‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 272 sur 322 · TAN · texte numérisé non relu

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le l;iiil;ite so piésoiilo soiis lii forme d'une Iioiulrc niiiic <|iii luciiil siius le brunissoir un écliil ;,'ris de fer. tliiinHï- au eonlart de r.iii-, il preml feu et liii'ile avec éclat, en se ctuuiiîcant en acide tantalique. 11 détone avec le niire. Aucun acide ne l'attaque, excepté l'acide liuorhydrique. In inélanpie d'acide flnorliydriqne et d'acide azotique est son meilleur dissolvant. Les alcalis et les carbonates alcalins ne l'attaquent que par la voie sèche, en produisant de l'acide tanlali(iue. On est parvenu ;1 le combiner avec le fer et le manganèse. Il brûle avec un vif éclat dans le chlore et dans les vapeurs de soufre, en .se convertissant eu chlorure ou en sulfure.

I.cs minéraux tantalifères sont extrêmement rares, et ont été lon^'lemps confondus avec les nrinéraux d'oxyde d'elain. Ou les rencontre. smis forme de grains, disséminés dans les roclies primiti\es, en Bavière, en Suède et aux I lals-rnis.

Pour extraire le tantale . on chauffe le tanlalile porphyrisé avec huit fois son poids de siilfalc aciclc de potasse dans un creuset de phline, jusq\i'à ce que le tout forme une niasse homogène bien liquide; puis il faut broyer cette ma.sse, et la faire bouillir avec de l'eau. I es sulfates de pota.sse. de fer et de manuanè.se se dissolvent, et l'acide tantalique reste souillé d'une petite qu.intilé de ces deux mêlant, et souvent d'un peu d'étain et de tungstène. Pour le purilier. on le fuit digérer avec de l'hychosulfate d'ammoniaque { sulfure d'ammonium \ et on le lave. 1,'étain et le trmgslènc se dissolvent, et le fer se change <■:: sulfure. ♦)ii fait bouillir le résidu avec de l'acide ehlorhydrique, et l'acide tanlarupie reste piu-, ou ne rilieul (|u'une trace d'oxyde de manganèse, qu'on lui enlèverait prohalilement au moyen (le l'acide sulfureux. ( Berthicr. )

llatcliett découvrit, en t«or., dans un minéval de la piovince de Massachussetls , un nouveau métal qu'il appela rnlumbiiiin. Presque en nu''me temps . ICKeherg découvrit dans plusieurs minéraux de Suéde un métal auquel il donna le nom de tautnlc Ce n'est qu'en isoo (|u<- \\ ollaslon coustala l'identité de ces deux métaux ; et le nom de tantale a généralement prévalu.

l'ormule du tantale : Ta = imb.soî

OTiidt'x. On connaît deux degrés d'oxydation du I niale :

i' le piotnTtfde, obtenu en chauffant de l'acide taulalique avec du charbon, est d'un ^lis foncé', assez, dur pour rayer le verre, f haufié au contact de l'.iir, il se Iransforme en j) irtu! en p<ro\yde ( acide lanlali(|uc ). Aucun aciilc ne l'attaque, pas même l'acide liuorhydrique.

la (juanlité de tantale qui se combine avec 100 d'oxygène est '.

li,»,4Uo ( 'l'a )

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— I èquiv. de protoxvilc de t.intalè i laO ).

2» \.'acidclant(itiipie sepresente.sous foruie de |ioudre blanche, insipide, inodore , et complètement infusible. I.e charbon le ramejie ;i l'état dcprotovydc, mêlé d'un peu de tantale. A VùXat anhydre , il n'est attaqué par auetui acide. Chauffé avec les carbonates alcalins I carbonates de potasse ou soude ) . il chasse l'acide carbonique, et forme des combinaisons { tantiihites | soiubles dans l'eau. A l'état (\' hydrate, il est d'un blanc de neige , insoluble dans l'eau , et rougissant faiblement la teinture de tournesol. Il ne se dissout dans aucun acide, excepté dans l'acide fluorbydriqne. La crème de tartre en dissout un peu , et forme une es!<èce d'émétique , dans laqiu'llc cet acide remplace l'oxyde d'antimoine. L'oxalate acide de potasse le dissout facilement. On l'obtient en chauffant le peroxyde avec de l'azotate de pot.is.sc.

ma.ôSJ ( Ta )

__loO__{Ol,2)

I2<J8,5C.'S = Ta O .-;2 I ra^ 03 ).

Sels de tantale. Le protoxydc de tantale no forme pas de véritables sels. 11 ne peut donc pas être considéré comme une base.

Ces sels sont mal caractérisés. 11 n'y a guère de soiubles que ceux de potasse et de soude ; encore ne le .sont ils qu'à la faveur d'un excejs d'alcali. Le tantalale de potasse cri.stallise en pailleltes brillantes , nacrées , qui resscmt)lent à de l'acide borique.

TARAXACi\K. JMatière résiuoide , extraite par Polex du Taraxacum dens Itonis ( pissenlit |. Peu connue.

1 ARTR.VLiQl F. ( Acide ). Cet acide a été obtenu par M. l-rcmy.par la fusion de l'acide tartrique en petites portions. Il est incolore, non cristallisable , déliciuescent , inodore , et d'une saveur franchement acide. 11 est .soluhle dans l'alcool , et se convertit dans l'eau en aride tartrique ordinaire; l'ébullilion opère très-rapidement cette transformation. Il i)rodnit des sels ( turtralutcs ) qui offrent peu d'intérêt, l'ormule : C»^ 11» 0^° + 3 110. ( Ire niy. )

TARTRÉi.iQLE (Aci('e\ Cct acIdc a été obtenu par M. l'rémy en maintenant l'aciile tartri(|uc a la température de la fusion. Il est d'un Jauni-' brunâtre , non cristallisable , soluble dans l'eau et l'alcool, et moins déli(|uesci nt que l'acide taitraliiiuc. L'eau le change en acide tartralique et en acide tartii(|ue oroinaire. les tartreUilcs sont incristalli.sables et of.rent peu d'intérêt. Formule : C^ 114 0"+ IIO. (Lréiuy. )

TAiîTRiQLE (Acide ). Cct aciJc .découvert par .Sehecle en I770 , existe dans les fruits , les feuilles et liges d'un grand nombre de végétaux ( raisins , ananas , tamarin , oscille . racine de rhubarbe, groseilles, etc. ). On l'obtient en traitant une solution aqueu.se chaude de crrnu' de tartre ( bilartrate de potasse ) par du carl-'imate de chaux, en déeompo.sant le lartral< niulre depola.sse par le chlorure de calcium, •jt ( n faisant bouillir le tarirate de chaux avec

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(le l'acide sulfurtque ttendu : 11 se forme du sulfate de chaux insoluble, et l'acide tartiique reste en dissolution ; on évapore la lii|ueiu' filtrée , et on purifie l'acide tartrique par des cristallisations répétées.

L'acide tartrique cristallise en prismes obliques à base rhombe, terminés par des sommets dièdres , ou en prismes hexagones , terminés par trois faces de troncature. Les cristaux sont blancs, inaltérables à l'air, inodores , d'une saveur franchement acide , solubles dans I 1 ï pâme d'i-au .'roide, et plus solubles dans l'eau chaude et dans l'alcool. La solution aqueuse se rcf^ovre^à la longue, de moisissures au contacf ue l'air.

Chauffé sur tne plaque chaude, l'acide tartrique se décompose en répandant nne odeur de caramel caractéristique. 11 précipite les acétates de baryte , de chaux, de strontlane; et un excès d'acide le redissout. Un mélange d'acide tartrique et d'un peu d'acide sulfurique noircit à une légère élévation de température ; l'acide oxalique ne présente rien de semblable. Si l'on emploie un excès d'acide sulfurique, l'acide tartrique né se cbarbonc pas ; mais il se dégage de l'acide sulfureux , de l'oxyde de carbone , et des traces d'acide carbonique. Le chlore n'exerce aucune action sur une solution aqueuse d'aciJe tartrique, tandis que, dans ime solution de tartrate de soude, le chlore produit du chlorure de sodium et un dégagcuieiit d'acide carbonique. Chauffé avec du perwyde de plomb ou du peroxyde de manganèse, l'acide tartrique donne naissance a de l'acide formique. Traité à chaud avec de la potasse , il se convertit en 2 é(|uivalents d'aride oxalique et i équivalent d'acide acétique. C'est ce mode de décomposition ( observé pour la première fois par JL Gay-Lussac) qui a fait ranger l'acide tartriquedans la classe des acides conjugues ou copules.

Formule de l'acide cristallisé : C^ H4 0'° + 2 IlO. Ces deux équivalents d'eau peuvent être remplacés par 2 équivalents de base. For- M)ule de l'acide contenu dans l'émétique : t» W OS.

Soumis à la chaleur, l'acide tartrique perd (l'abord le quart , puis la moitié , et enfin la totalité de son eau. il fond entre I30° et 140° ; m perdant le quart de son eau , il se change , .selon M. Frémy, en acide turtriiliqiie , et, en perdant la moitié, il se convertit en acide tartrclique. Soumis à la distillation sèche , il donne naissance à deux acides pyrogénés ( acides pyrolartrique et paratartriqiie 1. MM. Millon et Reiset , en fai.sant des expériences sur les phénomènes de contact, ont observé que , sous l'inlluence de la mousse de platine, l'acide tartrique fournit déjà à I60= de l'eau et de l'acide carbonique.

L'acide tartrique forme avec les bases des 5iCis I tarti cites } qui ont été l'objet de nombreuses recherches. Les tartrates le plus fréquemment employés sont le bitartrate de potasse et le tartrate basiq,uc d'oxjde d'anti-

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moine et de potasse , plus connu sous le nom A'einetiqve. ( f'ntiez Fmétiquk. )

Le bitartrate de potasse ( tartre , rréme de tartre | recouvre les parois et le fond des tonneaux dans lequel on a fait fermenter du moût Ce sel préexiste dans les raisins, et il se dépose a mesure que le sucre du jus de b grappe se change en alcool ; car il est beaucoup moins soluble dans l'alcool que dans l'eau. Le tartre brut purifié avec de l'argile ( qui enlO¥cla matière colorante ) constitue la crérac de tartre. Ce sel cristallise en prismes obliques à base rhombe, dont les angles sont tronqués , et les crêtes longitudinales remplacées par deux faces de troncature. Formule : KO , T -f 110. 11 est souvent employé en médecine comme purgatif; pendant son passage à travers l'économie, il est brillé, et se retrouve dans lei urines à l'état de carbonate.

.M. Werther a evaminé récemment un cer^ tain nombre de tartrates et de racémates , isomères avec les premiers. Les sels analysés, par M. Werther sont :

Le tartratç de soude et de cuivre , NaOT -f- CuOr 4- 2 CuO + 7 HO. On l'obtient en ajoutant à une solution bouillante de carbonate de so.ude le tartrate de cuivre par petites portions.

Le racémale double de soude et de cuivra , NaUR -I- Cu 0, HO + :; HO, s'obti, nt en Iraitant pai' l'alcool un mélange de soude et de racéniate de cuivre. M. Werther considère i(.'i l'oxyde de cuivre comme jouant le rôle de l'eau d'hydralion, et il cite comme esenjples de ce genre , la combinaison du chlorure de sodium avec le sucre de raisin , et celle du nitrate d'argent avec l'urée.

Le tartrate de plomb, l'bOT -|- 2 HO, s'obtient en traitant l'acétate neutre de plomb par le tartrate neutre de potasse.

Le raceiiuite double de potasse et d'acide arsenieux , KO R-f As(J^ R + s 110, s'obtienten faisant digérer le raeémate aclMc de pota.s.se avec une quantité corr.espondante datide arsenieux.

liacémate double de soude et d'acide arsenieux. KaOR -I- As 0-i R , -)- 3 HO.

Ce sel est plus facile à préparer que le précédent. L'acide racémii|ue est di\isé en deux parties , dont l'une est saturée par la soude , et l'autre mélangée avec l'acide arsenieux ; celleci est ensuite ajoutée à la solution bouillante de la première. La liqueur laisse, par le refroli dissement , déposer des cristaux de racéniate double de soude et d'acide ar.sénieux.

liaceinale double d'ammoniaque et d'acide arsenieux. N 114 O, R + As O^ R + HO.

Ce sel s'obtient de la même manière que le précédent, mais en quantité beaucoup moins grande; car, dés qu'on ajoute au raeémate neutre d'ammoniaque le mélange d'acide racémique et d'acide arsenieux , il se sépare en mèjue temps du biracématc (j'ammouiaquc , dont il est iuqio.ssible d'empêcher la foruiatrou. Ce sel n'est point dissous , mOme in le faisant

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bciiillir pendant plusieurs heures avec une <|iiantité snflisante d'acide arsénicux. II est •épure par le liltre ; et la liqueur filtrée , eunvenabliMiient évaporée, laisse déposer le lacéniate double d'auiniouiaque et d'acide arséiiieu\ a l'étit cristallisé.

En essayant de former a\ec l'acide tartrique d.s coudiinaisons analog;:esaux sels indi(|ué.s, M. \\ erther n'a réussi qu'a produire , quoijuc avec beaucoup de difliculte, le tartrulc double d'uininoniitqiie et d'aride arsrnieujc , N 11» O, T + As O^ T ^- IIU. Pour l'obtenir, il faut faire bouillir longtemps la solution de tartrate d'amuioniac|ue avec l'acide tartrique, Miélé d'acide arsénicux. A mesure que l'on concentre la liqueur, il se forme à la surface une croûte cristalline de tartrate acide d'ammoniaque, niélé d'un peu d'acide arséiiieux, qu il faut enlever à différentes reprises.

TAIRIXF.. Matière cristalline ( gros prisines à 4 faces ) transparente, inodore, inaltérable à l'air, découverte par M. L. Gmelin dans la bile de bœuf. Elle a une saveur fraiclie . et se conserve jusqu'il 100°. l'ar la distillation sèche, ia taurine se boursoufle , en dégageant une luiile empyreumatique et une petite quantité d'iin liquide acide ( acétate d'auïmoniaque ? i. Elle n'est pas altérée par l'acide nitrique bouillant. Elle se dissout dans is 1 2 p. d'eau à i:;^, et plus facilement dans l'eau bouillante; elle est insoluble dans l'alcool absolu.

Ij taurine existe, avec le sel ammoniac et le sel marin, dans le liquide où l'acide choluljique s'est déposé.

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