SO^ 6 S0^ KO^ 11^ O^ + -1 KO
Kn faisant réagir l'acide sulfureux sur le nitritc ammoniaque , on otstient le sul/anivmnute (iiuinoniaqiie , 7 SO^, .SO', Ml» + 4 ( jNlU 0 j, qui est beaucoup plus solublc que le sel potassique. En traitant ce sulfammonate potassique par de l'eau à 40°, il perd i éq. de bisulfate potassique, qui reste en solution , et il se dépose du sul/ainidate potassique en belles lames cristallines. Ce sel a pour formule : G SOS KO' , H= 0= +3 KO. ; Journal de l^harmacic , année imm. )
si'i.FiJSArilcDE. Corps analogue à l'isatliydc, M. Laurent l'a obtenu en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré daus une dissolution alcoolique d'isatine. H se forme un dépôt de soufre , et l'on précipite la sulfésatliyde par l'eau. Sa formule est : C^' W' NO' S'.
.siLFiiVDnAMiDE. .Svnonymes : SuIJate d ammoniaque aniiijdre; Suifammon. Pondre blanche, légère, solublc dans l'eau , insoluble dans l'alcool , obtenue par II. Uose en faisant arriver un courant de ga/. ammoniac sec dans un flacon contenant de l'acide sulfurique anhydre, foi/ez Ammomaqle, sels.
siJLFilYi»uiQUE (.4^cide). Svnonymes: Hgdroricnc sulfuré; Acide kydrosulfurique ; Acide JiydrotAioniqKe. L'acide sulfurique est un composé ga/eux, incolore, doué d'une odeur d'œnfs pourris t rèscaractérist ique ; sa saveur est fort désagréable ; sa densité e.st I,i9. Soumis à une pression de I7 atmosphères, il peut, à la température ordinaire ( io° ) , être amené à l'état liquide. Il présente alors l'aspect d'un liquide incolore, excessivement mobile ; sa mobilité est telle, que l'éther, placé à coté de lui, ressemble à une huile grasse. A 18°, l'acide sulfhydrique étendu d'eau dépose de petits cristaux octaédriques d'hydj-ale. Le gaz acide sulfhydrique se dissout assez, fùbleuient dans l'eau; celle-ci, dans les circonstances ordinaires, en prend environ trois fois son volume, l^tant peu solublc dans l'eau, il ne fume pas à l'air. L'eau , chargée de gaz, acide sulfhydrique , laisse dans le vide , ou à une tempéiature élevée , échapper tout le gaz qu'elle contient. L'acide sulfhydrique rougit faiblement la teinture de tournesol ( en rouge vineux '. Ses propriétés acides ne sont pas bien marquées : en le faisant passer à travers un tube incandescent , on le décompose en hydrogène ct en soufre. Ainsi , la chaleur seule suffit pour le décomposer ;et pourtant cette même chaleur suffit aussi pour combiner le soufre avec l'hydrogène. IMais, de même que la chaleur ne décompose pas complètement l'acide sulfhydrique , ainsi la chaleur seule n'amène pas une combinaison complète du soufre et de l'hydrogène. L'acide sulfhydrique est un ga/. inliammable, ce qui n'est pas étonnant, puisqu'il se compose de deux rorps éminemment
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inflammables ; il brûle avec une flamme bli'uàtie.ct répand une oïlfuril'aciilc sulfureux. Kn faisant l'c\pcrieiiec dans une éprouvelto , on remarque que la combustiun n"cst pas complète; ilsedé|)0.sc du soulrt sur li's parois du vase , et l'hydrogène seul est brûle complèttfuicnt.
Mis en contact avec l'oxygène à froid et à l'air sec , le jraz acide sulfhydrique reste inaltérable; en dissolulion dans l'eau, il est décomposé complètement a la longue par l'oxygène de l'air, qu'il absorbe : il se produit de re;iu et du soufre, qui se dépose sous la forme d'un précipité blanc laiteu\. l,'cau,eQ détruismt l'élasticité du composé , en facilite la dér composition. 11 faut conserver la dissolution d'acide sulfliydriciue entièrement à l'abri du contact de l'air. Mis en contact avec le chlore, il se décompose , en laissant déposer du soufre et en cédant son hydrogène au chlore, pour donner naissance à de l'acide chlorhydrique. L'iode agit comme le chlore : il y a formation d'acide iodhydriciuc et depùt de soufre qui se précipite.
L'acide .sulfhydrique précipite généralement en noir la plupart des .sels métalliques , tels que ceux de plomb, d'argent , de cuivre, de bismuth , etc. Les sels de fer et de zinc ne s(mt précipités par l'acide sulfhydrique qu'autant qu'ils sont parfaitement neutres. La moindre quantité d'acide libre en empéclio la précipitation. Les précipiitrs sont des sulfures Cet acide noircit l'argent uiétalliquo.
L'acide sulfliydrlque agit comme un poison sur les aniuiaux. Il en faut peu pour occ.isionner une asphyxie complète. C'est lui qui i)roduitles accidents qu'on a à redouter en \i(lant les égouts et les fosses d'aisance. Son action sur les tissus n'est pas corrosivc comme celle du chlore. 11 parait principalement 3gir sur le système nerveux. Un , .'^^ de ga/. sulfliydrlque dans l'air suffit pour faire périr un oiscau ; ~^ suffit pour tuer un chien.
L'odeur dislingue l'acide sulfhydrique de tons les autres corps. .\u contact du chlore, l'acide sulfhydri(|ue donne un précipité laiteux ( soufre I avec foiination d'acitle chlorhydrKjuc, qui précipite le uilrale d'argent en blanc. L'acide sulfhydrique se rencontre à l'élat de liberté dans les égouls , dans les /usses d'aisance, cnlin partout où il y a des substances animales , et surtout des leufs, en pulréf.iction. On le reuconirc encore dans la nature dvssuus dans l'i'au, et constiluant le principe actif des eaux minérales sulfureuses naturelles ( eaux de Baréges, de Cauterets , de Bagnères ).
L'hydrogène et le soufre peuvent se combiner directement. Lxpérience : On remplit une cloche de \ erre d'un volume d'hydrogène ; on y fait passer un morceau de soufre (|uon chauffe jusqu'à ce qu'il se volatilise. Aus.sitôt il se pnxhiit du ga/. acide sulfhydrique ; mais celte ronihinaison est ineomplèle. Dans cette e.xi)érienco, il ne s'en foruu- auére qu'un
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cinquième de ce qui aurait dû se former en réalité. L'hydrogène, en se combinant avec le .soufre, ne change pas de \olume. La combinaison de l'hydrogène a\ec le soufre est coinp/c'lc lorsiiue ces deux corps se trouvent à Vclat nitissciiit, c est-à-dire au moment ou les éléments d'un composé se désassoeient pour se transformer en un au plusieurs composés d'un nouvel ordre.
Le procédé le plus commode pour préparer l'acide sulfhydrique consiste a faire agir \\n acide fort (acide sulfuriqiie, nitrique chlorhydrique ) sur un sulfure ; 1.; sulfure de fer et l'acide chlorhydrique remplissent ce but. Au contact de ces deux corps, racide sulfhydrique prend naissance et se dégage avec effervescence ; l'action a lieu à froid. A la place da sulfure on obtient un chlorure de fer, et à la place de l'acide chlorhydrique on a l'acide sulfhydriqiic, qui.se dégage. 11 y a là un échange d'éléments, é(iuivalent pour équivalent.
Fe S / Ke Cl ( résidu ).
Cl H i SU ( .se dégage ).
En employant un oxacide, c'est l'eau qui cit décomposée , et on a :
Fe S / Fe G. SO^ ( résidu ).
S03. HO i SH ( se dégage ).
L'acide snlfliydrique est un gaz compasé de soufre et d'hydrogène. Pour l'analyser le plus commodément, on peut s'y prendre de la manière suivante : On chauffe loo volumes de ce gaz avec de l'étain dans un tube de verre gradué et légèrement courbé ; après l'expérience on trouve que le volume du gaz n'a pas changé. Itonc, un équivalent d'hydrogène t a volumes-), en se combinant avec un é(iuivalent de soufre, donne un équivalent | 2 volumes ) d'acide sujfliydrique, saturant un équivalent de base. Sa formule est donc IIS ou 11- S, représentant un équivalent ou deux volumes d'hydrogène sulfuré.
I) après CCS données , la densité théorique de l'acide sulfhyclri(|ue est I,i7i;82 ( poids d'ua volume ). Ln étant de ce nombre la dcnsilé de l'hydrogène o.ouasj, on a i,io«97 pour le poids du .soufre qui se combine avec i équivaUnt d'hydrogène. L'équivalent eu poids de l'hydrogène étant connu ( i'i,is i , on trouve celui du soufre , en établissant la proportion suivante ^
O.llliSBJ : l,IOSD7 : : I2,18 : X =: 20I,IG.Î, qui
<'st l'équivalent du so..fre , edul de l'oxygèiio étant ino.
L'acide sulfhydrique est souvent employé en bain ( combiné avec un alcali ) et quelquefois comme boisson dans les maladies dartreuseset rhumatismales. On s'en sert souvent comuio réactif de certains sels métalliques, et pour séparer les .sels de cuivre des sels de fer ; il suflit d'aeidulcr le mélange de ces sels, pour (|ui! l'acide sulfliydri(iue ne précipite que le sel de cuivre, en laissant le sel de fer intact.
sCLFiiYDBOJiÈTRii. Tube gradué, rempli d'une solution alcoolique d'iode, et deslinc À préciser la quantité de sulfhydrate ou d'acide sulfhydrique contenu dans une eau suUursaoc-
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Cet instrument , d'un usage simple et commode , a été inventé par M. Alphonse Uupasquicr.
st'i.FHYPOPiiosi'HiTES. SpIs découvcrts par M. ner/.cliiis, et résultant de la combinaison du snilide liypopliosphoreux avec les sulfobases. l'orinulc générale : M -f PU' S.
sui,Fi\Dii;oTioi E (Acidc\ Huit parties d'acide sulfurique, mêlées avec une partie d'indigo (lu ci5 imerce , donnent naissance à une solution d'un bleu foncé. Dans cette solution, il reste une poudre pourpre , insoluble dans les acides , et qu'on appelle aride stil/o-purpurique. l,a couleur bleue de l'indigo fixée sur la laine résiste à l'eau et à l'alcool , mais on peut l'enlever à l'aide du carbonate d'ammoniaque ; la solution bleue ammoniacale laisse , par l'évaporation , un résidu qui, épuisé par l'alcool , donne deux sels ammoniacaux : l'un, soluble, contient, suivant M. I5er/.elius,de l'hyposullindigotate d'ammoniaque; l'autre, insoluble , renferme le sulfindigolatc de même base. Ce dernier est changé , par voie de double décomposition, en sullindigotate de plomb, et celui-ci, traité par riiydrogéne sulfuré, laisse dans la liqueur l'acide sulfindigotiquc incolore ou légèrement jaunâtre. 11 est Iréssoluble dans l'alcool; primitivement bleu (dans la dissolulion de l'indigo par l'acide sulfuriquc), il se décolore au contact de l'hydrogène sulfuré, du zinc et du fer, sans déga<;ement gazeux.
l/acide suinndigotique forme avec les alcalis des srls insolubles dans les liqueurs salines. I.e stiijindiiiolalc de potasse est une matière bleue , que les Français nomment indigo soluble, et les Allemands carmin bleu.
Suivant .M. Dumas, l'acide sulûndigotique renferme , dans le sel de potasse , les éléments de l'indigo , moins i atome d'eau et 2 atomes d'acide sulfuriquc.
sLLFiSATi\E. Svnonyme : Siillésathyde de M. Laurent. M. Erdmann a donné ce nom à un proiliiit rouge brunâtre , en satiirant par l'iiyilrogénc sulfuré une solution d'Isa tinc, et en ajoutant de l'eau a la liqueur. Soumise à l'action de la chaleur , la sullisatine se décompose en hydrogène sulfuré, en sublime blanc, en huile brune et en résidu charbonneux. M. Laurent lui assigne la formule : C'^ II' NO^ S^.
SULFITES. Ces sels ont tous une saveur et une odeur sulfureuses. Kn général, dans les .sels solubles, c'est la base ([ui donne la saveur; ici, au contraire, de méiue que pour les hyposullites et les cyanures , c'est l'acide qui détermine la saveur. Traités par un acide, ils dégagent avec effervescence l'acide sulfureux , caractérisé par son odeur, fous lessuUites, exposés à l'air ou dissous dans l'eau aérée, se changent en sulfates.
rous les sulfites sont décomposés par la clwleur.et .se convertissent , partie en .sulfure , partie en sulfate. Les sulfites de zinc et de magnésie résistent à une température élevée , et ne subissent qu'une décomposition incomplète sous l'influence de la chaleur seule. Chaut-
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fcs avec du charbon ou avec un métal, ils se décomposent tous, et se enangent en sulfures. Il n'y a guère que les sulfites de potasse, de soude , d'ammoniaque et de lilhine , qui soient snlubles dans l'eau ; tous les autres sont Insolubles , et laissent dégager une partie , de leur acide par la simple exposition à l'air.
Oans les sulfites neutres , l'oxygène de la base est la moitié de l'oxygène de l'acide , = MO, SO^. Il y a un très-petit nombre de bisulfates dans les(iuils deux équivalents d'acide sont unis à un équivalent de base, = MO (S02-)?
Aucun sulfite n'existe dans la nature. On prépare les sulfites alcalins en faisant arriver dans une dis-iolulion de carbonate de potasse , de soude, etc. , un courant d'acide sulfureux, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'acide carbonique. On obtient ainsi des cristaux de sulfites alcalins, mêlés de cri.sfaux de bisulfites. On peut regarder les sulfites comme de véritables réservoirs d'acides sulfureux ; on en retire l'acide toutes les fois qu'on y verse un acide plus puissant.
si'LFO-AMiDoxiQL'E ( .\cide ). L'amidou et l'acide sulfuriquc, en réagis,sant l'un sur l'autre, donnent naissance a un corps jouant le rôle d'acide, capable de décomposer les carbonates et de former des sulfo-amidonatcs , en général trés-solublcs dans l'eau et eristallisables. Le sulfo-amidate de plomb a pour formule : C36 1136 j go^ + PllO , 2 HO. ( lîlondeau de Carolles).
si:lfoamvlique { Acide). Produit acide, obtenu en dissolvant dans l'eau du sulfate d'oxyde d'amyleet de baryte, et en précipitant la baryte avec soin par des additions d'acide sulfuriquc, étendu. H reste en dissolution dans la liqueur, où il se cristallise quel:|Ucfois en aiguilles très-fines, l-'ormule : C'° H" O -f 2 .SO^. il forme avec les bases des sulfoumy late.i solubles.
SCLFOREXZIDE. Matière incolore, cristalline, découverte par M. ÎMitscheilieh. Pour l'obtenir, on fait arriver des vapeurs d'acide sulfuriiiue anhydre sur la benzole. Par l'addition de l'eau, la sulfoben/ide se sépare du nulange : on Li dissout dans i'éther pour la faire crislalliser. Elle fond à ioo° , bout à une teuipérature plus élevée , et se volatilise .sans altération, l-'ormulc : C'^ H^ SO^.
SLLFOBE.VZIDIQLE (Acidc). f-'oijeZ UY-
rosuLFOBLKZiniouE ( Acide).
SULFOBl-.XZI.MQLE ( ACUlC j. P'OIJCZ llY-
rosuLFOBEN/.iNtQUE { Aclde ).
sri-FOCAmPHORiQUE (Acide). Produit cristallin , ayant pour composition . O \V O^ , SO^ -\- 3 110. On l'obtient par la réaction de l'acide camphorique sur l'acide sulfurique. L'acide camphorique anhydre, C'=> W 0> , se dis.sout très-bien dans l'acide sulfurique en excès , sans aucune réaction sensible , à la température ordinaire; mais si l'on chauffe, il se produit a -f- «3 degrés un dégagement trèsabondant d'oxyde de carbone pur; on chauffe
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une heure durant ; puis l'on abandoniic ia liqueur , devenue brunâtre on \erle, pendant vingt-quatre heures. Il se fait lui dépôt d'acide eamphoriqne, qui entraine la matière colorante; on porte la liqueur filtrée dans le vide au-dessus de l'acide suUuriqne très-concentré, et bientôt des cristaux d'acide sulfocainphorique prennent naissance. Après les avoir égouttés, cspriinés et séparés aussi exactement que possible de l'acide sulfurique , on les dissout dans l'alcool concentré . d'où ils se séparent par l'évaporation spontanée.
Le produit cristallin perd 2 équivalents d'eau lorsqu'on le maintient dans le vide audessus de l'acide sulfurique concentré. Le composé hydraté est un corps solide, cristallin, formé par des prismes à six pans ; il est incolore ; sa saveur acide agace les dents ; il est très-soluble dans l'eau. 11 se décompose par la chaleur. L'acide déshydraté fonda igo ou ic.'î degrés. Les acides nitrique et chlorhydrique le dissolvent .sans autre réaction sensible. L'acide sulfurique le dissout et le détruit â chaud. Le chlore et le brome l'attaquent; l'iode ne l'altère pas. I.a potasse parait former avec cet acide plusieurs sels.
W. AValter a examiné le sel de potas.se qu'on obtient endi-ssolvant l'acide danslalcool trcsconcentré, et en le saturant ensuite par une solution alcoolique dépotasse. Le sel se précis pile en aiguilles fines; 11 a pour formule : C9 H? 03 SO^, KO.
Le sel ammoniacal s'exprime par C9 H? QS S0=, NH4 O, HO.
Le sulfocamphorate de baryte ne cristallise p,ns ; il a pour formule : Cs li? O^, SO^ , Ba O.
Les sels de plomb et d'argent ont la même composition que celui de baryte; celui de cuivre renferme 2 équivalents d'eau. Ce dernier sel parait susceptible de former des sels doubles , que la chaleur détruirait.
M. Waltervoit dans la production de l'acide sulfocamphorique la substitution d'un équivalent d'acide suUureu.x à un équivalent de carbone, et parceque ce fait conduiraà des découvertes importantes, et aidera à dévoiler l'intime constitution et l'arranijeinent molccylaire des corps orçianiqties. Il nous semble (|ue M, "Walter asimpleuient étudié avec soin et établi .'nec clarté un des cas particuliers de l'action de l'acide sulfurique sur les composés organiques. L'aclion générale de ce réactif énergiiiue s'éclaircira .sans doute par une étude plus étendue, et deviendra aussi simple que celle du chlore. (Anunaire de chimie , de Jl.M. .Millon , Reiset et Hoefer. )
si:i.FOCARBOLioiE ( .Vcldc ). FoijezSvi.- ForuÉMQUE ( .\cide ).
L'n mélange de parties égales d'acide sulfurique et d'acide carbolique se dissout sans résidu dans l'eau. Kn saturant ce liquide par la baryte , on obtient \(isulfocarbolate de baryte siduble, et rrisfaltisable dans l'alcool sous furiut d eau bouillk' formée d'aij:uilles micros-
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ci;]ii<(ues. lomiule ic ce .sel: (;■- II'' 0,2S0\ -f BaO, ■! IIO. k loo» il perd 3 équivalents d'eau ( Laurent ).
sui.FdC/VRBL'RKS. ( Sulfocarbonates ).
Sels parliculiers dont le type a été découvert par .M. Zeise.
Siil/ocarbvrc desul/iire d'ammoniumi. sulfocarbonate d'amnionia(|ue ). Poudre crislalllnc, jaune, qu'on obtient en mêlant lo volumes d'alcool anhydre saturé de gaz ammoniac avec I volume de sulfure de carbone ; le flacon qui conlieut le mélange est cipo.sé à lu température delà glace fondante : le suUo- Carhure d'ammonium .se sépare du liquide sous forme de cristaux ressemblant à des barbes de plumes. Ce produit absorbe Ihumidité de l'air ; sa solution aqueuse est rouge , et lais.se , au bout de queh|ue temps, déposer une pouiire liiune. Formule : MH s + CS-. Ou l'obtient la plus facilement parla distillation du sulfocyauure d"an)monium ( /eise 1.
Sul/ocarbonale de céti/le cl de potasse. Produit pulvérulent crislallin blanc , qui s'obtient en dissolvant à froid île l'éther dans ilii sulfure de carbone jusqu'à complet* saturation, et en ajoutant à la llqueiu- limpide de la potasse finement pnlvéïisée. Il est 1 rè.s-sol ubie ;i chaud dans l'alcool et l'éther. 11 produit avec les sels de plomb, d'argent, de zinc, des précipités blancs volumineux, l'ormulc : C^- !P3 o -1- KO + 2 CSM l>e la Provostayc et iJe.sayns. )
Siilforarbonate d'onide d'amijle. Liquide éthéré d'un jaune pâle, d'une odeur pénétrante et désagréable, et tari lant la peau en jaune foncé. 11 forme avec la pola.sse une combinaison eiislalline, d'un éclat nacré. On l'obtient en traitant par l'acide chlorhydrique le suKoearbonate d'amyle et de potasse ( l-j-dmaun i.
Quant aux sulfocarbonates d'*xyde d'élhyle et d"o\ydes métalliques. Voyez XANruAiE.s.
SDLFOCHLOiilSATiXE, Iruduit blauc. Obtenu par M. Lrdmann en traitant une di.ssolution alcoolique de clilorisatine par du ga/. iiydrogéne sulfuré, et eu élonilant <;'eaH le liquide après qu'il a été entièrement saturé de V-X/.. M. Lrdmann lui assigne la formule : C3- H ^ Cl S*-f SU.
Sl'i.FOCYAlMnYDRlQUE ( .Acldc ). Liquide incolore, colorant en rouge de sang h's .sels de sesquioxydc de fer. Il se décompose , a l'air ou par la distillation, en plusieurs prodiiils particuliers. On l'obi ient en décomposant le snlfoeyanure de plomb basique par de l'acide sulfurique étendu. L. Gmelin l'a trouvé dans l'eau distillée des graines des crucifères et dan» la salive de l'homme. Selon M. Voeickel, il existe une grande analogie cnlrc l'acide sulfoeyanhydrique représenté par C^ NS, US, cl l'hydrogène sulfuré. Ces deux acides sont déplaces des mêmes combinaisons niétalliques par les acides énergiques ; les sullocyauiu-es inélalli(|ucs (;ui ré.sistent aux acides renfernu-nt des uuMaux <lout les sulfuri's ii-sisimt cg.ikiMcnl. l.'^icidc sullocyanhydi mur piojuit.
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p.irla concontratiim, de lucide persiil/ucijaitfii/ilriijtie. Lrsproiliiits de docoii] position de ce dernier, par la distilliition séclic , ont été l'objet d'un travail étendu de M. Voclckel I Jnnalen i\ Pniitienilorff , année I8;li ). Parmi ces produits on rcmar(|uc, les radicaux auxquels M. Voelekel a donné les noms de aantfiéiie. de pliaiéne , de xutliirtc , de levcéne , de pnliéiic , (Valphènc , de pli'ilëne, d'urgéxe. r.es corps méritent de nonvelles reclierclies.
si'l,F<n;YA\o<.i;\K S.vnon.vmc:.5'«//Mre(/e cijanorii'iiP Produit d'un bran jaune, amorphe, insoluble da ns l'eau, dans l'étlier et l'alcool; il se dissout dans l'acide sulfuriqne concentré, et sa sointion est précipitée par l'ean. Le suUocyanogcne a été découvwt par M, l.iebig, en chauffant un snlfof.vanure métallique avec de l'acide nitrique étendu d'eau. On a soulevé quel(|ues contestations au sujet de la composition de oc corps. M. I.iebig le représente par la formule : CV S^ ; et MM. Voelekel et l'arnell, parC» ?ii OS'' -|- 2 IIS. Bouilli dans inie solution alcaline concentrée, le suUocyanogéne se décompose : il se forme du sullocyanure de potassium et du sidfure de potassium un corps jaune particulier, que M. Parnell nomme acide tliiocijinilitidriquc. Chauffé dans le chlore, le sulfocvanugëne n'éprouve de changerm-nls qu'à partir de 100° ; à 200° , la décomposition n'est pas encore complète : ce n'est qu'à une température plus élevée qu'on arrive à une substance lixe , appelée mellon par M. Licbig, tandis qu'il se dégage du chlorure de soufre, de l'acide chlorhjdrique et du ciilorure de cvanogcnc.
SL'LFOCYAXClitS. Ccs sels s'obtiennent EOit en traitant directement les oxydes par l'acide sulfocyanliydrique , soit en calcinant des cyanures insolubles avec des suUures alcalins. I,es sulfiwyannresa Icalinssontsolubles, et colorent en ronge de sang les sels de peroxyde de fer. Les siilfocyanures insolubles se décomposent, par la caleiiiation , en .sulfures métalliques et en wcla/ii , en abandonnant du carbure de soufre et du soufre ; à une chaleur plus forte , ils dégagent du cyanogène et de l'azote dans la proportion de 5 à 1. (.liauffés dans du gaz cldore, ils se converllssent en clilorures métalliques, mellon , chlorure de soufre , et chlorure de cyanogène solide. Les principaux suUocyaniires connus sont c^-ux de potassium, de cuivre, de plomb et de mercure.
si'LFOFORWE. .Synonyme : Sulfure rie formijle. Liquide jaune ^oléagineux, qui s'obtient en dislilhnt l'iodure de formyle avec 5 parties de sulfure de uiercnre. 11 est insoluble dans l'eau , plus pesant que l'acide sulfuriqne, et miscible avec l'alcool et l'éther. Traité par l'hydrate de potasse, il se convcrlit en sulfure de pot.issiuui et en forniiate de potasse, l'ormulc : f',^ Il S^ ( RoueJiardat ).
sLi.Foti.'i CF.i'.iot'K I AeiJe ). .Synonyme : ISisii/Jale lie iili/crrhic. l,i(ini<le franchement iJciUe, qui subtieiil ou tr.wtaut 1 p.irlie de gly-
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cérine par deux parties d'acide sullurique. Snivaut MM. IVlouze et Krémy, lise produit également par l'action de l'aeidc snlfurique concentré sur les suifs et les huiles gra.sscs. L'acide sulfoglycérique forme des sels neutres avec les ba.scs alcalines et terreuses. Soumis à une légère chaleur, il .se décompose en glycérine et en acide sulfurlque. Formule : C U' O^ -I- 2 soi, no.
si;i.FOnciviQrE(Acidc). Aboyés VégétosiLFLRigLE ( Acide ).
si'LronÉsiTYLiQUE ( Acldc ). Acide non isob''. Il existe en combinaison avec la baryte ou la chaux. Kn mêlant ensemble à peu près I volume d'acétone et 2 volmues d'acide sul- (urique, on obtient un dégagement d'acide sulfureux , accompagné d'une forte élévation de température ; par l'addition de l'eau de baryte ou de chaux, on produit du sulfate do chaux ou de baryte insoluble , et du sulfomésitylatc de chaux ou de baryte soluble, cristallisable et déliquescent, ayant pour formule : C^ llî O, Ca O ( ou lia O ) '+ .SU^ Lorsqu'on eliercheà isoler l'acide, on obtient un liquide qui noircit par l'évaporation , et qui contient de l'acide snlfurique et de lliydrate de mcsitylène libre.
silfométhyl.\tï;s. .Sels formés d'aoldc sulfométhyliquc et d'ime base. P'oycz Si;i.Ki>-
lUÉTHYLIQUE i' Acidc ).
SI LFOMÉTHYLiQUE ( Acldc ). Liquide sirupeux, incolore, très-acide, obtenu par Dumas , l'éligot et Kanc , en mêlant de l'acide siilfuri(|uc avec l'hydrate de méthylène. A l'air sec, il .se prend en une masse d'aiguilles blanches. Il est trés-soluble dans l'eau et l'alcool. Formule : O IP O -f 2 SO^, IIO.
Mis en contact avec les ba.ses, il forme des sels ( sul/omet/ii/lates ), dans lesquels l'eau de l'hydrate de l'acide a été remplacée par 1 équivalent de base.
SILFO.VAPIITALIDE. FOljez SULPOKAPH- TAI.INE.
srLFOXAPHTALi>'E. Produit de réaction de l'acide sulfurique fumant sur un excès de naplitaline. Il se forme en même temps de la siilfonaphtalide. En ajoutant de l'eau, l'excès de naphtaline se sépare en entraînant la sulfonaphlaline et la sulfonaphtalide. Lu distillant ce mélange avec l'eau , la naphtaline est entraînée par l'eau. A l'aide de l'alcool , on dissout la sulfonaplitaline, tandis que la sulfonaphtiilide reste in.soluble. Formule de la sulfonaphtaliue : C'° 11** -f .SO^ ( Laurent ).
stLFOXAPiiTALKjrE ( Acldc ). Synonyme : ^cide si(//n7iap/it(i.iiique (\c M. taucent. Produit de l'action de l'acide sul/urique sur la naplilaline. D'après Berzelius,il a pour formule : C4° 118 + S' 05 + 110.
si'LFOPHÉMQUE ( Acide ). Produit de réaction de l'acide sulfurique ordinaire sur l'hydrate de phényle. Le compo.sé barytique cristallin a pour forEuule : ( .SO'. C^* il'' O, IIO ; + ( So:*, lia O I -f ; HO ( Laurent 1.
SL'LForuosPuriES. Ces sels, dOcomcrts