‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 264 sur 322 · C- I W- Ba^ ) 0\ se · texte numérisé non relu

C- I W- Ba^ ) 0\ se

SITL

Sulfacétate de ptomt). 11 se dépose parfois en aiguilles prismatiques , transparentes ; très-courtes, et partant d'un centre conunuu ; d'autres fois en mamelons opaques qui renferment à l'état sec ( à 120° ) :

C^ 111= PbOf)\ SO^.

Sulfacétate d'ar-gent. Pour obtenir ce sel à l'état de pureté , on décompose le sulfacétate de baryte, suspendu dans l'eau, par un léger excès d'acide sulfurique étendu ; on débarrasse la liqueur de l'excès d'acide sulfurique, en la maintenant en digestion à une douce chaleur avec du carbonate de plomb. On sépare a l'aide du liltre et l'on traite le liquide par l'hydrogène sulfuré , puis on sature par de Tuxyde d'argent, qu'il ne faut pas ajouter en trop grand excès.

Ce sil se dépose d'une dissolution saturée et bouillante , en petits prismes, transparents. allongés, aplatis et terminés en biseau, qui renferment à l'état sec :

C> ( 11" AgMO^SQî.

Svlfacetoviiiate d'argent. Quand on décompose du sulfacétate d'argent sec suspendu dans de l'alcool absolu par un courant de ga/. chlorliydrique sec , il se produit un nouvel acide analogue à l'acide tartrovinique. .Si, après avoir séparé par le liltre le chlorure d'argent qui .s'est formé, on porte le liquide dans le vide .sec, on obtient un liquide sirupi-ux qui ne précipite ni le nitrate d'argent ni le chlorure de baryum , et qui se dissout complètement dans l'eau. Il rougit le tournesol, et décompose les carbonates à froid.

Si l'on sature p.ir de l'oxyde d'argent le produit précédent, on obtient un sel parfaitement défini , qui dilfère entièrement du sulfacélate d'argent. Le nouveau sel se dissout dans l'alcool absolu , mieux à chaud qu'à froid , et s'en dépose sous la forme de lamelles nacrées d'un blanc éclatant.

stLFACÉTYLiQUE ( Acide ). Produit cristallisé en longues aiguilles blanches, fusibles à 80° et subliiuables. 11 a été découvert par M. Regnault en faisant absorber l'hydrogène bicarboné ( liydrure d'acélyle ) par l'acide sulfurique anhydre. L'acide .sulfacélylique absorbe avidement le gaz ammoniac ; la matière s'enllaiiimc à une douce chaleur, et se ciiange en une masse noire. Il se dissout dans l'eau, en .se transformant en acide isél bionique liydraté. Formule : Ct 114 + î SO.

Sl;LF.*>lÉTllYL.v^'Iî. Matière incolore»

cristalline , déliquescente , analogue à l'oxaméthylauc. On l'obtient en f.ii.sairt arriver ua courant d'aiiiiiiouiaquc dans du sulfate île méthylène, l'orroulc : C- 11- NS' G"*. ( Dumas et l'éiigot. ;

SLi.FAM IDE. Poudre incolore, dé-liquescente, découverte par .M. Regnault. On l'obtient de la manière suivante : On fait an-iver dans va ballon sec du gaz chlore .sec, et un mélange sec de volumes égaux d'acide sulfureux et de ga/. oléfiant. Les gaz se condensi-nt dans te billion et produisent deux composés : l'un c*t

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la liqueur dos IJoUamIais, et l'aiih-ciin corps liquide furnié de I équiv. d'acide sulfiucux et de I équiv. de dilore. Ce dernier compose, soumis a l'action du gaz ainuionlac sec, donne du sel ammoniac et de la suiramidc. Ui sullaluide est trés-soluble dans l'eau , sa solution ne précipite ni les sels de baryte ni les sels de platine. Formule : MI- + SU*.

8ULFA.1IMOX. Ce uoui a été donné par M. H. Rose :ni sulfate d'ammoniagiie anhydre, qui , par ses propriétés , se distingue culiéreiucnt du sulfate d'ammoniaque ordinaire. h mje.z .\MMONiAQUE ( Seh ).

SLLFA.MXAPiiTÉsiQUE | .\cide ). M. Laurent a obtenu ce produit en faisant bouillir le sulfanaphtate de chaux avec de l'acide uilrique. Il assigne au composé bar) tique la formule : C40 H<* N^ <J4 S- 05 4- Ba O.

siiLFARSl\E. Liquide étliéré , d'une odeur désagréable, insoluble dans leaii , et d'une densité supérieure à celle de l'eau. 11 s'obtient en traitant l'alcarsine par l'hydrogène sulfuré. Kn distillant l'alearsine avec les acides clilorlivdrique, lodliydrique, broudiydrique et cyanhydrique, on obtient la cldorursinr , Viodarsiuc. la bromarsinc, la ctjanaisiuc. Formule : C4 ll<> .\s+S.

SL'LFAS.\TiiYiii;. Produit blanc cristallin, obteuu par .M. Laurent en versant de la potasse ou de l'amuionia(|ue dans une dissolution alcoolique de sulfésatlivde. Sa formule est : C3i U'' KO^ S.

SULFATES. Sels qui peuvent, dans Certaines circonstances, donner lieu à l'odeur de l'acide sulfureux ou a l'odeur de l'hydrogène sulfuré : l'un et l'autre earactéiiscnt un composé de soufre. Ils ne font point effei-vescence avec les acides. Us sont tous décomposés par la chaleur, excepté les sulfates de potasse , de soude , de chaux , de .strontianc , de baryte , de magnésie et de plomb. Le ; prorluits iiu'ils laissent dégager varient suivant les degrés de température. 11 .se dégage d'abord de l'eau ( eau de cristallisation] vers loo" ; ensuite des vapeurs blanches, suffocantes d'acide sulfurique anhydre, vers 400=' ; enfin, à une température plus élevée ( à la chaleur rouge ). l'acide sulfuri((ue lui-même se décompose, et Liissc dégager de l'oxygène et de l'acide sulfureux , ordinairement dans le rapport d'un volume d'oxygène pour deux vol. d'acide sulfureux. Lorsque l'oxygène .se trouve en proportion moins considérable , c'est (lu'uuc partie sert à faire passer l'oxyde à un degré supérieur d'oxydation. Si la base a beaucoup d'aflinité pour l'oxygène, on obtient un oxyde pour résidu. Ainsi, les sulfates de fer, de zinc et de cuivre , laissent , après leur calcinatlon , de l'oxyde de fer, de zinc , de cuivre. Si la base a peu d'affinité pour l'oxygène, on a pour résidu le métal pur. Le sulfate d'argent ?«t dans ce cas. Tous les sulfates, même ceux que la chaleur ne décompose point , sont dceomposes quand on les chauffe avec des corps qui i)euvent absorber de l'oxygèue ot se transformer eu (les (•onip(j>.es lixcv ou volatils : le

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bore et te phosphore décomposent tous les sulfates à l'aide de la chaleur, sons degarifiiient d'acide siilfureni. .•\pres l'opération , on a , à la place du sulfate , un phosphate ou un borate indécomposable, mêlé à une- plus ou moins grande quantité de sulfure. Tous Il s sulfates sont décomposes par le charbon a l'aide de la chaleur. L'acide sulfurique est réduit à l'état de soufre qui .se combine avec le métal désoxydé , pour donner naissance a un sulfure. Les sulfates métalliques ne donnent, dans ce cas, qu'une partie du sulfure qu'ils pourraient donner réellement ; tandu que les sulfates alcalins . de même que les sulfates de plomb et de magnésie , donnent une (|uantité de sulfures équivalente a tout le .soufre de l'acide sulfurique contenu dans le sulfate. Tous ces sulfures dégagent, à l'air humide, l'odeur il'œufs pourris, qui caractérise de l'hydrogène sulfuré. Si le sulfate métallique traité par le charbon donne peu ou point de sulfure, U faudra préalablement mêler le charbon avec du carbonate de potasse ou de soude. Il se forme d'abord un sulfate de potasse , sur lequel le charbon exerce ensuite son action décomposante ; et l'on a pour résidu un sulfure exhalant, à l'air luimidc ou dans l'eau, l'odeur de l'hydrogène sulfuré , qui noircit une lame de plomb ou d'argent. Dans toiLs les cas, si le charbon est eu excès par rapport au sulfate , il ne se dégagera que de l'acide carbonique. Si , au contraire , le sulfate est en excès par rapport an charbon, il ue se dégagera que de l'oxyde de carbone. Dans les proportions intermédiaires, on aura un, mélange d'acide carbonique et d'oxyde de carbone.

Ui plupart des sulfates sont solubles. Les moins solubles sont les sulfates de chaux , de strontiane, d'antimoine, de bismuth et de plomb. Mais le plus insoluble de tous , c'est le sulfate de baryte. Aussi , une très-petite quantité de sulfate soluble précipite-telle une trace de baryte. Le précipité est blanc, pesant, tout à fait insoluble dans l'eau , dans le.s alcalis et dans les acides , à l'exception de i'a cide snlfuri:|ue bouillant, qui en dissout un peu. Les sulfates .solubles dans l'eau sont a peine solubles dans l'alcool; d'où il résulte qu'en versant de l'alcool dans de l'eau de puits, qui renferme ordinairement beaucoup de sulfate de chaux ( plaire ) en diss(duliun , on obtient un abondant précipité blanc de sulfate de chaux. Quand on fait bouillir, pendant deux heures environ, du sulfate de baryte insoluble avec o à 6 fois de sou poids de carbonate de pota.ssc en dissolution , il s'opère un double échange : à mesure qu'il se forme du carbonate de baryte, il se produit du sulfate de potasse: et c'est cette quantité de sulfate de potasse qui fait reconnaître la quantité correspondante de sulfate de baryte, puisipie la même (|uantité d'acide .s.ature toujours une quantité équivalente de base. C'est ainsi qu'on arrive it transformer un sel insoluble ( sulfate de ba-

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IV te I on un sel solublc correspondant ( sul- Ijte (!<; potasse ). Ce moyen , découvert |>ar M. Oulong, offre de grands avantages dans cectains cas d'analyse,

DanS les siil/ales neutres, l'oxygcnc de la base est le tiers de Toxygène de l'acide; i équivalent d'acide est uni à i équivalent de base. Dans les sulfates acides ( bisiil/ciles ). la quanlité de l'acide est le double de la quantité de Jaeidc qui existe dans le sulfate neutre. 11 y a un certain nombre de sulfates basiques dans lesquels la basé est un multiple par 5, par «, rarement par 2.

MO, SO^ { sel neutre ).

MO, (SO^)^ (bisel;.

2 MO. SO^ ( sel bibasique ).

3 MO, S03 ( sel Iribasique ), 6 MO, SO ( sel sc\basique ).

Beaucoup de sulfates, et parlicnlicrement les sulf.ites alcalins et terreux , se rencontrent tout formés dans la nature. On les prépare par voie de double décomposition. Ainsi, pour préparer le sulfate de plomb, on verse du sulfate de soude ( ou tout autre sulfate solublc ) dans du nitrate ou de l'acétate de plomb: ii se forme aussitôt un précipité blanc de sulf.ilc (le ploMib , et lUi nitrate ou de l'acétate de soude, qu'on sépaie par le filtre.

SULFAZOTATES Ct St I.FAZOTITES, DCUX

séries de sels récemment découvertes par M Frémy. Kn faisant arriver, dans une solution de nitrate potassique contenant un excès d'alcali, un courant d'acide sulfureux , la liqueur devient, à un moment donné , comme gélatineuse , et laisse déposer un sel blanc , ressemblant au stéarate neutre de potasse : c^cst le siil/azotitc de pntasac. Ce sel est trcs-soluble dans l'eau , insoluble dans l'alcool , et possède jinoéaction alcaline. Use décompose brusquement par la chaleur, donne naissance à de r.icide sulfureux , de l'ammoniaque , des vapeurs rutilantes, et laissi; un résidu de sulfate neutre de potasse; il est oxydé rapidement par le clilore ou l'acide nitrique.

Ce sel peut être représenté par la formule ;

aSO^ 2S0^ KO^, H^ Oî +; KO, On ne peut en isoler l'acide; car en traitant lin sulfa/.otique par un acide il d<^gas:e immédiatement du deutoxyde d'azote, et donne naissance à im sulfate.

Lorsqu'on traite le sulfazotite potassique par une nouvelle quantité d'acide ,sulfureux en présence d'un excès de potasse, on le transforme complètement en sulfazotate de potasae , quia pour formule.

2SO^ 2.S0^ MO^H^ 0= -t- 3 KO.

Ce sel est remarquable par sa belle cristallisation ; il est solublc dans l'eau , et cristallise en larges tables rbomboidales ; sa réaction est alcaline , ct sa saveur léjjèrenient caustique. Les acides sulfurique et cblorliydrique ne le décomposent pas. L'acide de ce sel, qui ne peut exister à l'état isolé , se comporte dans ses réactions comme lui acide polybasique. Lu traitant le sulfa/.otatc potassique , coMte-

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nant un excès de base, de nouveau p.ir SO" la li(|ueur, qui était d'abord parfaitement claire, laisse bientôt déposer de longues aiguilles de suif Clin iiionatcpotassicjne :

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