‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 254 sur 322 · KOMURE DE VII!RATIO>S SIMPLES · texte numérisé non relu

KOMURE DE VII!RATIO>S SIMPLES

en millimèlres.

par seconde.

Gainnie urait, Gaiitmi

tmigèrée.

Gamme vraie. Gamme temitêrèe.

rt 1000

Ut 2 2;;b,0 230,0

L't diôze 9G0 1

Il diè/e 20«,7 t . . . . 271 1

Ré bémol 92r, )

lié bémol 27B,i j

Ré «89

aui

Ré 287,9 237,5

Ré (liùze 3.;r, 1 . . .

Rédiè/c 300,1 )

Mi bémol Br,5 j " ' ' '

-Mi bémol 007,3 ) ■ ■ ■ ■ ^'-^

Mi 800

Mi r.20,0 3.22,1

Mi diè/e 7i;a

Ml diè/.e 333,3 ;^| y

l-'a bémol 78»

Fa l>én>ol 32G,a ^'i^

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Fa 341,3 J.,,',

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Fa diè/.c 3,i3,:; )

.Sol bémol «ai j ' ' ' •

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Sol bémol 3r,o,, | ' ' ' ' 302,0

Sol ccr.

Sol 384,3 583,6

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So diè/.e 400,0 (

La bémol ■1U9,« ( • ■ • • <■.■•

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R Si t:r>5

Si 480,3 4S3.0

1 Si diè/.e ui2

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Si dièze 500,0 «lito

1^ rt bèinol sit

.•ijO.

Vt bémul 49l„î 4S3,«

oOO

Ti 3, XVl.O iJI2,0 1

Ce sonomètre e.st inunt de deux règles divisecs, l'itne suivant la gamine chromatique vraie , l'autre suivant la gamme chromatique tempérée; en sorte qu'on petit faire apprécier a l'oreille, soit par une succession de sons, ."toit par désaccords, les altérations que le tempérament apporte en musique dans les Instruments à son fixe. On rectifie ainsi une erreur fort accréditée chez les musiciens , qui consiste .'i croire que le diè/.e du physicien est véritablement le bémol du musicien , on, en d'antres Ivrines, que l'îf^dlèze, par exemple, est identique avec le ré bémol, ce qui n'est pas vrai. Pour faire une gamme sur ce sonomètre, il faut mettre les deux cordes à l'unisson.

faire l'nt sur l'une, et le reste de la gamme s»ir l'autre. Pour faire des accords soit vrais , soit tempérés, on place le chevalet soas eha(|i>e corde, en ayant soin de les faire correspondre à des divisions d'une mémo règle.

SOXORE. f'nycz Soy.

SotDE. Synonymes: Soude caustique; H i/drate de soude ; alcali minerai; Natron ; Protoxi/de de sodium.W existe une si grande ressemblance entre la pot.issc et la soude, qu'il est difficile de distinguer l'une de l'autre. Les pi'opriétés alcalines, la saveur, la causticité, etc., sont un \icii moins marquées dans la soude que dans lu potasse. Connue la pota.ssc , la soude contient toujours au moins

sou

I (■(], d'eau , qu'on no pput lui enlever qu'au iiiuven d'un acide qui se substitue à l'eau. Kc proloxyde de sodium anhydre n'existe pas; car l'oxyde qu'on obtient par la combustion dursodiuin dans l'osygéne sec est un sesqttioxydc. \a soude la plus concentrée contient S2,3 pour cent d'eau. Elle est déliquescente coinuie la potasse. Sa solubilité dans l'eau est indélinie; sa dissolution laLsse, à une température assez, basse . déposer des cristaux d'hydrate de soude. F.Ue fond au rouge obscur ; au delà de cette température, elle se volatilise. Elle est un peu moiàs volatile que la potasse.

l.a soude sature très-bien lés acides, ef forme des sels éminemment solubles. l,a soude caustique n'existe pas dans la nature. On la rencontre à l'état de combinaison (carbonate, chlorure, iodurc, sulfate, etc. ) dans les eaux jIc la mer et daas toutes les plantes marines, dont les cendres fournissent la soude de \arvcb [ /larilliis , Kelp). Les genres saisnhr, S(ilicnr)iia, fucus, sont les plus riclies en soude, l.a soude se trouve dans le sel gcmuic a l'ilat de chlorure, ce qui lui a fait donner, par les anciens, le nom tTalcali minerai.

Oa retire la soude, coumie la potasse, du carbonate, en employant les mêmes procclés que pour la préparation de la potasse. A cet effet, on traite le chlorure de sodium par de Pacide sulfiirique : il se dégage de l'acide chlorhydrique (esprit de seH, qu'on recueille pour d'autres usages. Le sulfate de soude qu'on a pour résidu (caput mortuum( est ensuite calciné avec du charbon et de la chaux, jusqu'à consistance pâteuse. On obtient ainsi du sulfure de sodium ( sulfate de soude décomposé par ie charbon ), qui cède sdti soufre a la chaux. Le sodium, devenu libre, s'oxyde et se carbonate; de sorte que la soude, ainsi préparée, contient toujours un peu de carbonate. Cest là la soude artificielle du commerce,

la soude est composée de sodium et d'oxygène. La quantité de sodium qui se combine avec 100 d'oxygène est ■— 200,92 ( Xa)

390,92 = f éq, de soude réelle = N'a O, auquel il faut ajouter I éq. d'eau = II2,18

303,10 = NaCMO.

L'équivalent de la .soude est donc moins pesant que l'équiv. de pota,sse , et la capacité de saturation de sodium pour l'oxygène est plus grande que celle du potassium , puisqu'une quantité moindre de sodium sature la même qu.intité d'oxygène que le pota.ssium.

Caractères distineti/s de la soude et de la potasse. Des fragments de potasse et de soude exposés à l'air ( dans des capsules de porcelaine ) absorbent Ihuir.idité , et finissent par couler ( déliquescence ) ; mais, au contact prolongé de l'air, la potasse reste déliquescente ( carbonate de potasse déliquescent ) , tandis que la soude prend l'aspect d'une farme blan-

SOU 3:-

clic ; elle s'effleurit ( curOnnule de souae rjiliirescint \

La soude a de nombreux usages. Klle sort dans la fabrication du verre, du savon , dans la préparation de la lessive, etc. l,a soude a aujourd'liui presque partout remplacé la potasse; il n'y a que les cristaux dont la fabrication exige ab.solument l'emploi de la potasse.

l.es sels de .soude sont encore plus solubles que les sels de potasse. Les réactifs , qui précipitent la potasse et ses sels , ne précipitent point les sels de soude. Ainsi, le pcrchloriirc de platine ne fait que colorer la liqueur, L'aciilc tai'trique, le sulfate d'alumine, l'acide hydrofluo-silicique . etc., n'y produisent point ou â peine de trouble. Le .seul réactif qui précipite les sels de soude , c'est l'acide périodique (acide heptaïodique ). Encore, le poriodate de soude est-il solublc dans une grandn quantité d'eau.

1= Les sels de soude colorent ta flamme du chalumeau en jaune, tandis que les sels de potasse la colorent en violet paie,

2"= Les formes cristallines qu'affectent les sels de soude .sont différentes de celles des sels, de potiisse.

Ainsi , le sulfate de soude cristallise en prismes rhombotdaux , tandis que le sulfate dépotasse cristallise en pyramides à six/aces ( les prismes étant engagés ).

L'a;o(afe de soude cristalli.se en petits pri«mes rhombocdriques , tandis que \'a:otatc de pola.'ise cristalli.se en prismes he.Taédrcs.

Dans les analyses, la soude se dose comme la potasse. Pour séparer la potasse de la .soude, le meilleur procédé consiste à transformer l'une et l'autre en chlorure. L'abaissement de température que produit chacun de ces chlorures pour son compte permet d'évaliicila quantité de chlorure de pota.ssium , et partant celle de clilorure de sodium existant dans le mélange.

Chlorure de sodium. Synonymes : Ckforhydrate de soude, sel marin, sel qemmr, sel de cuisine , sel. Le chlorure de sodium est de tous les .sels le plus anciennement connu ; il porte le nom de sel par excellence. Il cristallise , comme le chlorure de potassium , c,i cubes parallélipipédes rectangles, ou en trémies. En Allemagne, et en général dans le Nord , on le fait plus particulièrement cristalliser en trémies : ce sont de gros cristaux creux et a parois minces , donnant quelquefois le double du volume de la masse de sel réelle. Dessous dans l'eau, il ne produit que frt's-peii de froid ; tandis que le chlorure de potassium en produit beaucoup. On a tiré parti de la propriété qu'ont ces chlorures dissous dans l'eau , de produire un abaissement de température chacun pour son propre compte, pour les séparer l'un et l'autre dans les analyse* ( Gay-Lus.sac ).

Le chlorure de sodium est déliquescent, quand il est exposé à un air très-humide ( su» de l'hygromèlrc de Saussure ).

SOU

A 130°, 100 parties d'oau en dissolvant r.c

le elilonire de sodium retarde le point d'ebiillition (le l'eau. Mis sur les cliarlions ardents, il dfcripite , ce qui tient à de l'eau mécaniquement interposée. Il y en a qui ne décrépite jias : c'est le sel {/rnimc , qu'on trouve à une grande profondeur dans la terre, ordinairement au-dessous des terrains secondaires , très-près des grands dépôts de tiouille. Mis dans l'eau , non-seulement il nedécrcT)ite pas, mais encore Il produit une petite effervescence en dégagement de rii.vdrogène. C'est de l'Iiydrogéne libre, disséminé dans les interstices des molécules (lu sel. Ix sel marin ordinaire fondu «t cri.stalli.sé ne décrépite pas non plus, comme le sel gemme ; d'un autre c('ité , le >el gemme dis,sous et cristallisé dans l'eau décrépite comme le sel ordinaire. Le .sel gemme a donc , non pas une oiiginc aqueuse, mais une origine ignée ; c'est une espère de lave provenant peut-être de l'ignition de l'intérieur du globe. '- I.e chlorure de sodium demande , pour .se fondre, une température plus élevée que le chlorure de potassium. Une lois fondu , il se volatilise longtemps avant son point d'ébullitjon. C'est pour cela qu'on s'en sert pour vernir la poterie degrés. Les vaiieius qui frappent le. vase produisent, en .se conibinant avec une partie de silice , une esp(-ce de vernis. Le chlorure de sodium, chauffé avec de la silice, dans un tube, ne produit rien ; si l'on ajoute de l'eau , il y a formation de silicale de sonde et dégagement d'acide chlorhydrique.

Le chlorure de .sodium est abondamment répandu dans la nature. Il existe dans les eaux »ie la mer et dans l'intérieur de la terre. Dans ce dernier cas, il e\isle soit sous forme de masses compactes, anhydies, constituant le sel gemme, sel minéralisé; soit .sous forme liquide , dissous dans l'eau , constituant des Miurces ou fontaines salées ( Salzsook'ii ;. Il laiit creuser quelquefois à une assez grande vrofondeur dans le sol pour trouver des fontaines salées , parce que l'eau salée, étant plus dense que l'eau ordinaire , doit être soumise à une pression plus grande pour être élevée au même niveau que l'eau douce. La tem- ■pératurc de ces fontaines est a.ssez élevée et presque constante. Le sel gemme est de formation ignée. Les mines de sel gemme de la l'ologne sont ù plus de 500 mètres au-dcs.sous de la surface du .sol, et ù ao mètres an-dessous (lu niveau actuel des mers. Il y a, en Afrique el eu Amérique ( Cordillières ) , de ces mines • lui se trouvent presque a fleur de terre, ce qui ne prouve rien contre l'opinion que le sel gemme est de formation ignée , puisqiie les roches granitiques, et autres de formation Ignée , peuvent , suivant les terrains , se trouver également à la surface du sol.

le sel marin , qu'on rencontre ainsi dans la nature, n'est presque jamais pur. Il renferme touiours d'autres sels ou substances étrangères.

SOU

Les caiix de la mer contiennent pour la plup.irt , dans 100 parties d'eau :

chlorure de sodium ï.iai

— de magnésium o,-,;j sulfate de magnésie o,iio

Carbonate de chaux et de

magnésie 0,02

sulfate de chaux 0,01

des traces d'iodures et de bromures.

.Sources salées de Sckoenbeck ( Allemagne), dans 100 parties :

chlorure de sodiutn 9 fit

sulfate de soude o,H

— de magnésie 0,01

— de chaux 0,3; chlorure de magnésium o,08 carbonate de chaux 0,02 sulfate de potasse 0,01

Chùletm-Salins ( France | , en looii parties : chlorure de sodium 132,17

— de magnésie 4,ci sulfate de chaux B.r.s

— de magnésium 3,99 carbonate de chaux o,2;t eau 8j3,3J

On relire le chlorure de sodium { sel marin) des eaux de la mer, de la manière suivante : On profite de la marée haute pour faire aniver les eaux de la mer dans des espèces d'ctangs , offrant une très-large surface. L'eau s'évapore rapidement à l'air ( surtout dans les pays méridionaux ) , et laisse déposer les matières salines sur un fond argileux ( inaraii salants }. Les eaux mères qui surnagent contiennent la plupart des substances étrangères qui rendent le chlorure de sodium impur. Le sel ainsi obtenu n'est jamais pur; il est diversement coloré en gris, en rouge, en jaune , etc.

Pour retirer le chlorure de .sodium des sources salées , les procédés varient , suivant que ces sources sont plus ou moins riches en sel.

Si les sources sont riches, on concentre l'eau immédiatement dans des chaudières larges et peu profondes. Les sels terreux et les autres sels peu solubles ( sulfate de chaux, carbonate de chaux, alumine, etc. ) s'incrustent sur les parois des chaudières , sous forme de mas.ses pierreuses appelées en allemand J'fannenstein ( pierre de chaudière ), tandis , que le chlorure rie sodium se dépose sons forme de petits cristaux. Les sels très-solubles ( chlorure de calcium, de magnésium, sulfate de magnésie, etc. ) restent dans l'eau mère.

Si la source est peu riche, c'est-à-dire, si elle contient peu de sel dans une grande quantité d'eau, on charge l'atmosphère de i'évaporation , pour économiser le combustible. .\ cet effet, on fait tomber l'eau d'une hauteur assez considérable sur des fagots ou des brins de paille ( pour multiplier les surfaces ). L'eau, en se vaporisant en partie , laisse déposer les sels peu solubles ( sulfate de carbonate de chaux ) , et le reste s'écoule dans un réservoir commun. Celle opération s'appelle gradua-

sou

tion. I.'eau aiiKi concentrée, graduée, est ensuite cvaporoe dans les eluiudicres larges , comme nous venons de l'indiquer, les fajjols incrustés de sels calcaires donnent un excelfent engrais , et les eaux mères sont employées dans la fabrication de l'eau de Scdlitz et du sel de Glaubcr.

Le chlorure de sodium ainsi obtenu contient toujours des traces de sels étrangers.

Formule : Na Cl , ou .Na Cl^.

Le clilorure de sodium est, de tous les sels, le plus utile a Ihoinme. On s'en sert comme assaisonnement , pour conserver les viandes , pour fabriquer la soude artiflcielle, l'esprit de sel, le chlore, et pour vernir les poteries de grés.

Le soufre, ['iode, le brome, le fttior et le cyanogène produisent, avec le sodium, des composés analogues aux composes correspondants de potas.sium.

Carbonate de soude. Il peut cri.stallispr de différentes manières, suivant la quantité d'eau qu'il renferme. Sa saveur est alcaline , caustique ; il s'effleurit à l'air. La chaleur lui fait éprouver la fusion aqueuse et ei^suitela fusion ignée, sans le décomposer. Il a une réaction alcaline. Un courant de vapeur d'eau, qu'on fait arriver sur le carbonate fondu, en chasse l'acide carbonique, et donne à sa place un hydrate de soude ; on obtient de même , d'une manière inverse , le carbonate , en faisant arriver .sur l'hydrate de soude un courant d'acide carbonique. Chauffé avec le phosphore, le carbonate de soude se décompose en donnant naissance au phosphate.

Le carbonate de soude est abondamment répandu dans la nature. 11 accompagne pre.-ique toujours le chlorure de .sodium , le chlorure de potas.sium et le carbonate de cliaux. Toutes les plantes marines laissent, apré,s leur incinération, une masse grisâtre . appelée . suivant les pays où elle a été obtenue , .soude d'Alicante , de Malaga , de jSarbonne ( salicor ) , d',\igues-Mortes ( blanquette ) , de Normandie ( varech ) ; .soude qui n'est autre chose que du carbonate de chaux , du sulfate de soude contenant des coinposé.s d'iode et de brome ; car il est rare de ne pas rencontrer des traces de bromures et d'iodures là où il y a des chlorures.

Formule : Na O, C 0= carbonate simple anhydre. Il est susceptible de cristalliser avec lO équiv. d'eau.

Le carbonate de soude peut être employé â peu prés aux mêmes usages que le carbonate de potasse.

Bicarbonate de soude. 11 nest point efflorescent. 11 est un peu moins soluble dans IVau que le précédent. loo parties d'eau, a la température ordinaire, n'endi.ssolvent que lo parties. F.xpo.sé â la chaleur, il laisse d'abord dégager 12 équiv. d'acide carbonique , en se transformant en sesijuicarbunute. Mn chauffant davantage, il se transforme en carbonate simitle. Il existe dans quelques e nix minérales, daas les eaux de Vichy, etc.

SOU

3fi!

Formules.

Na O, i C(>' ) - . 3; bicarbonate

anhydre non cristallise.

Na n ( CO' )^ + 1 HO , bicarbo- ( nate cristallise.

On le prépare en faisant arriver, dans une dissolution de carbonate de soude, de l'acide carbonique en excès.

On s'en sert dans la fabrication de l'acide carbonique, des eaux ga/.euses artificielles, de la limonade gazeuse , des pastilles de d'Arcet . etc.

Sesquicarbonate. Il cristallise difficilement. Il est inaltérable à l'air, et a une réaction alcaline. Ce sel existe naturellement dans quelques lacs de l'I gypie. On le trouve dans le lac Nolia ( province .Maracaibo ) , de l'Amérique ÎMéridionale ; il est connu dans le pays sous le nom d' iiroo.

Formule : 2 NaO ( CO= )3 , sesquicarbonate rcel.

Borate de soude. Synonymes : Borax ; Tinckal ,• Iliborate de soude. Ce sel est su.sccptible de cristalli.ser : i" en prismes hexaèdres , terminés par des pyramides trièdres; 2° en ociaèilres, «.es cri.stiux s'eflleurissent à l'air. Le bori.e de .soude a cristaux prismatiques est le bora.i des anciens. Il contient lo équivalents d'eau ; soumis à la chaleur, il éprouve la fusion aqueuse, puis la fusion ignée. Dans ce dernier état. 11 est visqueux , et forme , en se refroidissant , une masse vitreu.sc , transparente, et inattaquable par les corps combustibles. C'est a cause de cette propriété quç le borax a été employé couune fondant, et pour souder le fer, l'or, etc. Ce qui facilite la fusion du métal , c'est l'oxyde niélallique qui se produit , et qui a de la tendance a se combiner avec le borax. Lue couche de borax preserv(: le métal de l'oxydalion. Beaucoup d'oxydes métalliques prennent , étant fondus avec le borax, différentes nuances décoloration, hi plup.irt tiès^cstiinées dans les arts. Ainsi l'oxyde de chrome donne une matière verte; l'oxyde de cobalt , une matière bl'.uc ; et l'oxyde de manganèse . une matière violette. L'eau en prend i/io» de son poids, à froid : à chaud, elle en prend la moitié. La dis,solution Siiturcc ( faite à chaud ) aune réaction alcaline, et laisse déposer des cristaux oetaédriquss, constituant le borar octacdnqiic ou le borax moderne. I,es cristaux contiennent seulement s équivalents d'eau. Le borax est très-dur, et • préférable au borax ancien.

Le borax se rencontre , enduit d'une matière .savonneuse . dans plusieurs lacs des montagnes du Ttiibet. C'est le tinrkal des Indiens. On le purifie en le lavant dans de l'eau légèrement alcaline, et en l'abandonnant à la cristallisation, hn Toscane . on prépare le borax en saturant , avec la soude , l'aride borique . qu'on trouve naturellement dans quelques lacs de ce pays.

Formule : Na O ( BO' )' = i éffuiv. de borate de soude réel ; il est acide d'après sa composition, et alcalin par sa reaction.

SOU

I.c bora\ i'>t snuxont eniployt' d;ins los arts comme fondant, et pour faciliter la soudure des métaux.

Jzolate (le soude ( n'tre cubique, vitre du Chili ). Ce sel a presiiic les mêmes propriétés que l'azotate de potasse , qu'il peut icmplacer partout , excepté dans la fabrication lie la poiulre. Il cristallise en cubes ou plutôt «•n rhomboïdes, également anhydres. Il a une «avenr d'abord fraichc , puis brûlante. 11 est plus soluble que l'azotate de potasse.

a 0°, 100 parties d'eau en dissoh ent 73,2.

II est de même plus déliquescent que le nitrc; c'est pourquoi la pondre à canon, dans laquelle entre l'a/.otate de soude, est difûcile à conserver.

On a rencontre au Pérou, à .^tacaina , des masses tré.s-coiisidérables d'azotate de sonde dans une tcrie argileuse. On en transfiorte depuis 1825 en lùiropc. On le vend dans le commerce sous le titre de uilrc du Chili. On le trouve également dans quelques l.ics de Il X'vpte , dans la me[' Moite . etc.

i-ormnle : Na O, NO^ ou Ka O, .Vz^ G' ( en atomes '.

l'hosphiite de snnde. Synonymes : Sel iiiicrœosmifjue ; Sel admirable perle. Il C[ islallise en prismes obliques à base rliombe. les angles .sont, l'un C7°,:;o', et l'autre iio'^.ki'. J.'ar.séniatc de sonde cristallise exactement de la même manière ; de sorte qu'il est impossible de distinguer ces sels l'un de l'autre par le simple aspect. Le pliospbate de soude cristallisé contient 12 équivalents d'eau. Soumis à la obalcur, Il peut éprouver la fusion ;;qucuse, puis la fusion ignée. En éprouvant lu fusion ignée, il se convertit en p^mphosp/iate, moins soluble et cristallisûnt autrement que le phosphate ordinaire. Dans cet état [ anhydre ) , il précipite l'azotate d'argent eu blanc, lanilh que le phosphate hydraté précipite ce sel en jaune. .Sa saveur est fraîche, -salée, et sans arrière-goùt amer, r-xposé à l'air, le pliosphate ordinaire s'ctllcnrit, en perdant une certaine quantité d'eau de cristallisation.

11 a une réaction alcaline, bien qu'il soit neutre d'après ,sa composition. Les eaux, mères cpii surnagent sur les cri.staux de phosphate de soude , rougissent la teinture de tournesol i réaction acide). I.e phosphate de soude est assez soluble dans l'ean : on n'en a pas encore rigoureusement évalué la solubilité. Use trouve ilaus l'urine , dans le .sang, et dans tous les Kquidcs auiujaux.

Formule : .\a O , l'h O' = l éqniv. de phospliate ( après la fusion ignée ) ; Na O l'h O'' -t-

12 ilo = I équiv. de phosphate de soude crisla

Il est purgatif h la dose de 00 à w graniuics.

ISijilwsp/iale de sojide. Ce sel cristallisé contient 4 éiiiiivalents d'eau. 11 est diU)orphe , earil cristalli.se : 1° en prismes droits rhomboï- (l..u\. 2" en octaèdres rectangulaires. On l'obtiti:t en calcinant le iihusphate double de

SOU

soude et d'ammoniaque, sel connu depuis fort longtemps, et que les anciens chimistes reliraient de l'urine de l'homme.

Les combinaisons que le soufre , l'iode , le lirôme et le fluor peuvent former avec le sodium, sont tout à fait analogues aux combinaisons de CCS mêmes coi-ps avec le potassium.

.Su If aie de soude. Synonymes : .tel de r.laubcr ; Sel udmiruhic; SoiiJe vitriolée ; alcali minerai vitriole, il cristallise en prismes rhomboïdaux , accolés les uns aux autres, de manière à présenter l'a-spect de cristaux cannelés. Le sulfate de soude cristallisé contient 10 équivalents d'eau, Au.ssi peut-il éprouver la fusion aqueuse, et, après que l'eau de cristallisation s'est dégagée , la fu-sion ignée. Il a une saveur un peu amère, et fraîche comme de la glace appliquée sur la langue. 11 est plus soluble que le sulfate de potasse. .Sa solubilité présente un singulier phénomène: d'abord elle augmente à mesure que la température s'élève ; die arrive bientôt à son maximum, puis elle diminue, bien qne la température aille toujours en augmentant.

Ainsi, on a :

O'', loop.d'eau en di.ssolvent iï,7 parties, sa", oj 03,:;

BO", 4 222 ,r>

Lnc dis:îoUition satime de sulfate de sonde ( à ZT," ) peut être soumise à la température deo", sans qu'elle laisse déposer aucun erisl:iU poiMVU qu'on opère dans un espace vide ( daus un tube fermé à l:i lampe ) . ou eu recouvrant la dis.^olution d'une couche d'huile. Jtais, des qu'on y plonge un corps solide ou qu'on y fait arriver de l'air, la cristallisation se manifeste aussitôt. En même temps le tube s'échauffe un peu. D'autres sels présentent le même phénomène .seulement â un degré plus f:iible.

Le sulfate de soude anhydre ^ tlienardite } est isomorphe avec le sulf;ite d'argent.

Formule : JMa O, .SO^ = 1 éqniv. de sulfate de soude réel, après la fusion iijnee.

Na O, .SO^ + 10 110 = 1 équiv. de sulfate de soude cristallisé.

Il est employé dans la fabrication du verre.

C'est un excellent purgatil a la dose de 20 à 50 grammes. On fait, avec M parties de sulfate de soude pulvérisé et 4 parties d'acide sulfurique il 51; degrés, un mélange frigorilique propre a la congélation de l'eau renfermée dans des tubes cylindriques de fer blanc.

Extraction du sulfate de soude en grand. L'eau de la mer, privée par l'évaporation du sel marin qu'elle contenait , arrive à l'état d'eau mère : c'est là que se rencontrent les matériaux que l'eau de la mer renferme ea moindre proportion. Tarmi ces matériaux figure, au premier rang, le sulfate de magnésie. La proportion de ce dernier sel n'est pourtant pas aussi considérable qu'on pourrait le croire, d'après les annijses de l'o'.iiHon-l.agranjfe

sou

et Vogct. M, Balard assure que le snlfatc contenu dans les eaux de la mer, évalué en snl/atc de soude, ne représente que le 1;7 du chlortire de sodium, au lieudu l'i, connue semblaient lctal)lir les trav.iu\ antérieurs.

Des reciicrehcs récentes de M. lialardont eu pour objet d'extraire le sulfate des eau\ de la mer à l'état de sulfate de soude. Comiuic ce dernier vaut à peu prés (|Uin/.e fois plus que le sel marin, on comprend tout l'intérêt quis'altaclu- à celte opération.

il faut remarquer d'abord que les sels de Chaux contenus dans les eaux de la mer enlèvent une partie de l'acide sulluriquc , forment du sulfate de ebaux, et réduisent ainsi •c sulfate de soude contenu dans les eaux mères au 1 8 du eblornrc qui peut élre extrait. lA réfrigération des eaux mères donne lieu à un dépôt de sulfate de soude. Les oxydes du sulfate de magnésie et du clilorure de sodium subissent, sous l'innuence du froid. un cbangement de position, et le sulfate de sonde cri.-,tall!se à la place du sulfate de magnésie. Cette (lérompcsition résulte netlement des faits observés par M. (irenu. et des docuinenls fournis par .M. l'crtliier sur la siline de Montlni.

Mais M. Halard n'a pas tardé à reconnaître que ce piincipe était d imc exécution a peu près impossible dans les conditions de température où se tiouve le midi de l.i France; il a dû rcrourir a des principes différents, puises dans l'étude de l.i solubilité de plusieui's se's dans l'eau. M. Ii:ilard lunnule ces principes do la maniérj suivante : « l.ors(|ue iii:u\ sels diifèrent p.ir leuc" acide et par leur base, et qu'une double décjmpositiou entre eux est possible , la présence d'un sel peut favoriser U soluli^lité d'un autre; quand ils ont, au contraire, le même acide ou la même base, et que la double décomposition ne peut avoir lieu, la présence d'ini seldiuiinue, aucuntraire, la soluliilité d'un .luIre, sauf le cas où la formation 'd'un sel double donne naissance a un conqiosé nouveau doué d'allinites spéciales. » Ainsi, le ciilorure de magnésium nuit à H .solubilité du eblornrc de soliuni, en raison de l'acide conuuun ; il nuit également , coninie sel magnésien , à la solubilité du sulfate de magnesi •. La solubilité du sulfate de soude est (le uièmc diminuée par ta présence du sel marin en excès, tandis qu'elle est favorisée par le clilornre de magnésium.

Il résulte de ces différents faits : i° qu'il importe d'éloigner des eaux mères le clilorure de magnésium, qui faciliterait la solubilité du sulfate de soude, dont il faut provoquer la cristallisation ; '2= qu'il est à propos d'ajouter du sel marin, afin de diminuer la solubilité du sulfate de soude.

" lixtraire du sulfate de maRnésie des eaux mères, éliminer le clilorure de magnésium, ajouter du sel maria en eveès , voilà , dit W. lialard , tout le secret, .i

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