‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 186 sur 322 · NIT · texte numérisé non relu

NIT

sulfate employé. 3° Évaporation. Aiirm la saturation, on obtient une dissolution cla/otatc (le potasse contenant des clilorures de potassUun et de sodium. En concentrant cette dissolution par l'évaporalion , on arrive à un terme où les chlorures se déposent, de manière ([u'on peut les enlever facileinent. La liqueur, avant été suflisamiucnt concentrée par l'évaporation, laisse, en se refroidissant , déposer le nitro, mêlé d'un peu de chlorure de sodium et de potassium. C'est la le nltre ou salpêtre brut, dont on détermine ensuite le titre, c'est-à-dire la (luantilé d'azotate de potasse réel. On peut employer, à cet effet, deux [irgcédés : le pi'euiier est fondé sur ce qu'une dissolution .saturée denitre, qui, par conséquent, refuse d'en dissoudre davantage, est encore apte à dissoudre le sel marin. Cependant, le titre indiqué par ce procédé est un peu trop laible, parée qu'il y a toujours un peu de nitre qui se dissout en même temps que le sel nia- Jin. Le second procédé consiste à ealcmer, avec du charbon, le nitre dont on veut roniiaitre le titre. On transJorjiie ainsi l'azotate de potasse en carbonate, qui, traité par l'acide sulfurique ( f-'oi/ez Alcalimktrie | , indiciue Jn quantité de potasse qui existe dans le carbonate, et consé(iucmment dans l'azotate.

4° Itafjlnage. On vcr.se de l'eau bouillante dans une cliaudit-re contenant le nitre (ju'on veut puritier. Après avoir concentré la liqueur par évaporation, on la lait cristalliser dans un bassin très-large et peu profond. On trouble, autant que l'on peut, la cri.slalli.s;ition ( en reumant constamment la dissolution ). Ix jiitrc qui se dépose est sous forme de cristaux très-petits , ayant l'apparence du sucre et du sable. L'ean-mèic qui .surnage tient en dissolution toutes les substances étrangères. On l.ive les petits cristaux une .seconde et même une troisième fois, afin de les avoir bien purs. Ces lavages ont l'inconvénient d'eiitrainer la perte d'une certaine quantité do nitre. Mais les gros cristaux présentent un autre inconvénient : c'est qu'étant presque tous creux, ils contiennent dans leur intérieur une certaine quantité d'eau-mère qui rend le nitre impur.

L'azotate de potasse, ainsi préparé et pniifié, peut contenir depuis un dix-millième ju.squ'à un vingt-millième de substances éliangéres.

Le nitre a de nombreux usages. Il est employé dans la fabrication de la poudre, de l'eau-forte et de l'huile de vitriol ( acide sulfurique ).

rairniQUE ( Acide ). f'oyez Azotique ( Aeide ).

ivirniTES. f^oyez Azotites.

KiTRO-AiviSJOUK ( Acide ). Cori's d'un blancjaunàtre, provenant de l'action de l'acide nitrique a ôG° li. sur l'essence d'anis concrète. Formule : C'6 IP N0!> + UO ( Cahours ). L'acide nitrique forme des pi'oduits analogues avec l'aciilc benzoïque ( acide nitrobrnzoï-

(jtie 1 , avec l'acide cinnamique ( acide nitrffcinnamiqne ) , avec la leucine ( acide nitroleuciqiie ), avec l'acide carbolique | acide nitroplicniùque ), avec la pWorizine ( acide nitrophlorctiqve ).

iviTROBF.\zi»F, Liquide jaune, d'une odeur de cannelle bouillant à î25° ; il cristallise a 3°, Il s'obtient par l'action de l'acide nitrique sur la benzole. Insoluble dans l'eau , il se dissout daas l'alcool et dans l'éthcr. La nitrobenzide a été découverte par >1. Mitscherlich, Formule ; C"115JN04.

iviTnoiiEi.LKivisiE. Produit obtenu par l'action de l'acide nitrique sur l'hcUénine. Formule : C' 5 H' O-" -|- NO^.

NITRUMÉCOMIVE. Produit cristallin obtenu par l'action de l'acide nitiique sur la inéconinc. Formule : G-» I|9 07 + NO^

MTitopiiÉMSiQtE ( Acide |. f^'oycz Car BiV/.oiiQuii I Acide ).

iviTRuiMciiiQUE ( Acide|. Voyez CaubazoTiQUE S Acide ).

KirnosALicvLiQDE ( Acldc ).. Synonymes:

A'ilrosalirylide ; Acide spiroUiqnc. Matièie cristalline obtenue en chauffant l'acide salyri- K'ux avec de l'acide nitrique. l'oi'iiiule • ^'.'^ IV O' JN.

MVEAU DES MERS. La siirface des mers serait partout à une égale distance du centre de la terre, si la terre était imumbile, si elle avait partout une composition homogène, tt qu'elle ne fût pas garnie de grandes montagnes. D'après Lepère , le niveau de la mer Rouge s'élève au-dessus de la mer Méditerrané-e de a, m . » dans les hautes mers et de 8 , m. I2 dans le* bas.scs mers. D'après M. de llumboldt , la mer du .Sud au Callao est plus élevée de 7, m. que l'Océan à Carthagène. Les observations de ce genre ne sont pas encore assez multipliées.

Koiit DE ru.viÉE. Carbone trés-divisé , provenant de la combustion des huiles ou de» résines.

NoiHiiRE D'OR. Cycle lunaire , comprenant une période de dix-neuf années solaires. Les anciens l'appelaient la grande année de Méton.

ivo.viëm;i.ati're. La nomenclature cjjt un langage d'abréviation, appliqué aux noms des corps composés. C^s corps composés sont tes acides, les bases, et les sub.stances neutres ou salines. La nomenclature implique donc une classilication ; elle a une valeur philosophique , en même temps qu'elle facilite l'étude de la science. Deux corps simples, se combinant en.semble donnent nai.s.sanee a un composé. D'après la classilication établie , ce composé est un ocide, ou une base, on un composé indifférent. Or, ne pourrait-on pa.i spécilier la nature de ce composé par sa simple dénomination, et sans qu'il fût nécessaire de recourir à des moyens chimiques? Là git tout le secret de !a nomenclature. En effet, une légère modilicfitiun dans la terminaison du nora d'un des élénu'uts du composé indiq\ie sur-le-champ si ce compo.sé est acide, biisiqiic (Ml nrntrc ( salin ). C'est pourquoi

NOIM

1rs terminaisons (5»e, ate , ure, on disent autant que de longues pt'riplirases.

lorsque l'oxygène est susceptible de se combiner en doux proportions différentes avec la même quantité d'un autre corps, et que les composés qui en résultent sont acides, on donne la terminaison eii.r k celui qui contient le moins d'oxygène, tandis que le plus oxygéné conser\e la désinence iqiic.

Dans l'impossibilité de modilicr les terminaisons déjà assez modifiées, on imagina de faire précéder le nom de l'acide contenant une quantité d'oxygène moindre que 1 acide terminé en eux, de la préposition grecque iitfpo {in;6 , au-dessous), en conscr\ant la terminaison iqne. A son tour, l'acide moins oxygéné que celui-là reçoit la préposition kijpo , en conservant la terminaison eux.

Avec cette modilicalion, on a :

.^cide sitl/tiriqne { SO^ 1 [ g^j^j^^ anciens. Acide sulfureux ( SO^ ) ) Mcide hijpo-sulfuriquc ( S= O^ ) ! acidcsnouv Acide hgpo-sulfureux ( S^ O^ ) j

l.e phosphore , l'azote, le chlore, etc., pouvent, comme le soufre, donner naissance à des acides moins oxygénés que l'acide tcrnainé en eux.

Dans une série de composés acides, le plus oxygéné est quelquefois précédé de la particule pcr on hgper. lixemples : acide ;)f i-chloliqne; acide hyper manganique. Le mot krpta, placé devant le nom d'un acide, si- },'nilie que cet acide renferme sept équivalents d'oxygène. Exemple: acide heptachlorique.

Comme pour les acides, il fut reconnu que l'oxygène peut quelquefois s'unir à un même mêlai en plusieurs proportions différentes. Lorsque cela arrive, le composé qui renferme la moindre | première | proportion d'oxygène est appelé protoxijde, de TtpMTu; , premier ; le composé qui en renferme le double , deutOTijde ( de OEÛTEpo; , second ) , ou , en employant iin mot latin, bioxyde ou binoxijde ; le troisième degré d'oxydation reçoit le nom de trioxyde ou de tritoxijdc { de TpiTo; , troisièuie); enOn, le quatrième degré d'oxydation est appelé quadroxydc.Ce dernier oxyde est rare. l.a dénomination générique A'oxijdc est suivie de la dénomination spécifique du métal. Exemples : oxyde d'argent ; oxyde de plomb.

I.'oxyde contenant une fois et demie autant d'oxygène que le protoxyde , est nommé scsguioxyde. Exemple : sesiuioxydc de fer.

Lorsqu'un métal ne présente que deux degrés d'oxydation , le premier conserve le nom de protoxyde , et le dernier, qui offre le uiaxiraum d'oxydation, estappelé pcroxydi: C'est ainsi qu'on dit indifféremment : sesquioxyde de fer et peroxyde de fer.

On appelle so»s-oxj/(/cs- des oxydes moins oxygénés que les protoxydes.

S" Composes satins. Les oxydes basiques, ou oxy-bascs , peuvent se combiner avec les acides ( oxacides ), de manière a en effacer, a

NUA

en ncttiraliser les proprietc's ; les eoui|Kis<'s (|ui en résultent portent le nom de sc/s. l'our indiquer ces combinaisons , ou change en atf, la terminaison ique de l'acide , et en ite la terminaison cttx.

Dans les oxy-sels on omet en général la dénomination <i' oxyde, en donnant siuiplcment celle du métal. Exemples : siilfale do plomb, nitrate d'argent; au lieu de sulfain d'oxyde de plomb, nitrate d'oxyde d'argent.

Morveau prescrivit de donner la terminaison «ce aux noms des substances qui , eumbinées avec d'autres corps, ne sont ni acide» ni basiques. Exemple : sulfure de fer.

Si le corps terminé en vre est susceptible de se combiner en plusieurs proportions ave*' la même quantité d'un même corps, ou se sert, comme pour les oxydes, des particules m-oln , sesqui, bi, deuto . pcr, etc. Exemples ; prolochlorure de mercure, bielilorure de mercure, sesquicblorure de fer, etc.

(Quelques chimistes ont proposé de terminer en ide le composé dans lequel entre la plus grande proportion de chlore, de brome, d'iod», de soufre , etc. Exemples : chloride de phosphore , chloride d'arsenic.

La nomenclature, telle qu'elle est sortie des mains de Lavoisier et de Morveau , ne s'applique guère qu'aux composés de chimie nunérale. Il n'en pouvait être autrement ; car toute la science des chimistes anciens n'avait roulé que sur des substances minérales et sur la distillation sèche des matières organiques, à l'étude desquelles n'avait présidé aucun principe scientifique. '

Si les successe irs de Lavoisier avaient bien voulu suivre les traces du niaitre , la chimie organique ne serait pas aujourd'hui livrée à l'anarcliie. Quelle était l'idée fondamentale qui amena la réforme complète de la nomenclature ? C'était de substituer aux noms anciens des noms nouveaux , qui exprimassent la composition même des objets qu'ils désignaient ; et ces noms nouveaux devaient se rattacher en même temps à un système général et raisonné.

^o\l■;s. terme de calendrier, par lequel le; Romains désignaient certains jours du mois. Les noues, de même que les calendes et Icj; ides ( f^oycz ces mots ), .se comptaient ou rétrogradant. Les mois de mars , de mai, de juillet et d'octobre comptaient six jours des nones; les huit autres mois n'en comptaient que (itialre. Dans les premiers, 1rs nones tombaient au septième jour du mois , et dans le* derniers, au cinquième. .-Mnsi, f^ 7>onns martii , c'est-à-dire, die quinta ante nouas inarlii, signifiait le troisième jour de mars , a compler en rétrogradant depuis le septième jour inclusivement ; /A-' nouas scxtilis, c'csla-dirc (juarta die ante nouas scxtilis, signlliait le second jour du mois d'août , à compler eu rélrogradant depuis le cin([uiéme jour iii-^ clusivement.

.^L'AGCS. Amas de brouillards susiiendi.»

OEN

Page 1