obtient , avec parties égales de nickel et (le zinc , et avec un tiers de cuivre , un alliaiiC

PsIC

qui ressemble a l'argent, et qui est connu .sous les noms de l'dk-fony , li'' ^ryenlan , de Melc/iior, de II eisskupfer (cuivre blanc), et de Neusilber ( nouvel argent ). 11 est blanc comme l'argent , très-ductile , et doué d'une belle sonorité. On en fabrique des couverts, des théières, etc. 11 doit être proscrit partout où il pourrait être exposé au contact d'un acide.

Sels de nickel. Ils sont colorés en vert, et affectent une cristallisation prismatii|ue. Celte couleur verte est assez stable , probablement parce que le peroxyde ne se combine point avec les acides. Chauffés et rendus anhydres . les sels de nickel deviennent d'un jaune fauve. Ils ont une saveur un peu sucrée, .suivie d'un arrière-goût astringent, styptique. Les sels de nickel ont une réaction acide, comme les sels de cobalt et de fer.

1° Les alcalins les précipitent en vert. Un excès d'ammoniaque redissout le précipité, et la dissolution devient d'un beau bleu céleste, -semblable à la dissolution que produit l'ammoniaque dans un sel de cuivre

L'ammoniaque offre le moyen de séparer le nickel du fer et de beaucoup d'autres métaux , dont les oxydes sont insolubles dans un e.xcês d'ammoniaque.

2° L'ccide sulfhydrique donne un précipi'è noir, si la dissolution est complètement neutre. Le précipité ne se manifeste pas , si la dissolution est tant soit peu acide.

S'^ Les sulfures alcalins y forment un précipité noir, légèrement soluble dans un excès de précipitant.

4" Le cyanoferrure précipite les sels de nickel en vert clair.

y= Les phosphates et les arsèniates alcalins y donnent un précipité vert.

K" Les succinates et les benzoates n'y donnent point de précipité.

1° L'acide oxalique les précipite en veit sale. Le précipité se forme lentement. Aucun métal ne précipite le nickel de ses dissolulions. Les sels de nickel peuvent former des sels doubles solubles avec les sels alcalins , et notamment avec les sels auunoniacaux. Aussi, en ajoutant à un sel de nickel soluble pur une certaine quantité de sel ammoniac , l'ammoniaque n'y produit plus de précipité.

L'oxyde de nickel est isomorphe avec les oxydes de fer, de cobalt, de manganèse , etc. ; c'est ce qui rend souvent très-diflicile l'analyse de ces corps.

Sulfate de nickel. Il cristallise en prismes hexaèdres d'un beau vert émeraude. Calciné , il perd .sa couleur, devient d'un jaune paille , et ne perd qu'une partie de son acide. Chauffé 3\ec du cliarbon, il .se convertit partiellement en sulfure.

Jrséniale. Tréparé par la voie humide , il est gélatineux et dun vert clair II se dissout dans les acides sulfurique , azotii|ue , clihirhyilri(|ue, et dans l'ammoniacine. Il se réduit f.icii'uieut pir cémentation. Dans cette action

ISIT

il se prodii't un arséniiiie ; le quart do l'arspnic se \olatilise.

Àzninte. Il ciistallisc en prisfnes octogones d'im vert bleuâtre , déliquescents et trés-soliiblos dans l'eau.

Carbonate. Il est toujours liydraté. Il est floconneux et d'un blanc ^erdùtre. L'aunnoniaque le dissout.

MCOTi\E. .alcaloïde du Nicoliana tabnenm, découvert par Rcimann et l'ossclt.

On l'obtient en distillant les feuilles de tabac sèches avec 1,12*^ de potasse caustique et de l'eau. Le produit de la distillation est saturé par l'acide sulfurique , évaporé presque à siccité, épuisé par l'alcool absolu , et évaporé de nouveau. Enlin, le résidu est saturé par une solution étendue de potasse et soumis à la distillation : le liquide oléagineux, incolore, qui passe, c'est la nicotine. Cet alcaloïde est très-vénéneux ; il a une odeur de tabac très-prononcée ; il distille à ï4G°, et brille avec une flamme très-fuligineuse. 11 est soluble dans l'alcool et dans l'éther. Il donne a^ ec les acides des sels parfaitement neutres. Formule : C'° H'> N.

KiHiL Ai.BU.M. f'oyez Ztsc ( Oxyde ).

!VITR.\TES. y oyez -Azotates.

MTRE. ( Synonymes : Azotate de potasse ,■ Nitrate de potasse ; Sel de nitre; Salpêtre.) Ce sel est un des plus intéressants et des plus anciennement connus. Il cristallise en prismes à six pans, terminés par des pyramides à six faces; il cristallise quelquefois en rhomboèdres. Ses cristaux sont anhydres et inaltérables à l'air ; cependant , dans un air hiunide ( dans les caves ) , ils tombent à la longue en dctiqtiium. Sa saveur est fraîche, piquante et amère. l.e nitre fond à 3C0», sans éprouver d'altération. Ainsi fondu, il coule comme de l'eau , et se prend , par refroidissement , en une masse opaque , connue sous te nom de cristal minéral. A la température blanche, le nitre se décompose en a/ote et en oxygène; il se dégage en même temps un peu de vapeurs nitreuses : c'est pourquoi l'on n'obtient pas exactement i vol. et demi d'oxygène pour 1 vol. d'azote.

Le nitre se décompose rapidement, lorsqu'on le chauffe avec des corps combustibles. .Ainsi un mébmge fait avec i partie de charbon et -, parties de nitre , deflagre vivement dans le feu ; il se dégage de l'a/.otc, de l'acide carbonique , et l'on a pour ré.sidu du cubonjile de potasse. Un mélange de 3 p. de nitre , de 2 p. de carbonate de potasse et de 1 p. de soufre, constitue une espèce de poudre fulminante qui, étant chauffée lentement sur une lame d'acier, détone avec une violente explosion. Un mélange de phosphore et de nitre détone déjà à la température ordinaire, sous le simple choc du marteau. Il se produit du phosphate de potasse.

Le nitre est très-.soluble dans l'eau. .Sa solubilité augmente en proportion de la température. Ainsi ;

NU

;i o»ioo, part. d"e;iu dissDhnil ir.,r, dr iiilrr ; :t 18" 19.

à 100'= 216, IJ.

A une température plus élevée , la solubilité devient infinie, lui général, les .lels très-fiisi- Oies se dissolietit beaucoup mieux à chaud qu'à froid. Un peut dissoudre a chaud inie quantité notable de nitre dans une dissolution de sel marin. A mesure que la dissolution S' refroidit, le nitre se dépose et cristailli^e le premier. II .se dépose , il est vrai , en même temps un peu de sel marin; mais, en y ajoutant une nouvelle quantité d'eau , tout le si'l marin reste en dissolution pendant que le nitre seul se dépo.se. La différence de solubiiiîc est donc ici un excellent moyen de séparation, l'ormulc du nitre : KO, NO^.

Le nitre existe tout formé dans la nature. On le trouve dans tous les lieux habites . sur les murs des malsons ba.sses , dans les ètables, dans les écuries , sur le sol des caves , des celliers, des bergeries ; les terres fumées et les engrais renferment une grande quantité de nitre. C'est pourquoi on a pensé que la présence de matières animales est nécessaire pour la formation du nitre. «Les matières animale^, a-t-on dit, contiennent de l'azote combine avec d'autres sub.stances: la putréfaction le dégage de ses liens : s'il s'échappe, s'il devient gazeux . il ne s'unira point à l'oxygène ; mais si, au moment où il va devenir libre, il rencontre de la potasse, qui a beaucoup d'aflinite pour l'acide nitrique, alors il se combine a l'oxygène fourni par l'atmosphère, et il y ,1 producticn de nitrate de potasse. >. Mais en Suède, en Prus,se, en France, etc., on fait avec des bases , telles que la chaux et la potasse, des nitrièfes artificicUe.s, dans lesquelles il y a trè.s-peu de matières animales. L'inleivention des matières animales n'e.st donc point nécessaire dans la production naturelle du nitre.

Le nitre naturel n'est point de l'azotate de potasse pur; c'est un azotate a base de ctiaux, de magnésie , d'ammoniaque , de potasse ou de soude. Ce sont la dis espèces de nitre 1 salpêtres ). Ces nitres contiennent . en outre, des chlorures de .soilium, de magnésium, et souvent une matière colorante de nature organique.

l.'art des salpétricrs consiste à extraire le salpêtre des terres ou il s'est produit naturellement. Voici les principales parties de cette opération : 1° I.ariiqe. On traite par l'eau les plâtras et les matières riches en nitre; on a auLsi une dissolution de tous les sels que nous venons de nommer, a» Saturation. F.n traitant la dissolution précédente avec du sulfate et du carbonate de potasse , on enlève la chaux et la magné.sie, l'une à l'état de sulfate . l'autre :i l'état de carbonate. L'expérience apprend qu'on n'obtient jamais une quantité d'azotate de potasse pi-oportîOQnellc au carbonate et au

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