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fosses nasales. Il suffit d'une f rcs-pcfifc qnantité pour produire dans le nez et sur les veux un picoleinent très-vif. Il est un peu plus soluble dans l'eau que. l'acide sulfuriqiie, avec lequel il a la plus grande analogie II est inflammable, et brûle avec une flaiiiuie semblable à celle de l'acide sulfliydrique.
C'est un acide faible comme l'acide sulfliydrique. Il tache la peau en rouge foncé. Sa dissolution aqueuse, exposée à l'air, dépose, « la longue, du sélénium sous la forme de poussière d'un rouge cinabre. 11 se comporte , du reste, en tout point comme l'acide sulfliydrique.
On le prépare comme l'acide sulfhydrique ; seulement, à la place d'un sulfure, on prend un sélénure qu'on traite par un acide : l'acide s lénliydrique se dégage à l'état de gaz.
I.'acidc sjlénliydrique a une composition analogue à celle de l'acide sulfhydrique. loo parties d'acide sélénhydrique .se composent de 97,35878 de sclénium 2,16124 d'hydrogène.
Sa formule est : = Se II; i Se 11^ ), l'équivalent du .sélénium étant 191,J82.
I.'acide sélénhydrique a été découvert , en (817 , par .M. Berzelius.
.SELÉXIATES. Ces .scLs .sont analogues aux Sdlfates par leur composition ( MO , Se O^ )', par leurs propriétés physiques et chimiques. Les séléniates de baryte, de strontiane, de chaux et de plomb .sont insolubles comme les sulfates correspondants, avec lesquels ils sont isomorphes. Les séléniates de fer, de cuivre et de ziiie, chauffe dégagent de l'oxygène et de l'acide sélénieux , duquel on peut retirer du sélénium , au moyen de l'acide clilorhydrique et d'un sulfate alcalin. Ou prépare les séléniates comme les sulfates.
SÉi.ÉMEL'X ( Acide |. L'acide .sélénicu est un composé solide, cristallisant sous forme d'aiguilles tétraèdres, très-longues, sans odeur, et douées d'une saveur caustique et acide. Il attire l'humidité de l'air, étant très.soluble dans l'eau et dans l'alcool. Soumis à l'action de la chaleur, il fond et se volatili.se sans .se décomposer ; il est donc très-stable. 11 rougit la teinture de tournesol. L'acide sulfureux lui enlève .son oxygène et le réduit à l'état de sèléniimi, sous forme d'une poudie ronge. Pour faire cette expérience, on se .sert d'un sullitc alcalin , dont on dégage 1 acide sulfureux en y ajoutant de l'acide chlorhydrique.
On obtient l'acide sélénieux en brûlant le sélénium au contact de l'air ou de l'oxygène, comme on obtient l'acide sulfureux en bii'ilant le soufre dans ces mêmes circonstances.
L'acide sélénieux se compo,se de i équivalent de sélénium et de 2 équivalents d'oxygène. Sa formule est : Se O^.
Il n'y a point de composé à'oxt/de de sélénium. Ce que quelques auteui^s ont décrit sous ce nom , n'est que de l'acide sélénieux impur.
ÏÉLÉMOCY.VM'RES. Ccs SCls SOnt tOUt à
SEL
fait analogues aux sulfocyanures. Ils ont été peu examinés. M. Las.saigne s'est occupé des .sélénioeyanures , dans le but d'en séparer le corps correspondant au sulfocyanogène. Mais il n'a réussi à isoler ni le séléniocyanogène , ni l'acide .sélcniocyanhydrique. Dans toutes les réactions, il s'est constamment séparé du sélénium pur. Le séleniocyanttre de potassium a pour formule : C4 N^ Se^ K.
sÉLÉxiQUE ( Acide ). L'acide séléniquc est tout à fait analogue à l'acide sulfuriquc. Il est liquide, caustique , inodore, et contient toujours de l'eau. Sa densité est 2,e. Il est volatil, et peut être distillé. Chauffé au delà de 238°, il .se décompose en oxygène et en acide .sélénieux. Mis, en excès , en contact avec de l'eau, il produit une élévation de température, comme l'acide sulfurique placé dans les mêmes circunstances. Il rougit la teinture de tournesol couunc l'acide sulfuri(|ue II n'est point décomposé par l'acide sulfureux.
Avec les bases , il forme des séléniates isomorphes avec les sulfates. Il est impo.ssihic de distinguer, par le simple a.spect, les séléniates cristallisés des cristaux de sulfates.
l'our [iréparcr l'acide sélénique , on projette un mélange de sélénium pulvérisé et de uilre ( azotate de potasse ) dans un creuset chauffe au rouge. 11 y a déflagration et formation d'acide séléniquc, qui, en se portant sur la potasse du nitre , forme un séléniate de potasse. Celui-ci , par voie de double décomposition , est transformé en séléniate de plomb ; et , en traitant le séléniate de plomb par l'acide sulfliydrique , on obtient du sulfure de plomb insoluble et de l'acide sélen'uiue qui reste en dissolution. Le liltie opère la .séparation H. Rose propose ( ^im. du J'ogycii'lor/f, 1839 ) de préparer l'acide sélénique en fai.sant arriver, dans une dissolution aqueuse de cliloride de sélénium, du chlore gazeux. L'acide chlorhydrique ne réduit pas l'acide .séléniquc. avec lequel il se trouve mêle.
Dans les .séléniates. comme dans les .sulfates, l'oxygène de l'acide est le triple de l'oxygène de la base.
L'acide sélénique se compose de i éq. de sélénium et (le 3 éq. d'oxygène. Sa formule est : = Se ()J ou .Se.
L'aciilc .sélénique a été découvert par Mit&clierlicli et Mixh, en 1827.
SÉLÉMTES. Ces sels sont analogues aux sullites par leur composition ( MO, Se O^ ), par leurs propriétés physiques et chimiques. Les .sélénites sont un peu plus stables que les sullites, avec lesquels ils sont isomorphes. Chauffés avec du charbon , ils donnent lieu à des vapeurs de sélénium, et à un dégagement d'acide carbonique ou d'oxyde de carbone, suivant que le charbon ou le sélénile est en excès. Les sélénites sont , à l'exception des sélénites alcalins , en général peu solubles dans l'eau.
l,cs biséténitcs et les qiiadrischniles sout
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peu connus , et leur existence est encore douteuse.
l.es sélt'nites, traites par l'acide clilorliydrique et un sullite d'ainmonia(|ue ( sulfate al- . câlin ) , donnent naissance à un précipite de sélénium, sous forme de flocons rouges. Il faut opérer à chaud pour que l'action soit complète. On prépare les séléuitcs comme les sulfites.
SÉi.É\iin. I.c nom de séléniiun vient de CTE/riVTl , lune, pjr opposition à telliis l telliiris ) , tirre. Le sélénium se présente sous forme de poussière d'un rou^e bri(|ue foncé. Fondu et réduit en morceaux compactes , il a un éclat métallique qui rappelle celui du plomb. A la température ordinaire, il est friable, et à cassure vitreuse conclioïdc. \ la température de l'eau bouillante, il devient mou connue de la cire, et se laisse réduire, comme le soufre, en lils trés-minccs. 11 fond vers 150° et bout vers 400" , en donnant des vapeurs jaunes, semblables aux vapeurs de soufre ; comme celui-ci, il donne alors, en se déposant sur des corps froids, des fleurs de sélénium d'un rouge brun foncé. Le sélénium est susceptible de cristalliser dans l'acide sulfurlquc concentré. .Sa densité est 2,132.
Le sélénium a la plus grande analogie avec le soufre. Comme celui-ci, il brûle à l'air avec une flaimuepàle, livide, pour donner naissance à de l'acide sélénicux ayant la même composition que l'acide sulfureux qui se produit dans les mêmes circonstances. Lu absorbant I équiv. d'oxygène de plus, il forme 1 acide sélénique Se O^, tout à fait analogue à l'acide sulfurique SO^.
L'hydrogène sélénlé a également la même composition que l'hydrogène sulfuré : Se 112 = SII-, Avec les métaux , il forme des séléniures analogues aux sulfures.
Brûle au contact de l'air, il répand une odeur de chou pourri.
La forumle du sélénium est : .Se = iaj,28o Le sélénium ne parait pas exister en grande quantité dans la nature. Il accompagne fréquemment le soufre , avec lequel il est isomorphe. On a trouvé, pour la première fois, le sélénium dans les dépOts de soufre ramas.si dans les chambres de plomb qui servent à la préparation du soufre. Il existe dans le vitriol fumant de Kiaslit/. en Bohèuie, d'où il est précipité par l'addition de l'eau , sous foruje de poussière rouge. Il existe en as.w/. grande quantité j|ans quelques minerais de séléniure de plomb du Har/. , près Clausth.il. Ce minerai contient 28,11 p c. de sélénium.
l'ourextrairc le sélénium, on fait arriver sur du séléniure de plomb un courant de chlore : le sélénium est déplacé par le chlore, qui prend -sa place. Il se produit un chlorure de plomb fixe , et , le chlore étant en excès , il se forme un chlorure de sélénium volatil. Celui-ci, dissous dans l'eau , se décompose en acide sélénieux et en acide chlorhydriquc ; et , en mettant la liqueur contenant ces deux acides en
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contact avec du suUitc d'ammoniaque, on obtient le sélénium, qui se précipite.
L'acide chlorhydriquc déplace l'acide sulfureux du sulfite d'ammoniaciue; et l'acide sulfureux s'emparant de l'oxygène de 1 acide sélénieux , passe à l'état d'acide sulfurique , tandis que l'acide sélénieux' .se réduit. On pourrait également mettre le chlorure de séléniuui en contact avec du proto-chlorure d'étain , qui , en passant à l état de perchlorure , enlèverait tout le chlore du chlorure de sélénium , et le sélénium se précipiterait.
Le sélénium peut remplacer le soufre.
Il a été de-couvert, à la lin de tsiG, par M.Bcrzélius, qui l'a rangé parmi les métaux.
Chlorure de sélénium. Le chlorure de séUV nlura est un liquide brunâtre, d'une odeur fort désagréable ; il est , sous tous les rapports, analogue au chlorure de soufre. Il se compose, comme le chlorure de soufre , de 1 é(|uiv. de .sélénium et de 1 équiv. de chlore. Sa forjiiule est ; = Se Cl ouSeCl^ (atomes). On l'obtient à froid comme le chlorure de soufre, en faisant arriver du chlore gazeux sur du sélénium ea poudre.
sélé\ii;bes. Les séléniures sont tout à fait analogues aux sulfures. Tout ce qu'on dit de ces derniers peut, avec quelques légères modification!;, s'appliquer aux séléniures. Les séléniures sont isomorphes avec h's sulfures , et s'accompagnent dans un grand nombre de minerais et de composés organiques. Traités par un acide , ils dégagent de l'acide .sélénhydrique , tout comme les sulfures qui, placés dans les mêmes conditions, dégagent de l'acide sulfhydrique.
\.a. solubilité , la compositioneiXa prépara^ tioii des séléniures rappellent celles des sulfures.
SKi.s.Lenom de se/ est bien ancien ; il dérive probablement de aXç , mot par lequel les Grecs désignaient quelquefois la mer ( mare snlsiim ). On appelle sel le résultat de la coui binaison d'un acide avec une base. On l'obtient directement. Ain.si , par exemple , en versant de l'acide sulfurique dans une dissolution de potasse, il arrive un mouu'ut où la di.s.solution ne réagit plus sur la teinture de tournesol. Dans ce cas , on dit que la base a été ncutrali.. sée par l'acide . ou réciproquement ; et le nouveau composé qui en résulte est un sel neutre ( sulfate neutre de potas.se ). Le sel est appelé sursel ou sous-sel, .suivant que l'acide ou la base prédomine ( f^'oy. Nomenclaturk ).
Un sel est à proportions définies loi-squ'il est susceptible de bien cristallLser. Kn général, ce .sont les sels neutres ( contenant 1 éq. de base pour 1 éq. d'acide ) qui cristallisent bien. Uuns certains cas, un sel peut être neH ire par sa composition , bien qu'il soit ù reaction acide. Exemple : sulfate d'alumine, composé de I éq. d'alumine et de 1 éq. d'acide sulfurique. Dans d'autres cas , un sel peut être neutre par sa composition , bien qu'il .soil ,1 réaction alcaline. Kxeniplcs : phosphate ilo
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soude , carbonate de potasse. I.e ft nre de sels est déterminé par l'acide. Kn minéralogie, on adopte quelquefois la nomenclature dans laquelle le genre de sel est déterminé par la base. Ainsi , on dit chaux carbonatee, chaux sulfatée, chaux phosphatée, etc. Tout sel à pro[)ortions indéfinies est incristallisable. On admet, par exemple, un bisulfate de potasse, parce qu'on peut le séparer à l'état cristallisé ; mais Il n'y a pas de trisulfate, ni de pentasulfate de potasse , parce que la potasse ne donne pas de produit cristallia avec 5 ou s équivalents d'acide sulfurique.
action du calorique sur les sels. Sous l'influence de cet agent, quelques sels décrépitent, les cristaux sont brisés avec un certain bruit ; le sel marin en donne un exemple. Ce sont en général les sels anhydres qui décrépitcnt , ou des sels qui ne se combinent pas avec l'eau en proportion définie , et dont les cristaux contiennent de l'eau , pour ainsi dire, mécaniquement interposée. Aussi, ces sels décrépitent-ils déjà à loo», c'est-à dire, à la température â laquelle l'eau se vaporise et fait explosion en brisant les obstacles qu'elle rencontre. Il n'y a pas de décrépitation au-dessous de 100°. La propriété qu'ont certains corps , tels que le verre, le soufre, de conduire mal le calorique , est également une «ause de décrépitation. Dans ce cas . les particules de la surface du corps subissant lou'e l'influence de l'action dilatante de la chaleur, les molécules doivent s'écarter des molécules plus internes, de manière que le corps se brise. Les sels exposés à l'action du calorique peuvent ou se fondre et se volatiliser, ou resXCT fixes et se décomposer. Les sels hydratés et cristallisés fondent dans leur eau de cristallisation ( fusion aqueuse ) ; quelques-uns peuvent éprouver une seconde fusion {fusion iijnée ) , après s'être déshydratés. Le sulfate de soude est dans ce cas. Les sels anhydres ne peuvent éprouver que la fusion ignée.
diction de l'eau, lin général, plus la température est élevée, plus la quantité de .sel que l'eau dissout est considérable. La cliaux et la magnésie font exception. Il faut mesurer la solubilité d'un .se! , en prenant ce si'l tel qu'il se .répare de son dissolrant à l'état cristallisé. Les dissolutions peuvent être trèsvariées. L'alcool hydraté dissout très-bien le chlorure de calcium, la potasse, la soude; anhydre , il ne dis.sout qu'un très-petit nombre de .sels. In ajoutant de l'alcool dans une dissolution aqueuse, par exemple, de nitrjite de potasse, on affaiblit l'action dissolvante de l'eau , et il se forme un précipité. Voici coinuient on peut mesurer la solubilité d'un sel : prenons pour exemple le nitre. On fait d'ajiord une dissolution saturée ( Foiiez llissol.LirroN I de nitre dans \\n matras qu'on plon- !.'e dans un bain d'eau , dont un tliermoniéirc Miari|uc la température; ensuite on prend a\ei' une |ii|velte une eerlaincquantitédecette eju saturée de uilre à une température déter-
SEl.
minée ( à la températiu-e de 100" ) , on met cette quantité d'eau saturée de nitre dans un petit matras pesé d'avance ; nous supposons que le poids de ce matras .soit de 30 gr. s«8, et avec l'eau saturée de nitre , de 53 gr. asi. Tout étant ainsi disposé , on chauffe le petit matras. A mesure que l'eau ,se vaporise , le nitre se dépose et tapisse les parois du vase. Après en avoir chassé toute l'humidité au moyen d'un soufllet, on laisse refro dir le matras; puis , lorsqu'il est refroidi, on le pèse. L'eau étant vaporisée , il est évident qu'on ne pèse que le matras avec le nitre pur. Donc , si, aii lieu de 3o gr. S31 , l'on ne trouve plus que 53 gr. 2J3 , la différence indiquera l'eau.
3r.,2Jî
2,231 ( eau ).
Or, le matras seul pesant 30,::C8, la quantité de nitre qu'il contient est 2,G8:i. Ainsi, 2,281 parties d'eau à 100° dissolvent 2,63;; p. de nitre ; et, pour savoir combien ino p. d'eau dis- .solvent de nitre, on n'a qu'à établir la proportion suivante :
Jction de l'air. L'air peut agir sur les sels par l'eau, par l'oxygène et l'acide carbonique qu'il contient. Certains sels, comme le chlorure de calcium, le carbonate de pota.ssc, absorbent une si grande quantité d'humidité qu'ils deviennent liquides , en même temps qu'ils augmentent de leur poids ; c'est ce qui les a fait appeler .sels déliquescents. Le degré de déliquescence des sels est aussi variable que leur degré de dissolution. Ainsi , le sel marin est déliquescent au-des.sus de sa" de l'hygromètre de Sau.ssure , mais il n'est point déliquescent au-dessous de 8S°. Ix; chlonire de calcium, au contraire, est déliquescent depuis 100° jusqu'à o" de l'hygromètre de Saussure. D'autres sels ont la propriété de laisser dégager l'eau qu'ils contiennent , et de perdre en conséquence de leur poids. Ce» sels , qui , par suite de cette évaporation d'eau, prennent un aspect fariueex, sont appelés effiorescenls. Le phosphate et le carbonate de soude en sont des exemples. Si l'air était complètement saturé d'humidité, il n'y aurait point d'efflorescence. L'oxygène de l'air agit sur les sels dont la base est susceptible de se suroxyder, et de former un peroxyde plus stable que le protoxyde. Les .sels de fer et de manganè.se sont dans ce cas. Enfin, tous les sels dont l'aciile n'est pas tré.s-puissan't sont atftqués par l'acide carbonique de l'air. Les sulfures et cyanures ( sulfliydratcs et cyanhydrates ) se changent à lu longue en carbonates.
diction des acides. Ln acide mis eu contact avec un sel déplace en partie on en totalité l'acide de ce sel. Ce fait est .subordonné au principe suivant : quand deux acides sunt ea présence d'une base, ils se partagent cette base, et la paille que prend chacun de ces acides est pruportiunuelle 1'^ à s,vl quantité ,
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s» A s,ona/ftnite. Ui table dol'affinito des acides est encore un travail à faire. On pourrait prendre pour nnité l'aciJe sulfurique, qu'on exprimerait par 100.
. M. Poggiale, dans un travail récent (Comptes rendus de l'^cadrmic des sciences, année • 1114), s'est occupé de la solubilité des sels. Des différents sels que l'auteur a eu l'occasion d'étudier, le sulfate de baryte est le seul qui ait présenté la même solubilité à toutes les températures ; presque tons les autres se sont montrés beaucoup plus solubles à cliaud qu'à froid.
l-es sels qui sont peu solubles dansl'eau et par le calorique, comme le sulfate de chaux, ont donné, suivant M. Poggiate. à peu près les mêmes nombres de solubilité de o° à loo degrés. Ceux , au contraire, (|Ui , comme l'alun et le borate de soude, sont trt's-solubles par le calorique et peu solubles par l'eau , ont une solubilité beaucoup plus grande à chaud qu'à froid. Lavoisier avait fait déjà cette observation.
.Si l'on compare les lignes de solubilité des cinquante-trois sels étudiés par M. Gay-Lussac et par M, Poggiale, on arri\e aux résultats suivants : Ij soluûilité de quinze sels peut être représentée par une ligne droite , c'est-àdire qu'elle est proportionnelle à la température ; le chlorure de baryum , le sulfate de potasse , le bicarbonate de soude , le cyanure jaune de potassium et de fer, le citrate de chaux, la baryte, etc. Ij solubilité de trentehuit sels ne suit pas la même progression que Il température , et forme, par conséquent, une ligne courbe, l.e clilururc de sodium , le sulfate de soude, le nitrate de notasse , le borate de soude, le chlorure de mercure, l'émétique, l'iodure de pota.ssium , le chlorure de calcium , le bioxalate de potasse, etc., appartiennent à cette division. L'auteur fait observer, en outre , que chaque ligne a une marche particulière , et en quelque sorte indépeudante.
Les lignes de solubilité du carbonate de soude et de l'a/otate de cuivre sont remarquables en ce qu'elles sont concaves vers l'axe des abscisses. Celle de la potasse du commerce et du foie de soufre est courbe et irrégulière, parce que ces produits sont formés de plusieurs sels. Cependant, la ligne de solubilité du phosphovinate de baryte , observée par M. Pclouze , est irrégulicre.
La solubilité du sulfate de soude , du phospliovinate de baryte, du séléniate de soude et du sulfate de chaux, suit une marche singulière. En effet, au lieu d'augmenter a\ ce la température, comme la solubilité delà plupart des .sels , elle est à son maximum à un certain degré du thermomètre. La solubilité dé ces sels est représentée par une ligne courbe formée de deux branches , et dont le point de rebrousseluent correspond au maximum de solubilité, il est important de noter que ce maximum se trouve , pour les quatre sels, entre 35 et w degrés de lempéruture.